All you need to know about sunflower phomopsis

Sunflower phomopsis is a disease caused by a necrotrophic ascomycete fungus belonging to the Diaporthe genus.

Agent pathogène et hôte

Le phomopsis du tournesol est une maladie causée par un champignon ascomycète nécrotrophe appartenant au genre Diaporthe. Cet agent pathogène se présente sous deux formes biologiques : une forme sexuée, appelée Diaporthe helianthi, et une forme asexuée, Phomopsis helianthi. Cette espèce est historiquement la plus couramment impliquée dans les attaques observées sur tournesol. Toutefois, des travaux plus récents ont mis en évidence l’existence d’autres espèces du genre Diaporthe capables d’infecter cette culture, notamment D. gulyae, D. kongii, D. masirevicii et D. novem.

Phomopsis helianthi a été décrit pour la première fois à la fin des années 1970 dans l’ex-Yougoslavie à la suite d’épidémies sévères sur tournesol. En France, la maladie est identifiée pour la première fois en 1984 dans une zone située entre Toulouse et Carcassonne. À partir du milieu des années 1990, le phomopsis s’est progressivement étendu à l’ensemble des régions de culture du tournesol. Aujourd’hui, cette maladie est responsable de pertes de rendement importantes dans plusieurs pays producteurs, notamment en Europe de l’Est, en Russie, aux États-Unis et en Australie.

L’hôte principal de la maladie est le tournesol cultivé (Helianthus annuus). D’autres espèces d’Astéracées telles que Arctium lappa, Xanthium italicum ou Xanthium strumarium ont été signalées comme hôtes potentiels, mais leur rôle dans pour la survie et la propagation du phomopsis n’a pas été clairement démontré. 

Symptômes

Les premiers symptômes du phomopsis apparaissent généralement après la floraison, bien que les contaminations puissent avoir lieu plus précocement. Ils se manifestent initialement sur les feuilles, sous la forme de taches triangulaires brunâtres, souvent bordées d’un halo chlorotique jaune, localisées en bordure du limbe. Ces taches s’étendent progressivement le long des nervures principales en direction du pétiole, ce qui constitue un élément caractéristique de la maladie.

Les symptômes sur la feuille

À un stade plus avancé, les feuilles atteintes se flétrissent puis se dessèchent. Le champignon progresse de manière systémique le long du pétiole pour atteindre la tige. Cette phase de colonisation est lente et souvent asymptomatique pendant plusieurs semaines, ce qui explique le décalage fréquent entre la date de contamination et la date d’apparition sur tige. 

Les lésions observées sur tige sont allongées, de couleur brun foncé à brun grisâtre, et sont le plus souvent localisées au niveau des nœuds, à l’insertion des pétioles. Elles peuvent atteindre une longueur de 15 à 20 cm et évoluer jusqu’à encercler complètement la tige. Dans ce cas, la circulation de la sève est interrompue, ce qui entraîne un dessèchement prématuré du capitule ainsi qu’une fragilisation importante de la tige, susceptible de casser sous l’effet du vent, de la pluie ou lors de la récolte.

Des symptômes peuvent également être observés sur le capitule. Ils se traduisent par l’apparition de petites taches brunes à l’insertion des bractées ou des folioles situées à l’arrière du capitule, puis par une extension progressive vers la tige. Dans les situations les plus sévères, l’ensemble du capitule peut se dessécher prématurément.

Les symptômes sur la tige

Attention aux confusions !

Les symptômes du phomopsis peuvent être confondus avec ceux d’autres maladies du tournesol. 

  • Sur feuilles, une confusion est possible avec le verticillium, mais la nécrose du phomopsis suit les nervures du limbe foliaire, contrairement à celle du verticillium, qui est inter-nervaire. 
  • Sur tige, le phomopsis peut être confondu avec le phoma ; toutefois il se caractérise par des taches plus foncées, souvent noires, sans provoquer de casse de tige.

Phoma et Verticillium

Traces de phoma sur tige de tournesol

Traces de verticillium sur une feuille de tournesol

Importance de la maladie

En France, le phomopsis du tournesol était très fréquent jusqu’à la fin des années 1990. Depuis le milieu des années 2010, sa fréquence a nettement diminué, jusqu’à devenir presque absente certaines années, à l’exception de quelques campagnes ponctuelles, comme en 2021, où des signalements ont été observés. 

Malgré cette évolution, la maladie reste à surveiller dans certaines régions, notamment dans Centre et Centre-Est, où elle est historiquement la plus fréquemment observée.

La nuisibilité du phomopsis peut être importante. En conditions favorables, les pertes de rendement peuvent atteindre jusqu’à 40 %, auxquelles s’ajoute une baisse de la teneur en huile des graines pouvant atteindre 25 %. Il est généralement admis qu’un taux de 10 % de tiges présentant des lésions encerclantes peut entraîner une perte de rendement comprise entre 1 et 3 quintaux par hectare, ainsi qu’une diminution d’environ un point de teneur en huile. La maladie est surtout nuisible dans le Nord-Est.

Cycle de vie

Le champignon hiverne sous forme de mycélium et de périthèces sur les résidus de culture de tournesol présents à la surface du sol. À la fin de l’hiver, lorsque les températures atteignent environ 10 °C, les périthèces se forment. En conditions d’humidité suffisante, ils libèrent des ascospores, qui constituent l’inoculum primaire, qui pourront être émises de façon progressive avec des pics au moments des épisodes pluvieux. Ces spores sont disséminées par le vent ainsi que par les éclaboussures de pluie et contaminent les feuilles du tournesol.

Après l’infection des feuilles, le mycélium colonise les espaces intercellulaires, progresse le long des nervures et de la nervure centrale, puis migre vers le pétiole. Il atteint ensuite la tige de manière systémique, où se développe une lésion nécrotique allongée. Les pertes de rendement apparaissent lorsque les tissus conducteurs de la tige sont envahis et que le système vasculaire est obstrué. La plante se flétrit alors progressivement et la tige, fragilisée, peut casser sous le poids du capitule ou à la suite d’un choc.

Des infections secondaires peuvent être observées à partir de conidies produites dans les lésions de tige. Toutefois, ces conidies semblent avoir un rôle limité dans le développement de l’épidémie. L’agent pathogène est capable de survivre jusqu’à cinq ans sur les résidus de culture, en fonction des pratiques agronomiques et des conditions météorologiques.

Facteurs favorables

Le développement du phomopsis est étroitement dépendant des conditions climatiques. Des températures comprises entre 20 et 24 °C, associées à une humidité relative supérieure à 90 % pendant une durée prolongée, constituent des conditions particulièrement favorables à l’infection et à la progression du champignon.

Certaines pratiques agronomiques peuvent également favoriser l’apparition de la maladie. 

Un semis précoce augmente le risque d’attaque sévère, car il favorise la coïncidence entre la période de sensibilité maximale du tournesol, située autour du stade bouton floral, et les périodes climatiques favorables aux contaminations. 
Une densité de peuplement élevée entraîne une mauvaise circulation de l’air au sein du couvert végétal et favorise le maintien d’une forte humidité, condition indispensable au développement du phomopsis. Enfin, une fertilisation azotée excessive ainsi qu’une irrigation autour de la floraison peuvent accentuer la gravité des attaques.

Diversité de l’agent pathogène

La diversité des agents responsables du phomopsis varie selon les régions du monde. En France et plus largement en Europe, Diaporthe helianthi est l’espèce majoritairement retrouvée. En Australie, les épidémies sont principalement dues à Diaporthe gulyae, tandis qu’aux États-Unis, ces deux espèces coexistent.
La diversité intra-spécifique de Phomopsis helianthi reste encore peu documentée. À ce jour, il n’existe pas de dispositif de surveillance des populations en France. Toutefois, certaines études ont mis en évidence des différences d’agressivité entre isolats, suggérant une variabilité au sein des populations de cet agent pathogène.

Leviers de lutte

La gestion durable du phomopsis repose sur une approche intégrée, combinant plusieurs leviers complémentaires, à raisonner à l’échelle de la parcelle, de la rotation et du long terme.

Pratiques agronomiques

Les pratiques agronomiques jouent également un rôle majeur dans la réduction du risque :

  • allonger la rotation du tournesol, idéalement avec un retour tous les cinq ans

L’allongement de la rotation du tournesol permet de réduire la quantité de résidus infectés disponibles et de limiter la pression d’inoculum d’une campagne à l’autre. Un retour trop fréquent du tournesol favorise au contraire l’accumulation de l’inoculum et augmente le risque d’infections précoces.

  • broyer et enfouir les résidus de culture à plus de cinq centimètres de profondeur

Le broyage et l’enfouissement partiel des résidus contribuent à accélérer leur dégradation et à réduire la capacité du champignon à produire des périthèces viables.

  • adapter les dates de semis

Un semis plus tardif peut provoquer la formation d’un couvert moins dense au moment des périodes à risque (périodes pluvieuses)

  • éviter des densités de peuplement excessives

Une densité de peuplement élevée favorise la fermeture rapide du couvert, limite la circulation de l’air et augmente la durée pendant laquelle l’humidité relative reste élevée à l’intérieur de la végétation. Ces conditions sont particulièrement favorables aux infections foliaires, qui constituent la première étape du développement de la maladie

Résistances variétales

La tolérance variétale constitue un moyen de lutte efficace. Dans les zones à risque, opter pour des variétés très peu sensibles (TPS). Les variétés peu sensibles (PS) sont conseillées uniquement chez les producteurs prêts à traiter si nécessaire. Sur le reste du territoire, le choix variétal n’est pas contraint.

Lutte fongicide

La protection fongicide contre le phomopsis doit être considérée comme un levier d’appoint, dont l’efficacité dépend fortement du contexte. Les traitements visent essentiellement à limiter les infections foliaires précoces, afin de réduire la probabilité de progression du champignon vers la tige. Le recours à cette protection fongicide doit être raisonné en tenant compte du risque régional, de la sensibilité variétale, des caractéristiques de la parcelle et des informations issues des Bulletins de Santé du Végétal. Consultez le guide de culture tournesol Terres Inovia pour les recommandations de traitements.

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Tout savoir sur le mildiou du tournesol

Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. 

Agent pathogène et hôte

Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. Le mildiou est capable d’attaquer plusieurs Astéracées dont les espèces Hfelianthus comme H. argophyllus, H. debilis et H. petiolaris, et aussi la forme sauvage et cultivée de H.annuus,  le tournesol. Plasmopara halstedii peut également attaquer d’autres Asteraceae comme Bidens, Artemisia, Xanthium, qui pourraient être de potentiels réservoirs d’inoculum.
Comme le mildiou est un agent pathogène biotrophe obligatoire, sa survie en absence de tournesol repose sur des plantes relais. Les principales plantes relais (de P. halstedii vers le tournesol) à considérer sont Ambrosia artemisiifolia, Xanthium strumarium, Iva xanthiifolia et Senecio vulgaris, qui sont parfois abondantes dans les parcelles cultivées en tournesol. Du fait de leur proximité botanique avec H. annuus, ces espèces sont peu sensibles à la plupart des herbicides utilisés dans cette culture.

Tableau : hôtes potentiels du mildiou du tournesol.
Nom latinNom courantNom latinNom courant
Ageratum sp.AgératumHelianthus giganteusTournesol géant
Ageratum houstonianumAgératum du MexiqueHelianthus grosseserratusHélanthe à grosses dents
Ambrosia artemisiifoliaAmbroisie à feuilles d’armoiseHelianthus hirsutusTournesol hérissé
Artemisia vulgarisArmoise communeHelianthus nuttalliiTournesol de Nuttall
Centaurea sp.CentauréeHelianthus petiolarisTournesol à pétiole
Chrysanthemum sp.ChrysanthèmeHelianthus rigidusTournesol rigide
Cineraria sp.CinéraireHelianthus scaberrimusTournesol rude
Clibadium sp.ClibadieHelianthus strumosusTournesol à rhizomes
Coreopsis sp.CoréopsisHelianthus subrhomboideusTournesol subrhombique
Coreopsis lanceolataCoréopsis lancéoléHelianthus tuberosusTopinambour
Dimorphotheca sp.Ostéospermum / Marguerite africaineHelianthus occidentalisTournesol occidental
Elephantopus sp.ÉléphantopeHelianthus debilisTournesol délicat
Emilia sp.ÉmilieHelianthus lenticularisTournesol lenticulaire
Erigeron sp.VergeretteIva sp.Iva
Eupatorium sp.EupatoirePetasites sp.Pétasite
Eupatorium ageratoidesEupatoire agératoïdeRudbeckia sp.Rudbeckie
Eupatorium purpureumEupatoire pourpreRudbeckia fulgidaRudbeckie brillante
Eupatorium rugosumEupatoire rugueuseSenecio sp.Séneçon
Franseria sp.FranseriaVenidium sp.Venidium
Gerbera jamesoniiGerbéraVerbesina sp.Verbesine
Helianthus sp.TournesolVernonia sp.Vernonie
Helianthus annuusTournesol communXanthium strumariumLampourde commune
Helianthus argophyllusTournesol argentéXimenesia sp.Ximenesia
Helianthus divaricatusTournesol à feuilles écartéesZinnia sp.Zinnia


 

Symptômes

Les symptômes provoqués par le mildiou sur le tournesol sont multiples. Selon le stade d’infection de la plante, les symptômes peuvent aller jusqu’à de la mort de la plantule, si l’attaque est très précoce. 

En début de cycle, les plantules contaminées présentent un retard de croissance, elles apparaissent « rabougries », montrent des cotylédons jaunes. Des zones décolorées vert plus clair sont visibles sur les feuilles, dont la face inférieure est recouverte d’un feutrage blanc plus ou moins intense : ce feutrage correspond aux sporulations du mildiou, à partir desquelles pourront se déclarer des contaminations secondaires mais surtout « se fabriquer » l’inoculum pour les campagnes suivantes. Le mildiou va peu à peu coloniser tous les tissus de la plante et « monter dans les étages » : on dit qu’il est systémique et son développement à l’intérieur de la plante entraîne un nanisme caractéristique : les entre-nœuds sont raccourcis.

Les symptômes courants lors d’une attaque sont :

  • Nanisme de la plante
  • Port à plat du capitule
  • Symptômes en « ailes de fougère »
  • Présence de chlorose sur les feuilles délimitées par les nervures
  • Blanchiment des feuilles
  • Sporulation blanche visible d’abord sur la face inférieure des feuilles
  • Capitule stérile

Une visite en début de campagne permet de faire le point sur l’état de santé « mildiou » de la parcelle. Cette visite précoce présente le grand avantage de ne pas passer à côté des symptômes de mildiou, qui peuvent être plus difficiles à repérer lorsque le couvert se développe et les plantes grandissent. Souvent, un petit foyer de mildiou se déclare à l’entrée de parcelle, là où le passage du matériel agricole a créé des zones de tassement favorables à l’accumulation d’eau libre. N’hésitez pas à rentrer plus avant dans la parcelle afin de compléter votre diagnostic !

Le mildiou du tournesol en photos

Attention, ne pas confondre mildiou et rouille blanche
Des attaques précoces de rouille blanche peuvent parfois se manifester : celles-ci n’occasionnent pas de nanisme. Des cloques de couleur vert clair se développent sur les feuilles. Sur leur face inférieure, les sporulations du champignon forment des croûtes et non un feutrage homogène.
 

Attention aux confusions !

Cycle de vie

Bien que P. halstedii puisse être dispersé par le vent, l'eau et via les semences contaminées, il s'agit principalement d'un agent pathogène transmis par le sol. Au champ, les infections racinaires des jeunes plants de tournesol sont responsables des symptômes les plus graves et possèdent un fort impact sur le rendement. 


Les zoospores de Plasmopara halstedii sont libérés soit à partir de sporanges oosporés (au printemps) soit à partir de sporanges asexués (du printemps à l'été) et peuvent infecter les jeunes plants de tournesol. 


L’infection primaire se déroule au printemps et se passe sous forme souterraine via la germination d’oospores. Dans des conditions humides et fraîches, ces oospores vont entraîner la formation de zoosporanges, une structure de fructification produisant les zoospores. Ces zoospores sont biflagellées et vont aller infecter les racines de la plante. La contamination secondaire, contrairement à la primaire, se produit en phase aérienne. Les sporangiophores qui se trouvent sur les cotylédons ou sur la face inférieure des feuilles, vont entraîner la formation de sporanges qui seront disséminés par le vent, et produiront les zoospores responsables de l’infection secondaires. Cette étape est responsable des infections tardives des plantes voisines et contribue à la dissémination de l’agent pathogène.
Toute attaque même minime, contribue à alimenter le réservoir d’inoculum dans le sol.
 

Importance

Le mildiou est l’une des principales maladies affectant la production de tournesol. Cet agent pathogène a été observé pour la première fois en Amérique du Nord en 1888, puis en Russie et en Europe aux alentours de 1960. Cette introduction en Europe est probablement la conséquence d’une importation de graines contaminées. Depuis les années 1992 et jusqu’en 2019, ce pathogène a été soumis à un régime de quarantaine en Europe. 

L’impact global de cette maladie sur le rendement a été estimé à 3,5% de la production de graine en Europe, avec l’utilisation des méthodes de contrôle couramment utilisées.
 

En général, les attaques de mildiou impactent peu le potentiel de production des parcelles de tournesol. Cependant, certains cas bien plus graves peuvent se manifester à l’occasion de conditions favorables (rotation, choix variétal, pluviométrie), plus le pourcentage de pieds nanifié dans la parcelle est important, plus la perte de rendement sera élevée. Dans le Sud-Ouest, les années 2019 et 2020 ont pu marquer les mémoires. En 2025, une situation inhabituelle a été constatée, des cas d’attaques sévères ont été observées dans le Nord-Est. 

La nuisibilité des attaques primaires de mildiou est estimée à 1% de perte de rendement pour 1% de plantes nanifiées. Elle est donc significative en cas d’attaque généralisée ou par grands foyers mais quasi-nulle lorsque quelques pieds isolés sont touchés, ou qu’un petit foyer est présent à l’entrée de la parcelle.
 

Evolution de la pression mildiou 2000 à 2025

La surveillance du territoire national a mis en évidence une pression mildiou en augmentation depuis 6 ans : entre 12 et 19% de parcelles touchées, avec une augmentation significative de la proportion des attaques graves à plus de 10% de pieds nanifiés.

Facteurs favorables

Le retour trop fréquent du tournesol favorise le développement de la maladie. En effet les parcelles les plus attaquées sont celles ou le tournesol revient un an sur deux dans la rotation. 

Le mildiou se développant lors de conditions très humides et fraîche, semer dans un sol mal ressuyé, froid et lorsque de fortes pluies sont annoncées sont des conditions favorables au développement de l’infection. 

Le mauvais désherbage des parcelles de tournesol de toutes les espèces pouvant héberger le mildiou et les repousses de tournesol, favorise le développement de la maladie.

La culture de plantes hôtes du mildiou en interculture, tel que le niger ou encore la sylphie, est un autre facteur favorable au développement de la maladie.
 

Diversité de l’agent pathogène

Les races de mildiou sont déterminées selon leur virulence vis-à-vis d’une gamme de lignées différentielles.

Tableau : lignées différentielles utilisées pour la détermination des races de mildiou en France. S : la race est virulente, R : la race est avirulente

Plasmopara halstedii est apparu en France pour la première fois en 1966 avec la race 100. Par la suite, la maladie fut éradiquée grâce à l’utilisation des résistances variétales. Néanmoins, la réapparition du mildiou en 1988 a tiré la sonnette d’alarme, et une surveillance annuelle a été mise en place en France en 1990. Cette surveillance nationale couvre l’ensemble des zones de production. En 1999, seulement deux races ont été détectées sur le territoire français, les races 703 et 710. Depuis le début des années 2000, les races dites « récentes » sont régulièrement détectées, il s’agit des race 304, 307, 314, 334, 704 et 714, en plus des races dites « anciennes », 100, 710 et 703 (CETIOM & INRAE, 2011). En France, depuis le début de la surveillance, environ 24 races ont été identifiées selon leur profil de virulence. 

Graphique de l’évolution du nombre de races de mildiou du tournesol en France de 2000 à 2024.

Les races de mildiou en France sont en constante évolution. Au début des années 2000 et jusqu’en 2010, les anciennes races de mildiou 703 et 710 représentaient la majorité de la fréquence des races retrouvées en France, avec une fréquence de la race 710 souvent aux alentours des 70%. Par la suite, c’est la race 714, apparue pour la première fois en 2002, qui a dominé le paysage. En effet, contrairement aux races 703 et 710, la race 714 est virulente contre le gène de résistance Pl6. L’utilisation de plus en plus répandue de ce gène dans les variétés cultivées a entraîné une augmentation de fréquence de cette race dans le paysage. 

La race 704 a également été retrouvée en fréquence élevée parallèlement à la race 714. Mais depuis les années 2019, de nouvelles races de mildiou sont apparues et dominent à présent le paysage, il s’agit des races 774#, 704# et plus particulièrement la race 714#. Ces races sont capables d’infecter les variétés comportant le gène de résistance Pl8 (#). Ce gène a été introduit à une fréquence significative depuis quelques années ce qui a entraîné l’apparition de races virulentes correspondantes.

Leviers de lutte

La gestion durable du mildiou passe par une protection intégrée où tous les leviers de lutte doivent être raisonnés à la parcelle, dans la rotation, et pour le long terme.

Pratiques agronomiques

La lutte contre le mildiou passe par des mesures agronomiques simples mais efficaces qui permettent de réduire le risque :

  • Allonger les rotations de tournesol.
  • Semer dans un sol bien ressuyé et réchauffé sans annonces de fortes pluies les jours suivant le semis.
  • Détruire des parcelles cultivées en tournesol toutes les espèces pouvant héberger le mildiou.
  • Eviter les plantes hôte en interculture.

Résistances variétales

Ces bonnes pratiques agronomiques peuvent se combiner au choix variétal pour favoriser la diminution du risque d’apparition de la maladie. 

La résistance des variétés au mildiou est définie par leur profil RM. Il existe des variétés dites RM9, c’est-à-dire qu’elles sont résistantes aux 9 races officielles de mildiou : 100, 304, 307, 314, 334, 703, 704, 710 et 714, RM8, résistantes à 8 des 9 races (sensible à la race 334). Depuis quelques années, des profils de résistance #, RM8# et RM9#, sont apparus sur le marché, ces variétés sont résistantes à la race 714#, en plus des autres, race la plus communément retrouvée lors d’attaque de variétés RM9.

A ce jour il existe 88 variétés résistantes à la race majoritaire de mildiou (RM9#) en France, leur utilisation permet de lutter contre la maladie. L’alternance des variétés permet de changer, au fil des campagnes, les gènes de résistances auxquels on expose le mildiou dans la parcelle, et donc de réduire le contournement de ces résistances. En effet, cultiver des variétés possédant un même gène de résistance au fil des campagnes entraine une forte pression de sélection sur le mildiou, vis-à-vis de ce gène, ce qui favorise les cas de contournements.

Traitement de semence

Le recours au traitement de semence est possible mais non obligatoire. Son utilisation est à raisonnée en fonction de l’historique mildiou de la parcelle ainsi que de la variété utilisée. A ce jour, il existe deux spécialités à base d’oxathiapriproline (LUMISENA et PLENARIS), disponibles comme traitement de semence mildiou.

LUMISENA (n°2200078) de la société CORTEVA et PLENARIS (n°2200736) de la société SYNGENTA sont deux traitements de semences à base d’oxathiapiproline à 200 g/l en formulation FS.

Cette substance active connue notamment en vigne (ZORVEC) pour sa bonne action contre le mildiou de la vigne est un inhibiteur de la protéine de liaison à l’oxystérol. Elle intervient dans l’équilibre, le transport et le stockage des lipides de la cellule du champignon. L’oxathiapiproline est classé dans le groupe 49 du FRAC (Fongicide Résistance Action Committee) qui juge le risque de résistance comme moyen à élevé. C’est en effet un fongicide à mode d’action unisite. Il est déconseillé de l’employer seul. C’est un point commun à toutes les luttes durables : associer deux modes d’action efficace, que ce soit en mildiou vigne, fongicides céréales ou colza ou mildiou du tournesol.

Si disponible, Terres Inovia conseil d’associer l’oxathiapiproline à un autre anti-mildiou efficace afin de limiter la pression de sélection.

Attention, l’utilisation de semences traitées doit être réfléchi au cas par cas et ne doit pas être systématique, afin de ne pas favoriser l’apparition de résistances chez le mildiou

Le raisonnement pour la lutte contre le mildiou doit être tenu à la parcelle car il dépend de l’historique de chacune :

  • la parcelle a-t-elle subi des attaques de mildiou sur les 5 dernières campagnes ?
  • quelles variétés (génétique, profil RM) y ont été cultivées ?
  • avec quel(s) traitement(s) de semences anti-mildiou ?

C’est sur ces questions que se base notre position technique.

Position technique mildiou Terres Inovia 2026

L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714Pl8. C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9. 

Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.

Attention !

Malgré l’absence de tournesol pendant plusieurs années dans une parcelle, le risque mildiou n’est pas nul. En effet, le mildiou peut s’installer sur d’autres plantes hôte (voir Agent pathogène et hôte), par conséquent, la présence de ces plantes sur une parcelle après un tournesol, même ancien, contribue au maintien de l’inoculum, donc au maintien du risque. 

De plus, même dans le cas d’absence de mildiou sur les derniers tournesols d’une même parcelle, cela de garantit pas l’absence d’inoculum, des petites attaques peuvent passer inaperçues et permettre une multiplication du mildiou dans la parcelle. Il suffit alors de conditions climatiques particulièrement favorables à la maladie pour que celle-ci gagne en sévérité (% de plantes nanifiées) et impact fortement le rendement.

Même dans le cas de l’utilisation d’une variété résistante et d’un traitement de semence, le risque mildiou existe toujours. N’oublions jamais deux choses :

  • le traitement de semences peut être lessivé en cas de grosses pluies
  • et le mildiou possède une capacité d’adaptation extraordinaire face aux molécules fongicides et aux gènes de résistance des variétés.

Ces moyens de lutte doivent donc être bien utilisés afin de les faire durer :

  • utiliser les bonnes pratiques agronomiques
  • varier les profils RM des variétés
  • utiliser raisonnablement le traitement de semence

Pour plus d’informations sur la fréquence et l’intensité du mildiou en France, retrouvez notre note commune mildiou publiée chaque fin d’année sur le site de Terres Inovia.

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Chickpea is a slow-growing crop in the first part of the cycle, right up to the start of flowering, which is conducive to inter-row weed infestations. At present, a strategy based on a pre-emergence application is essential to ensure acceptable efficacy. This can be followed by a post-emergence application, depending on the flora.

Application de la prélevée

Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité. Le positionnement de la prélevée au plus près du semis est donc à privilégier. L’humidité dans les premiers centimètres du sol conditionnera l’efficacité de ces herbicides racinaires dans les semaines qui suivent l’application. Pour leurs larges spectres, deux stratégies sont privilégiées : Prowl 400 2l/ha + Challenge 600 2l/ha ou Nirvana S 1,8 à 2l/ha (voir tableau ci-dessous). Attention, dès cette camapagne, le Prowl 400 n’est plus utilisable sur les pois chiches semés avant le 01/02.

Antidicotylédones en post-levée : deux spécialités commerciales disponibles

Le Challenge 600 peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse de cette spécialité commerciale en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles du pois chiche sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum). ONYX (Pyridate 600 g/l) apporte un bénéfice net sur la postlevée avec une efficacité régulière sur datura, repousses de tournesol, morelle et renouées. Comme le Challenge, il doit être appliqué tôt, à partir de 2 feuilles (et jusqu’à 8 feuilles) sur des adventices entre 2 et 4 feuilles. Une application par an et fractionnable en 2x 0,75l/ha. Un effet dose est constaté sur datura, morelle, renouées et matricaire (1,5 l plutôt que 0,75 ou 1 l). 

 

(1) Utilisation possible seulement si semis réalisé après le 01/02.
(2)    En fonction du type de sol, moduler la dose de Nirvana entre 1,5 et 2 l/ha maximum. Déconseillé dans les sols sableux.
(3)    Si Challenge 600 non utilisé en prélevée
(4)    Renouées en relais d’une prélevée efficace uniquement
(5)    Fractionnement à 7-10 jours d’intervalle
(6)    Non couvert par les firmes

Voir le tableau complet des herbicides en fin d'article

 

 

Désherbage mécanique

En complément ou en substitution, des solutions de désherbage mécanique sont possibles et montrent chez certains producteurs des efficacités tout à fait acceptables. 

  • Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevée sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 3-4 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas être arraché par l’outil). En adaptant la vitesse et l’agressivité, le passage de herse étrille est possible dès 1 feuille.
  • Un passage de bineuse dans l’inter-rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).

Le déclenchement des passages mécaniques se fera selon la levée des adventices (privilégier des interventions sur adventices jeunes), le stade de la culture (voir tableau ci-dessous) et les conditions météorologiques (intervenir toujours par temps séchant : sol bien ressuyé et pas de pluie annoncée dans les jours suivants, afin d’éviter le repiquage des adventices ou la mise en germination de nouvelles graines).

Dans nos essais, en situation de printemps humide, écartement à 60 cm, nous avons pu constater qu’une stratégie basée uniquement sur l’utilisation de la herse étrille en début de cycle à 1-2 feuilles, n’a pas donné satisfaction. De même, une stratégie basée uniquement sur du binage à partir de 4 feuilles ne permet pas une efficacité comparable à une stratégie combinant les deux outils : Herse étrille à 1-2 feuilles puis binage à partir de 3-4 feuilles, stratégie qui pour le coup a présenté de bons résultats en expérimentation. La météo de l’année et la diversité de la flore dans la parcelle ont une grande influence sur les résultats.

Désherbage mécanique du pois chiche, réglages et possibilités de passage en fonction du stade de la culture et du choix de l'outil.

Désherbage mixte

Allier chimique et mécanique prend tout son sens, d’autant plus pour une culture mineure où les solutions disponibles sont peu nombreuses et ne permettent pas toujours de répondre à toutes les flores rencontrées. En situation sèche au semis ou pluvieuse au printemps par exemple, une stratégie tout en prélevée peut s’avérer insuffisante : inefficacité de la prélevée ou re-salissement au printemps. On peut alors adopter, en substitution ou complément de la prélevée, une stratégie avec herbicide de post-levée appliqué à 3-4 feuilles en combinaison avec un ou plusieurs passages de bineuse à partir de 4-5 feuilles. L’application de la post-levée sera considérée en fonction des levées d’adventices. Cette stratégie donne de bons résultats en flore simple à moyenne (dans notre essai 2023 : renouée liseron, mercuriale, véronique des champs et ray-grass). 

Implantation Levée Phase végétative Entire France Maitrise des adventices Désherbage Pois chiche Partiel Quentin Lambert & Gwénola Riquet - Terres Inovia

Pests of camelina

Flea beetles and whiteflies are the two main insects likely to be observed on the crop.

General

Flea beetles and whiteflies are the two main insects likely to be observed on the crop.

However, in most situations, their presence is limited to minor damage, with no significant impact on camelina development. Also of note is the possible presence of slugs, which can cause damage at the start of the cycle.

Flea beetle

Camelina can be attacked by crucifer flea beetles, or small flea beetles(Phyllotreta spp.). This small, black or bicolored beetle (black with a longitudinal yellow stripe on each elytron) measures between 2 and 2.5 mm and is characterized by its swollen hind legs, which enable it to jump.

Damage takes the form of numerous circular bites about 1 mm in diameter, with or without holes, on the cotyledons and leaf blades.

Petites altises sur cameline

Although camelina belongs to the Brassicaceae family, it is much less attractive to flea beetles than rapeseed or mustard. So, barring exceptional situations, whether as a main crop or as a summer cover crop, no chemical intervention is generally necessary.

Attaque de petites altises délaissant la cameline

Leaf beetles

Adult crucifer beetles(Brassicogethes sp.) measure between 1.5 and 2.5 mm. They are flattened and shiny black with a metallic sheen, sometimes tinged with green. Their antennae are black, while their legs, which are short and often barely visible from the back, are black or reddish depending on the species.

Présence de méligèthe sur bouton de colza

Meligethes can only be found on camelina grown as a main crop. Only adults are responsible for damage. They perforate flower buds in search of pollen, notably damaging the pistil.

These perforations can lead to floral deformation, or even flower abortion in the case of early and sustained attacks. However, as soon as the first flowers appear, the level of damage diminishes sharply.

Overall, damage remains limited and has no significant impact on yield, as camelina is not very attractive to this insect. Therefore, except in exceptional situations, no chemical intervention is required.

Slugs

Slugs can be a nuisance during crop emergence. Their activity depends more on surface moisture conditions than on the population density present in the plot.

Hollow or cloddy soils, as well as those containing undecomposed crop residues, provide a particularly favorable environment for their development.

In the absence of tillage, as is often the case when camelina is planted as a summer catch crop, slug activity can be significant in wet conditions.

Dégâts de limaces sur cameline, Berry, juillet 2024

If slugs are present, and if the climate maintains a certain surface coolness at the time of sowing, it is advisable to apply a preventive slug-killer in the field, just after sowing.

Bas-Rhin (67) Bouches-du-Rhône (13) Deux-Sèvres (79) Essonne (91) Finistère (29) Gard (30) Gers (32) Gironde (33) Haut-Rhin (68) Haute-Garonne (31) Haute-Loire (43) Haute-Marne (52) Haute-Saône (70) Haute-Savoie (74) Haute-Vienne (87) Hautes-Pyrénées (65) Hauts-de-Seine (92) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Paris (75) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Pyrénées-Orientales (66) Rhône (69) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Seine-et-Marne (77) Seine-Maritime (76) Seine-Saint-Denis (93) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Territoire de Belfort (90) Val-d'Oise (95) Val-de-Marne (94) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Vosges (88) Yonne (89) Yvelines (78)

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Diseases and plant pests of camelina

Generally speaking, camelina is not very susceptible to disease. However, some diseases can occasionally be observed, although to date their harmfulness remains relatively low and does not require any fungal intervention in vegetation.

Generally speaking, camelina is a crop with low susceptibility to disease. However, some diseases can occasionally be observed, although to date their harmfulness remains relatively low and does not require any fungal intervention in vegetation.

Whether grown as a main crop or as a summer catch crop, camelina shows the same behavior in the face of these diseases and parasites.

Cruciferous clubroot (Plasmodiophora brassicae)

Camelina can be affected by clubroot, a disease caused by the pathogen Plasmodiophora brassicae. This is a telluric disease with a host range extending to most species of the Brassicaceae family, including crops such as rape, turnip, cabbage and mustard.

Hernia can also infect certain weeds belonging to this family, such as ravenella, shepherd's purse or sanvia, all of which are potential reservoirs for its spread. Contamination occurs via mobile spores in the soil which, thanks to free water, penetrate the absorbent hairs of camelina roots and induce infection.

The main symptoms visible on the aerial parts are a temporary wilting of the foliage, particularly on hot days, and a slowdown in growth.

When affected plants are pulled up, the roots show characteristic deformations and swellings known as galls. These galls are responsible for the aerial symptoms, as they interfere with the absorption of water and nutrients from the soil. Initially firm and white on the inside, they gradually turn brown before cracking.

Symptômes de hernie sur des racines de cameline - Crédit photo : Terres Inovia

There are currently no effective chemical control methods. The development of the disease is favored by poor drainage of the plot, as well as by the absence of liming on acid soils. Once established, the disease persists in the soil, with spores remaining viable for up to 15 years. We therefore strongly advise against planting camelina on a plot known to be contaminated by this pathogen. Below is a map showing plots infected by clubroot, as reported online on the Terres Inovia website. https://www.terresinovia.fr/-/enquete-hernie-des-cruciferes

Downy mildew (Peronospora camelinae)

Mainly grown as a summer catch crop, camelina can be affected by mildew at the end of the cycle. This is the foliar disease most frequently observed on this crop, although its severity generally remains low and does not justify fungicide intervention.

Infection can be either localized or systemic. Symptoms observed on camelina include grayish-white mycelial growth on the underside of leaves, stems and siliques. Heavily affected plants may show distorted, twisted or bent growth.
The development of mildew is favored by temperatures between 15 and 23°C, combined with rainy spells generating high humidity, an essential condition for the spread of the disease.

Symptômes de mildiou sur cameline - Crédit : Terres Inovia

White or albugo rust (Albugo candida)

White rust symptoms on camelina are similar to those observed on other crucifers. They take the form of white, powdery pustules, containing sporangia (reproductive structures), on the underside of leaves. At a more advanced stage, hypertrophied siliques or deformed inflorescences can also be observed.

Optimum development of the disease occurs between 10 and 18°C, with relative humidity above 90%.

It can be confused with mildew. However, it is possible to differentiate the two diseases by their symptoms: in the case of white rust, pustules are larger, well-defined and clearly visible, while mildew manifests itself through more diffuse spots and a more "powdery" appearance, linked to the presence of mycelium.

On camelina, mildew is observed more frequently than white rust.

Other secondary diseases

Other diseases have been observed on camelina, but their harmfulness is so low as to warrant no intervention in the crop. These include sclerotinia(Sclerotinia sclerotiorum), botrytis(Botrytis cinerea) and alternaria(Alternaria brassicae).

Rough broomrape (Phelipanche ramosa)

Orchardgrass is a non-chlorophyllous parasitic plant, present as seeds in the soil. They can only germinate in the presence of molecules emitted by the roots of certain plants, before attaching themselves to the latter.

It is capable of parasitizing many plant species, both winter and spring crops (rapeseed, hemp, tobacco, melon, sunflower, tomato...as well as camelina) and weeds (ammi majus, bedstraw, geraniums, erodium, cauliflower...).

Orobanche rameuse en fleurs

Orchardgrass is highly invasive.

  • It is capable of producing thousands of tiny seeds (0.2-0.3 mm) per plant, easily spread by wind, animals, farm machinery and so on.
  • Seeds can live up to 10 years in the soil, and are resistant to passage through the digestive tract of animals.
  • It has a very broad host spectrum (crops, weeds) and can synchronize its cycle with that of its host.
  • It thrives in a wide range of pedoclimatic conditions.

Chemical or biocontrol methods are not currently authorized in France, and/or are ineffective in providing protection against stunted broomrape.

We therefore strongly advise against planting camelina on a plot known to be infested with stalked broomrape. Below, a map showing plots infected by stalked broomrape, identified following declarations made online on the Terres Inovia website. https://www.terresinovia.fr/web/guest/-/enquete-de-surveillance-orobanche-rameuse-participer-et-visualiser-les-zones-a-risque

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Weeding camelina

Camelina has good covering power, enabling it to compete effectively with weeds, provided planting is successful and emergence is uniform and sufficient.

General

Camelina has good covering power, enabling it to compete effectively with weeds, provided planting is successful and emergence is uniform and sufficient.

However, given the limited number of approved chemical solutions for weed control, both against grasses and broadleaf weeds, it is advisable to plant it in a clean, weed-free plot at the time of sowing.

It is also advisable to avoid situations of high weed pressure, particularly in the presence of resistant grasses or particularly invasive species such as mugwort(Ambrosia artemisiifolia).

Weed management for camelina in summer intercropping

Weed pressure

In 2024, agronomic monitoring was carried out on camelina plots planted as summer catch crops. The graph below shows significant to total weed cover on around a quarter of the areas observed. The main weed species observed were :

  • Crop regrowth: barley and peas
  • Annual broadleaf weeds: goosefoot, mercurial, bindweed, barnyard grass, ragwort, etc.
  • Perennials: thistles
Niveau de salissement des parcelles de cameline en dérobé estivale suivies en 2024

The graph below illustrates the level of weediness observed in camelina plots planted with summer cover crops, according to the type of previous crop. It shows that weed control is more complex after winter peas, notably due to the presence of pea regrowth and broadleaf weeds.

Présence de repousses de pois dans une parcelle de cameline - Photo : Domitille JAMET Terres Inovia
Niveau de salissement des parcelles de cameline en dérobé estivale suivies en 2024. NA : non renseigné dans l’enquête.

Weed pressure is one of the main limiting factors identified in the 2024 plot monitoring program, and weed management is therefore a key factor in ensuring crop success.

Weed management levers

First and foremost, it's important to choose a plot with a low risk of weed infestation, as control levers are limited during summer intercropping. To limit the risk of weed infestation, it's important to choose suitable crop successions, alternating spring and winter crops.

Beyond the choice of plot, it's important to sow camelina on clean soil. If weeds are present at harvest time, they can be managed by stubble ploughing, or with a total herbicide if camelina is direct-seeded.

Finally, there are a number of registered herbicides available for chemical weed control.

Below is a non-exhaustive list of authorized molecules (source: ephy-Anses and phytosanitary index):

(*) : non-exhaustive list
Active ingredientsGrammageAMM doseProduct (*)PositioningApplication stage
clethodim240 g/l0.5 l/haCenturion 240 ECPost emergence2 f to 6-8 f
quizalofop-p-ethyl + clethodim 70 g/l + 140 g/l0.8 l/haVesuvius MaxPost emergence2 f to 6-8 f
clopyralid100 g/l1.25 l/haLontrel 100Post emergence2 f to 6-8 f
metazachlore500 g/l1.5 l/haRapsan 500 SCPre-emergence or early post-emergence
quinmerac + metazachlor100 g/l + 400 g/l1.87 l/haRapsan TDIPre-emergence00 à 08

Where winter cereals are grown before camelina, a herbicide treatment is essential in the event of heavy infestation of post-plant regrowth. To ensure optimum selectivity and maximum efficacy, the treatment should be carried out with a specific graminicide based on clethodim or quizalofop-P-ethyl, applied imperatively before the camelina resumes active growth (start of elongation).

Please note: the above table lists herbicides registered for use on camelina, and not herbicides whose selectivity towards camelina has been demonstrated. Suspicions of phytotoxicity exist for clopyralid- and metazachlor-based herbicides, and Terres Inovia is currently working on the selectivity of these herbicides to identify suitable herbicides.

If a herbicide is used in vegetation, whatever the product used, it must be applied before the start of stem elongation, in order to limit any risk of phytotoxicity.

Stade limite de la cameline pour l’application d’un herbicide en végétation (source photo : Zanetti et al. 2021) 

Mechanical weeding of summer catch crops is not relevant.

Weed management for camelina as a main crop

The choice of crop succession is an important lever in weed management: alternating winter and spring crops helps maintain low weed pressure on the plot.

As a main spring crop, camelina can be sown late due to its relatively short cycle length. This offers the opportunity to carry out several false sowings in spring, and reduce the weed population. Late sowing of camelina, which can be done as late as May, also makes it possible to avoid a large proportion of the spring weed flora, and create a real break in the rotation. The table below gives a non-exhaustive list of authorized control molecules (source: ephy-Anses and phytosanitary index).

(*) : non-exhaustive proposal
(1) : annual grass dose
(2): dose for perennial grasses
Active ingredientsGrammageMA doseProduct (*)PositioningApplication stage
clethodim240 g/l0.5 l/haCenturion 240 ECPost emergence2 f to 6-8 f
quizalofop-p-ethyl + clethodim 70 g/l + 140 g/l0.8 l/haVesuvius MaxPost emergence2 f to 6-8 f
clopyralid100 g/l0.2 l/haLontrel 100Post emergence2 f to 6-8 f
clomazone + dmta-p + metazachlore40g/l - 200 g/l- 200 g/l2.5 lPolarPre-emergenceStage 00 to 09
dmta-p + quinmerac333 g/l = 167 g/l1.5 l/haSolanisPost emergence2 f to 6-8 f
metazachlore500 g/l1.5 l/haRapsan 500 SCPre-emergence or early post-emergence
quinmerac + metazachlor100 g/l + 400 g/l1.87 l/haRapsan TDIPre-emergence00 à 08

Please note: the table below lists herbicides registered for use on camelina, not herbicides with proven selectivity for camelina.

If a herbicide is used in vegetation, whatever the product used, it must be applied before the start of stem elongation, in order to limit any risk of phytotoxicity.

Stade limite de la cameline pour l’application d’un herbicide en végétation

As far as mechanical weed control is concerned, only one blind pass of the currycomb harrow can be used on the main crop. In post-emergence, the use of this tool is not recommended due to the high risk of pulling out plants.

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Camelina nutrition

Camelina requires very little fertilizer. Its powerful taproot system enables it to extract the nutrients it needs for growth from deep within the soil. Fertilization management differs according to how camelina is grown.

Camelina requires very little fertilizer. Its powerful taproot system enables it to extract the nutrients it needs for growth from deep within the soil. Fertilization management differs according to how camelina is grown

Fertilization management for camelina as a main crop

Nitrogen nutrition

Nitrogen dose trials have been carried out. Camelina yield increases with nitrogen fertilization, until it reaches a plateau (see graph below - source: Malhi et al., 2013, Canada). This yield increase is explained by improvements in several components: the number of plants per square meter, the number of branches, the number of siliques per plant, as well as the number of seeds per silique. On the other hand, thousand kernel weight (MGW) does not seem to be affected (source: Agegnehu et al.1996, USA).

The optimum dose of nitrogen to be applied is between 80 and 100 units per hectare, depending on residues, corresponding to the economic optimum. For spring camelina, nitrogen can be applied in a single application just after sowing. However, it is possible to split the application according to the following recommendations: 30% of the dose at sowing, then the remainder at the rosette stage. For winter camelina, the application should be made when vegetation resumes before bolting.

In addition, the use of a sulfur fertilizer is recommended to ensure an application of 12 to 24 units of sulfur per hectare (source: Camelina Company).

Beware of excess nitrogen, which makes the crop more susceptible to disease, particularly albugo, and can accentuate the risk of lodging.
As nitrogen fertilization increases, so does the nitrogen content of the plant and the protein concentration of the seed. On the other hand, oil content and nitrogen use efficiency decrease (source: Malhi et al., 2013, Canada).

Concerning fatty acid composition, oleic and linoleic acid percentages increase with nitrogen dose, while linolenic acid percentage decreases. The concentration of iron (Fe) and zinc (Zn) in the seeds also decreases (source: Magdalena Czarnik et al., 2027, University of Rzeszów, Poland).

Phosphorus and potash

Camelina has moderate phosphorus and potassium requirements. Inputs should be rationed throughout the rotation, based on soil analysis results. In a well-supplied soil, we recommend applying 40 units per hectare of phosphorus and 40 units per hectare of potash. These fertilizations can be carried out at any time during the intercropping period preceding camelina planting, or directly at sowing time.

Fertilization management for camelina in summer intercropping

Camelina is a cruciferous plant. It needs nitrogen from the start of its cycle to express its full potential right up to harvest.

Managing nitrogen fertilization depends on the previous crop. In the case of cereals, 40 units of nitrogen per hectare must be applied at sowing. It is strongly recommended to apply this fertilizer locally. No additional nitrogen should be applied during vegetation. Excessive nitrogen applications could lengthen the vegetative phase of camelina, delaying maturity.

Where peas are grown before camelina, the nitrogen residue is generally sufficient to ensure good camelina development. Therefore, nitrogen is not essential. However, an optional fertilization of 10 units of nitrogen per hectare at sowing can be considered.

No background fertilization is required.

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The agronomic benefits of camelina

Camelina (Camelina sativa) is a cruciferous plant (Brassicaceae) native to Europe and Southwest Asia. It has historically been cultivated in Europe, notably in France, where the first traces date back to the Bronze Age, for the production of vegetable oil and fodder.

Camelina (Camelina sativa) is a cruciferous plant (Brassicaceae) native to Europe and Southwest Asia. It has historically been cultivated in Europe, notably in France, where the first traces date back to the Bronze Age, for the production of vegetable oil and fodder.

It was widely cultivated until the early 20th century, producing an oil used in soaps and paints, before gradually disappearing in the face of competition from more productive oilseed crops such as rapeseed. At the time, the solid residues obtained after oil extraction were used as a feed supplement for livestock or as fertilizer; the stalks were used to make brooms.

Today, it is making a comeback on the European agricultural scene, and is attracting interest from a wide range of players, both farmers and manufacturers, thanks to its agronomic advantages and the new outlets it opens up.

Good adaptation to soil and climate conditions

Camelina has one major advantage: it adapts to a wide range of soil and climate conditions, and is particularly well suited to low-potential soils. It is often presented as a hardy crop, thanks to its low input requirements and resistance to drought and high temperatures. It is also fairly tolerant of pests and resistant to lodging. Camelina requires little fertilizer or pesticide, so its introduction into cropping systems has both economic and environmental benefits.

No special equipment required, but some adjustments are necessary

What's more, it doesn't require any special equipment, making it easy to introduce to farms. Nevertheless, due to its small seed size (PMG ≈ 1-1.5g), the planting and harvesting phases require adjustments and special attention.

Camelina in pictures

0 elements

A short-cycle crop

An interesting feature of camelina is the length of its cycle, which varies according to variety and sowing period, from 90 to 250 days (1700 to 1900 degrees day at base 0°C, depending on variety). Camelina can therefore be grown as a main crop, in association with lentils, for example, or as a catch crop for short-cycle varieties (link to page on how to insert camelina into the SoC).

An asset for organic farming

Its low input requirements, combined with its strong competitive power - provided it emerges regularly and evenly - mean that it has a place in organic farming rotations (link to organic farming page). Some farmers even report that it has an "allelopathic" effect, i.e. that it can naturally inhibit the growth of other undesirable plants around it. To our knowledge, this has not yet been demonstrated in the field.

Conclusion

All these advantages make it a crop that can be easily integrated into a variety of cropping systems in France and around the world, in both organic and conventional farming, as a main crop or as a catch crop.

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