Le guide de culture 2026 dédié au tournesol est disponible
Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Économe en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.
Le guide de culture tournesol de Terres Inovia permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol : choix variétal, implantation, stratégie de lutte contre les bioagresseurs, conservation des graines, etc.
Dans cette édition 2026, Terres Inovia a actualisé l’ensemble de ses conseils et positions techniques, à l’instar des recommandations pour lutter contre le mildiou, les caractéristiques réglementaires des solutions préconisées, ou encore la liste des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.
Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Le guide de culture tournesol 2026 sera livré à partir du 23 février 2026.
Spécial Tournesol 2026 : Terres Inovia renouvelle son partenariat avec le groupe Réussir
Une nouvelle fois, l'institut technique a contribué à l'élaboration d'un support édité par le groupe Réussir et dédié à la culture du tournesol.
Une nouvelle fois, l'institut technique a contribué à l'élaboration d'un support édité par le groupe Réussir et dédié à la culture du tournesol.
Dans ce nouveau numéro du Spécial Tournesol 2026, plusieurs articles ont été rédigés par les experts de Terres Inovia.
- Une année 2025 chaude, sèche et... peu productive, par Elodie TOURTON.
- Phosphore, potasse : les apports sont-ils bien valorisés ? par Emile LEREBOUR
- Quel intérêt de la fertilisation azotée ? par Emile LEREBOUR
- Évaluer le risque taupin et noctuelle terricole pour adapter la lutte, par Laurent RUCK
- Un verticillium qui gagne du terrain dans l'ouest et le centre de la France, par Cécilia FONTYN
- Dégâts d'oiseaux à la levée : comment diminuer les risques ? par Christophe SAUSSE
- Caractéristiques des variétés de tournesol selon leur type et leur précocité, par Céline MOTARD
Emile LEREBOUR - e.lerebour@terresinovia.fr
Laurent RUCK - l.ruck@terresinovia.fr
Cécilia FONTYN - c.fontyn@terresinovia.fr
Christophe SAUSSE - c.sausse@terresinovia.fr
Céline MOTARD - c.motard@terresinovia.fr
Colza : Evaluer la biomasse du colza pour optimiser la fertilisation azotée au printemps
Raisonner la fertilisation azotée des colzas est indispensable pour assurer la productivité de la parcelle et maîtriser le poste de charge opérationnel le plus important de la culture. L’estimation de la biomasse du colza à la sortie de l’hiver et sa prise en compte dans le calcul de dose d’azote est un moyen simple et efficace pour optimiser sa marge brute.
L’estimation de la biomasse en sortie hiver est indispensable pour ajuster la quantité d’azote à apporter au printemps car la biomasse aérienne (pois vert en kg/m²) est un bon indicateur de l’azote déjà absorbé par la plante. Plus la quantité d’azote absorbé par la culture à l’ouverture du bilan est importante, plus la dose d’azote à apporter sous forme d’engrais au printemps est faible, sans compromis sur le rendement.
L’estimation de la biomasse est à faire lors de la reprise de végétation (stade C1 – C2) et dans tous les cas avant le premier apport d’azote.
Méthode d’estimation de la biomasse par pesée
La pesée s’effectue sur 2 à 4 parcelles d’1 m² en sectionnant les colzas au ras le sol pour une bonne estimation de sa biomasse aérienne. La méthode de prélèvement varie selon l’écartement du colza (voir tableau ci-contre).
Ecartement | Méthode de prélèvement |
Inférieur à 30 cm | Prélever dans un carré de 1 mètre de côté |
45 cm | Prélever 2 rangs contigus de 1,10 mètre linéaire |
50 cm | Prélever 2 rangs contigus de 1 mètre linéaire |
Dans les parcelles avec des colzas hétérogènes, il est recommandé de réaliser 4 prélèvements, à différents endroits représentatifs de la parcelle, tout en évitant les bordures. La valeur moyenne sera alors retenue pour effectuer les calculs de dose d’azote.
Pour éviter tout biais de mesure, notamment en cas de prélèvement par temps pluvieux ou en cas de forte rosée, il convient de bien secouer les plantes pour les débarrasser des gouttes d’eau, de retirer les feuilles blanches en décomposition gorgées d’eau et d’enlever les éventuelles mottes de terre et autres débris.
D'autres outils pour estimer la biomasse des colzas
Il existe aujourd’hui une grande diversité d’opérateurs proposant des services de conseils azoté spécialisés sur le colza à partir d’un traitement d’image. Ils permettent aux agriculteurs qui le souhaitent de moduler les apports au sein de la parcelle, soit avec un système piloté sur l'épandeur d'engrais, soit en modulant manuellement par grandes zones dans les parcelles présentant des états de croissance différents. Parmi eux, 4 produits font l’objet d’un accord de partenariat avec Terres Inovia :
- Farmstar (Airbus, Arvalis)
- Agro-rendement (Wanaka/Agroptimize - Geosys)
- PRECIFert Azote (Precifield)
- Bilan Colza by Abelio (Abelio)
Pour faciliter les estimations au champ, 2 applications smartphone, ImageIT inclus aujourd’hui dans Atfarm (Yara France) et Crop-Analyser (Visio-Crop), font l’objet de partenariat avec Terres Inovia. La biomasse est estimée à partir de photographies classiques, dont l'exploitation et l’interprétation sont ajustées par la hauteur de végétation, à renseigner en amont du traitement d’image.
Pour aller plus loin : Evaluer la biomasse du colza pour optimiser les apports d'azote au printemps
Calcul de la dose prévisionnelle : attention à la surestimation des besoins !
La Réglette azote colza® - outil simple, facile d’utilisation et mis en ligne gratuitement par Terres Inovia - détermine la dose totale à apporter à partir de plusieurs informations : la biomasse du colza, l’objectif de rendement de la parcelle, le type de sol, l’apport de produits organiques, la nature du précédent et éventuellement l’association de légumineuses gélives.
Afin de ne pas surestimer les besoins de la culture, et ainsi éviter une sur-fertilisation inutile et coûteuse dans un contexte de prix élevé des engrais azotés, il convient de fixer un objectif de rendement raisonnable : calculer la moyenne des rendements des 5 derniers colzas sur la parcelle ou des parcelles comparables, en enlevant la valeur la plus faible et la valeur la plus élevée (moyenne olympique).
Fractionner pour synchroniser les apports aux besoins de la culture
Pour les colzas à faible croissance, un premier apport précoce dès la reprise de végétation, en petite quantité, est recommandé. Il est en effet nécessaire d’accompagner la reprise car les petites plantes ont peu de réserves et une capacité d’absorption limitée.
Pour les colzas à forte croissance, la remobilisation des réserves accumulées dans les organes suffira à assurer une bonne reprise de végétation. Il est conseillé d’attendre la montaison pour l’apport éventuel d’azote.
Dans tous les cas, ne pas apporter plus de 100 kg/ha d’azote en une fois.
Dose à apporter (kg/ha) | Reprise de végétation (stades C1-C2) | Début montaison (stades C2-D1) | Boutons accolés (D1-D2) | Boutons séparés (stade E) |
<100 |
|
| <100 |
|
100 à 170 |
| 60 à 80 | 40 à 90 | |
>170 | 40 à 60 | 50 et + | 40 à 60 | |
Aurore BAILLET (a.baillet@terresinovia.fr)
Mesurer vos biomasses en sortie d'hiver pour optimiser vos apports azotés au printemps
Sur le Sud-ouest, les conditions de ce début de campagne ont permis, dans l’ensemble, un bon développement des colzas, lorsque ces derniers n’ont pas pâti de mauvaises conditions d’implantation.
Côté Auvergne, Rhône-Alpes et PACA, les conditions ont été très contrastées avec des implantations de colza particulièrement hétérogènes selon les dates de semis et les contextes pédoclimatiques. Dans ce contexte, les niveaux de développement des colzas à l’entrée de l’hiver sont très variables.
Plus que jamais, la mesure des biomasses à l’entrée et à la sortie de l’hiver constitue un levier indispensable pour affiner la dose d’azote à apporter au printemps et l’adapter au potentiel réel de chaque parcelle.
Sur le Sud-ouest, les conditions de ce début de campagne ont permis, dans l’ensemble, un bon développement des colzas, lorsque ces derniers n’ont pas pâti de mauvaises conditions d’implantation.
Côté Auvergne, Rhône-Alpes et PACA, les conditions ont été très contrastées avec des implantations de colza particulièrement hétérogènes selon les dates de semis et les contextes pédoclimatiques. Dans ce contexte, les niveaux de développement des colzas à l’entrée de l’hiver sont très variables.
Plus que jamais, la mesure des biomasses à l’entrée et à la sortie de l’hiver constitue un levier indispensable pour affiner la dose d’azote à apporter au printemps et l’adapter au potentiel réel de chaque parcelle.
Top départ pour les pesées sortie d'hiver
La remontée des températures au cours de la semaine dernière permettra d’initier le redémarrage des colzas, après un repos végétatif et une fonte des biomasses en entrée d’hiver, à la suite des baisses de températures successives entre fin-novembre et début-janvier. Il est donc temps de procéder à la pesée des colzas, afin de déterminer les quantités d’azote à apporter en amont et/ou en cours de montaison selon les situations.
Méthode d’estimation de la biomasse
La pesée s’effectue sur 2 à 4 placettes d’1m² en sectionnant les colzas au ras le sol pour une bonne estimation de sa biomasse aérienne. La méthode de prélèvement varie selon l’écartement du colza (voir tableau ci-contre).
Dans les parcelles avec des colzas hétérogènes, il est recommandé de réaliser 4 prélèvements, à différents endroits représentatifs de la parcelle, tout en évitant les bordures. La valeur moyenne sera lors retenue pour effectuer les calculs de dose prévisionnelle.
Pour éviter tout biais de mesure, notamment en cas de prélèvement par temps pluvieux ou en cas de forte rosée, il conviendra bien secouer les plantes pour les débarrasser des gouttes d’eau sur les feuilles et enlever les éventuelles petites mottes de terre à la base de la tige.
Pour vous aider
Vous pouvez aller voir ce tutoriel
D'autres outils pour calculer directement les doses d'azote à apporter
Il existe aujourd’hui une grande diversité d’opérateurs proposant des services de conseils azoté spatialisés sur colza à partir d’un traitement d’image. Ils permettent aux agriculteurs qui le souhaitent de moduler les apports au sein de la parcelle, soit avec un système piloté sur l'épandeur d'engrais, soit en modulant manuellement par grandes zones dans les parcelles présentant des états de croissance différents. Parmi eux, 4 produits font l’objet d’un accord de partenariat avec Terres Inovia :
- Farmstar (Airbus, Arvalis)
- Agro-rendement (Wanaka/Agroptimize - Geosys)
- PRECIFert Azote (Precifield)
- Bilan Colza by Abelio (Abelio)
Pour faciliter les estimations au champ, 2 applications smartphone, ImageIT (Yara France) et Crop-Analyser (Visio-Crop), font l’objet de partenariat avec Terres Inovia. La biomasse est estimée à partir de photographies classiques, dont l'exploitation et l’interprétation sont ajustées par la hauteur de végétation, à renseigner en amont du traitement d’image.
Vous trouverez davantage d’informations concernant les méthodes alternatives d’estimation des biomasses et doses prévisionnelles en azote des colzas sur ce lien.
Calcul de la dose prévisionnelle : Attention à la surestimation des besoins !
La Réglette azote colza® permettra de déterminer la dose totale à apporter à partir de plusieurs informations : la biomasse du colza, l’objectif de rendement de la parcelle, le type de sol, l’apport de produits organiques, la nature du précédent et éventuellement l’association de légumineuses gélives.
Afin de ne pas surestimer les besoins de la culture, et ainsi éviter toute sur-fertilisation inutile et coûteuse, notamment dans un contexte de prix élevé des engrais azotés vis-à-vis des prix de vente du colza, il conviendra de fixer dans un premier temps un objectif de rendement raisonnable. Pour ce faire, il faudra calculer la moyenne des rendements des 5 derniers colzas sur la parcelle ou des parcelles comparables, en enlevant la valeur la plus faible et la valeur la plus élevée : c’est la moyenne olympique.
Au vu des conditions de température en ce début d’hiver, 2 situations.
Les colzas du Sud-Ouest ont davantage perdu de biomasse que les campagnes précédentes où, certaines années, ils ne se sont jamais vraiment arrêtés de croître et de se développer. Il convient donc, en plus de bien estimer son objectif de rendement, de prendre en compte l’azote absorbé à l’automne, par une estimation à postériori des biomasses en entrée d’hiver (entre 800g et 1.2 kg/m² en moyenne selon les parcelles) ou par le traitement d’images satellites prises entre la mi-novembre et début-décembre. Le risque de la non-prise en compte de l’azote absorbé à l’automne, lorsque les colzas ont « fondu » au cours de l’hiver, est là-aussi une surestimation des doses à apporter au printemps, en sous-estimant les quantités absorbées précédemment (voir exemples ci-contre).
En Auvergne et Rhône-Alpes, marquées par des températures inférieures aux normales de mi-novembre puis de fin décembre à début janvier, les colzas ont connu un ralentissement marqué de leur croissance, voire une perte de biomasse dans certaines situations. Dans ce contexte, il est indispensable, en complément d’une estimation réaliste de l’objectif de rendement, de bien prendre en compte l’azote absorbé à l’automne. Les références issues des réseaux BSV montrent des situations très contrastées (biomasses en entrée d'hiver à 2,7 kg/m² de moyenne en Rhône-Alpes, avec des valeurs comprises entre 0,4 et 5,8 kg/m², et 1,5 kg/m² en Auvergne, avec des extrêmes allant de 0,3 à 2,8 kg/m²).
L’estimation a posteriori des biomasses à l’entrée de l’hiver, par des mesures terrain ou via l’exploitation d’images satellites acquises entre la mi-novembre et début décembre, est donc essentielle. Ne pas intégrer l’azote absorbé à l’automne, notamment lorsque les colzas ont “fondu” au cours de l’hiver, conduit à une surestimation des doses d’azote à apporter au printemps, en sous-estimant les quantités déjà prélevées par la culture.
Fractionner vos apports en fonction de la dose totale à apporter
Le fractionnement permet d’ajuster au mieux les apports aux besoins des plantes.
Pour les colzas à faible croissance, un premier apport précoce dès la reprise de végétation est recommandé ; il est en effet nécessaire d’accompagner la reprise car les petites plantes ont peu de réserves et elles n'accèdent pas facilement à l’azote du sol car, leur système racinaire est faible.
Au contraire pour les colzas à forte croissance, il est conseillé d’attendre la montaison pour l’apport éventuel d’azote ; la remobilisation des réserves accumulées dans les organes suffira à assurer une bonne reprise de végétation.
Dans tous les cas, ne pas apporter plus de 100 kg/ha d’azote en une fois.
Vos contacts en région :
- Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr) - Auvergne-Rhône-Alpes & Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Quentin Level (q.level@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
- Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Occitanie
Alexandra DENOYELLE - a.denoyelle@terresinovia.fr
Nutrition : peser les colzas pour optimiser les apports au printemps
La fertilisation azotée est l’un des plus gros postes de charges opérationnelles sur l’oléagineux. Cependant, l’azote est aussi l’un des premiers facteurs qui limite le rendement de cette culture. En calculer la dose avec le plus de précision s’impose.
La fertilisation azotée de printemps du colza se prévoit dès novembre. Crédit : Terres Inovia.
Chaque année, les agriculteurs français appliquent en moyenne 170 unités d’azote (uN) minéral sur leurs colzas, soit un coût d’environ 200 €/ha. Or, la variabilité des situations dans lesquelles sont implantés les colzas nécessiterait des doses plus ajustées. Le calcul prévisionnel de la dose d’azote à apporter, avec l’outil Réglette azote colza, tient compte des conditions de l’année et de la parcelle pour raisonner la fertilisation et ainsi optimiser les charges d’engrais azotés. L’outil simplifie la méthode du bilan (figure 1) et l’adapte aux spécificités du colza, pour estimer rapidement et précisément la dose d’azote à apporter au printemps.
Une absorption importante à l’automne
Le colza absorbe l’azote en grandes quantités avant l’hiver et le remobilise au printemps pour répondre à ses besoins pour l’élaboration du rendement. Pour réaliser une bonne estimation de la dose d’engrais à apporter au printemps, il faut connaître la quantité déjà absorbée par la culture en sortie d’hiver, laquelle peut varier d’une année sur l’autre et d’une parcelle à l’autre.
A cela, s’ajoute la minéralisation issue des feuilles tombées au sol durant l’hiver. Dans les régions où les gelées hivernales causent des pertes de feuilles vertes importantes durant l’hiver, la quantité d’azote perdue peut atteindre, voire dépasser, 50 kg N/ha. Or près de la moitié de l’azote présent dans les feuilles tombées au sol sera réabsorbé par le colza pendant le printemps à la suite de leur minéralisation. C’est autant d’azote en moins à apporter par la fertilisation. Il est important dans ces situations de connaître les quantités d’azote absorbées par le colza en entrée et en sortie d’hiver, afin de calculer la quantité d’azote fournie par la minéralisation de ces feuilles.
|
Une dose inférieure à 170 uN dans 75 % des cas Les références de Terres Inovia montrent que les colzas peuvent absorber de 25 à 250 kg d’N/ha en sortie d’hiver. Ces « réserves » permettent de réduire significativement la dose d’azote à apporter au printemps. Comme le montre la figure 1, les différents postes de fourniture d’azote (entrées) peuvent se compenser pour répondre aux besoins du colza. Dans les essais menés entre 2016 et 2023, la dose à apporter au printemps pour atteindre le rendement maximum varie de 0 à 300 uN. Dans ces essais, 75 % des situations nécessitaient une dose inférieure à 170 uN. En moyenne, cette même dose aurait conduit à une sur-fertilisation de l’ordre de 32 uN, soit environ 40 €/ha de pertes économiques. Ainsi, pour les gros colzas en sortie d’hiver qui ont déjà absorbé de grandes quantités d’azote, la dose d’engrais à apporter pour atteindre le rendement maximum peut être réduite par rapport aux petits colzas, qui ont absorbé peu d’azote. |
Une méthode et un outil opérationnels
Pour estimer ces quantités d’azote absorbées par le colza, les pesées de matière fraîche des parties aériennes du colza sont une méthode simple et fiable (1). Prélevez les plantes sur au moins 2 m² par parcelle, répartis en 2 placettes distinctes, en évitant les bordures. Coupez les plantes au ras du sol et pesez-les précisément. Divisez le poids obtenu par la surface prélevée pour exprimer le résultat en kg/m². Réalisez ces pesées à l’entrée et à la sortie de l’hiver afin de connaître (i) la quantité d’azote présente dans le colza à la reprise de végétation et (ii) celle qui sera minéralisée au printemps à partir des feuilles gelées, tombées pendant l’hiver.
Une fois les poids du colza en entrée et sortie d’hiver connus (et le reliquat sortie d’hiver si possible), renseignez ces informations sur le site internet de la Réglette azote colza et ajoutez les informations sur le contexte de la parcelle. L’outil calcule la dose totale à apporter et indique comment fractionner l’apport (tableau 1). Par exemple, sur des parcelles avec de gros colzas et donc une dose à apporter assez faible, il est possible de retarder le premier apport jusqu’au début de la montaison. La remobilisation des réserves accumulées dans la plante suffira à assurer une bonne reprise de végétation.
Enfin, pour maximiser l’absorption de l’engrais par la plante, réalisez les apports seulement quand la vitesse de croissance de la plante est forte (lorsque les besoins en azote du colza sont élevés). Des apports réalisés trop tôt, avec des températures très basses (voire sur sol gelé), ne seront que très peu valorisés, les besoins du colza étants faibles à ces périodes. Visez des conditions suffisamment humides (pluie récente ou dans les jours à venir) pour assurer une rapide mise à disposition de l’engrais aux racines et ainsi éviter un excès de volatilisation de l’azote. Chaque unité mal valorisée est perdue pour la plante et le rendement… et pollue l’environnement.
(1) D’autres méthodes d’estimation de la quantité d’azote absorbée par le colza existent. Elles utilisent une analyse d’image, obtenue via drone, satellite, smartphone ou appareil spécialisé. Plusieurs produits font l’objet d’un accord de partenariat avec Terres Inovia, et intègrent tout ou partie de la méthode de calcul de la Réglette azote colza.
Contact : Emile Lerebour, e.lerebour@terresinovia.fr
Lire l'article dans le n° de décembre d'Arvalis & Terres Inovia infos : ici.
Consultez le dernier numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos
Le numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos daté décembre 2025 est disponible et consultable en ligne (PDF téléchargeables ci-dessous).
A découvrir dans ce numéro :
OLÉOPROTÉAGINEUX
- Plan de sortie du phosmet : leviers testés et perspectives attendues, p. 25
- Cuvette jaune : un piège à insectes éprouvé dans le colza, p. 28
- Nutrition : peser les colzas pour optimiser les apports au printemps, p. 30
- Désherbage du pois de printemps : des stratégies adaptées au type et à la flore, p. 33
- Pratiques culturales : féverole 2024, les évolutions récentes à la loupe, p. 36
Bonne lecture !
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Maitriser la culture de la cameline
Nos autres formations
Cameline : transformer une culture de diversification en opportunité technique et économique.
Portée par des débouchés en plein développement, la cameline nécessite une maîtrise précise de son itinéraire cultural pour exprimer tout son potentiel. Cette formation vous propose une approche technique et économique complète pour réussir son intégration dans les systèmes de culture.
Au programme :
1.La cameline : bases et enjeux
- Origine, cycle de développement et caractéristiques agronomiques
- Atouts de la culture et positionnement dans les systèmes de culture
2.Débouchés et cadre de valorisation
- Principaux débouchés : carburants durables, alimentation humaine et animale, cosmétique, usages industriels
- Éléments de contexte réglementaire
3.Itinéraires techniques de la cameline
- Conditions de réussite et choix de la parcelle
- Implantation et choix variétal
- Fertilisation et gestion de l'enherbement
- Gestion des bioagresseurs
- Adaptation de l'itinéraire selon le mode de conduite : culture principale, dérobé estival ou hivernal, culture en association
4.Récolte et sécurisation de la production
- Principes et réglages clés de la récolte
- Fauchage-andainage
5.Cameline en agriculture biologique
- Intérêts agronomiques
- Spécificités techniques et débouchés
6.Performances économiques
- Comparaison de marges selon les itinéraires techniques
- Analyse économique à l'échelle du système de culture
7.Diagnostic terrain
- Observation de parcelles et/ou d'essais
- Analyse collective des situations rencontrées
À l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Comprendre les enjeux agronomiques, économiques et réglementaires liés à la culture de la cameline
- Identifier les différents débouchés de la cameline et leurs exigences
- Préconiser les techniques culturales clés pour réussir la cameline, quel que soit le mode de conduite (culture principale, dérobé, association, agriculture biologique)
- Adapter l'itinéraire technique de la cameline aux contextes pédoclimatiques et aux objectifs de production
Format présentiel avec une partie terrain (selon conditions et période de la formation) :
-
Apports en salle théoriques : Présentation de la culture, de ses débouchés et des itinéraires techniques (culture principale, dérobé, association), illustrée par des résultats d'essais et des études de cas concrets.
-
Observation terrain : Analyse de situations réelles en parcelle et observation d'essais afin de réaliser des diagnostics collectifs et d'illustrer les leviers techniques.
Méthodes actives : Exposés, études de cas, échanges de pratiques, questions-réponses, diagnostic appliqué.
Évaluation : Quiz de validation des acquis, questions-réponses tout au long de la formation, auto-positionnement des participants, enquête individuelle de satisfaction.
Supports théoriques : Présentations, exposés, textes réglementaires et documents de synthèse remis aux participants.
Études de cas : Situations réelles issues de résultats d'expérimentations et de retours d'expérience terrain, analysées collectivement.
Échanges de pratiques : Partage d'expériences entre participants et formateurs afin d'enrichir l'analyse technique et les diagnostics.
Techniciens, conseillers agricoles, agriculteurs, agents de structures travaillant avec la cameline en vue de production de biocarburant Questions-réponses, Quiz, enquête individuelle de satisfaction, auto-positionnementPour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
Mail : formation@terresinovia.fr
Aucun 0€ TTC https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/h17x4yzwmvzfgytkjb6Aq7zA3flf2q6khf1xmsczn8qAw8jpnz5sw4brlfk2kAbynAvwgpj5h35tqtkdkrhg3rtsm7yAyrjA4rzs9vlhjr7g4pj8 1 Jour 102 Intra-entrepriseMaîtrise agronomique de la culture du pois chiche et lentille dans le Sud-Ouest
Nos autres formations
Intégrer lentille et pois chiche dans vos rotations : un choix agronomique stratégique
Lentille et pois chiche, cultures économes et performantes, améliorent la fertilité des sols, cassent les cycles de bioagresseurs et offrent des débouchés sûrs. Adaptée au contexte pédoclimatique du Sud-Ouest, la formation propose apports théoriques et visites pour maîtriser les itinéraires techniques et intégrer durablement ces légumineuses.
Au programme :
1.Introduction aux légumineuses :
- Définition des légumineuses et fonctionnement,
- Rôle des légumineuses dans la fertilisation des sols et la rotation des cultures.
2.Conduite de la lentille dans le Sud-Ouest
- Caractéristiques agronomiques : espèce de printemps, culture économe en intrants
- Typologies (blonde, corail, verte) et opportunités de valorisation
- Adaptation de l'itinéraire technique aux contraintes régionales : types de sols, disponibilité en eau, températures
- Implantation, choix variétal, conduite culturale, fertilisation, protection
- Récolte : conditions optimales, réglages des équipements
3.Conduite du pois chiche dans le Sud-Ouest
- Intérêts agronomiques, environnementaux et économiques
- Itinéraire technique régionalisée : choix des dates de semis, densités, conduite en conditions sèches, récolte, stockage et contractualisation
- Gestion des bioagresseurs spécifiques à la zone
4.Focus sur l'agriculture biologique
Formation réalisée en collaboration avec FILEG (gratuité pour leurs adhérents)
A l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Expliquer le fonctionnement agronomique des cultures de lentille et pois chiche
- Identifier les intérêts agronomiques, économiques et environnementaux
- Choisir les espèces et variétés adaptées aux contextes pédoclimatiques du Sud Ouest
- Mettre en œuvre une conduite culturale raisonnée : implantation, fertilisation, gestion des adventices et bioagresseurs
- Diagnostiquer les principaux accidents de cultures
- Appliquer les bonnes pratiques de récolte et de post-récolte
- Intégrer les spécificités de la production en agriculture biologique dans le contexte local
Format présentiel :
-
Apports techniques en salle : exposés, études de cas, échanges interactifs
-
Mise en pratique sur le terrain : visite de parcelle, observation de cultures
Méthodes actives : Exposés illustrés, débats, questions-réponses, retours d'expériences
Évaluation : Quiz, questions-réponses, exercice d'application, enquête individuelle de satisfaction, auto positionnement
Supports théoriques : Exposés, présentations visuelles, supports écrits remis aux participants
Visite de parcelle : Analyse de cultures de lentille et pois chiche en conditions réelles, repérage de points techniques clés
Échanges de pratiques : Retours d'expérience terrain et discussions collectives avec le formateur
Conseillers/Techniciens des organismes de développement, des organismes économiques et de l'agrofourniture. Enseignants. Agriculteurs Quiz, questions-réponses, exercice d'application, enquête individuelle de satisfaction, auto positionnementPour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
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Aucun 480€ TTC 5 15 https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/nf6fsAsf4852qmjwlj3gqzsjgv6g97l3mn2x4ml2nbgwsAlx4flhkmk5mjww49tc3nbggpj5hjlw2765g8lhgyzA3fgAc9trjf8hmq5kmfbAcpj8 1 Jour Quentin LAMBERT 94 Inter-entreprise et intra-entrepriseRéussir la culture du soja dans le Sud-Ouest
Nos autres formations
Le soja, une culture d'avenir à maîtriser !
Dans un contexte de transition agroécologique, le soja revient sur le devant de la scène grâce à ses faibles besoins en intrants et ses débouchés variés. Portée par des soutiens réglementaires et économiques (plan protéines, MAEC, SIE…), cette culture offre de réelles opportunités en conventionnel comme en agriculture biologique. Cette formation vous propose une approche technique complète et concrète pour réussir chaque étape de sa conduite, sécuriser vos rendements et valoriser pleinement votre production.
Au programme :
1.Fonctionnement de la plante et du couvert :
- Principaux éléments de physiologie et phénologie du soja
- Mise en évidence des leviers pour améliorer les rendements
2.Conduite culturale adaptée au Sud Ouest :
- L'implantation
- Gestion de l'enherbement
- Protection phytosanitaire de la culture
- Conduite hydrique
- Maitrise de la récolte
3.Diagnostic d'accidents majeurs :
- Reconnaissance des ravageurs du soja
- Identification des maladies racinaires et foliaires
- Accidents climatiques fréquents dans le Sud Ouest
4.Approche de la conduite de la culture en agriculture biologique
5.Le soja en dérobé : quelques indicateurs
Formation réalisée en collaboration avec FILEG (gratuité pour leurs adhérents)
A l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Comprendre le fonctionnement de la plante
- Analyser les facteurs influençant le rendement et les leviers techniques d'optimisation
- Préconiser les techniques culturales clés pour réussir la culture du soja
- Mettre en œuvre les bonnes pratiques de récolte
- Détecter et diagnostiquer les accidents culturaux majeurs (bioagresseurs, maladies, stress abiotiques)
- Adapter la conduite de la culture aux spécificités de l'agriculture biologique
Format présentiel (1 jour) :
-
Apports théoriques via exposés illustrés, études de cas concrets.
-
Échanges interactifs entre participants et formateurs pour partager expériences et questionnements.
Méthodes actives : Exposés, études de cas, débats, questions-réponses.
Évaluation : Quiz, questions-réponses, enquête individuelle de satisfaction, auto positionnement.
Supports théoriques : Exposés, présentations, supports écrits remis aux participants.
Études de cas : Retours d'expérience terrain pour illustrer les bonnes pratiques et solutions.
Échanges de pratiques : Discussions et partages entre stagiaires et formateurs.
Techniciens et conseillers agricole, Agriculteurs et producteurs, Enseignants et formateurs agricoles, Responsables agronomiques et technico-commerciaux de la distribution agricole, Acteurs de la filière agroalimentaire / transformation Quiz, questions-réponses, enquête individuelle de satisfaction, auto positionnement.Pour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
Mail : formation@terresinovia.fr
Aucun 480€ TTC 5 15 https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/jv72wsdgmr5hgzdf4ztwyrdxmngvm7dw4brh16cxj27A2wrr38rcwz53hbfgy5lmmzt25pj5hj6x1Azrj77v46cnn83w99jvgngs98bvgzhfcpj8 1 Jour Quentin LAMBERT 93 Inter-entreprise et intra-entrepriseChanvre : une culture à fort potentiel, une conduite à bien maîtriser
Nos autres formations
Culture sans intrant, avec une fertilisation limitée, le chanvre réagit particulièrement bien à la maîtrise des techniques de production de base. L'élargissement des débouchés (secteurs du bâtiment, de l'automobile, du textile, de l'alimentation humaine), fait du chanvre une culture avec un potentiel de développement intéressant. En termes de surfaces, actuellement la France est le 2ème pays producteur au monde.
Au programme :
- Présentation de la filière chanvre : Historique, acteurs, et organisation de la filière
- Les débouchés du chanvre : Principaux secteurs de valorisation (textile, construction, alimentation, etc.)
- Physiologie du chanvre : Compréhension des éléments biologiques clés pour une culture optimisée, capacité d'adaptation au changement climatique
- Les spécificités de la culture du chanvre : Adaptation aux sols, choix des variétés, besoins en eau et en nutriments
- Les techniques de récolte : Méthodes et équipements pour récolter efficacement le chanvre
- Identification des principaux problèmes phytosanitaires : Dégâts observés sur la culture et stratégies de prévention
A l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Expliquer l'organisation de la filière chanvre et ses différentes étapes de valorisation
- Analyser les enjeux agronomiques, économiques et environnementaux liés à la culture du chanvre
- Identifier et recommander les techniques culturales clés pour réussir la culture du chanvre en fonction des différents débouchés
Exposés théoriques en salle : présentations claires et synthétiques sur la filière chanvre, ses enjeux, ses techniques culturales et ses débouchés.
Échanges et débats : temps d'interaction entre les participants et le formateur pour partager des expériences, poser des questions et approfondir les points clés.
Visite de parcelles : mise en situation concrète pour observer les techniques culturales, les variétés, les stades de développement et les éventuels problèmes phytosanitaires.
Approche interactive : le formateur, Louis Marie ALLARD, expert du chanvre, anime la session de manière dynamique, en s'appuyant sur des retours d'expérience et des cas pratiques.
Évaluation : Quiz en fin de session, questions-réponses, enquête de satisfaction individuelle, auto positionnement.
Supports visuels : présentations illustrées (schémas, photos, graphiques) pour faciliter la compréhension des concepts techniques et économiques.
Documents pédagogiques : remise de supports synthétiques (fiches techniques, guides, mémos) pour permettre aux participants de conserver une trace écrite des informations clés.
Test d'acquisition des connaissances : quiz ou questions-réponses pour évaluer la compréhension des participants et renforcer les points importants.
Visite de parcelles : observation directe des cultures, des sols, des variétés et des pratiques culturales, pour une immersion pratique.
Techniciens du développement, acteurs des organismes économiques de l'agrofourniture et de la distribution, enseignants, agriculteurs. Quiz en fin de session, questions-réponses, enquête de satisfaction individuelle, auto positionnementPour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
Mail : formation@terresinovia.fr
Aucun 240€ TTC 5 15 https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/nntw98djkrbAcrl5pjxw46kbmfywgsk4mzsdmzlr3qzxcq5d475hm9brkjh279tymzkAspj5hj3v3slvknA2c9rw3zlv3yjtn3xAcmkAkf5h4pj8 1 Jour Louis-Marie ALLARD 50 Inter-entreprise et intra-entreprise