Tout savoir sur le phomopsis du tournesol
Le phomopsis du tournesol est une maladie causée par un champignon ascomycète nécrotrophe appartenant au genre Diaporthe.
Agent pathogène et hôte
Le phomopsis du tournesol est une maladie causée par un champignon ascomycète nécrotrophe appartenant au genre Diaporthe. Cet agent pathogène se présente sous deux formes biologiques : une forme sexuée, appelée Diaporthe helianthi, et une forme asexuée, Phomopsis helianthi. Cette espèce est historiquement la plus couramment impliquée dans les attaques observées sur tournesol. Toutefois, des travaux plus récents ont mis en évidence l’existence d’autres espèces du genre Diaporthe capables d’infecter cette culture, notamment D. gulyae, D. kongii, D. masirevicii et D. novem.
Phomopsis helianthi a été décrit pour la première fois à la fin des années 1970 dans l’ex-Yougoslavie à la suite d’épidémies sévères sur tournesol. En France, la maladie est identifiée pour la première fois en 1984 dans une zone située entre Toulouse et Carcassonne. À partir du milieu des années 1990, le phomopsis s’est progressivement étendu à l’ensemble des régions de culture du tournesol. Aujourd’hui, cette maladie est responsable de pertes de rendement importantes dans plusieurs pays producteurs, notamment en Europe de l’Est, en Russie, aux États-Unis et en Australie.
L’hôte principal de la maladie est le tournesol cultivé (Helianthus annuus). D’autres espèces d’Astéracées telles que Arctium lappa, Xanthium italicum ou Xanthium strumarium ont été signalées comme hôtes potentiels, mais leur rôle dans pour la survie et la propagation du phomopsis n’a pas été clairement démontré.
Symptômes
Les premiers symptômes du phomopsis apparaissent généralement après la floraison, bien que les contaminations puissent avoir lieu plus précocement. Ils se manifestent initialement sur les feuilles, sous la forme de taches triangulaires brunâtres, souvent bordées d’un halo chlorotique jaune, localisées en bordure du limbe. Ces taches s’étendent progressivement le long des nervures principales en direction du pétiole, ce qui constitue un élément caractéristique de la maladie.
À un stade plus avancé, les feuilles atteintes se flétrissent puis se dessèchent. Le champignon progresse de manière systémique le long du pétiole pour atteindre la tige. Cette phase de colonisation est lente et souvent asymptomatique pendant plusieurs semaines, ce qui explique le décalage fréquent entre la date de contamination et la date d’apparition sur tige.
Les lésions observées sur tige sont allongées, de couleur brun foncé à brun grisâtre, et sont le plus souvent localisées au niveau des nœuds, à l’insertion des pétioles. Elles peuvent atteindre une longueur de 15 à 20 cm et évoluer jusqu’à encercler complètement la tige. Dans ce cas, la circulation de la sève est interrompue, ce qui entraîne un dessèchement prématuré du capitule ainsi qu’une fragilisation importante de la tige, susceptible de casser sous l’effet du vent, de la pluie ou lors de la récolte.
Des symptômes peuvent également être observés sur le capitule. Ils se traduisent par l’apparition de petites taches brunes à l’insertion des bractées ou des folioles situées à l’arrière du capitule, puis par une extension progressive vers la tige. Dans les situations les plus sévères, l’ensemble du capitule peut se dessécher prématurément.
Attention aux confusions !
Les symptômes du phomopsis peuvent être confondus avec ceux d’autres maladies du tournesol.
- Sur feuilles, une confusion est possible avec le verticillium, mais la nécrose du phomopsis suit les nervures du limbe foliaire, contrairement à celle du verticillium, qui est inter-nervaire.
- Sur tige, le phomopsis peut être confondu avec le phoma ; toutefois il se caractérise par des taches plus foncées, souvent noires, sans provoquer de casse de tige.
Importance de la maladie
En France, le phomopsis du tournesol était très fréquent jusqu’à la fin des années 1990. Depuis le milieu des années 2010, sa fréquence a nettement diminué, jusqu’à devenir presque absente certaines années, à l’exception de quelques campagnes ponctuelles, comme en 2021, où des signalements ont été observés.
Malgré cette évolution, la maladie reste à surveiller dans certaines régions, notamment dans Centre et Centre-Est, où elle est historiquement la plus fréquemment observée.
La nuisibilité du phomopsis peut être importante. En conditions favorables, les pertes de rendement peuvent atteindre jusqu’à 40 %, auxquelles s’ajoute une baisse de la teneur en huile des graines pouvant atteindre 25 %. Il est généralement admis qu’un taux de 10 % de tiges présentant des lésions encerclantes peut entraîner une perte de rendement comprise entre 1 et 3 quintaux par hectare, ainsi qu’une diminution d’environ un point de teneur en huile. La maladie est surtout nuisible dans le Nord-Est.
Cycle de vie
Le champignon hiverne sous forme de mycélium et de périthèces sur les résidus de culture de tournesol présents à la surface du sol. À la fin de l’hiver, lorsque les températures atteignent environ 10 °C, les périthèces se forment. En conditions d’humidité suffisante, ils libèrent des ascospores, qui constituent l’inoculum primaire, qui pourront être émises de façon progressive avec des pics au moments des épisodes pluvieux. Ces spores sont disséminées par le vent ainsi que par les éclaboussures de pluie et contaminent les feuilles du tournesol.
Après l’infection des feuilles, le mycélium colonise les espaces intercellulaires, progresse le long des nervures et de la nervure centrale, puis migre vers le pétiole. Il atteint ensuite la tige de manière systémique, où se développe une lésion nécrotique allongée. Les pertes de rendement apparaissent lorsque les tissus conducteurs de la tige sont envahis et que le système vasculaire est obstrué. La plante se flétrit alors progressivement et la tige, fragilisée, peut casser sous le poids du capitule ou à la suite d’un choc.
Des infections secondaires peuvent être observées à partir de conidies produites dans les lésions de tige. Toutefois, ces conidies semblent avoir un rôle limité dans le développement de l’épidémie. L’agent pathogène est capable de survivre jusqu’à cinq ans sur les résidus de culture, en fonction des pratiques agronomiques et des conditions météorologiques.
Facteurs favorables
Le développement du phomopsis est étroitement dépendant des conditions climatiques. Des températures comprises entre 20 et 24 °C, associées à une humidité relative supérieure à 90 % pendant une durée prolongée, constituent des conditions particulièrement favorables à l’infection et à la progression du champignon.
Certaines pratiques agronomiques peuvent également favoriser l’apparition de la maladie.
Un semis précoce augmente le risque d’attaque sévère, car il favorise la coïncidence entre la période de sensibilité maximale du tournesol, située autour du stade bouton floral, et les périodes climatiques favorables aux contaminations.
Une densité de peuplement élevée entraîne une mauvaise circulation de l’air au sein du couvert végétal et favorise le maintien d’une forte humidité, condition indispensable au développement du phomopsis. Enfin, une fertilisation azotée excessive ainsi qu’une irrigation autour de la floraison peuvent accentuer la gravité des attaques.
Diversité de l’agent pathogène
La diversité des agents responsables du phomopsis varie selon les régions du monde. En France et plus largement en Europe, Diaporthe helianthi est l’espèce majoritairement retrouvée. En Australie, les épidémies sont principalement dues à Diaporthe gulyae, tandis qu’aux États-Unis, ces deux espèces coexistent.
La diversité intra-spécifique de Phomopsis helianthi reste encore peu documentée. À ce jour, il n’existe pas de dispositif de surveillance des populations en France. Toutefois, certaines études ont mis en évidence des différences d’agressivité entre isolats, suggérant une variabilité au sein des populations de cet agent pathogène.
Leviers de lutte
La gestion durable du phomopsis repose sur une approche intégrée, combinant plusieurs leviers complémentaires, à raisonner à l’échelle de la parcelle, de la rotation et du long terme.
Pratiques agronomiques
Les pratiques agronomiques jouent également un rôle majeur dans la réduction du risque :
- allonger la rotation du tournesol, idéalement avec un retour tous les cinq ans
L’allongement de la rotation du tournesol permet de réduire la quantité de résidus infectés disponibles et de limiter la pression d’inoculum d’une campagne à l’autre. Un retour trop fréquent du tournesol favorise au contraire l’accumulation de l’inoculum et augmente le risque d’infections précoces.
- broyer et enfouir les résidus de culture à plus de cinq centimètres de profondeur
Le broyage et l’enfouissement partiel des résidus contribuent à accélérer leur dégradation et à réduire la capacité du champignon à produire des périthèces viables.
- adapter les dates de semis
Un semis plus tardif peut provoquer la formation d’un couvert moins dense au moment des périodes à risque (périodes pluvieuses)
- éviter des densités de peuplement excessives
Une densité de peuplement élevée favorise la fermeture rapide du couvert, limite la circulation de l’air et augmente la durée pendant laquelle l’humidité relative reste élevée à l’intérieur de la végétation. Ces conditions sont particulièrement favorables aux infections foliaires, qui constituent la première étape du développement de la maladie
Résistances variétales
La tolérance variétale constitue un moyen de lutte efficace. Dans les zones à risque, opter pour des variétés très peu sensibles (TPS). Les variétés peu sensibles (PS) sont conseillées uniquement chez les producteurs prêts à traiter si nécessaire. Sur le reste du territoire, le choix variétal n’est pas contraint.
Lutte fongicide
La protection fongicide contre le phomopsis doit être considérée comme un levier d’appoint, dont l’efficacité dépend fortement du contexte. Les traitements visent essentiellement à limiter les infections foliaires précoces, afin de réduire la probabilité de progression du champignon vers la tige. Le recours à cette protection fongicide doit être raisonné en tenant compte du risque régional, de la sensibilité variétale, des caractéristiques de la parcelle et des informations issues des Bulletins de Santé du Végétal. Consultez le guide de culture tournesol Terres Inovia pour les recommandations de traitements.
Tout savoir sur le mildiou du tournesol
Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol.
Agent pathogène et hôte
Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. Le mildiou est capable d’attaquer plusieurs Astéracées dont les espèces Hfelianthus comme H. argophyllus, H. debilis et H. petiolaris, et aussi la forme sauvage et cultivée de H.annuus, le tournesol. Plasmopara halstedii peut également attaquer d’autres Asteraceae comme Bidens, Artemisia, Xanthium, qui pourraient être de potentiels réservoirs d’inoculum.
Comme le mildiou est un agent pathogène biotrophe obligatoire, sa survie en absence de tournesol repose sur des plantes relais. Les principales plantes relais (de P. halstedii vers le tournesol) à considérer sont Ambrosia artemisiifolia, Xanthium strumarium, Iva xanthiifolia et Senecio vulgaris, qui sont parfois abondantes dans les parcelles cultivées en tournesol. Du fait de leur proximité botanique avec H. annuus, ces espèces sont peu sensibles à la plupart des herbicides utilisés dans cette culture.
| Nom latin | Nom courant | Nom latin | Nom courant |
| Ageratum sp. | Agératum | Helianthus giganteus | Tournesol géant |
| Ageratum houstonianum | Agératum du Mexique | Helianthus grosseserratus | Hélanthe à grosses dents |
| Ambrosia artemisiifolia | Ambroisie à feuilles d’armoise | Helianthus hirsutus | Tournesol hérissé |
| Artemisia vulgaris | Armoise commune | Helianthus nuttallii | Tournesol de Nuttall |
| Centaurea sp. | Centaurée | Helianthus petiolaris | Tournesol à pétiole |
| Chrysanthemum sp. | Chrysanthème | Helianthus rigidus | Tournesol rigide |
| Cineraria sp. | Cinéraire | Helianthus scaberrimus | Tournesol rude |
| Clibadium sp. | Clibadie | Helianthus strumosus | Tournesol à rhizomes |
| Coreopsis sp. | Coréopsis | Helianthus subrhomboideus | Tournesol subrhombique |
| Coreopsis lanceolata | Coréopsis lancéolé | Helianthus tuberosus | Topinambour |
| Dimorphotheca sp. | Ostéospermum / Marguerite africaine | Helianthus occidentalis | Tournesol occidental |
| Elephantopus sp. | Éléphantope | Helianthus debilis | Tournesol délicat |
| Emilia sp. | Émilie | Helianthus lenticularis | Tournesol lenticulaire |
| Erigeron sp. | Vergerette | Iva sp. | Iva |
| Eupatorium sp. | Eupatoire | Petasites sp. | Pétasite |
| Eupatorium ageratoides | Eupatoire agératoïde | Rudbeckia sp. | Rudbeckie |
| Eupatorium purpureum | Eupatoire pourpre | Rudbeckia fulgida | Rudbeckie brillante |
| Eupatorium rugosum | Eupatoire rugueuse | Senecio sp. | Séneçon |
| Franseria sp. | Franseria | Venidium sp. | Venidium |
| Gerbera jamesonii | Gerbéra | Verbesina sp. | Verbesine |
| Helianthus sp. | Tournesol | Vernonia sp. | Vernonie |
| Helianthus annuus | Tournesol commun | Xanthium strumarium | Lampourde commune |
| Helianthus argophyllus | Tournesol argenté | Ximenesia sp. | Ximenesia |
| Helianthus divaricatus | Tournesol à feuilles écartées | Zinnia sp. | Zinnia |
Symptômes
Les symptômes provoqués par le mildiou sur le tournesol sont multiples. Selon le stade d’infection de la plante, les symptômes peuvent aller jusqu’à de la mort de la plantule, si l’attaque est très précoce.
En début de cycle, les plantules contaminées présentent un retard de croissance, elles apparaissent « rabougries », montrent des cotylédons jaunes. Des zones décolorées vert plus clair sont visibles sur les feuilles, dont la face inférieure est recouverte d’un feutrage blanc plus ou moins intense : ce feutrage correspond aux sporulations du mildiou, à partir desquelles pourront se déclarer des contaminations secondaires mais surtout « se fabriquer » l’inoculum pour les campagnes suivantes. Le mildiou va peu à peu coloniser tous les tissus de la plante et « monter dans les étages » : on dit qu’il est systémique et son développement à l’intérieur de la plante entraîne un nanisme caractéristique : les entre-nœuds sont raccourcis.
Les symptômes courants lors d’une attaque sont :
- Nanisme de la plante
- Port à plat du capitule
- Symptômes en « ailes de fougère »
- Présence de chlorose sur les feuilles délimitées par les nervures
- Blanchiment des feuilles
- Sporulation blanche visible d’abord sur la face inférieure des feuilles
- Capitule stérile
Une visite en début de campagne permet de faire le point sur l’état de santé « mildiou » de la parcelle. Cette visite précoce présente le grand avantage de ne pas passer à côté des symptômes de mildiou, qui peuvent être plus difficiles à repérer lorsque le couvert se développe et les plantes grandissent. Souvent, un petit foyer de mildiou se déclare à l’entrée de parcelle, là où le passage du matériel agricole a créé des zones de tassement favorables à l’accumulation d’eau libre. N’hésitez pas à rentrer plus avant dans la parcelle afin de compléter votre diagnostic !
Attention, ne pas confondre mildiou et rouille blanche
Des attaques précoces de rouille blanche peuvent parfois se manifester : celles-ci n’occasionnent pas de nanisme. Des cloques de couleur vert clair se développent sur les feuilles. Sur leur face inférieure, les sporulations du champignon forment des croûtes et non un feutrage homogène.
Cycle de vie
Bien que P. halstedii puisse être dispersé par le vent, l'eau et via les semences contaminées, il s'agit principalement d'un agent pathogène transmis par le sol. Au champ, les infections racinaires des jeunes plants de tournesol sont responsables des symptômes les plus graves et possèdent un fort impact sur le rendement.
Les zoospores de Plasmopara halstedii sont libérés soit à partir de sporanges oosporés (au printemps) soit à partir de sporanges asexués (du printemps à l'été) et peuvent infecter les jeunes plants de tournesol.
L’infection primaire se déroule au printemps et se passe sous forme souterraine via la germination d’oospores. Dans des conditions humides et fraîches, ces oospores vont entraîner la formation de zoosporanges, une structure de fructification produisant les zoospores. Ces zoospores sont biflagellées et vont aller infecter les racines de la plante. La contamination secondaire, contrairement à la primaire, se produit en phase aérienne. Les sporangiophores qui se trouvent sur les cotylédons ou sur la face inférieure des feuilles, vont entraîner la formation de sporanges qui seront disséminés par le vent, et produiront les zoospores responsables de l’infection secondaires. Cette étape est responsable des infections tardives des plantes voisines et contribue à la dissémination de l’agent pathogène.
Toute attaque même minime, contribue à alimenter le réservoir d’inoculum dans le sol.
Importance
Le mildiou est l’une des principales maladies affectant la production de tournesol. Cet agent pathogène a été observé pour la première fois en Amérique du Nord en 1888, puis en Russie et en Europe aux alentours de 1960. Cette introduction en Europe est probablement la conséquence d’une importation de graines contaminées. Depuis les années 1992 et jusqu’en 2019, ce pathogène a été soumis à un régime de quarantaine en Europe.
L’impact global de cette maladie sur le rendement a été estimé à 3,5% de la production de graine en Europe, avec l’utilisation des méthodes de contrôle couramment utilisées.
En général, les attaques de mildiou impactent peu le potentiel de production des parcelles de tournesol. Cependant, certains cas bien plus graves peuvent se manifester à l’occasion de conditions favorables (rotation, choix variétal, pluviométrie), plus le pourcentage de pieds nanifié dans la parcelle est important, plus la perte de rendement sera élevée. Dans le Sud-Ouest, les années 2019 et 2020 ont pu marquer les mémoires. En 2025, une situation inhabituelle a été constatée, des cas d’attaques sévères ont été observées dans le Nord-Est.
La nuisibilité des attaques primaires de mildiou est estimée à 1% de perte de rendement pour 1% de plantes nanifiées. Elle est donc significative en cas d’attaque généralisée ou par grands foyers mais quasi-nulle lorsque quelques pieds isolés sont touchés, ou qu’un petit foyer est présent à l’entrée de la parcelle.
La surveillance du territoire national a mis en évidence une pression mildiou en augmentation depuis 6 ans : entre 12 et 19% de parcelles touchées, avec une augmentation significative de la proportion des attaques graves à plus de 10% de pieds nanifiés.
Facteurs favorables
Le retour trop fréquent du tournesol favorise le développement de la maladie. En effet les parcelles les plus attaquées sont celles ou le tournesol revient un an sur deux dans la rotation.
Le mildiou se développant lors de conditions très humides et fraîche, semer dans un sol mal ressuyé, froid et lorsque de fortes pluies sont annoncées sont des conditions favorables au développement de l’infection.
Le mauvais désherbage des parcelles de tournesol de toutes les espèces pouvant héberger le mildiou et les repousses de tournesol, favorise le développement de la maladie.
La culture de plantes hôtes du mildiou en interculture, tel que le niger ou encore la sylphie, est un autre facteur favorable au développement de la maladie.
Diversité de l’agent pathogène
Les races de mildiou sont déterminées selon leur virulence vis-à-vis d’une gamme de lignées différentielles.
Tableau : lignées différentielles utilisées pour la détermination des races de mildiou en France. S : la race est virulente, R : la race est avirulente
Plasmopara halstedii est apparu en France pour la première fois en 1966 avec la race 100. Par la suite, la maladie fut éradiquée grâce à l’utilisation des résistances variétales. Néanmoins, la réapparition du mildiou en 1988 a tiré la sonnette d’alarme, et une surveillance annuelle a été mise en place en France en 1990. Cette surveillance nationale couvre l’ensemble des zones de production. En 1999, seulement deux races ont été détectées sur le territoire français, les races 703 et 710. Depuis le début des années 2000, les races dites « récentes » sont régulièrement détectées, il s’agit des race 304, 307, 314, 334, 704 et 714, en plus des races dites « anciennes », 100, 710 et 703 (CETIOM & INRAE, 2011). En France, depuis le début de la surveillance, environ 24 races ont été identifiées selon leur profil de virulence.
Graphique de l’évolution du nombre de races de mildiou du tournesol en France de 2000 à 2024.
Les races de mildiou en France sont en constante évolution. Au début des années 2000 et jusqu’en 2010, les anciennes races de mildiou 703 et 710 représentaient la majorité de la fréquence des races retrouvées en France, avec une fréquence de la race 710 souvent aux alentours des 70%. Par la suite, c’est la race 714, apparue pour la première fois en 2002, qui a dominé le paysage. En effet, contrairement aux races 703 et 710, la race 714 est virulente contre le gène de résistance Pl6. L’utilisation de plus en plus répandue de ce gène dans les variétés cultivées a entraîné une augmentation de fréquence de cette race dans le paysage.
La race 704 a également été retrouvée en fréquence élevée parallèlement à la race 714. Mais depuis les années 2019, de nouvelles races de mildiou sont apparues et dominent à présent le paysage, il s’agit des races 774#, 704# et plus particulièrement la race 714#. Ces races sont capables d’infecter les variétés comportant le gène de résistance Pl8 (#). Ce gène a été introduit à une fréquence significative depuis quelques années ce qui a entraîné l’apparition de races virulentes correspondantes.
Leviers de lutte
La gestion durable du mildiou passe par une protection intégrée où tous les leviers de lutte doivent être raisonnés à la parcelle, dans la rotation, et pour le long terme.
Pratiques agronomiques
La lutte contre le mildiou passe par des mesures agronomiques simples mais efficaces qui permettent de réduire le risque :
- Allonger les rotations de tournesol.
- Semer dans un sol bien ressuyé et réchauffé sans annonces de fortes pluies les jours suivant le semis.
- Détruire des parcelles cultivées en tournesol toutes les espèces pouvant héberger le mildiou.
- Eviter les plantes hôte en interculture.
Résistances variétales
Ces bonnes pratiques agronomiques peuvent se combiner au choix variétal pour favoriser la diminution du risque d’apparition de la maladie.
La résistance des variétés au mildiou est définie par leur profil RM. Il existe des variétés dites RM9, c’est-à-dire qu’elles sont résistantes aux 9 races officielles de mildiou : 100, 304, 307, 314, 334, 703, 704, 710 et 714, RM8, résistantes à 8 des 9 races (sensible à la race 334). Depuis quelques années, des profils de résistance #, RM8# et RM9#, sont apparus sur le marché, ces variétés sont résistantes à la race 714#, en plus des autres, race la plus communément retrouvée lors d’attaque de variétés RM9.
A ce jour il existe 88 variétés résistantes à la race majoritaire de mildiou (RM9#) en France, leur utilisation permet de lutter contre la maladie. L’alternance des variétés permet de changer, au fil des campagnes, les gènes de résistances auxquels on expose le mildiou dans la parcelle, et donc de réduire le contournement de ces résistances. En effet, cultiver des variétés possédant un même gène de résistance au fil des campagnes entraine une forte pression de sélection sur le mildiou, vis-à-vis de ce gène, ce qui favorise les cas de contournements.
Traitement de semence
Le recours au traitement de semence est possible mais non obligatoire. Son utilisation est à raisonnée en fonction de l’historique mildiou de la parcelle ainsi que de la variété utilisée. A ce jour, il existe deux spécialités à base d’oxathiapriproline (LUMISENA et PLENARIS), disponibles comme traitement de semence mildiou.
LUMISENA (n°2200078) de la société CORTEVA et PLENARIS (n°2200736) de la société SYNGENTA sont deux traitements de semences à base d’oxathiapiproline à 200 g/l en formulation FS.
Cette substance active connue notamment en vigne (ZORVEC) pour sa bonne action contre le mildiou de la vigne est un inhibiteur de la protéine de liaison à l’oxystérol. Elle intervient dans l’équilibre, le transport et le stockage des lipides de la cellule du champignon. L’oxathiapiproline est classé dans le groupe 49 du FRAC (Fongicide Résistance Action Committee) qui juge le risque de résistance comme moyen à élevé. C’est en effet un fongicide à mode d’action unisite. Il est déconseillé de l’employer seul. C’est un point commun à toutes les luttes durables : associer deux modes d’action efficace, que ce soit en mildiou vigne, fongicides céréales ou colza ou mildiou du tournesol.
Si disponible, Terres Inovia conseil d’associer l’oxathiapiproline à un autre anti-mildiou efficace afin de limiter la pression de sélection.
Attention, l’utilisation de semences traitées doit être réfléchi au cas par cas et ne doit pas être systématique, afin de ne pas favoriser l’apparition de résistances chez le mildiou
Le raisonnement pour la lutte contre le mildiou doit être tenu à la parcelle car il dépend de l’historique de chacune :
- la parcelle a-t-elle subi des attaques de mildiou sur les 5 dernières campagnes ?
- quelles variétés (génétique, profil RM) y ont été cultivées ?
- avec quel(s) traitement(s) de semences anti-mildiou ?
C’est sur ces questions que se base notre position technique.
Position technique mildiou Terres Inovia 2026
L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714Pl8. C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9.
Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.
Même dans le cas de l’utilisation d’une variété résistante et d’un traitement de semence, le risque mildiou existe toujours. N’oublions jamais deux choses :
- le traitement de semences peut être lessivé en cas de grosses pluies
- et le mildiou possède une capacité d’adaptation extraordinaire face aux molécules fongicides et aux gènes de résistance des variétés.
Ces moyens de lutte doivent donc être bien utilisés afin de les faire durer :
- utiliser les bonnes pratiques agronomiques
- varier les profils RM des variétés
- utiliser raisonnablement le traitement de semence
Pour plus d’informations sur la fréquence et l’intensité du mildiou en France, retrouvez notre note commune mildiou publiée chaque fin d’année sur le site de Terres Inovia.
En savoir plus sur le mildiou du tournesol
Nos autres articles
Le guide de culture 2026 dédié au tournesol est disponible
Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Économe en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.
Le guide de culture tournesol de Terres Inovia permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol : choix variétal, implantation, stratégie de lutte contre les bioagresseurs, conservation des graines, etc.
Dans cette édition 2026, Terres Inovia a actualisé l’ensemble de ses conseils et positions techniques, à l’instar des recommandations pour lutter contre le mildiou, les caractéristiques réglementaires des solutions préconisées, ou encore la liste des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.
Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Le guide de culture tournesol 2026 sera livré à partir du 23 février 2026.
Myco-Risk
DGAL à hauteur de 268 559€ et le reste sur fonds propres
377 721 €
36 mois Non NationalLes enjeux
L’organisation des dispositifs d’épidemio-surveillance permet de diffuser les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) à l’ensemble des agriculteurs et prescripteurs. Pour analyser des risques liés aux bioagresseurs, les rédacteurs des BSV requièrent des références sur les périodes et seuils de risque vis-à-vis des bioagresseurs à enjeu majeur. Or, le mycosphaerella est une maladie qui prend une ampleur de plus en plus importante dans la culture du colza en France. Le manque de connaissances sur la biologie, la nuisibilité, les facteurs à risques et les moyens prophylactiques limite les capacités des techniciens et conseillers à analyser les risques et à proposer des recommandations raisonnées.
Les objectifs
Le projet Myco-Risk se propose d’apporter des éléments pour aider à analyser les risques et proposer des recommandations de lutte intégrée vis-à-vis du Mycosphaerella du colza. Résolument destiné à un usage opérationnel, ce projet s’articule autour de 3 objectifs :
- Acquérir des données permettant de mieux cerner l’influence des facteurs climatiques, agronomiques et environnementaux sur le Mycosphaerella.
- Evaluer la nuisibilité de Mycosphaerella sur colza, en particulier au regard des dates d’arrivée et de l’intensité des symptômes visibles en définissant une période de surveillance, de sensibilité et si possible des seuils indicatifs de risque. Des perspectives concernant de nouvelles stratégies de lutte contre le Mycosphaerella devraient découler des enseignements de cet axe de travail.
- Elaborer et diffuser une grille d’estimation a priori du risque, établie à partir des connaissances précédemment acquises.
Les résultats attendus
- Proposer des évolutions, si possible, du protocole harmonisé national de suivi BSV du colza.
- Répondre aux besoins des rédacteurs de BSV et conseillers agricoles : documents support de méthodes de reconnaissance, de suivi de la maladie, de prise en compte des paramètres importants pour l’analyse de risque…
- Fournir des éléments de recommandations propres à la protection intégrée : mesures prophylactiques, raisonnement de la lutte directe selon le contexte, etc.
Le rôle de Terres Inovia
Porteur de projet
Terres Inovia est le seul porteur de ce projet. Il a donc la charge de la totalité du projet et est responsable de son bon déroulement. Les expériences portant sur la nuisibilité sont réalisées à l’aide de prestataires mais aussi en interne avec l’expertise de la DRT. Concernant la partie sur la compréhension de la biologie de la maladie, celle-ci est mise en place dans les essais portant sur la nuisibilité avec notamment le suivis de l’expression des symptômes en lien avec la dissémination des spores et les conditions climatiques. La partie portant sur l’évaluation variétales vis-à-vis du Mycosphaerella est réalisée au sein des essais variétés de Terres Inovia chaque qui sont mis en place chaque année, en conditions de contamination naturelle.
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Cécilia Fontyn - c.fontyn@terresinovia.fr
01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours NonSpécial Tournesol 2026 : Terres Inovia renouvelle son partenariat avec le groupe Réussir
Une nouvelle fois, l'institut technique a contribué à l'élaboration d'un support édité par le groupe Réussir et dédié à la culture du tournesol.
Une nouvelle fois, l'institut technique a contribué à l'élaboration d'un support édité par le groupe Réussir et dédié à la culture du tournesol.
Dans ce nouveau numéro du Spécial Tournesol 2026, plusieurs articles ont été rédigés par les experts de Terres Inovia.
- Une année 2025 chaude, sèche et... peu productive, par Elodie TOURTON.
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- Caractéristiques des variétés de tournesol selon leur type et leur précocité, par Céline MOTARD
Emile LEREBOUR - e.lerebour@terresinovia.fr
Laurent RUCK - l.ruck@terresinovia.fr
Cécilia FONTYN - c.fontyn@terresinovia.fr
Christophe SAUSSE - c.sausse@terresinovia.fr
Céline MOTARD - c.motard@terresinovia.fr
CIMA 2025 : une mobilisation contre les maladies des plantes
Des thématiques clés
Note de Terres Inovia 2025 sur le mildiou du tournesol
Le mildiou est un organisme tellurique qui peut survivre sous forme d’oospores plus de 10 ans dans le sol, même sans tournesol.
Rappels sur la maladie
Le mildiou est un organisme tellurique qui peut survivre sous forme d’oospores plus de 10 ans dans le sol, même sans tournesol.
L’absence d’attaque en culture ne signifie donc pas qu’il n’y a pas de mildiou dans la parcelle !
Les spores de mildiou ont besoin d’eau libre dans le sol pour germer et infecter les plantules de tournesol. Des conditions climatiques pluvieuses dans la période suivant le semis sont donc des plus favorables aux contaminations primaires racinaires du mildiou.
Le mildiou est également connu pour sa grande capacité d’évolution. Ainsi, aucune variété, même résistante à toutes les races, n’apporte pas de solution définitive et infaillible contre le mildiou. Les solutions de traitement de semences peuvent elles aussi perdre en efficacité si elles sont mal utilisées. La protection contre cette maladie passe par un raisonnement à la parcelle et sur le long terme, tenant compte de l’historique de la parcelle (attaques, variétés et traitement de semences utilisés). Les maîtres-mots : allongement de la rotation et alternance !
Fréquence mildiou par département : résultats de l'enquête 2025
La pression mildiou de la campagne 2025 est en augmentation par rapport à l’année précédente. Parmi les 1280 parcelles observées par les acteurs du dispositif interprofessionnel de surveillance (Terres Inovia, acteurs du BSV Poitou-Charentes, semenciers), 16,9% des parcelles ont été touchées par le mildiou contre 12,2% en 2024.
Comme en 2023 et 2024, les attaques ont de nouveau été d’une grande sévérité (comparées aux 20 dernières années), avec plus de 15% des parcelles touchées présentant plus de 10% de pieds nanifiés, et 5,1% à plus de 30% de pieds nanifiés. La gravité des attaques de mildiou est en légère baisse par rapport à 2024, mais la fréquence de parcelles avec mildiou est en augmentation ce qui favorise la multiplication de l’inoculum pour les années suivantes.
Situation particulière en 2025 : des attaques significatives de mildiou ont été observées dans le nord-est de la France (hors enquête kilométrique), en Meurthe-et-Moselle, Haute-Marne et Meuse. Les conditions météo de l’année ont pu être très favorables au mildiou, qui passait jusque-là inaperçu. Cette région n’était pas connue pour subir des attaques de mildiou, ce qui montre que même en absence de symptômes les années précédentes, des épisodes de mildiou peuvent tout le même survenir. Cela renforce la nécessité de rester vigilant face à cette maladie.
Position technique 2026 de Terres Inovia
Le schéma ci-dessous explique comment combiner au mieux les moyens de lutte pour bien gérer la situation en fonction de l’historique des parcelles. L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714# (contournant Pl8) C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9.
Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.
Evaluation des intrants
L'offre de service
- Conception, suivi et expertise d’essais en stations TI
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Les plus de Terres Inovia
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Maitriser la culture de la cameline
Nos autres formations
Cameline : transformer une culture de diversification en opportunité technique et économique.
Portée par des débouchés en plein développement, la cameline nécessite une maîtrise précise de son itinéraire cultural pour exprimer tout son potentiel. Cette formation vous propose une approche technique et économique complète pour réussir son intégration dans les systèmes de culture.
Au programme :
1.La cameline : bases et enjeux
- Origine, cycle de développement et caractéristiques agronomiques
- Atouts de la culture et positionnement dans les systèmes de culture
2.Débouchés et cadre de valorisation
- Principaux débouchés : carburants durables, alimentation humaine et animale, cosmétique, usages industriels
- Éléments de contexte réglementaire
3.Itinéraires techniques de la cameline
- Conditions de réussite et choix de la parcelle
- Implantation et choix variétal
- Fertilisation et gestion de l'enherbement
- Gestion des bioagresseurs
- Adaptation de l'itinéraire selon le mode de conduite : culture principale, dérobé estival ou hivernal, culture en association
4.Récolte et sécurisation de la production
- Principes et réglages clés de la récolte
- Fauchage-andainage
5.Cameline en agriculture biologique
- Intérêts agronomiques
- Spécificités techniques et débouchés
6.Performances économiques
- Comparaison de marges selon les itinéraires techniques
- Analyse économique à l'échelle du système de culture
7.Diagnostic terrain
- Observation de parcelles et/ou d'essais
- Analyse collective des situations rencontrées
À l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Comprendre les enjeux agronomiques, économiques et réglementaires liés à la culture de la cameline
- Identifier les différents débouchés de la cameline et leurs exigences
- Préconiser les techniques culturales clés pour réussir la cameline, quel que soit le mode de conduite (culture principale, dérobé, association, agriculture biologique)
- Adapter l'itinéraire technique de la cameline aux contextes pédoclimatiques et aux objectifs de production
Format présentiel avec une partie terrain (selon conditions et période de la formation) :
-
Apports en salle théoriques : Présentation de la culture, de ses débouchés et des itinéraires techniques (culture principale, dérobé, association), illustrée par des résultats d'essais et des études de cas concrets.
-
Observation terrain : Analyse de situations réelles en parcelle et observation d'essais afin de réaliser des diagnostics collectifs et d'illustrer les leviers techniques.
Méthodes actives : Exposés, études de cas, échanges de pratiques, questions-réponses, diagnostic appliqué.
Évaluation : Quiz de validation des acquis, questions-réponses tout au long de la formation, auto-positionnement des participants, enquête individuelle de satisfaction.
Supports théoriques : Présentations, exposés, textes réglementaires et documents de synthèse remis aux participants.
Études de cas : Situations réelles issues de résultats d'expérimentations et de retours d'expérience terrain, analysées collectivement.
Échanges de pratiques : Partage d'expériences entre participants et formateurs afin d'enrichir l'analyse technique et les diagnostics.
Techniciens, conseillers agricoles, agriculteurs, agents de structures travaillant avec la cameline en vue de production de biocarburant Questions-réponses, Quiz, enquête individuelle de satisfaction, auto-positionnementPour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
Mail : formation@terresinovia.fr
Aucun 0€ TTC https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/h17x4yzwmvzfgytkjb6Aq7zA3flf2q6khf1xmsczn8qAw8jpnz5sw4brlfk2kAbynAvwgpj5h35tqtkdkrhg3rtsm7yAyrjA4rzs9vlhjr7g4pj8 1 Jour 102 Intra-entrepriseRéussir le pois et la féverole dans le Sud-Ouest
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Pois et féverole : valorisez leur potentiel dans les systèmes du Sud-Ouest
Cultures à haute valeur agronomique et économique, le pois et la féverole jouent un rôle clé dans les rotations du Sud-Ouest. Adaptées aux sols variés et aux contraintes climatiques régionales, elles permettent de diversifier les assolements tout en réduisant les intrants. Pour en tirer le meilleur parti, une conduite fine est indispensable : choix de la parcelle, variétés, itinéraire technique... Cette formation vous guide pas à pas pour sécuriser et optimiser ces cultures dans votre contexte local.
Au programme :
1.Comprendre le fonctionnement des cultures dans le Sud-Ouest
- Physiologie du pois et de la féverole : stades clés, exigences environnementales
- Avantages agronomiques, environnementaux et économiques dans le contexte régional
2.Conduite culturale adaptée aux conditions locales et règles de décision associées
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- Identification des principaux accidents de culture observés dans la région
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5.Performance et durabilité
- Analyse technico-économique des itinéraires en contexte local
- Réduction des intrants, économie d'azote et bénéfices sur la culture suivante
Formation réalisée en collaboration avec FILEG (gratuité pour leurs adhérents)
A l'issue de la formation, les participants seront capables de :
- Identifier les facteurs clés de réussite de la culture du pois et de la féverole dans le contexte pédoclimatique du Sud-Ouest,
- Choisir et adapter les itinéraires techniques en fonction des sols, du climat et des pressions sanitaires locales,
- Diagnostiquer les principaux accidents de culture dans les conditions régionales,
- Évaluer les performances économiques et environnementales de ces cultures dans un cadre localisé.
Apports théoriques : exposés techniques et scientifiques adaptés au contexte pédoclimatique du Sud-Ouest.
Études de cas concrets : analyse de situations réelles rencontrées par les agriculteurs de la région.
Retours d'expériences terrain : partage de pratiques et de solutions éprouvées par les participants et le formateur.
Échanges interactifs : temps dédiés aux questions, discussions et partage entre professionnels.
Visite de parcelle ou diagnostic au champ (selon la saison) : application pratique des connaissances sur le terrain.
Evaluation : quiz, questions-réponses et enquête individuelle de satisfaction pour mesurer l'acquisition des compétences.
L'animation est assurée par Quentin LAMBERT, expert régional, garantissant un ancrage local et une réponse précise aux enjeux spécifiques de la zone.
Supports pédagogiques : documents techniques et synthétiques remises aux participants (fiches mémo, présentations illustrées, guides pratiques).
Illustrations visuelles : schémas, photos, et exemples concrets pour faciliter la compréhension des itinéraires techniques et des diagnostics.
Cas pratiques : analyse de situations réelles, diagnostics d'accidents de culture, et études de performances technico-économiques.
Visite de parcelle (si possible) : observation directe des cultures, des sols et des pratiques culturales en conditions réelles.
Techniciens et conseillers agricole, Agriculteurs et producteurs, Enseignants et formateurs agricoles, Responsables agronomiques et technico-commerciaux de la distribution agricole, Acteurs de la filière agroalimentaire / transformation Quiz, questions-réponses et enquête individuelle de satisfaction pour mesurer l'acquisition des compétencesPour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :
Christel CARO
Tél : 01 30 79 95 09
Mail : formation@terresinovia.fr
Aucun 480€ TTC 5 15 https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/38gvc6snjf8gw8lhmz6Acwbxnbrfcn5zmrvg4Ady4v3227brmvdhss5fnr3tmnry4vjd1pj5h35AAs5p4fm24wkplf7tm5t4l16A7mtfkbfw4pj8 1 Jour Quentin LAMBERT 95 Inter-entreprise et intra-entreprise