Tout savoir sur le mildiou du tournesol

Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. 

Agent pathogène et hôte

Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. Le mildiou est capable d’attaquer plusieurs Astéracées dont les espèces Hfelianthus comme H. argophyllus, H. debilis et H. petiolaris, et aussi la forme sauvage et cultivée de H.annuus,  le tournesol. Plasmopara halstedii peut également attaquer d’autres Asteraceae comme Bidens, Artemisia, Xanthium, qui pourraient être de potentiels réservoirs d’inoculum.
Comme le mildiou est un agent pathogène biotrophe obligatoire, sa survie en absence de tournesol repose sur des plantes relais. Les principales plantes relais (de P. halstedii vers le tournesol) à considérer sont Ambrosia artemisiifolia, Xanthium strumarium, Iva xanthiifolia et Senecio vulgaris, qui sont parfois abondantes dans les parcelles cultivées en tournesol. Du fait de leur proximité botanique avec H. annuus, ces espèces sont peu sensibles à la plupart des herbicides utilisés dans cette culture.

Tableau : hôtes potentiels du mildiou du tournesol.
Nom latinNom courantNom latinNom courant
Ageratum sp.AgératumHelianthus giganteusTournesol géant
Ageratum houstonianumAgératum du MexiqueHelianthus grosseserratusHélanthe à grosses dents
Ambrosia artemisiifoliaAmbroisie à feuilles d’armoiseHelianthus hirsutusTournesol hérissé
Artemisia vulgarisArmoise communeHelianthus nuttalliiTournesol de Nuttall
Centaurea sp.CentauréeHelianthus petiolarisTournesol à pétiole
Chrysanthemum sp.ChrysanthèmeHelianthus rigidusTournesol rigide
Cineraria sp.CinéraireHelianthus scaberrimusTournesol rude
Clibadium sp.ClibadieHelianthus strumosusTournesol à rhizomes
Coreopsis sp.CoréopsisHelianthus subrhomboideusTournesol subrhombique
Coreopsis lanceolataCoréopsis lancéoléHelianthus tuberosusTopinambour
Dimorphotheca sp.Ostéospermum / Marguerite africaineHelianthus occidentalisTournesol occidental
Elephantopus sp.ÉléphantopeHelianthus debilisTournesol délicat
Emilia sp.ÉmilieHelianthus lenticularisTournesol lenticulaire
Erigeron sp.VergeretteIva sp.Iva
Eupatorium sp.EupatoirePetasites sp.Pétasite
Eupatorium ageratoidesEupatoire agératoïdeRudbeckia sp.Rudbeckie
Eupatorium purpureumEupatoire pourpreRudbeckia fulgidaRudbeckie brillante
Eupatorium rugosumEupatoire rugueuseSenecio sp.Séneçon
Franseria sp.FranseriaVenidium sp.Venidium
Gerbera jamesoniiGerbéraVerbesina sp.Verbesine
Helianthus sp.TournesolVernonia sp.Vernonie
Helianthus annuusTournesol communXanthium strumariumLampourde commune
Helianthus argophyllusTournesol argentéXimenesia sp.Ximenesia
Helianthus divaricatusTournesol à feuilles écartéesZinnia sp.Zinnia


 

Symptômes

Les symptômes provoqués par le mildiou sur le tournesol sont multiples. Selon le stade d’infection de la plante, les symptômes peuvent aller jusqu’à de la mort de la plantule, si l’attaque est très précoce. 

En début de cycle, les plantules contaminées présentent un retard de croissance, elles apparaissent « rabougries », montrent des cotylédons jaunes. Des zones décolorées vert plus clair sont visibles sur les feuilles, dont la face inférieure est recouverte d’un feutrage blanc plus ou moins intense : ce feutrage correspond aux sporulations du mildiou, à partir desquelles pourront se déclarer des contaminations secondaires mais surtout « se fabriquer » l’inoculum pour les campagnes suivantes. Le mildiou va peu à peu coloniser tous les tissus de la plante et « monter dans les étages » : on dit qu’il est systémique et son développement à l’intérieur de la plante entraîne un nanisme caractéristique : les entre-nœuds sont raccourcis.

Les symptômes courants lors d’une attaque sont :

  • Nanisme de la plante
  • Port à plat du capitule
  • Symptômes en « ailes de fougère »
  • Présence de chlorose sur les feuilles délimitées par les nervures
  • Blanchiment des feuilles
  • Sporulation blanche visible d’abord sur la face inférieure des feuilles
  • Capitule stérile

Une visite en début de campagne permet de faire le point sur l’état de santé « mildiou » de la parcelle. Cette visite précoce présente le grand avantage de ne pas passer à côté des symptômes de mildiou, qui peuvent être plus difficiles à repérer lorsque le couvert se développe et les plantes grandissent. Souvent, un petit foyer de mildiou se déclare à l’entrée de parcelle, là où le passage du matériel agricole a créé des zones de tassement favorables à l’accumulation d’eau libre. N’hésitez pas à rentrer plus avant dans la parcelle afin de compléter votre diagnostic !

Le mildiou du tournesol en photos

Attention, ne pas confondre mildiou et rouille blanche
Des attaques précoces de rouille blanche peuvent parfois se manifester : celles-ci n’occasionnent pas de nanisme. Des cloques de couleur vert clair se développent sur les feuilles. Sur leur face inférieure, les sporulations du champignon forment des croûtes et non un feutrage homogène.
 

Attention aux confusions !

Cycle de vie

Bien que P. halstedii puisse être dispersé par le vent, l'eau et via les semences contaminées, il s'agit principalement d'un agent pathogène transmis par le sol. Au champ, les infections racinaires des jeunes plants de tournesol sont responsables des symptômes les plus graves et possèdent un fort impact sur le rendement. 


Les zoospores de Plasmopara halstedii sont libérés soit à partir de sporanges oosporés (au printemps) soit à partir de sporanges asexués (du printemps à l'été) et peuvent infecter les jeunes plants de tournesol. 


L’infection primaire se déroule au printemps et se passe sous forme souterraine via la germination d’oospores. Dans des conditions humides et fraîches, ces oospores vont entraîner la formation de zoosporanges, une structure de fructification produisant les zoospores. Ces zoospores sont biflagellées et vont aller infecter les racines de la plante. La contamination secondaire, contrairement à la primaire, se produit en phase aérienne. Les sporangiophores qui se trouvent sur les cotylédons ou sur la face inférieure des feuilles, vont entraîner la formation de sporanges qui seront disséminés par le vent, et produiront les zoospores responsables de l’infection secondaires. Cette étape est responsable des infections tardives des plantes voisines et contribue à la dissémination de l’agent pathogène.
Toute attaque même minime, contribue à alimenter le réservoir d’inoculum dans le sol.
 

Importance

Le mildiou est l’une des principales maladies affectant la production de tournesol. Cet agent pathogène a été observé pour la première fois en Amérique du Nord en 1888, puis en Russie et en Europe aux alentours de 1960. Cette introduction en Europe est probablement la conséquence d’une importation de graines contaminées. Depuis les années 1992 et jusqu’en 2019, ce pathogène a été soumis à un régime de quarantaine en Europe. 

L’impact global de cette maladie sur le rendement a été estimé à 3,5% de la production de graine en Europe, avec l’utilisation des méthodes de contrôle couramment utilisées.
 

En général, les attaques de mildiou impactent peu le potentiel de production des parcelles de tournesol. Cependant, certains cas bien plus graves peuvent se manifester à l’occasion de conditions favorables (rotation, choix variétal, pluviométrie), plus le pourcentage de pieds nanifié dans la parcelle est important, plus la perte de rendement sera élevée. Dans le Sud-Ouest, les années 2019 et 2020 ont pu marquer les mémoires. En 2025, une situation inhabituelle a été constatée, des cas d’attaques sévères ont été observées dans le Nord-Est. 

La nuisibilité des attaques primaires de mildiou est estimée à 1% de perte de rendement pour 1% de plantes nanifiées. Elle est donc significative en cas d’attaque généralisée ou par grands foyers mais quasi-nulle lorsque quelques pieds isolés sont touchés, ou qu’un petit foyer est présent à l’entrée de la parcelle.
 

Evolution de la pression mildiou 2000 à 2025

La surveillance du territoire national a mis en évidence une pression mildiou en augmentation depuis 6 ans : entre 12 et 19% de parcelles touchées, avec une augmentation significative de la proportion des attaques graves à plus de 10% de pieds nanifiés.

Facteurs favorables

Le retour trop fréquent du tournesol favorise le développement de la maladie. En effet les parcelles les plus attaquées sont celles ou le tournesol revient un an sur deux dans la rotation. 

Le mildiou se développant lors de conditions très humides et fraîche, semer dans un sol mal ressuyé, froid et lorsque de fortes pluies sont annoncées sont des conditions favorables au développement de l’infection. 

Le mauvais désherbage des parcelles de tournesol de toutes les espèces pouvant héberger le mildiou et les repousses de tournesol, favorise le développement de la maladie.

La culture de plantes hôtes du mildiou en interculture, tel que le niger ou encore la sylphie, est un autre facteur favorable au développement de la maladie.
 

Diversité de l’agent pathogène

Les races de mildiou sont déterminées selon leur virulence vis-à-vis d’une gamme de lignées différentielles.

Tableau : lignées différentielles utilisées pour la détermination des races de mildiou en France. S : la race est virulente, R : la race est avirulente

Plasmopara halstedii est apparu en France pour la première fois en 1966 avec la race 100. Par la suite, la maladie fut éradiquée grâce à l’utilisation des résistances variétales. Néanmoins, la réapparition du mildiou en 1988 a tiré la sonnette d’alarme, et une surveillance annuelle a été mise en place en France en 1990. Cette surveillance nationale couvre l’ensemble des zones de production. En 1999, seulement deux races ont été détectées sur le territoire français, les races 703 et 710. Depuis le début des années 2000, les races dites « récentes » sont régulièrement détectées, il s’agit des race 304, 307, 314, 334, 704 et 714, en plus des races dites « anciennes », 100, 710 et 703 (CETIOM & INRAE, 2011). En France, depuis le début de la surveillance, environ 24 races ont été identifiées selon leur profil de virulence. 

Graphique de l’évolution du nombre de races de mildiou du tournesol en France de 2000 à 2024.

Les races de mildiou en France sont en constante évolution. Au début des années 2000 et jusqu’en 2010, les anciennes races de mildiou 703 et 710 représentaient la majorité de la fréquence des races retrouvées en France, avec une fréquence de la race 710 souvent aux alentours des 70%. Par la suite, c’est la race 714, apparue pour la première fois en 2002, qui a dominé le paysage. En effet, contrairement aux races 703 et 710, la race 714 est virulente contre le gène de résistance Pl6. L’utilisation de plus en plus répandue de ce gène dans les variétés cultivées a entraîné une augmentation de fréquence de cette race dans le paysage. 

La race 704 a également été retrouvée en fréquence élevée parallèlement à la race 714. Mais depuis les années 2019, de nouvelles races de mildiou sont apparues et dominent à présent le paysage, il s’agit des races 774#, 704# et plus particulièrement la race 714#. Ces races sont capables d’infecter les variétés comportant le gène de résistance Pl8 (#). Ce gène a été introduit à une fréquence significative depuis quelques années ce qui a entraîné l’apparition de races virulentes correspondantes.

Leviers de lutte

La gestion durable du mildiou passe par une protection intégrée où tous les leviers de lutte doivent être raisonnés à la parcelle, dans la rotation, et pour le long terme.

Pratiques agronomiques

La lutte contre le mildiou passe par des mesures agronomiques simples mais efficaces qui permettent de réduire le risque :

  • Allonger les rotations de tournesol.
  • Semer dans un sol bien ressuyé et réchauffé sans annonces de fortes pluies les jours suivant le semis.
  • Détruire des parcelles cultivées en tournesol toutes les espèces pouvant héberger le mildiou.
  • Eviter les plantes hôte en interculture.

Résistances variétales

Ces bonnes pratiques agronomiques peuvent se combiner au choix variétal pour favoriser la diminution du risque d’apparition de la maladie. 

La résistance des variétés au mildiou est définie par leur profil RM. Il existe des variétés dites RM9, c’est-à-dire qu’elles sont résistantes aux 9 races officielles de mildiou : 100, 304, 307, 314, 334, 703, 704, 710 et 714, RM8, résistantes à 8 des 9 races (sensible à la race 334). Depuis quelques années, des profils de résistance #, RM8# et RM9#, sont apparus sur le marché, ces variétés sont résistantes à la race 714#, en plus des autres, race la plus communément retrouvée lors d’attaque de variétés RM9.

A ce jour il existe 88 variétés résistantes à la race majoritaire de mildiou (RM9#) en France, leur utilisation permet de lutter contre la maladie. L’alternance des variétés permet de changer, au fil des campagnes, les gènes de résistances auxquels on expose le mildiou dans la parcelle, et donc de réduire le contournement de ces résistances. En effet, cultiver des variétés possédant un même gène de résistance au fil des campagnes entraine une forte pression de sélection sur le mildiou, vis-à-vis de ce gène, ce qui favorise les cas de contournements.

Traitement de semence

Le recours au traitement de semence est possible mais non obligatoire. Son utilisation est à raisonnée en fonction de l’historique mildiou de la parcelle ainsi que de la variété utilisée. A ce jour, il existe deux spécialités à base d’oxathiapriproline (LUMISENA et PLENARIS), disponibles comme traitement de semence mildiou.

LUMISENA (n°2200078) de la société CORTEVA et PLENARIS (n°2200736) de la société SYNGENTA sont deux traitements de semences à base d’oxathiapiproline à 200 g/l en formulation FS.

Cette substance active connue notamment en vigne (ZORVEC) pour sa bonne action contre le mildiou de la vigne est un inhibiteur de la protéine de liaison à l’oxystérol. Elle intervient dans l’équilibre, le transport et le stockage des lipides de la cellule du champignon. L’oxathiapiproline est classé dans le groupe 49 du FRAC (Fongicide Résistance Action Committee) qui juge le risque de résistance comme moyen à élevé. C’est en effet un fongicide à mode d’action unisite. Il est déconseillé de l’employer seul. C’est un point commun à toutes les luttes durables : associer deux modes d’action efficace, que ce soit en mildiou vigne, fongicides céréales ou colza ou mildiou du tournesol.

Si disponible, Terres Inovia conseil d’associer l’oxathiapiproline à un autre anti-mildiou efficace afin de limiter la pression de sélection.

Attention, l’utilisation de semences traitées doit être réfléchi au cas par cas et ne doit pas être systématique, afin de ne pas favoriser l’apparition de résistances chez le mildiou

Le raisonnement pour la lutte contre le mildiou doit être tenu à la parcelle car il dépend de l’historique de chacune :

  • la parcelle a-t-elle subi des attaques de mildiou sur les 5 dernières campagnes ?
  • quelles variétés (génétique, profil RM) y ont été cultivées ?
  • avec quel(s) traitement(s) de semences anti-mildiou ?

C’est sur ces questions que se base notre position technique.

Position technique mildiou Terres Inovia 2026

L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714Pl8. C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9. 

Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.

Attention !

Malgré l’absence de tournesol pendant plusieurs années dans une parcelle, le risque mildiou n’est pas nul. En effet, le mildiou peut s’installer sur d’autres plantes hôte (voir Agent pathogène et hôte), par conséquent, la présence de ces plantes sur une parcelle après un tournesol, même ancien, contribue au maintien de l’inoculum, donc au maintien du risque. 

De plus, même dans le cas d’absence de mildiou sur les derniers tournesols d’une même parcelle, cela de garantit pas l’absence d’inoculum, des petites attaques peuvent passer inaperçues et permettre une multiplication du mildiou dans la parcelle. Il suffit alors de conditions climatiques particulièrement favorables à la maladie pour que celle-ci gagne en sévérité (% de plantes nanifiées) et impact fortement le rendement.

Même dans le cas de l’utilisation d’une variété résistante et d’un traitement de semence, le risque mildiou existe toujours. N’oublions jamais deux choses :

  • le traitement de semences peut être lessivé en cas de grosses pluies
  • et le mildiou possède une capacité d’adaptation extraordinaire face aux molécules fongicides et aux gènes de résistance des variétés.

Ces moyens de lutte doivent donc être bien utilisés afin de les faire durer :

  • utiliser les bonnes pratiques agronomiques
  • varier les profils RM des variétés
  • utiliser raisonnablement le traitement de semence

Pour plus d’informations sur la fréquence et l’intensité du mildiou en France, retrouvez notre note commune mildiou publiée chaque fin d’année sur le site de Terres Inovia.

Levée Floraison Phase végétative Montaison France entière Maladies Tournesol Cécilia FONTYN - c.fontyn@terresinovia.fr

Le désherbage de la lentille

Pour la culture de la lentille, le désherbage constitue une étape importante de l’itinéraire technique. Sa croissance lente et son faible pouvoir couvrant la rendent vulnérable à la concurrence précoce des adventices, pouvant entraîner des pertes de rendement et des difficultés de récolte. De plus, pour réussir son désherbage chimique ou mécanique, la qualité d’implantation (profondeur et régularité de semis) est une étape importante pour limiter les problèmes de sélectivité et permettre une bonne efficacité. 

Pour la culture de la lentille, le désherbage constitue une étape importante de l’itinéraire technique. Sa croissance lente et son faible pouvoir couvrant la rendent vulnérable à la concurrence précoce des adventices, pouvant entraîner des pertes de rendement et des difficultés de récolte. De plus, pour réussir son désherbage chimique ou mécanique, la qualité d’implantation (profondeur et régularité de semis) est une étape importante pour limiter les problèmes de sélectivité et permettre une bonne efficacité. 

Une gamme d’herbicides homologués limitée

Le désherbage chimique repose essentiellement sur une application en post-semis prélevée. Lorsque la pression adventice persiste, un traitement complémentaire au stade 3–4 feuilles peut être envisagé, bien que les possibilités restent limitées selon les situations. Cette application peut être fractionnée pour améliorer l’efficacité et limiter des problèmes de sélectivité.

Flore cibléePrélevée (dose/ha)Post-levée (dose/ha)Prix
Crucifères, chénopodes (faible pression), coquelicots, gaillets, renouées (oiseaux, liserons en faible pression), mourons, véroniques Challenge 600 3 l/ha
+ Nirvana S 1 l/ha
Challenge 600 1 l/ha115 €
Idem + mercuriales, fumeterres, renfort sur chénopodes et renouéesChallenge 600 0,5 l/ha
+ Lentagran 0,5 kg/ha
A renouveler une 2e fois
175 €

Pour les parcelles avec une problématique importante en graminées (vulpin, ray grass), il est possible d’utiliser les produits à base de propyzamide (Kerb flo à 1,875 l/ha) en prélevée. Cette matière active peut présenter un intérêt en situation de graminées résistantes à certaines familles d’herbicide (FOPs et DIMEs). Le produit ne peut pas être associé à l’application du Challenge 600 et du Nirvana S pour des questions de réglementation et de manque de sélectivité sur la lentille. Malgré les conditions de températures moins favorables au mois de mars, les essais montrent des efficacités correctes en conditions humides. 
 

L’homologation récente du Pentium flo à base de pendiméthaline permet d’avoir une solution supplémentaire en augmentant la dose de cette matière active. Cependant, des essais sont en cours pour affiner les préconisations et limiter les risques de phytotoxicité. De plus, l'utilisation des produits Onyx et Corum est déconseillée en lentille pour des raisons de sélectivité.
 

Comme pour la campagne 2025, une demande de dérogation a été faite pour pouvoir utiliser le Nirvana S en post-levée pour lever des impasses techniques (ex : ortie royale). Le retour des services du ministère de l’Agriculture est toujours en attente. En cas de retour positif, il est conseillé de fractionner l’apport en 2 passages de 0,25 l/ha.  Une association avec Challenge 600 à 0,5 l/ha est possible. 
 

50 % des lentilles sont conduites en agriculture biologique

Le désherbage mécanique de la lentille se fait principalement avec la herse étrille (la herse de type Treffler étant plus sélective) ou la houe rotative. Le binage est possible mais demande des équipements spécifiques pour pouvoir travailler sur des écartements faibles.
La herse étrille peut être passée « à l’aveugle », quelques jours après le semis et permettra de détruire précocement les adventices en cours de levée. Cependant, il ne faut pas intervenir autour de la levée de la culture et jusqu’au stade 2 feuilles, car c’est le moment où la lentille est la plus fragile. On peut passer la herse étrille ou la houe rotative facilement à partir du stade 3-4 feuilles en réalisant les réglages adéquats (vitesse, angle d’inclinaison des dents).
 

Il est recommandé d’intervenir tôt car ce sont les stades jeunes des adventices qui sont plus sensibles aux outils. Il est également important d’intervenir sur sol bien ressuyé et par temps séchant, c’est-à-dire sans pluie annoncée les jours suivants pour éviter le repiquage ou la mise en germination de nouvelles adventices.  
 

Le passage de la herse étrille pouvant faire remonter des cailloux, un roulage jusqu’au stade 8-10 feuilles de la lentille est recommandé après le dernier passage d’outils. 
 

Implantation Levée France entière Maitrise des adventices Lentille Partiel Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr)

Une pression maladie intense et précoce dès la sortie d'hiver

Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.

Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.

Petits rappels sur la reconnaissance des maladies

Le Botrytis

Le botrytis est une maladie aérienne très fréquente sur féverole d’hiver, provoquée par un champignon : Botrytis fabae. Les symptômes sont répartis de façon homogène dans la parcelle et se présentent sous forme de très nombreuses petites tâches marron qui s’étendent et se rejoignent à mesure que la maladie se développe. A terme, elle occasionne une défoliation et des coulures de fleurs. Elle apparaît notamment sur les parcelles semées précocement et/ou densément. 

Les conditions météorologiques de ce début d’année ont été particulièrement favorables au développement de la maladie, notamment sur les parcelles semées précocement (mi-octobre) et/ou de fonds de vallée fortement exposées aux excès d’eau récents. De premiers symptômes sont également visibles sur les parcelles semées plus tardivement (courant novembre). Dans ces circonstances, la nuisibilité s’annonce déjà être très élevée.

(Secteur d’Auch (32) le 02/02/2026 - Crédit photo : Terres Inovia)
 

Ascochytose:

Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.

Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.

La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.

(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)

 

La Cercosporiose


La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible. 
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
 

La Rouille

La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.

Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.

(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )

 

Comment agir si la maladie est déjà présente ?

Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis

Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :

  1. La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
  2. L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)

En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis. 

Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.

Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?

Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).

Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.

En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.

Vos contacts régionaux

  • Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
  • Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées 
     
Levée Est Occitanie Ouest Occitanie Sud Aquitaine Accidents climatiques Maitrise des maladies Implantation Féverole d'hiver Compatible Quentin LEVEL - Terres Inovia - q.level@terresinovia.fr

Lutter contre l’enherbement en pois chiche : agir tôt pour être efficace

Le pois chiche est une culture qui se développe lentement en première partie de cycle, jusqu’au début de la floraison, ce qui est propice à l’enherbement de l’entre-rang. A ce jour, une stratégie basée sur une application de prélevée est incontournable pour assurer une efficacité acceptable. Elle pourra être relayée par une application de post-levée en fonction de la flore. 

Application de la prélevée

Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité. Le positionnement de la prélevée au plus près du semis est donc à privilégier. L’humidité dans les premiers centimètres du sol conditionnera l’efficacité de ces herbicides racinaires dans les semaines qui suivent l’application. Pour leurs larges spectres, deux stratégies sont privilégiées : Prowl 400 2l/ha + Challenge 600 2l/ha ou Nirvana S 1,8 à 2l/ha (voir tableau ci-dessous). Attention, dès cette camapagne, le Prowl 400 n’est plus utilisable sur les pois chiches semés avant le 01/02.

Antidicotylédones en post-levée : deux spécialités commerciales disponibles

Le Challenge 600 peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse de cette spécialité commerciale en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles du pois chiche sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum). ONYX (Pyridate 600 g/l) apporte un bénéfice net sur la postlevée avec une efficacité régulière sur datura, repousses de tournesol, morelle et renouées. Comme le Challenge, il doit être appliqué tôt, à partir de 2 feuilles (et jusqu’à 8 feuilles) sur des adventices entre 2 et 4 feuilles. Une application par an et fractionnable en 2x 0,75l/ha. Un effet dose est constaté sur datura, morelle, renouées et matricaire (1,5 l plutôt que 0,75 ou 1 l). 

 

(1) Utilisation possible seulement si semis réalisé après le 01/02.
(2)    En fonction du type de sol, moduler la dose de Nirvana entre 1,5 et 2 l/ha maximum. Déconseillé dans les sols sableux.
(3)    Si Challenge 600 non utilisé en prélevée
(4)    Renouées en relais d’une prélevée efficace uniquement
(5)    Fractionnement à 7-10 jours d’intervalle
(6)    Non couvert par les firmes

Voir le tableau complet des herbicides en fin d'article

 

 

Désherbage mécanique

En complément ou en substitution, des solutions de désherbage mécanique sont possibles et montrent chez certains producteurs des efficacités tout à fait acceptables. 

  • Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevée sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 3-4 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas être arraché par l’outil). En adaptant la vitesse et l’agressivité, le passage de herse étrille est possible dès 1 feuille.
  • Un passage de bineuse dans l’inter-rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).

Le déclenchement des passages mécaniques se fera selon la levée des adventices (privilégier des interventions sur adventices jeunes), le stade de la culture (voir tableau ci-dessous) et les conditions météorologiques (intervenir toujours par temps séchant : sol bien ressuyé et pas de pluie annoncée dans les jours suivants, afin d’éviter le repiquage des adventices ou la mise en germination de nouvelles graines).

Dans nos essais, en situation de printemps humide, écartement à 60 cm, nous avons pu constater qu’une stratégie basée uniquement sur l’utilisation de la herse étrille en début de cycle à 1-2 feuilles, n’a pas donné satisfaction. De même, une stratégie basée uniquement sur du binage à partir de 4 feuilles ne permet pas une efficacité comparable à une stratégie combinant les deux outils : Herse étrille à 1-2 feuilles puis binage à partir de 3-4 feuilles, stratégie qui pour le coup a présenté de bons résultats en expérimentation. La météo de l’année et la diversité de la flore dans la parcelle ont une grande influence sur les résultats.

Désherbage mécanique du pois chiche, réglages et possibilités de passage en fonction du stade de la culture et du choix de l'outil.

Désherbage mixte

Allier chimique et mécanique prend tout son sens, d’autant plus pour une culture mineure où les solutions disponibles sont peu nombreuses et ne permettent pas toujours de répondre à toutes les flores rencontrées. En situation sèche au semis ou pluvieuse au printemps par exemple, une stratégie tout en prélevée peut s’avérer insuffisante : inefficacité de la prélevée ou re-salissement au printemps. On peut alors adopter, en substitution ou complément de la prélevée, une stratégie avec herbicide de post-levée appliqué à 3-4 feuilles en combinaison avec un ou plusieurs passages de bineuse à partir de 4-5 feuilles. L’application de la post-levée sera considérée en fonction des levées d’adventices. Cette stratégie donne de bons résultats en flore simple à moyenne (dans notre essai 2023 : renouée liseron, mercuriale, véronique des champs et ray-grass). 

Implantation Levée Phase végétative France entière Maitrise des adventices Désherbage Pois chiche Partiel Quentin Lambert & Gwénola Riquet - Terres Inovia

Réussir ses semis de pois chiche : le point avant de démarrer

Pour le pois chiche comme pour les autres oléoprotéagineux, l’implantation est une étape cruciale.  Terres Inovia, fait le point sur les éléments clés à respecter pour réussir son implantation.

Bien choisir sa parcelle et pas plus d’un pois chiche tous les 5 ans

Le pois chiche valorise très bien les terres non hydromorphes, avec une réserve utile moyenne à superficielle, et un bon pouvoir de réchauffement au printemps. Culture de niche à valeur ajoutée, on privilégiera si possible au sein de l’exploitation, les terres de type argilo-calcaires qui sont particulièrement adaptées à cette culture. Pour assurer la mise en place des nodosités, le pH doit être compris entre 7 et 9. Il convient également de privilégier des parcelles sans flores adventices difficiles (datura, xanthium, morelle, ambroisie, repousses de tournesol). 

Pas plus d’un pois chiche tous les 5 ans ! Afin de limiter au maximum les risques de maladies (fusarioses et ascochytose) on n’implantera pas de pois chiche sur une même parcelle avant une période d’au moins cinq à six ans. 

La carte ci-contre indique la présence de mésorhizobium spécifique du pois chiche au sein du territoire à dire d’expert. Ce mésorhizbium est nécessaire à la mise en place des nodosités, qui fournissent l’essentiel des besoins azotées. Dans les départements grisés, les bactéries spécifiques ne sont pas présentes et cela limitera fortement le potentiel de la culture. D’autres légumineuses à graines sont certainement plus adaptées à ces secteurs.

Depuis juin 2024, l’inoculum LegumeFix (Legume Technology, distribué par Catelin Logi Fert) est disponible (via autorisation UE) comme inoculum sur pois chiche en France. L’inoculum est disponible sous forme de tourbe. 

Attention à la provenance des graines semées !

L’ascochytose (anciennement anthracnose), maladie la plus fréquente sur pois chiche, se conserve principalement sur les graines. Ainsi, la prise de risque est forte lorsqu’on réutilise des graines contaminées. En effet, on s’expose à une contamination primaire des plantes, dès la levée, avec des pertes associées estimées entre 25 et 75% du rendement. En plus des autres leviers agronomiques, l’utilisation de semences certifiées, est une première barrière à la maladie. 

 

Un seul traitement de semence efficace contre l’ascochytose est disponible à ce jour : Prepper (Fludioxonil 25 g/l). Le Prepper permet de diminuer le pourcentage d’attaque de près de 80% de plantes atteintes 40 jours après la levée en situation de fortes attaques (essai 2023).

 

Consultez les résultats des variétés commercialisées sur notre site Myvar

Reprise des sols : tenez compte du niveau de ressuyage avant d’intervenir

Avant d'intervenir, il est recommandé de vérifier (avec une bêche) la profondeur réellement ressuyée. Il faudra alors adapter la profondeur de travail à cette observation, en particulier limiter le travail à la zone ressuyée, aller au-delà provoquerait la création de mottes, ou au contraire un lissage, défavorables à la levée et à l’exploration racinaire. Optez pour un outil à dents léger type vibroculteur ou herse plate et éviter les outils à disques. Comme toutes les légumineuses à graines, le pois chiche nécessite un sol bien structuré avant l’implantation, ce qui permettra une exploration racinaire optimale tout en garantissant le bon fonctionnement des nodosités.

Sol réchauffé et bien ressuyé indispensable pour un semis dans de bonnes conditions

Tenez compte de la plage de semis idéale pour votre région:

Pour une grande partie du territoire, la période de semis optimale se situe de mi-février à mi-mars (voir carte ci-contre). Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour favoriser la germination. Dans les secteurs concernés, attention aux dégâts de corvidés, pigeons ramier et/ou de sangliers au moment des semis. 

Un semoir monograine de préférence

Aujourd’hui, Deux modes de semis sont possibles. Le semis à faible écartement (semoir à céréales), apprécié pour sa couverture rapide du sol, et le semis large écartement (semoir monograine), qui assurera une meilleure précision de la dose et de la profondeur de semis. Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées. 

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter ces articles:

Implantation Levée France entière Implantation Inoculation Pois chiche Compatible Quentin Lambert - Terres Inovia

Les ravageurs de la cameline

Les altises des crucifères et les méligèthes constituent les deux principaux insectes susceptibles d’être observés sur la culture.

Généralités

Les altises des crucifères et les méligèthes constituent les deux principaux insectes susceptibles d’être observés sur la culture.

Toutefois, dans la majorité des situations, leur présence se limite à des dégâts mineurs, sans conséquence notable sur le développement de la caméline. À noter également la possible présence de limaces, qui peuvent occasionner des dommages, en début de cycle.

Petite altise

La cameline peut être attaquée par les altises des crucifères, ou petites altises (Phyllotreta spp.). Ce petit coléoptère, noir ou bicolore (noir avec une bande longitudinale jaune sur chaque élytre), mesure entre 2 et 2,5 mm et se caractérise par ses pattes postérieures renflées lui permettant de sauter.

Les dégâts se manifestent par de nombreuses morsures circulaires d’environ 1 mm de diamètre, perforantes ou non, sur les cotylédons et le limbe des feuilles.

Petites altises sur cameline

Bien que la cameline appartienne à la famille des Brassicacées, elle est nettement moins attractive pour les altises que le colza ou les moutardes. Ainsi, sauf situation exceptionnelle, que ce soit en culture principale ou en dérobé estivale, aucune intervention chimique n’est généralement nécessaire.

Attaque de petites altises délaissant la cameline

Méligèthes

Les méligèthes des crucifères (Brassicogethes sp.) adultes mesurent entre 1,5 et 2,5 mm. Ils présentent une forme aplatie et une coloration noir brillant aux reflets métalliques, parfois teintés de vert. Leurs antennes sont noires, tandis que les pattes, courtes et souvent peu visibles en vue dorsale, sont noires ou rousses selon les espèces.

Présence de méligèthe sur bouton de colza

Les méligèthes ne peuvent être présents que sur la cameline conduite en culture principale. Seuls les adultes sont responsables des dégâts. Ils perforent les boutons floraux à la recherche de pollen, endommageant notamment le pistil. 

Ces perforations peuvent entraîner des déformations florales, voire un avortement des fleurs en cas d’attaques précoces et soutenues. Toutefois, dès l’apparition des premières fleurs, la nuisibilité diminue fortement. 

Globalement, les dégâts restent limités et sans impact significatif sur le rendement, la cameline étant peu attractive pour cet insecte. Ainsi, sauf situation exceptionnelle, aucune intervention chimique n’est à prévoir.

Limaces

Les limaces peuvent s’avérer nuisibles au moment de la levée de la culture. Leur activité dépend davantage des conditions d’humidité en surface que de la densité de population présente dans la parcelle. 

Les sols creux ou motteux, ainsi que ceux contenant des résidus de culture non décomposés, constituent un environnement particulièrement favorable à leur développement. 

En l’absence de travail du sol, comme c’est souvent le cas lors de l’implantation de la cameline en dérobé estivale, l’activité des limaces peut être significative en conditions humides.

Dégâts de limaces sur cameline, Berry, juillet 2024

En présence de limaces et si le climat maintient une certaine fraîcheur en surface au moment du semis, il est recommandé d’appliquer préventivement un anti-limace en plein, juste après le semis.

Bas-Rhin (67) Bouches-du-Rhône (13) Deux-Sèvres (79) Essonne (91) Finistère (29) Gard (30) Gers (32) Gironde (33) Haut-Rhin (68) Haute-Garonne (31) Haute-Loire (43) Haute-Marne (52) Haute-Saône (70) Haute-Savoie (74) Haute-Vienne (87) Hautes-Pyrénées (65) Hauts-de-Seine (92) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Paris (75) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Pyrénées-Orientales (66) Rhône (69) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Seine-et-Marne (77) Seine-Maritime (76) Seine-Saint-Denis (93) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Territoire de Belfort (90) Val-d'Oise (95) Val-de-Marne (94) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Vosges (88) Yonne (89) Yvelines (78)

Les éditions sur la cameline

Automne Levée Phase végétative France entière Ravageurs Cameline 2025 Non

Le désherbage de la cameline

La cameline dispose d’un bon pouvoir couvrant, ce qui lui permet de concurrencer efficacement les adventices, à condition que l’implantation soit réussie et la levée homogène et suffisante. 

Généralités

La cameline dispose d’un bon pouvoir couvrant, ce qui lui permet de concurrencer efficacement les adventices, à condition que l’implantation soit réussie et la levée homogène et suffisante. 

Toutefois, en raison du nombre limité de solutions chimiques homologuées pour le désherbage, tant contre les graminées que les dicotylédones, il est recommandé de l’implanter dans une parcelle propre, indemne d’adventices au moment du semis.

Il convient également d’éviter les situations à forte pression adventice, notamment en présence de graminées résistantes ou d’espèces particulièrement envahissantes, comme l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia).

Gestion des adventices pour la cameline en interculture d’été

Pression adventice

En 2024, un suivi agronomique a été mené sur des parcelles de cameline implantées en dérobé estivale. Le graphique ci-dessous met en évidence un enherbement important à total sur environ un quart des surfaces observées. Les principales espèces adventices recensées sont :

  • Repousses de cultures : orge et pois
  • Dicotylédones annuelles : chénopodes, mercuriales, liseron, panic pied-de-coq, séneçon, etc.
  • Plantes vivaces : chardons
Niveau de salissement des parcelles de cameline en dérobé estivale suivies en 2024

Le graphique ci-dessous illustre le niveau de salissement observé dans les parcelles de cameline implantées en dérobé estivale, en fonction du type de précédent cultural. Il met en évidence une maîtrise de l’enherbement plus complexe suite à un pois d’hiver, notamment en raison de la présence importante de repousses de pois et d’adventices dicotylédones.

Présence de repousses de pois dans une parcelle de cameline - Photo : Domitille JAMET Terres Inovia
Niveau de salissement des parcelles de cameline en dérobé estivale suivies en 2024. NA : non renseigné dans l’enquête.

La pression adventice représente l’un des principaux facteurs limitants identifiés dans le suivi de parcelles en 2024, la maitrise des adventices est donc un enjeu central pour assurer la réussite de la culture. 

Levier de gestion des adventices

En premier lieu, il est important de choisir une parcelle à faible risque d’infestation d’adventices, car les leviers de lutte sont limités en interculture d’été. Pour limiter les risques de salissement des parcelles, il est important de choisir des successions culturales adaptées, alternant cultures de printemps et cultures d’hiver.

Au-delà du choix de la parcelle, il est important de semer la cameline sur un sol propre. Si des adventices sont présentes au moment de la moisson, il est possible de les gérer avec un déchaumage, ou un passage d’herbicide total en cas de semis direct de la cameline.

Enfin, il existe quelques herbicides homologués, pour une lutte chimique en culture.

Ci-dessous la liste non exhaustive des molécules autorisées (source : ephy-Anses et index phytosanitaire) :
 

(*) : proposition non exhaustive
Matières activesGrammageDose d'AMMProduit (*)PositionnementStade d'application
cléthodime240 g/l0.5 l/haCenturion 240 ECPost levée2 f à 6-8 f
quizalofop-p-ethyl + cléthodime 70 g/l + 140 g/l0.8 l/haVesuve MaxPost levée2 f à 6-8 f
clopyralid100 g/l1.25 l/haLontrel 100Post levée2 f à 6-8 f
metazachlore500 g/l1.5 l/haRapsan 500 SCPré-levée ou post précoce 
quinmérac + metazachlore100 g/l + 400 g/l1.87 l/haRapsan TDIPré-levée00 à 08

En situation de précédent céréales d’hiver, en cas de forte infestation de repousses post-implantation de la cameline, un traitement herbicide est indispensable. L’intervention devra être réalisée avec un graminicide spécifique à base de cléthodime ou de quizalofop-P-éthyl appliqué impérativement avant le stade de reprise de croissance active (début d’élongation) de la cameline, afin d’assurer une sélectivité optimale et une efficacité maximale. 

Point de vigilance : le tableau ci-dessus récence les herbicides homologués sur cameline, et non les herbicides dont la sélectivité vis-à-vis de la cameline a été démontrée. Des suspicions de phytotoxicité existent pour les herbicides à base de clopyralid et de métazachlore, Terres Inovia mène actuellement des travaux sur la sélectivité de ces herbicides pour identifier les herbicides adaptés.

En cas de recours à un herbicide en végétation, quel que soit le produit utilisé, l’application devra impérativement être réalisée avant le début de l’élongation de la tige, afin de limiter tout risque de phytotoxicité.

Stade limite de la cameline pour l’application d’un herbicide en végétation (source photo : Zanetti et al. 2021) 

En dérobée estivale, le désherbage mécanique en culture n’est pas pertinent. 

Gestion des adventices pour la cameline en culture principale

Le choix de la succession culturale représente un levier important de gestion des adventices : alterner cultures d’hiver et de printemps permet de maintenir une faible pression adventice sur la parcelle. 

En culture principale de printemps, la cameline peut se semer tardivement du fait de la durée relativement courte de son cycle. Cela offre l’opportunité de réaliser plusieurs faux-semis au printemps, et réduire le stock d’adventices. Le semis tardif de la cameline, qui peut se réaliser jusqu’au mois de mai, permet également d’esquiver une grande partie de la flore adventices de printemps, et réaliser une véritable rupture au sein de la rotation. Concernant les moyens de lutte en culture, le tableau ci-dessous donne la liste non exhaustive des molécules autorisées (source ephy-Anses et index phytosanitaire).

(*) : proposition non exhaustive
(1) : dose graminées annuelles
(2) : dose graminées vivaces
Matières activesGrammageDose d'AMMProduit (*)PositionnementStade d'application
cléthodime240 g/l0.5 l/haCenturion 240 ECPost levée2 f à 6-8 f
quizalofop-p-ethyl + cléthodime 70 g/l + 140 g/l0.8 l/haVesuve MaxPost levée2 f à 6-8 f
clopyralid100 g/l0.2 l/haLontrel 100Post levée2 f à 6-8 f
clomazone + dmta-p + metazachlore40g/l – 200 g/l- 200 g/l2.5 lPolairePré-levéeStade 00 à 09
dmta-p + quinmerac333 g/l = 167 g/l1.5 l/haSolanisPost levée2 f à 6-8 f
metazachlore500 g/l1.5 l/haRapsan 500 SCPré-levée ou post précoce 
quinmérac + metazachlore100 g/l + 400 g/l1.87 l/haRapsan TDIPré-levée00 à 08

Point de vigilance : le tableau ci-dessous récence les herbicides homologués sur cameline, et non les herbicides dont la sélectivité vis-à-vis de la cameline a été démontrée. 

En cas de recours à un herbicide en végétation, quel que soit le produit utilisé, l’application devra impérativement être réalisée avant le début de l’élongation de la tige, afin de limiter tout risque de phytotoxicité.

Stade limite de la cameline pour l’application d’un herbicide en végétation

Concernant le désherbage mécanique, seul un passage de herse étrille à l’aveugle est envisageable en culture principale. En post-levée, l’utilisation de cet outil est déconseillée en raison du risque élevé d’arrachage des pieds.

Bas-Rhin (67) Bouches-du-Rhône (13) Deux-Sèvres (79) Essonne (91) Finistère (29) Gard (30) Gers (32) Gironde (33) Haut-Rhin (68) Haute-Garonne (31) Haute-Loire (43) Haute-Marne (52) Haute-Saône (70) Haute-Savoie (74) Haute-Vienne (87) Hautes-Pyrénées (65) Hauts-de-Seine (92) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Paris (75) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Pyrénées-Orientales (66) Rhône (69) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Seine-et-Marne (77) Seine-Maritime (76) Seine-Saint-Denis (93) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Territoire de Belfort (90) Val-d'Oise (95) Val-de-Marne (94) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Vosges (88) Yonne (89) Yvelines (78)

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Les atouts agronomiques de la cameline

La cameline (Camelina sativa) est une crucifère (Brassicacée) originaire d’Europe et d’Asie du Sud-Ouest. Elle est historiquement cultivée en Europe, notamment en France dont les premières traces datent de l’Age de Bronze pour la production d’huile végétale et de fourrage. 

La cameline (Camelina sativa) est une crucifère (Brassicacée) originaire d’Europe et d’Asie du Sud-Ouest. Elle est historiquement cultivée en Europe, notamment en France dont les premières traces datent de l’Age de Bronze pour la production d’huile végétale et de fourrage. 

Sa culture est largement répandue jusqu’au début du XXe siècle, d’où on tirait une huile employée notamment dans la fabrication des savons et des peintures, avant de, peu à peu, disparaître face à la concurrence d’autres cultures oléagineuses plus productives telles que le colza. A l’époque, les résidus solides obtenus après extraction de l'huile servaient de compléments alimentaires au bétail ou étaient utilisés comme fertilisants ; les tiges étaient utilisées pour la confection de balais. 

Aujourd’hui, elle réapparaît dans le paysage agricole européen, et intéresse de nombreux acteurs, agriculteurs comme industriels, du fait de ses atouts agronomiques et de l’ouverture de nouveaux débouchés.

Une bonne adaptation aux contextes pédoclimatiques

La cameline a un atout de taille : elle s’adapte à une large gamme de contextes pédoclimatiques, et valorise notamment bien les sols à faible potentiel. Elle est souvent présentée comme une culture rustique, du fait de sa faible exigence en intrants et de sa résistance à la sécheresse et aux fortes températures. Elle est également plutôt tolérante aux bioagresseurs et résistante à la verse. Ainsi, la cameline nécessite peu d’engrais et de pesticide, son introduction dans les systèmes de culture présente donc des intérêts économiques et environnementaux. 

Pas de matériel spécifique mais des réglages nécessaires

De plus, sa mise en œuvre ne requiert pas de matériel spécifique, ce qui facilite son introduction dans les exploitations. Malgré tout, du fait de la petite taille de sa graine (PMG ≈ 1-1.5g), les phases d’implantation et de récolte nécessitent des réglages et une attention particulière. 

La cameline en images

0 éléments

Une culture au cycle court

Une particularité intéressante de la cameline réside dans la durée de son cycle, qui varie selon les variétés et périodes de semis de 90 à 250 jours (1700 à 1900 degrés jour en base 0°C selon les variétés). Elle peut donc être cultivée en culture principale, en association avec par exemple de la lentille ou encore en dérobé pour les variétés à cycle court (lien page mode d’insertion dans les SdC).  

Un atout pour l'agriculture biologique

Sa faible exigence en intrant combinée à un fort pouvoir concurrentiel – à condition d’une levée régulière et homogène – lui permet de trouver sa place dans les rotations en agriculture biologique (lien page agriculture biologique). Certains agriculteurs rapportent même qu’elle aurait un effet "allélopathique", c’est-à-dire qu’elle pourrait freiner naturellement la croissance d’autres plantes indésirables autour d’elle. Cela n’a pas encore été démontré en plein champ à notre connaissance. 

Conclusion

Ainsi, l’ensemble de ces atouts en font une culture capable de s’intégrer facilement dans une diversité de systèmes de culture en France, mais aussi à travers le monde, en agriculture biologique comme en conventionnelle, en culture principale comme en dérobé. 

cameline

Les outils pour la cameline

Enquête

Terres Inovia propose des questionnaires pour saisir les parcelles touchées par l'orobanche, la…
Bas-Rhin (67) Bouches-du-Rhône (13) Deux-Sèvres (79) Essonne (91) Finistère (29) Gard (30) Gers (32) Gironde (33) Haut-Rhin (68) Haute-Garonne (31) Haute-Loire (43) Haute-Marne (52) Haute-Saône (70) Haute-Savoie (74) Haute-Vienne (87) Hautes-Pyrénées (65) Hauts-de-Seine (92) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Paris (75) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Pyrénées-Orientales (66) Rhône (69) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Seine-et-Marne (77) Seine-Maritime (76) Seine-Saint-Denis (93) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Territoire de Belfort (90) Val-d'Oise (95) Val-de-Marne (94) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Vosges (88) Yonne (89) Yvelines (78)

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