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Low-carbon agriculture: the results of the ClieNFarms project
The European ClieNFarms project, aimed at reducing greenhouse gas emissions on farms, came to a close with a symposium in Brussels on November 20. Terres Inovia helped eight farms in the Grand Est region to implement low-carbon levers as part of this work, led by INRAE.
The European ClieNFarms project, aimed at reducing greenhouse gas emissions on farms, came to a close with a symposium in Brussels on November 20. Terres Inovia helped eight farms in the Grand Est region to implement low-carbon levers as part of this work, led by INRAE.
To kick-start the transition to low-carbon agriculture, ClieNFarms was born out of a European consortium of 14 countries to study and test climate change mitigation levers over four years (2022-2025) in 20 study territories, including five in France. Led by INRAE, the project has mobilized 13.5 million euros and has been co-financed by Green Deal Europe, partner countries outside the EU and partner organizations.
Eight pilot farms supported by Terres Inovia
The technical institute was one of 33 partners involved in this vast European Union-wide project.
In addition to interactions with the Syppre Champagne platform and the Terrasolis Farm Bas Carbone space, which were mobilized as experimental study grounds to provide references, Terres Inovia accompanied eight pilot farms in the Grand Est region from 2023 to 2025.
Working with advisors from cooperatives or chambers of agriculture, farmers explored several strategies with mitigation potential : controlling and reducing industrial nitrogen fertilizers, mobilizing nitrogen-fixing crops such as peas, lentils or soybeans, modifying the types or forms of fertilizers used, increasing the surface area and biomass of non-harvested cover crops, the proportion or quantity of crop residues returned to the soil, etc.
The application of specific levers in each case resulted in a net reduction in emissions of 1.12 teqCO2/ha/year for the Grand Est region.
The Label Bas Carbone method deployed in the field
During these four years of experimentation, we were able to study ways of reducing greenhouse gas (GHG) emissions and increasing the sources of long-term soil carbon storage.
Emissions reductions on the 8 pilot farms estimated using the Label bas carbone Grandes cultures method, on the left with the levers defined by each farmer and projected over 5 years, on the right with their implementation over three years of monitoring (net reduction = reduction in GHG emissions + increase in soil carbon storage).
Analysis of individual results and comparisons with the carbon footprints of other farmers in the region enriched discussions among the group of farmers and advisors. " The variability of GHG emission reductions per hectare and per year highlights the complexity of the dynamics at play, depending on the soil and climate context, the initial cropping system, and the scale and combination of the levers used ", explains Anne Schneider, Terres Inovia's research manager, who was involved in the project to coordinate actions in this French study area. Mathieu Dulot, a development engineer based in Châlons-en-Champagne, acted as a relay in the field, facilitating exchanges with advisors from three chambers of agriculture in the Grand Est region and Scara.
A net reduction in GHG emissions
An extrapolation study was also carried out to assess the potential of the levers in field crops if applied on a territorial scale (in this case, north-eastern France).
In each context defined as homogeneous, ambitious and feasible levers were applied. In the Grand Est region, fifteen cropping systems were defined and characterized by their initial carbon footprint, representing the reality of what has been done in recent years on 80.4% of the region's arable land.
The study showed that application of the specific levers in each case resulted in a net reduction in emissions of 1.12 teqCO2/ha/year for the Grand Est region (and 0.98 for the Hauts-de-France region), i.e. a higher average reduction than that assessed for the pilot farms.
For an effective and significant impact on a territory, the integration of climate change mitigation levers must be part of a global and coordinated agro-ecological transition approach, where risks and benefits are shared between agricultural players, from upstream to downstream, from decision-makers to businesses. " Deploying the low-carbon transition requires coordinated, cross-business support: this observation is unanimously shared by the multi-stakeholder group from Hauts-de-France and Grand Est, which met twice as part of the ClieNFarms project ," continues Anne Schneider.
More information
Sunflower: varieties evaluated by Terres Inovia in 2025
Which varieties to choose for 2026 sowings? To help growers make the right choice, Terres Inovia offers a variety evaluation based on a number of criteria. Find the results of this evaluation in Arvalis & Terres Inovia Infos and on the institute's Myvar website.
Quelles variétés choisir pour les semis 2026 ? Pour aider les producteurs dans leur choix, Terres Inovia propose une évaluation des variétés selon de nombreux critères. Retrouvez les résultats de cette évaluation pour les variétés dans Arvalis & Terres Inovia Infos et sur le site Myvar de l'institut.
Productivité, caractères variétaux et tolérance aux maladies
Les variétés de tournesol, après leur inscription au catalogue par le CTPS, sont évaluées dans un réseau d’essais multilocal couvrant les principales régions de production. Ces essais sont menés en étroite collaboration entre Terres Inovia et ses différents partenaires du développement agricole : organismes stockeurs (coopératives ou négociants), organismes professionnels agricoles (chambres d’Agriculture, GDA, CETA...) et l’UFS (Union française des semenciers). L’institut technique évalue également dans ces réseaux des variétés issues du catalogue européen. Outre la productivité et les différents caractères des variétés, l’évaluation porte aussi sur la tolérance aux maladies.
Les variétés sont classées selon leur niveau de précocité à maturité, et aussi selon qu’elles sont oléiques ou linoléiques. Les séries ainsi obtenues sont implantées selon leur intérêt par région. Les indices de rendement sont calculés en pourcentage de la moyenne des essais toutes variétés confondues.
Tous les résultats sont disponibles dans les quatre éditions régionalisées d'Arvalis & Terres Inovia infos.
Myvar par Terres Inovia : un outil de choix variétal interactif
A l’issue des résultats 2025 des essais variétés de tournesol des réseaux d’évaluation de post-inscription Terres Inovia publie des listes recommandées pour les semis 2026. Vous pouvez les retrouver sur www.myvar.fr dans la rubrique "Actualités". Si besoin, filtrez sur "Recommandations régionalisées" ou "Tournesol" pour retrouver les dernières listes recommandées.
Cet outil interactif permet de choisir les variétés les plus adaptées à vos conditions de production, parmi 15 critères différents, comparer les variétés qui vous intéressent et aussi consulter les fiches descriptives détaillées.
Céline Motard
Cap Protéines Challenge: a 5th edition inspired by oilseeds!
The presentation of the shortlisted projects for the Cap Protéines Challenge 5 took place on December 12. The jury selected six teams to take part in the final on May 19, 2026 in Paris.
La présentation des projets des équipes présélectionnées pour le Cap Protéines Challenge 5 s’est tenue le 12 décembre dernier. Le jury en a retenu six, lesquelles participeront à la finale du 19 mai 2026 à Paris.
Pour cette nouvelle édition, 17 dossiers ont été déposés à l’issue du webinaire de lancement du 18 septembre 2025 avec des projets, lesquels répondent aux thématiques du concours. 8 d’entre eux ont passé la première étape de sélection pour ne laisser plus que 6 concurrents en lice, dont les idées ont séduit le jury d’experts le 12 décembre 2025. La finale se tiendra le 19 mai 2026 à Paris.
Des pommes noisettes à base de féverole
Fevie’s est une équipe d’ingénieurs de Sup’Biotech, qui développe des pommes noisettes à base de purée de féveroles. L’idée est d’introduire un nouvel accompagnement à base de légumineuses, sous une forme familière au sein des familles. Le but est d’en faciliter l’acceptabilité et l’introduction dans les habitudes de consommation.
Innovante, gourmande, rapide à préparer et riche en protéines (11,7g pour 100g de produit), la recette ne contient ni additifs ni conservateurs afin de proposer une recette simple et saine.
Bientôt une plateforme collaborative d’échanges de recettes durables
Cap Veggie est le premier organisme de formation professionnelle en cuisine végétarienne et à base de légumineuses pour la restauration collective et commerciale en grand volume. Aujourd’hui, Cap Veggie dispense des formations, participe à des missions de conseils et de la création de recettes.
Depuis quatre ans, Cap Veggie accompagne plus de mille chefs et équipes de cuisine, une vingtaine d’acteurs de l’agroalimentaire, et régale plus de 2 millions de convives avec ses recettes.
Au 2e semestre 2026, les porteurs du projet lanceront Mijote, la première plateforme web collaborative d’échanges de recettes durables pour les professionnels de la restauration collective.
Du sans gluten à base de protéagineux et oléagineux
Quatre entrepreneuses développent, produisent et commercialisent Floorish. Il s’agit de mixes de farine sans gluten à base de coproduits agroalimentaires revalorisés, issus de filières françaises. Les mixes sont à haute valeur nutritionnelle et enrichis grâce – entre autres – à l’utilisation de protéagineux et d’oléagineux. L’objectif est de réinventer le sans gluten en le rendant plus sain, plus gourmand et plus durable, sans compromis ni sur la texture ni sur le goût.
Les mixes pour pâtisseries et pains sont prêts à l’emploi et peuvent remplacer directement la farine de blé dans les recettes traditionnelles, sans ajustement de formulation.
Un jeu de plateau où l’on cultive des oléoprotéagineux
Cinq étudiants de l’école d’ingénieurs de Purpan propose Proté-Win, un jeu de plateau éducatif où chaque joueur incarne un agriculteur chargé de développer son exploitation en cultivant des oléoprotéagineux. Au fil des saisons, les joueurs doivent faire face aux aléas climatiques, aux maladies, aux fluctuations de marché et aux choix stratégiques de leurs voisins.
Entre négociations, alliances, bluffs et décisions économiques, chacun cherche à optimiser ses cultures, valoriser ses productions et progresser en compétences. Ludique et stratégique, le jeu permet de découvrir de manière simple et immersive les réalités de l’agriculture, la diversité des débouchés et le rôle essentiel des protéines végétales dans la filière.
Du pois chiche dans des plats préparés équilibrés
235 Eat vise à réinventer le prêt-à-cuisiner sec avec des préparations cœur de repas équilibrées, gourmandes et saines Les plus : un peu d’eau et hop, 5 minutes au micro-ondes !
Ce projet est porté par une jeune entrepreneuse passionnée d’innovation et avec l’ambition de lutter contre la malbouffe et le « sautage de repas » ; elle travaille dans des startups de l’agrifoodtech depuis huit ans.
La première gamme de ses prêt-à-cuisiner propose des préparations pour moelleux-repas salés ou sucrés, destinées aux jeunes actifs urbains et dont l’ingrédient clef est la farine de pois chiche. Le lancement est prévu en e-commerce à la fin du premier trimestre 2026.
Des "céréales" croquantes à base de pois chiche
BeanBuddiez est porté par un jeune doctorant à AgroParisTech. Il propose des "céréales" croquantes pour petit-déjeuner ou snack sain fabriquées à partir de pois chiches entiers, 100 % végétales, naturellement riches en protéines, en fibres, sans allergènes et avec une liste d’ingrédients courte. Deux déclinaisons de goûts sont imaginées : un Chico Pop enrobé de miel caramélisé et un Chico Pop à la cannelle.
"A still delicate economic context
Interview with Vincent Lecomte, Terres Inovia economic studies manager
L’Observatoire des résultats économiques à la production suit l’évolution de la rentabilité des grandes cultures en calculant les marges brutes et nettes du colza, du tournesol, du pois protéagineux et du soja irrigué à partir des données du Conseil National Cerfrance. Il a fait l’objet d’un Point Eco, publié par l’Interprofession des huiles et des protéines végétales à partir d'une analyse de Terres Inovia. L’analyse de Vincent Lecomte, chargé d’études économiques pour Terres Inovia.
Quel est l’objectif de cet observatoire ?
Il permet d’appréhender de façon globale l’évolution des résultats économiques à la production du colza d’hiver, du pois, du tournesol et du soja via différents indicateurs dont la marge (en €/ha) et le prix de revient (en €/t).
Que montrent les simulations pour la récolte 2025 ?
Les données consolidées montrent à présent, grâce à l’effet prix de vente en premier lieu, un positionnement relativement satisfaisant du tournesol au niveau de la marge, en particulier pour le débouché oléique, qui représente aujourd’hui 85% de la production nationale. Du côté du colza, les marges s’appuient sur des rendements moyens à satisfaisants, voire très satisfaisants dans certains bassins. Concernant le soja, les rendements dans l’ensemble, satisfaisants à très satisfaisants en irrigué, permettent, malgré une légère baisse des prix par rapport à la campagne précédente, d’obtenir des marges correctes. La situation est très différente en soja pluvial, dont les rendements ont été très affectés par les deux épisodes de canicule et la sécheresse de l’été 2025.
Le contexte économique est donc favorable ?
Non. Le contexte économique est globalement difficile pour les grandes cultures pour la troisième campagne consécutive, avec un effet de ciseau entre les prix et les charges qui se prolonge. Mais, dans ce paysage plus que délicat, les oléagineux tirent bien leur épingle du jeu en 2025 au regard des céréales dont les prix de vente sont notoirement bas lors de la campagne de commercialisation 2025-2026. Ainsi ces données illustrent la robustesse et la résilience de ces oléagineux, renforcées par des démarches agronomiques initiées et promues par Terres Inovia, à l’exemple du colza et du tournesol robustes. Concernant le soja, nous remarquons que l’irrigation, en optimisant les apports d’eau selon les préconisations de l’institut, est un facteur majeur d’augmentation et de stabilisation des marges, ce qui est la définition même de la robustesse.
Qu'en est-il des résultats pour le pois protéagineux ?
Si les rendements 2025 ont été dans l’ensemble satisfaisants, en particulier en pois d’hiver, les faibles prix actuels, sous la double influence des prix bas du blé tendre pour l’alimentation animale et du tourteau de soja standard, pénalisent la marge annuelle de la culture. Le contexte du pois en débouché alimentation humaine est différent, relativement plus favorable grâce à une meilleure valorisation.
Que faut-il retenir des résultats de cet observatoire ?
Au-delà de la conjoncture de l’année et de l’imprévisibilité de la campagne à venir, il importe d’appréhender la compétitivité des cultures à l’échelle pluriannuelle, au moins sur trois ans, et en tenant compte des effets « précédent » et de la rotation qui impactent fortement la performance économique sur le moyen terme. C’est ce que montrent les différents travaux de Terres Inovia et ceux conduits en inter-instituts dans le cadre de Syppre. La performance accrue passe par un meilleur équilibre dans les rotations entre les familles de cultures ainsi qu’entre leurs cycles de type hiver, printemps ou été pour une gestion efficace et durable des adventices, ravageurs et maladies. »
Nos autres actualités
Stéphanie Bérard
Consult the latest issue of Arvalis & Terres Inovia infos
All four editions of the January 2026 issue of Arvalis & Terres Inovia infos are available online.
Les quatre éditions du numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos de janvier 2026 sont disponibles et consultables en ligne.
Tournesol et oléoprotéagineux
- Tournesol : les variétés évaluées par Terres Inovia en 2025
- Implantation du tournesol : viser une levée avant le 1er mai
- Tournesol sauvage : faire front commun pour en venir à bout !
- Légumineuses de printemps : surveiller les thrips, sitones et pucerons dès la levée
- Pois et féveroles : les solutions disponibles pour protéger
Bonne lecture !
Les quatre éditions consultables en ligne
Terres Inovia at CIMA 2025: strong mobilization against plant diseases
Des thématiques clés
Terres Inovia note 2026 on downy mildew in sunflowers
Downy mildew is a telluric organism that can survive as oospores for more than 10 years in the soil, even without sunflowers.
Rappels sur la maladie
Le mildiou est un organisme tellurique qui peut survivre sous forme d’oospores plus de 10 ans dans le sol1, même sans tournesol.
L’absence d’attaque en culture ne signifie donc pas qu’il n’y a pas de mildiou dans la parcelle !
Les spores de mildiou ont besoin d’eau libre dans le sol pour germer et infecter les plantules de tournesol. Des conditions climatiques pluvieuses dans la période suivant le semis sont donc des plus favorables aux contaminations primaires racinaires du mildiou.
Le mildiou est également connu pour sa grande capacité d’évolution. Ainsi, aucune variété, même résistante à toutes les races, n’apporte pas de solution définitive et infaillible contre le mildiou. Les solutions de traitement de semences peuvent elles aussi perdre en efficacité si elles sont mal utilisées. La protection contre cette maladie passe par un raisonnement à la parcelle et sur le long terme, tenant compte de l’historique de la parcelle (attaques, variétés et traitement de semences utilisés). Les maîtres-mots : allongement de la rotation et alternance !
Fréquence mildiou par département : résultats de l'enquête 2025
La pression mildiou de la campagne 2025 est en augmentation par rapport à l’année précédente. Parmi les 1280 parcelles observées par les acteurs du dispositif interprofessionnel de surveillance (Terres Inovia, acteurs du BSV Poitou-Charentes, semenciers), 16,9% des parcelles ont été touchées par le mildiou contre 12,2% en 2024.
Comme en 2023 et 2024, les attaques ont de nouveau été d’une grande sévérité (comparées aux 20 dernières années), avec plus de 15% des parcelles touchées présentant plus de 10% de pieds nanifiés, et 5,1% à plus de 30% de pieds nanifiés. La gravité des attaques de mildiou est en légère baisse par rapport à 2024, mais la fréquence de parcelles avec mildiou est en augmentation ce qui favorise la multiplication de l’inoculum pour les années suivantes.
Situation particulière en 2025 : des attaques significatives de mildiou ont été observées dans le nord-est de la France (hors enquête kilométrique), en Meurthe-et-Moselle, Haute-Marne et Meuse. Les conditions météo de l’année ont pu être très favorables au mildiou, qui passait jusque-là inaperçu. Cette région n’était pas connue pour subir des attaques de mildiou, ce qui montre que même en absence de symptômes les années précédentes, des épisodes de mildiou peuvent tout le même survenir. Cela renforce la nécessité de rester vigilant face à cette maladie.
Position technique 2026 de Terres Inovia
Le schéma ci-dessous explique comment combiner au mieux les moyens de lutte pour bien gérer la situation en fonction de l’historique des parcelles. L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714# (contournant Pl8) C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9.
Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.
Semi-permanent cover on the Syppre Picardie platform
On the Syppre platform in Picardy, an industrial vegetable was historically grown. Due to recurring problems (birds, water stress), it was decided to stop growing this crop in 2022 on both systems, and to plant rapeseed, combined with a semi-permanent cover in the innovative system.
On the Syppre platform in Picardy, an industrial vegetable was historically grown. Due to recurring problems (birds, water stress), it was decided to stop growing this crop in 2022 on both systems, and to plant rapeseed, combined with a semi-permanent cover in the innovative system.
To meet the platform's various challenges (carbon storage, reduced nitrogen dependency, reduced tillage, organic matter enrichment, etc.), the industrial vegetable has been replaced by rapeseed since 2023. This change opened up an opportunity to experiment with a new technical itinerary on the innovative system, contributing to the objectives of improving soil fertility: planting a semi-permanent cover crop at the same time as the rapeseed, which could theoretically remain in place for almost three years.
Les projets sur le colza
PLATOON
Towards better management of the cruciferous clubroot problem (Plasmodiophora brassicae): from knowledge of the pathogen to varietal evaluation
-
Colza
Tournesol
Pois de printemps
Pois d'hiver
Pois chiche
Lentille
Soja
Chanvre
Féverole d'hiver
Féverole de printemps
Lin d'hiver
Lin de printemps
Lupin d'hiver
Lupin de printemps
Cameline
Biodiversité
Herbi1&NoPhy
Experimenting with agroecological systems for pesticide use as a last resort
Decoproze
Demonstrator of a sustainable, zero-emission, protein-rich rapeseed production chain
ARPEGE
Structuring and developing sustainable agricultural sectors with regenerative agriculture
Les autres actualités
A new strategy and visual identity for Terres Inovia
On Thursday December 11, the technical institute for the vegetable oil and protein and hemp sectors presented its 10-year global strategy to respond to the scale of the transformations underway in agriculture.
A frame of reference
To support producers and agricultural sectors through the major upheavals currently affecting agriculture, Terres Inovia has drawn up an ambitious strategic plan for the next ten years to consolidate its raison d'être, ambitions and commitments for the next ten years.
" Today, we are at a major turning point. Climate shocks, societal expectations, economic pressures and regulatory uncertainties are profoundly transforming production conditions. Historically created for farmers, and now mainly financed by them, Terres Inovia has always been able to adapt to major agricultural turning points and meet the needs of farmers and their industry. The institute is now equipped with a reference framework, a structuring tool that responds to the scale of the transitions that agriculture is undergoing. This 10-year plan is the fruit of a long-term effort, and has been designed with a dual timeframe in mind: responding to immediate challenges while anticipating those of tomorrow ", explained Gilles Robillard, President of Terres Inovia, at a press conference held on December 11.
Gilles Robillard, President of Terres Inovia: "Terres Inovia is a benchmark of trust for farmers and industry players".
" At the heart of these transformations, oilseeds, pulses and hemp face challenges but also offer unprecedented opportunities for protein sovereignty, agroecology and regional resilience.
Faced with this reality, and aware that our research is only as valuable as the innovative outlets it offers our industry, we would like to emphasize the decisive role played by our interactions with every member of the industry, from the farmer to the end product.
Today, our institute must both anticipate and provide robust solutions that can be applied directly on the farm. That's what this framework is all about: clarifying our raison d'être, reinforcing our commitments and organizing our actions around strategic axes. By unveiling this new phase today, Terres Inovia is fully assuming its role: paving the way for solutions for the future.
The institute's signature commits it and outlines the direction in which the institute is deploying itself: Paving the way for the solutions of the future.
A raison d'être and six major commitments
Terres Inovia's reflection process has enabled us to redefine what constitutes the very essence of the institute: "to put the best of agronomic and transformative science at the service of an agriculture of solutions, for farmers and our sectors, for today and tomorrow".
This raison d'être implies six commitments that guide the actions of our teams:
- Innovation based on trust, scientifically founded, tested and useful to farmers.
- Anticipation of climate, social and regulatory issues.
- Openness, through co-construction with scientific, technical and economic partners.
- Close proximity to producers and processors.
- Enlightened independence, with objectivity, rigor and absence of conflicts of interest.
- A results-oriented culture, with systematic impact measurement and sustainable value creation.
Four strategic pillars
The 2025 - 2035 roadmap is structured around four strategic priorities:
- Strengthening national sovereignty in plant oils and proteins
The Institute's work is aimed at boosting the production and valorization of oilseeds, pulses and hemp, in order to reduce France's dependence on imports and its vulnerability to geopolitical and climatic challenges. Emblematic programs such as Cap Protéines+ and Formidable Protéines 2 support this dynamic.
- Accelerating an agro-ecological transition
Terres Inovia promotes the adoption of cropping systems that are productive, competitive and respectful of the environment. The Cap Agronomie® program and the results of the R2D2 project show that agro-ecological transition can be productive and profitable when accompanied. The institute wants to go further, by widely deploying the establishment of robust crops, so as to sustainably stabilize the volumes collected.
- Deploying solutions for adapting to climate change
The institute's work consists in promoting the creation of new tolerant varieties, itineraries adjusted to hazards and decision-making tools (climate models, water management, territorial diagnostics) to secure production and the economic viability of farms.
- Informing industry and government decisions
Terres Inovia produces consolidated technical and economic references, prospective analyses and independent expertise. In particular, Terres Inovia contributes to Parsada to structure R&D and respond to the technical impasses encountered by farmers.
Three priority challenges to meet industry expectations
- Protein sovereignty: 35 R&D projects dedicated to legumes and increased support for local value chains.
- Productivity and competitiveness of farms, by helping producers to build more robust cropping systems through the Cap Agronomie® program.
- Managing impasses linked to the elimination of phytosanitary solutions: steering the phosmet phase-out plan, with 11 R&D projects providing proven alternative solutions, and the Institute's involvement in Parsada projects.
Laurent Rosso, Managing Director of Terres Inovia
" By leading the way, Terres Inovia takes on the role of daring pioneer, breaking new ground, and at the same time, by using the 1st person plural, it is the one who federates, accompanies and embraces.
By focusing on the solution of the future, we make it clear which side we want to be on, and adopt a resolutely forward-looking, positive and engaging tone. We're setting the course - the future - and asserting that our innovations are operational and robust, because they've been designed to be deployed over the long term ".
A new logo
The logo has evolved to become simpler, more assertive and more modern.
The palette has been reduced from seven to four colors, which are more bold and luminous, with a charcoal gray that reinforces the idea of robustness and medium-term projection.
The new typography, rounded and fluid, remains close to the current one, while gaining in solidity. The figurative element continues to represent plots of land and the diversity of agricultures supported. The rounded shapes and spaces convey openness and the desire for exchange.
A completely redesigned website
Entirely rebuilt on a modern, eco-designed technical base, the new Terres Inovia website will go online in a few days. More graphic, smoother and aligned with the new visual identity, it offers a revamped browsing experience, notably thanks to thematic entries (pests, fertilization, climatic accidents...) and enriched crop pages.
A major new feature is that a number of contents hitherto reserved for logged-in accounts are now freely accessible, including crop guides, campaign news and decision-support tools, all of which are in great demand among users.
Harvesting camelina
Although camelina has a low risk of shattering at maturity, it is particularly sensitive to post-ripening losses: its seeds are highly susceptible to shattering during cutting, to breakage during threshing, and to direct losses in the field.
General
Although camelina has a low risk of shattering at maturity, it is particularly sensitive to post-ripening losses: its seeds are highly susceptible to shattering during cutting, to breakage during threshing, and to direct losses in the field.
Camelina reaches maturity when the siliques change color from lemon-yellow to brownish. At this stage, seed moisture is generally between 8 and 10%. They detach easily from their shells under light manual pressure.
At this stage, it is crucial to intervene quickly, and harvesting should ideally be carried out within 7 to 10 days to limit dehiscence losses.
To guarantee good seed conservation and optimal storage conditions, humidity at harvest must not exceed 9%.
In the presence of fresh impurities (green matter), we recommend pre-sorting within 24 hours of harvesting, to limit temperature rise and reduce overall batch humidity.
If, after sorting, humidity remains above 9%, drying is necessary to avoid risks of deterioration (heating, fungal development, etc.).
Please note: under a contract with SAIPOL, the impurity content must not exceed 2%.
The graph below illustrates the evolution of seed moisture as a function of color.
Setting up the combine harvester
As camelina is a small-seed crop, it is essential to adapt combine settings and forward speed (ideally between 3 and 4 km/h) to limit losses.
Main recommended settings:
- Cutterbar: adjust the height just below the lowest siliques to minimize losses at the base.
- Reel: moderate speed, between 600 and 700 rpm, to limit silique breakage.
- Thresher / concave: initial spacing of 15 to 20 mm. Start with a setting similar to that used for cereals. If unthreshed whole siliques are found in the hopper, slightly increase the beater speed or reduce the spacing between beater and concave.
- Sieves :
- Lower sieve: as closed as possible.
- Upper sieve: initial opening 20%, to be adjusted according to sorting quality and throughput.
- Sieves :
- Ventilation: very low air flow to avoid losses, as camelina seeds are very light.
A combine adjustment guide published by SAIPOL with recommendations from Nicolas Thibaud is available on request.
A video is also available:
Mowing - swathing
Swathing mainly concerns camelina crops grown as summer catch crops. At maturity, the crop is generally upright, which makes swathing much easier. Before mowing, it is imperative to ensure that the weather conditions over the next few days will be dry, in order to guarantee proper drying of the swath and avoid any delay in harvest recovery.
In fact, swathing should ideally take place 4 to 6 days after mowing, to avoid increasing losses and degrading seed quality.
This practice has three main objectives:
- Bring forward the harvest date, with an estimated gain of around 10 days in October;
- To improve harvest quality, by enabling faster drying of the seeds in the swath;
- Reduce weed infestation at the end of the cycle.
The plot is ready to be swathed when around 75% of siliques have turned yellow, corresponding to a seed moisture level of around 30%, generally reached 2 to 3 weeks after the last flower.
The cutting height should be just below the lowest siliques (i.e. between 15 and 20 cm) to ensure good aeration of the swath.
It is strongly recommended not to turn the swath, in order to limit ginning losses.
The swath is then harvested using a combine harvester, around 4 to 6 days after mowing, once drying conditions are optimal.