Tout savoir sur le mildiou du tournesol
Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol.
Agent pathogène et hôte
Plasmopara halstedii, agent responsable du mildiou du tournesol, est un oomycète biotrophe obligatoire, spécialiste, capable de se conserver pendant 10 ans dans le sol. Le mildiou est capable d’attaquer plusieurs Astéracées dont les espèces Hfelianthus comme H. argophyllus, H. debilis et H. petiolaris, et aussi la forme sauvage et cultivée de H.annuus, le tournesol. Plasmopara halstedii peut également attaquer d’autres Asteraceae comme Bidens, Artemisia, Xanthium, qui pourraient être de potentiels réservoirs d’inoculum.
Comme le mildiou est un agent pathogène biotrophe obligatoire, sa survie en absence de tournesol repose sur des plantes relais. Les principales plantes relais (de P. halstedii vers le tournesol) à considérer sont Ambrosia artemisiifolia, Xanthium strumarium, Iva xanthiifolia et Senecio vulgaris, qui sont parfois abondantes dans les parcelles cultivées en tournesol. Du fait de leur proximité botanique avec H. annuus, ces espèces sont peu sensibles à la plupart des herbicides utilisés dans cette culture.
| Nom latin | Nom courant | Nom latin | Nom courant |
| Ageratum sp. | Agératum | Helianthus giganteus | Tournesol géant |
| Ageratum houstonianum | Agératum du Mexique | Helianthus grosseserratus | Hélanthe à grosses dents |
| Ambrosia artemisiifolia | Ambroisie à feuilles d’armoise | Helianthus hirsutus | Tournesol hérissé |
| Artemisia vulgaris | Armoise commune | Helianthus nuttallii | Tournesol de Nuttall |
| Centaurea sp. | Centaurée | Helianthus petiolaris | Tournesol à pétiole |
| Chrysanthemum sp. | Chrysanthème | Helianthus rigidus | Tournesol rigide |
| Cineraria sp. | Cinéraire | Helianthus scaberrimus | Tournesol rude |
| Clibadium sp. | Clibadie | Helianthus strumosus | Tournesol à rhizomes |
| Coreopsis sp. | Coréopsis | Helianthus subrhomboideus | Tournesol subrhombique |
| Coreopsis lanceolata | Coréopsis lancéolé | Helianthus tuberosus | Topinambour |
| Dimorphotheca sp. | Ostéospermum / Marguerite africaine | Helianthus occidentalis | Tournesol occidental |
| Elephantopus sp. | Éléphantope | Helianthus debilis | Tournesol délicat |
| Emilia sp. | Émilie | Helianthus lenticularis | Tournesol lenticulaire |
| Erigeron sp. | Vergerette | Iva sp. | Iva |
| Eupatorium sp. | Eupatoire | Petasites sp. | Pétasite |
| Eupatorium ageratoides | Eupatoire agératoïde | Rudbeckia sp. | Rudbeckie |
| Eupatorium purpureum | Eupatoire pourpre | Rudbeckia fulgida | Rudbeckie brillante |
| Eupatorium rugosum | Eupatoire rugueuse | Senecio sp. | Séneçon |
| Franseria sp. | Franseria | Venidium sp. | Venidium |
| Gerbera jamesonii | Gerbéra | Verbesina sp. | Verbesine |
| Helianthus sp. | Tournesol | Vernonia sp. | Vernonie |
| Helianthus annuus | Tournesol commun | Xanthium strumarium | Lampourde commune |
| Helianthus argophyllus | Tournesol argenté | Ximenesia sp. | Ximenesia |
| Helianthus divaricatus | Tournesol à feuilles écartées | Zinnia sp. | Zinnia |
Symptômes
Les symptômes provoqués par le mildiou sur le tournesol sont multiples. Selon le stade d’infection de la plante, les symptômes peuvent aller jusqu’à de la mort de la plantule, si l’attaque est très précoce.
En début de cycle, les plantules contaminées présentent un retard de croissance, elles apparaissent « rabougries », montrent des cotylédons jaunes. Des zones décolorées vert plus clair sont visibles sur les feuilles, dont la face inférieure est recouverte d’un feutrage blanc plus ou moins intense : ce feutrage correspond aux sporulations du mildiou, à partir desquelles pourront se déclarer des contaminations secondaires mais surtout « se fabriquer » l’inoculum pour les campagnes suivantes. Le mildiou va peu à peu coloniser tous les tissus de la plante et « monter dans les étages » : on dit qu’il est systémique et son développement à l’intérieur de la plante entraîne un nanisme caractéristique : les entre-nœuds sont raccourcis.
Les symptômes courants lors d’une attaque sont :
- Nanisme de la plante
- Port à plat du capitule
- Symptômes en « ailes de fougère »
- Présence de chlorose sur les feuilles délimitées par les nervures
- Blanchiment des feuilles
- Sporulation blanche visible d’abord sur la face inférieure des feuilles
- Capitule stérile
Une visite en début de campagne permet de faire le point sur l’état de santé « mildiou » de la parcelle. Cette visite précoce présente le grand avantage de ne pas passer à côté des symptômes de mildiou, qui peuvent être plus difficiles à repérer lorsque le couvert se développe et les plantes grandissent. Souvent, un petit foyer de mildiou se déclare à l’entrée de parcelle, là où le passage du matériel agricole a créé des zones de tassement favorables à l’accumulation d’eau libre. N’hésitez pas à rentrer plus avant dans la parcelle afin de compléter votre diagnostic !
Attention, ne pas confondre mildiou et rouille blanche
Des attaques précoces de rouille blanche peuvent parfois se manifester : celles-ci n’occasionnent pas de nanisme. Des cloques de couleur vert clair se développent sur les feuilles. Sur leur face inférieure, les sporulations du champignon forment des croûtes et non un feutrage homogène.
Cycle de vie
Bien que P. halstedii puisse être dispersé par le vent, l'eau et via les semences contaminées, il s'agit principalement d'un agent pathogène transmis par le sol. Au champ, les infections racinaires des jeunes plants de tournesol sont responsables des symptômes les plus graves et possèdent un fort impact sur le rendement.
Les zoospores de Plasmopara halstedii sont libérés soit à partir de sporanges oosporés (au printemps) soit à partir de sporanges asexués (du printemps à l'été) et peuvent infecter les jeunes plants de tournesol.
L’infection primaire se déroule au printemps et se passe sous forme souterraine via la germination d’oospores. Dans des conditions humides et fraîches, ces oospores vont entraîner la formation de zoosporanges, une structure de fructification produisant les zoospores. Ces zoospores sont biflagellées et vont aller infecter les racines de la plante. La contamination secondaire, contrairement à la primaire, se produit en phase aérienne. Les sporangiophores qui se trouvent sur les cotylédons ou sur la face inférieure des feuilles, vont entraîner la formation de sporanges qui seront disséminés par le vent, et produiront les zoospores responsables de l’infection secondaires. Cette étape est responsable des infections tardives des plantes voisines et contribue à la dissémination de l’agent pathogène.
Toute attaque même minime, contribue à alimenter le réservoir d’inoculum dans le sol.
Importance
Le mildiou est l’une des principales maladies affectant la production de tournesol. Cet agent pathogène a été observé pour la première fois en Amérique du Nord en 1888, puis en Russie et en Europe aux alentours de 1960. Cette introduction en Europe est probablement la conséquence d’une importation de graines contaminées. Depuis les années 1992 et jusqu’en 2019, ce pathogène a été soumis à un régime de quarantaine en Europe.
L’impact global de cette maladie sur le rendement a été estimé à 3,5% de la production de graine en Europe, avec l’utilisation des méthodes de contrôle couramment utilisées.
En général, les attaques de mildiou impactent peu le potentiel de production des parcelles de tournesol. Cependant, certains cas bien plus graves peuvent se manifester à l’occasion de conditions favorables (rotation, choix variétal, pluviométrie), plus le pourcentage de pieds nanifié dans la parcelle est important, plus la perte de rendement sera élevée. Dans le Sud-Ouest, les années 2019 et 2020 ont pu marquer les mémoires. En 2025, une situation inhabituelle a été constatée, des cas d’attaques sévères ont été observées dans le Nord-Est.
La nuisibilité des attaques primaires de mildiou est estimée à 1% de perte de rendement pour 1% de plantes nanifiées. Elle est donc significative en cas d’attaque généralisée ou par grands foyers mais quasi-nulle lorsque quelques pieds isolés sont touchés, ou qu’un petit foyer est présent à l’entrée de la parcelle.
La surveillance du territoire national a mis en évidence une pression mildiou en augmentation depuis 6 ans : entre 12 et 19% de parcelles touchées, avec une augmentation significative de la proportion des attaques graves à plus de 10% de pieds nanifiés.
Facteurs favorables
Le retour trop fréquent du tournesol favorise le développement de la maladie. En effet les parcelles les plus attaquées sont celles ou le tournesol revient un an sur deux dans la rotation.
Le mildiou se développant lors de conditions très humides et fraîche, semer dans un sol mal ressuyé, froid et lorsque de fortes pluies sont annoncées sont des conditions favorables au développement de l’infection.
Le mauvais désherbage des parcelles de tournesol de toutes les espèces pouvant héberger le mildiou et les repousses de tournesol, favorise le développement de la maladie.
La culture de plantes hôtes du mildiou en interculture, tel que le niger ou encore la sylphie, est un autre facteur favorable au développement de la maladie.
Diversité de l’agent pathogène
Les races de mildiou sont déterminées selon leur virulence vis-à-vis d’une gamme de lignées différentielles.
Tableau : lignées différentielles utilisées pour la détermination des races de mildiou en France. S : la race est virulente, R : la race est avirulente
Plasmopara halstedii est apparu en France pour la première fois en 1966 avec la race 100. Par la suite, la maladie fut éradiquée grâce à l’utilisation des résistances variétales. Néanmoins, la réapparition du mildiou en 1988 a tiré la sonnette d’alarme, et une surveillance annuelle a été mise en place en France en 1990. Cette surveillance nationale couvre l’ensemble des zones de production. En 1999, seulement deux races ont été détectées sur le territoire français, les races 703 et 710. Depuis le début des années 2000, les races dites « récentes » sont régulièrement détectées, il s’agit des race 304, 307, 314, 334, 704 et 714, en plus des races dites « anciennes », 100, 710 et 703 (CETIOM & INRAE, 2011). En France, depuis le début de la surveillance, environ 24 races ont été identifiées selon leur profil de virulence.
Graphique de l’évolution du nombre de races de mildiou du tournesol en France de 2000 à 2024.
Les races de mildiou en France sont en constante évolution. Au début des années 2000 et jusqu’en 2010, les anciennes races de mildiou 703 et 710 représentaient la majorité de la fréquence des races retrouvées en France, avec une fréquence de la race 710 souvent aux alentours des 70%. Par la suite, c’est la race 714, apparue pour la première fois en 2002, qui a dominé le paysage. En effet, contrairement aux races 703 et 710, la race 714 est virulente contre le gène de résistance Pl6. L’utilisation de plus en plus répandue de ce gène dans les variétés cultivées a entraîné une augmentation de fréquence de cette race dans le paysage.
La race 704 a également été retrouvée en fréquence élevée parallèlement à la race 714. Mais depuis les années 2019, de nouvelles races de mildiou sont apparues et dominent à présent le paysage, il s’agit des races 774#, 704# et plus particulièrement la race 714#. Ces races sont capables d’infecter les variétés comportant le gène de résistance Pl8 (#). Ce gène a été introduit à une fréquence significative depuis quelques années ce qui a entraîné l’apparition de races virulentes correspondantes.
Leviers de lutte
La gestion durable du mildiou passe par une protection intégrée où tous les leviers de lutte doivent être raisonnés à la parcelle, dans la rotation, et pour le long terme.
Pratiques agronomiques
La lutte contre le mildiou passe par des mesures agronomiques simples mais efficaces qui permettent de réduire le risque :
- Allonger les rotations de tournesol.
- Semer dans un sol bien ressuyé et réchauffé sans annonces de fortes pluies les jours suivant le semis.
- Détruire des parcelles cultivées en tournesol toutes les espèces pouvant héberger le mildiou.
- Eviter les plantes hôte en interculture.
Résistances variétales
Ces bonnes pratiques agronomiques peuvent se combiner au choix variétal pour favoriser la diminution du risque d’apparition de la maladie.
La résistance des variétés au mildiou est définie par leur profil RM. Il existe des variétés dites RM9, c’est-à-dire qu’elles sont résistantes aux 9 races officielles de mildiou : 100, 304, 307, 314, 334, 703, 704, 710 et 714, RM8, résistantes à 8 des 9 races (sensible à la race 334). Depuis quelques années, des profils de résistance #, RM8# et RM9#, sont apparus sur le marché, ces variétés sont résistantes à la race 714#, en plus des autres, race la plus communément retrouvée lors d’attaque de variétés RM9.
A ce jour il existe 88 variétés résistantes à la race majoritaire de mildiou (RM9#) en France, leur utilisation permet de lutter contre la maladie. L’alternance des variétés permet de changer, au fil des campagnes, les gènes de résistances auxquels on expose le mildiou dans la parcelle, et donc de réduire le contournement de ces résistances. En effet, cultiver des variétés possédant un même gène de résistance au fil des campagnes entraine une forte pression de sélection sur le mildiou, vis-à-vis de ce gène, ce qui favorise les cas de contournements.
Traitement de semence
Le recours au traitement de semence est possible mais non obligatoire. Son utilisation est à raisonnée en fonction de l’historique mildiou de la parcelle ainsi que de la variété utilisée. A ce jour, il existe deux spécialités à base d’oxathiapriproline (LUMISENA et PLENARIS), disponibles comme traitement de semence mildiou.
LUMISENA (n°2200078) de la société CORTEVA et PLENARIS (n°2200736) de la société SYNGENTA sont deux traitements de semences à base d’oxathiapiproline à 200 g/l en formulation FS.
Cette substance active connue notamment en vigne (ZORVEC) pour sa bonne action contre le mildiou de la vigne est un inhibiteur de la protéine de liaison à l’oxystérol. Elle intervient dans l’équilibre, le transport et le stockage des lipides de la cellule du champignon. L’oxathiapiproline est classé dans le groupe 49 du FRAC (Fongicide Résistance Action Committee) qui juge le risque de résistance comme moyen à élevé. C’est en effet un fongicide à mode d’action unisite. Il est déconseillé de l’employer seul. C’est un point commun à toutes les luttes durables : associer deux modes d’action efficace, que ce soit en mildiou vigne, fongicides céréales ou colza ou mildiou du tournesol.
Si disponible, Terres Inovia conseil d’associer l’oxathiapiproline à un autre anti-mildiou efficace afin de limiter la pression de sélection.
Attention, l’utilisation de semences traitées doit être réfléchi au cas par cas et ne doit pas être systématique, afin de ne pas favoriser l’apparition de résistances chez le mildiou
Le raisonnement pour la lutte contre le mildiou doit être tenu à la parcelle car il dépend de l’historique de chacune :
- la parcelle a-t-elle subi des attaques de mildiou sur les 5 dernières campagnes ?
- quelles variétés (génétique, profil RM) y ont été cultivées ?
- avec quel(s) traitement(s) de semences anti-mildiou ?
C’est sur ces questions que se base notre position technique.
Position technique mildiou Terres Inovia 2026
L’évolution constante des races de mildiou impose une adaptation régulière des stratégies de lutte et des choix variétaux. Les observations réalisées sur le territoire national montrent que, dans la majorité des cas analysés d’attaques de mildiou sur variétés de type RM9, l’isolat en cause correspond à la race 714Pl8. C’est pourquoi il est aujourd’hui recommandé de privilégier les variétés dites RM8/9#, résistantes à cet isolat 714Pl8, dans le cas d’attaque précédente sur variété RM9.
Il convient toutefois de rappeler que les populations de Plasmopara halstedii sont en constante évolution. Aucune stratégie de lutte ne peut être considérée comme totalement durable ou absolue. Les recommandations doivent être régulièrement réévaluées en fonction des observations de terrain.
Même dans le cas de l’utilisation d’une variété résistante et d’un traitement de semence, le risque mildiou existe toujours. N’oublions jamais deux choses :
- le traitement de semences peut être lessivé en cas de grosses pluies
- et le mildiou possède une capacité d’adaptation extraordinaire face aux molécules fongicides et aux gènes de résistance des variétés.
Ces moyens de lutte doivent donc être bien utilisés afin de les faire durer :
- utiliser les bonnes pratiques agronomiques
- varier les profils RM des variétés
- utiliser raisonnablement le traitement de semence
Pour plus d’informations sur la fréquence et l’intensité du mildiou en France, retrouvez notre note commune mildiou publiée chaque fin d’année sur le site de Terres Inovia.
En savoir plus sur le mildiou du tournesol
Nos autres articles
Winter beans: Intense and early disease pressure as soon as winter emerges
The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.
The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.
A few reminders about disease recognition
Botrytis
Botrytis is a very common aerial disease of winter beans, caused by the fungus Botrytis fabae. Symptoms are evenly distributed throughout the plot, and take the form of numerous small brown spots that spread and merge as the disease develops. Eventually, the disease causes defoliation and flower blight. It appears particularly in early and/or densely-sown plots.
Weather conditions at the start of the year were particularly favorable to the development of the disease, especially on plots sown early (mid-October) and/or in valley bottoms heavily exposed to recent excess water. The first symptoms are also visible on plots sown later (during November). In these circumstances, the risk of damage is already very high.
(Area of Auch (32) on 02/02/2026 - Photo credit: Terres Inovia)
Ascochytose:
Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.
Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.
La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.
(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
La Cercosporiose
La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible.
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
La Rouille
La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.
Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )
Comment agir si la maladie est déjà présente ?
Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis
Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :
- La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
- L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)
En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis.
Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.
Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?
Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).
Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.
En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.
Vos contacts régionaux
- Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
- Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
Controlling weed in chickpea: act early to be effective
Chickpea is a slow-growing crop in the first part of the cycle, right up to the start of flowering, which is conducive to inter-row weed infestations. At present, a strategy based on a pre-emergence application is essential to ensure acceptable efficacy. This can be followed by a post-emergence application, depending on the flora.
Application de la prélevée
Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité. Le positionnement de la prélevée au plus près du semis est donc à privilégier. L’humidité dans les premiers centimètres du sol conditionnera l’efficacité de ces herbicides racinaires dans les semaines qui suivent l’application. Pour leurs larges spectres, deux stratégies sont privilégiées : Prowl 400 2l/ha + Challenge 600 2l/ha ou Nirvana S 1,8 à 2l/ha (voir tableau ci-dessous). Attention, dès cette camapagne, le Prowl 400 n’est plus utilisable sur les pois chiches semés avant le 01/02.
Antidicotylédones en post-levée : deux spécialités commerciales disponibles
Le Challenge 600 peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse de cette spécialité commerciale en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles du pois chiche sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum). ONYX (Pyridate 600 g/l) apporte un bénéfice net sur la postlevée avec une efficacité régulière sur datura, repousses de tournesol, morelle et renouées. Comme le Challenge, il doit être appliqué tôt, à partir de 2 feuilles (et jusqu’à 8 feuilles) sur des adventices entre 2 et 4 feuilles. Une application par an et fractionnable en 2x 0,75l/ha. Un effet dose est constaté sur datura, morelle, renouées et matricaire (1,5 l plutôt que 0,75 ou 1 l).
(1) Utilisation possible seulement si semis réalisé après le 01/02.
(2) En fonction du type de sol, moduler la dose de Nirvana entre 1,5 et 2 l/ha maximum. Déconseillé dans les sols sableux.
(3) Si Challenge 600 non utilisé en prélevée
(4) Renouées en relais d’une prélevée efficace uniquement
(5) Fractionnement à 7-10 jours d’intervalle
(6) Non couvert par les firmes
Voir le tableau complet des herbicides en fin d'article
Désherbage mécanique
En complément ou en substitution, des solutions de désherbage mécanique sont possibles et montrent chez certains producteurs des efficacités tout à fait acceptables.
- Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevée sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 3-4 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas être arraché par l’outil). En adaptant la vitesse et l’agressivité, le passage de herse étrille est possible dès 1 feuille.
- Un passage de bineuse dans l’inter-rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).
Le déclenchement des passages mécaniques se fera selon la levée des adventices (privilégier des interventions sur adventices jeunes), le stade de la culture (voir tableau ci-dessous) et les conditions météorologiques (intervenir toujours par temps séchant : sol bien ressuyé et pas de pluie annoncée dans les jours suivants, afin d’éviter le repiquage des adventices ou la mise en germination de nouvelles graines).
Dans nos essais, en situation de printemps humide, écartement à 60 cm, nous avons pu constater qu’une stratégie basée uniquement sur l’utilisation de la herse étrille en début de cycle à 1-2 feuilles, n’a pas donné satisfaction. De même, une stratégie basée uniquement sur du binage à partir de 4 feuilles ne permet pas une efficacité comparable à une stratégie combinant les deux outils : Herse étrille à 1-2 feuilles puis binage à partir de 3-4 feuilles, stratégie qui pour le coup a présenté de bons résultats en expérimentation. La météo de l’année et la diversité de la flore dans la parcelle ont une grande influence sur les résultats.
Désherbage mécanique du pois chiche, réglages et possibilités de passage en fonction du stade de la culture et du choix de l'outil.
Désherbage mixte
Allier chimique et mécanique prend tout son sens, d’autant plus pour une culture mineure où les solutions disponibles sont peu nombreuses et ne permettent pas toujours de répondre à toutes les flores rencontrées. En situation sèche au semis ou pluvieuse au printemps par exemple, une stratégie tout en prélevée peut s’avérer insuffisante : inefficacité de la prélevée ou re-salissement au printemps. On peut alors adopter, en substitution ou complément de la prélevée, une stratégie avec herbicide de post-levée appliqué à 3-4 feuilles en combinaison avec un ou plusieurs passages de bineuse à partir de 4-5 feuilles. L’application de la post-levée sera considérée en fonction des levées d’adventices. Cette stratégie donne de bons résultats en flore simple à moyenne (dans notre essai 2023 : renouée liseron, mercuriale, véronique des champs et ray-grass).
Pour aller plus loin
Successful chickpea sowing: an update before you start
For chickpeas, as for other oilseeds, planting is a crucial stage. Terres Inovia takes a look at the key factors for successful planting.
Choose your plot carefully and don't grow more than one chickpea every 5 years.
Chickpea thrives on non-hydromorphic soils, with medium to superficial reserves and good spring warming capacity. As a value-added niche crop, clay-limestone soils are particularly well-suited to this crop. To ensure nodule formation, the pH must be between 7 and 9. We also recommend plots free of difficult weed flora (datura, xanthium, nightshade, ragweed, sunflower regrowth).
No more than one chickpea every 5 years! To minimize the risk of disease (fusariosis and ascochytosis), chickpeas should not be planted on the same plot for at least five to six years.
The map below shows the presence of mesorhizobium specific to chickpea in the area, according to expert opinion. This mesorhizbium is necessary for the establishment of nodules, which provide the bulk of nitrogen requirements. In the shaded areas, the specific bacteria are not present, and this will severely limit the crop's potential. Other grain legumes are certainly better suited to these areas.
Attention à la provenance des graines semées !
L’ascochytose (anciennement anthracnose), maladie la plus fréquente sur pois chiche, se conserve principalement sur les graines. Ainsi, la prise de risque est forte lorsqu’on réutilise des graines contaminées. En effet, on s’expose à une contamination primaire des plantes, dès la levée, avec des pertes associées estimées entre 25 et 75% du rendement. En plus des autres leviers agronomiques, l’utilisation de semences certifiées, est une première barrière à la maladie.
Un seul traitement de semence efficace contre l’ascochytose est disponible à ce jour : Prepper (Fludioxonil 25 g/l). Le Prepper permet de diminuer le pourcentage d’attaque de près de 80% de plantes atteintes 40 jours après la levée en situation de fortes attaques (essai 2023).
Consultez les résultats des variétés commercialisées sur notre site Myvar
Reprise des sols : tenez compte du niveau de ressuyage avant d’intervenir
Avant d'intervenir, il est recommandé de vérifier (avec une bêche) la profondeur réellement ressuyée. Il faudra alors adapter la profondeur de travail à cette observation, en particulier limiter le travail à la zone ressuyée, aller au-delà provoquerait la création de mottes, ou au contraire un lissage, défavorables à la levée et à l’exploration racinaire. Optez pour un outil à dents léger type vibroculteur ou herse plate et éviter les outils à disques. Comme toutes les légumineuses à graines, le pois chiche nécessite un sol bien structuré avant l’implantation, ce qui permettra une exploration racinaire optimale tout en garantissant le bon fonctionnement des nodosités.
Sol réchauffé et bien ressuyé indispensable pour un semis dans de bonnes conditions
Tenez compte de la plage de semis idéale pour votre région:
Pour une grande partie du territoire, la période de semis optimale se situe de mi-février à mi-mars (voir carte ci-contre). Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour favoriser la germination. Dans les secteurs concernés, attention aux dégâts de corvidés, pigeons ramier et/ou de sangliers au moment des semis.
Un semoir monograine de préférence
Aujourd’hui, Deux modes de semis sont possibles. Le semis à faible écartement (semoir à céréales), apprécié pour sa couverture rapide du sol, et le semis large écartement (semoir monograine), qui assurera une meilleure précision de la dose et de la profondeur de semis. Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter ces articles:
Pests of camelina
Flea beetles and whiteflies are the two main insects likely to be observed on the crop.
General
Flea beetles and whiteflies are the two main insects likely to be observed on the crop.
However, in most situations, their presence is limited to minor damage, with no significant impact on camelina development. Also of note is the possible presence of slugs, which can cause damage at the start of the cycle.
Flea beetle
Camelina can be attacked by crucifer flea beetles, or small flea beetles(Phyllotreta spp.). This small, black or bicolored beetle (black with a longitudinal yellow stripe on each elytron) measures between 2 and 2.5 mm and is characterized by its swollen hind legs, which enable it to jump.
Damage takes the form of numerous circular bites about 1 mm in diameter, with or without holes, on the cotyledons and leaf blades.
Although camelina belongs to the Brassicaceae family, it is much less attractive to flea beetles than rapeseed or mustard. So, barring exceptional situations, whether as a main crop or as a summer cover crop, no chemical intervention is generally necessary.
Leaf beetles
Adult crucifer beetles(Brassicogethes sp.) measure between 1.5 and 2.5 mm. They are flattened and shiny black with a metallic sheen, sometimes tinged with green. Their antennae are black, while their legs, which are short and often barely visible from the back, are black or reddish depending on the species.
Meligethes can only be found on camelina grown as a main crop. Only adults are responsible for damage. They perforate flower buds in search of pollen, notably damaging the pistil.
These perforations can lead to floral deformation, or even flower abortion in the case of early and sustained attacks. However, as soon as the first flowers appear, the level of damage diminishes sharply.
Overall, damage remains limited and has no significant impact on yield, as camelina is not very attractive to this insect. Therefore, except in exceptional situations, no chemical intervention is required.
Slugs
Slugs can be a nuisance during crop emergence. Their activity depends more on surface moisture conditions than on the population density present in the plot.
Hollow or cloddy soils, as well as those containing undecomposed crop residues, provide a particularly favorable environment for their development.
In the absence of tillage, as is often the case when camelina is planted as a summer catch crop, slug activity can be significant in wet conditions.
If slugs are present, and if the climate maintains a certain surface coolness at the time of sowing, it is advisable to apply a preventive slug-killer in the field, just after sowing.
Camelina editions
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Weeding camelina
Camelina has good covering power, enabling it to compete effectively with weeds, provided planting is successful and emergence is uniform and sufficient.
General
Camelina has good covering power, enabling it to compete effectively with weeds, provided planting is successful and emergence is uniform and sufficient.
However, given the limited number of approved chemical solutions for weed control, both against grasses and broadleaf weeds, it is advisable to plant it in a clean, weed-free plot at the time of sowing.
It is also advisable to avoid situations of high weed pressure, particularly in the presence of resistant grasses or particularly invasive species such as mugwort(Ambrosia artemisiifolia).
Weed management for camelina in summer intercropping
Weed pressure
In 2024, agronomic monitoring was carried out on camelina plots planted as summer catch crops. The graph below shows significant to total weed cover on around a quarter of the areas observed. The main weed species observed were :
- Crop regrowth: barley and peas
- Annual broadleaf weeds: goosefoot, mercurial, bindweed, barnyard grass, ragwort, etc.
- Perennials: thistles
The graph below illustrates the level of weediness observed in camelina plots planted with summer cover crops, according to the type of previous crop. It shows that weed control is more complex after winter peas, notably due to the presence of pea regrowth and broadleaf weeds.
Weed pressure is one of the main limiting factors identified in the 2024 plot monitoring program, and weed management is therefore a key factor in ensuring crop success.
Weed management levers
First and foremost, it's important to choose a plot with a low risk of weed infestation, as control levers are limited during summer intercropping. To limit the risk of weed infestation, it's important to choose suitable crop successions, alternating spring and winter crops.
Beyond the choice of plot, it's important to sow camelina on clean soil. If weeds are present at harvest time, they can be managed by stubble ploughing, or with a total herbicide if camelina is direct-seeded.
Finally, there are a number of registered herbicides available for chemical weed control.
Below is a non-exhaustive list of authorized molecules (source: ephy-Anses and phytosanitary index):
| Active ingredients | Grammage | AMM dose | Product (*) | Positioning | Application stage |
| clethodim | 240 g/l | 0.5 l/ha | Centurion 240 EC | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| quizalofop-p-ethyl + clethodim | 70 g/l + 140 g/l | 0.8 l/ha | Vesuvius Max | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| clopyralid | 100 g/l | 1.25 l/ha | Lontrel 100 | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| metazachlore | 500 g/l | 1.5 l/ha | Rapsan 500 SC | Pre-emergence or early post-emergence | |
| quinmerac + metazachlor | 100 g/l + 400 g/l | 1.87 l/ha | Rapsan TDI | Pre-emergence | 00 à 08 |
Where winter cereals are grown before camelina, a herbicide treatment is essential in the event of heavy infestation of post-plant regrowth. To ensure optimum selectivity and maximum efficacy, the treatment should be carried out with a specific graminicide based on clethodim or quizalofop-P-ethyl, applied imperatively before the camelina resumes active growth (start of elongation).
Please note: the above table lists herbicides registered for use on camelina, and not herbicides whose selectivity towards camelina has been demonstrated. Suspicions of phytotoxicity exist for clopyralid- and metazachlor-based herbicides, and Terres Inovia is currently working on the selectivity of these herbicides to identify suitable herbicides.
If a herbicide is used in vegetation, whatever the product used, it must be applied before the start of stem elongation, in order to limit any risk of phytotoxicity.
Mechanical weeding of summer catch crops is not relevant.
Weed management for camelina as a main crop
The choice of crop succession is an important lever in weed management: alternating winter and spring crops helps maintain low weed pressure on the plot.
As a main spring crop, camelina can be sown late due to its relatively short cycle length. This offers the opportunity to carry out several false sowings in spring, and reduce the weed population. Late sowing of camelina, which can be done as late as May, also makes it possible to avoid a large proportion of the spring weed flora, and create a real break in the rotation. The table below gives a non-exhaustive list of authorized control molecules (source: ephy-Anses and phytosanitary index).
| Active ingredients | Grammage | MA dose | Product (*) | Positioning | Application stage |
| clethodim | 240 g/l | 0.5 l/ha | Centurion 240 EC | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| quizalofop-p-ethyl + clethodim | 70 g/l + 140 g/l | 0.8 l/ha | Vesuvius Max | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| clopyralid | 100 g/l | 0.2 l/ha | Lontrel 100 | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| clomazone + dmta-p + metazachlore | 40g/l - 200 g/l- 200 g/l | 2.5 l | Polar | Pre-emergence | Stage 00 to 09 |
| dmta-p + quinmerac | 333 g/l = 167 g/l | 1.5 l/ha | Solanis | Post emergence | 2 f to 6-8 f |
| metazachlore | 500 g/l | 1.5 l/ha | Rapsan 500 SC | Pre-emergence or early post-emergence | |
| quinmerac + metazachlor | 100 g/l + 400 g/l | 1.87 l/ha | Rapsan TDI | Pre-emergence | 00 à 08 |
Please note: the table below lists herbicides registered for use on camelina, not herbicides with proven selectivity for camelina.
If a herbicide is used in vegetation, whatever the product used, it must be applied before the start of stem elongation, in order to limit any risk of phytotoxicity.
As far as mechanical weed control is concerned, only one blind pass of the currycomb harrow can be used on the main crop. In post-emergence, the use of this tool is not recommended due to the high risk of pulling out plants.
Training for camelina
Camelina editions
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The agronomic benefits of camelina
Camelina (Camelina sativa) is a cruciferous plant (Brassicaceae) native to Europe and Southwest Asia. It has historically been cultivated in Europe, notably in France, where the first traces date back to the Bronze Age, for the production of vegetable oil and fodder.
Camelina (Camelina sativa) is a cruciferous plant (Brassicaceae) native to Europe and Southwest Asia. It has historically been cultivated in Europe, notably in France, where the first traces date back to the Bronze Age, for the production of vegetable oil and fodder.
It was widely cultivated until the early 20th century, producing an oil used in soaps and paints, before gradually disappearing in the face of competition from more productive oilseed crops such as rapeseed. At the time, the solid residues obtained after oil extraction were used as a feed supplement for livestock or as fertilizer; the stalks were used to make brooms.
Today, it is making a comeback on the European agricultural scene, and is attracting interest from a wide range of players, both farmers and manufacturers, thanks to its agronomic advantages and the new outlets it opens up.
Good adaptation to soil and climate conditions
Camelina has one major advantage: it adapts to a wide range of soil and climate conditions, and is particularly well suited to low-potential soils. It is often presented as a hardy crop, thanks to its low input requirements and resistance to drought and high temperatures. It is also fairly tolerant of pests and resistant to lodging. Camelina requires little fertilizer or pesticide, so its introduction into cropping systems has both economic and environmental benefits.
No special equipment required, but some adjustments are necessary
What's more, it doesn't require any special equipment, making it easy to introduce to farms. Nevertheless, due to its small seed size (PMG ≈ 1-1.5g), the planting and harvesting phases require adjustments and special attention.
A short-cycle crop
An interesting feature of camelina is the length of its cycle, which varies according to variety and sowing period, from 90 to 250 days (1700 to 1900 degrees day at base 0°C, depending on variety). Camelina can therefore be grown as a main crop, in association with lentils, for example, or as a catch crop for short-cycle varieties (link to page on how to insert camelina into the SoC).
An asset for organic farming
Its low input requirements, combined with its strong competitive power - provided it emerges regularly and evenly - mean that it has a place in organic farming rotations (link to organic farming page). Some farmers even report that it has an "allelopathic" effect, i.e. that it can naturally inhibit the growth of other undesirable plants around it. To our knowledge, this has not yet been demonstrated in the field.
Conclusion
All these advantages make it a crop that can be easily integrated into a variety of cropping systems in France and around the world, in both organic and conventional farming, as a main crop or as a catch crop.