09,11,12,31,32,46,65,81,82
R-sim - Risque de résistance
Un simulateur pour évaluer le risque d'apparition de résistances selon ses pratiques herbicides.
Terres Inovia, ARVALIS-Institut du végétal, l’ITB et l'ACTA proposent l'outil en ligne R-sim, qui permet d'évaluer le risque d'apparition d'adventices résistantes selon les pratiques herbicides envisagées sur la parcelle.
Mode d'emploi
Après avoir choisi une rotation parmi les 9 proposées, et une à trois adventices présentes dans la parcelle, l'utilisateur saisit les pratiques herbicides pour chaque culture et quelques données de pratiques agronomiques.
En résultat R-sim fournit un niveau de risque pour chaque culture, et globalement pour la rotation. Il indique également si les pratiques agronomiques augmentent ce risque ou au contraire le diminuent.
Enfin, R-sim propose des stratégies herbicides pour chaque rotation, permettant de limiter le risque d'apparition d'adventices résistantesR-sim est aussi l’OAD (outil d’aide à la décision) du plan d’accompagnement des variétés tolérantes aux herbicides (VTH, variétés colza ou tournesol Clearfield® et tournesol ExpressSun) qui réunit les signataires de la charte : Instituts techniques, Coop de France, Fédération nationale du négoce, UFS (semenciers) et UIPP (industriels de la protection des plantes). Il répond à deux objectifs : appuyer le conseil à la vente de ses variétés afin d’évaluer le risque et alimenter un suivi des pratiques (enregistrement pour enquête sur un compte utilisateur) afin d’évaluer si l’utilisation de ces variétés est un facteur d’augmentation du risque.
Infloweb
Un site web qui rassemble et synthétise, de façon pédagogique, des connaissances scientifiques et techniques sur plus de 40 adventices majeures des grandes cultures.
Terres Inovia, l’ACTA, AgroSup Dijon, ARVALIS-Institut du végétal, la FNAMS, l’INRA, l’ITAB et l’ITB proposent Infloweb, un site web qui rassemble et synthétise, de façon pédagogique, des connaissances scientifiques et techniques sur plus de 40 adventices majeures des grandes cultures. Les contenus, rédigés par des experts du domaine, sont destinés à un large public d’agriculteurs, conseillers, enseignants et étudiants, pour aider au raisonnement des stratégies de désherbage.
Après avoir sélectionné l’adventice qui vous intéresse, vous accédez à des informations utiles sur sa description botanique (avec illustrations), sa biologie, son affinité vis-à-vis des milieux et des cultures, les facteurs favorables à son extension, et sa nuisibilité dans les grandes cultures, y compris les espèces porte-graines. Les différents moyens de lutte disponibles sont aussi passés en revue : méthodes préventives et agronomiques, choix des herbicides les plus adaptés et désherbage mécanique. Des recommandations de lutte spécifiques en agriculture biologique sont également fournies.
Enquêtes de surveillance
Terres Inovia propose des questionnaires pour saisir les parcelles touchées par l'orobanche, la hernie ou le tournesol sauvage.
Terres Inovia propose des questionnaires pour saisir les parcelles touchées par l'orobanche, la hernie ou le tournesol sauvage. Les informations saisies sont centralisées par Terres Inovia dans des bases de données de surveillance de ces pathogènes afin de surveiller leur évolution.
Saisir une parcelle touchée
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| Orobanche rameuse | Orobanche cumana | Hernie | Tournesol sauvage | Ambroisie trifide Sud Ouest |
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| Punaises des céréales | Xenostrongylus |
1) Je saisis en ligne les parcelles dans lesquelles j'ai identifié de l'orobanche, de la hernie, du tournesol sauvage ou de l'ambroisie trifide.
Un questionnaire simple et rapide pour ajouter vos parcelles touchées à notre base de surveillance.
2) Je consulte le récapitulatif des saisies
- carte pour visualiser la répartition des communes touchées en France.
- liste des régions touchées
Colza 2025-26 : Evaluer la structure du sol dans le précédent dès à présent
Pour obtenir un colza "robuste" en mesure de supporter la pression des bioagresseurs, insectes d’automne en particulier, les aléas climatiques et d’exprimer son plein potentiel, l'implantation est bien l'étape clé. Tout démarre avec la gestion de l’interculture et la mise en oeuvre du semis.
Un enjeu de taille pour le colza
Pour donner au colza les meilleures conditions d’implantation:
- Obtenir un sol meuble, sans zone de tassement sur au moins 20 cm
- Se tenir prêt à semer de façon opportuniste avant une pluie significative (> 5 mm) à partir du 10 août. L’annonce d’une pluie sera l’élément déclencheur du semis.
- Assurer un lit de semence,semence optimal est également un objectif majeur à poursuivre, avec en surface, un mélange de terre fine et de petites mottes pour offrir des conditions optimales de germination en limitant les risques de battance.
- Enfin maintenir au maximum l'humidité du sol en évitant les interventions superflues entre la récolte du précédent et le semis du colza et aussi en roulant après tous les passages d’outils permettra de maintenir le maximum de fraîcheur.
Le test bêche : outil de diagnostic pour décider le type de travail du sol à réaliser
La mise en oeuvre d'un diagnostic de structure du sol tel que le test bêche permet de repérer d’éventuels accidents structuraux, de déterminer à quelle profondeur ils surviennent, et sur quel(s) secteur(s) de la parcelle ils sont localisés. Il convient donc de répéter plusieurs fois l’opération, sur les zones représentatives de la parcelle.
Idéalement, ce diagnostic est à mener dans le précédent, vers le mois de mai, à une période favorable à sa réalisation. Toutefois, si les conditions d’humidité du sol le permettent, ou si la récolte du précédent a été effectuée en conditions humides, il est intéressant de renouveler l’exercice avant la 1ère intervention de travail du sol post-moisson.
Avec une bêche classique ou une fourche bêche en sol caillouteux, le test bêche consiste à prélever un bloc de 20cm de côté et de 25cm de profondeur.
Le bloc peut apparaitre :
- Continu sans présence de terre fine
- Se désagréger en grosses mottes
- Se décomposer en petites mottes et terre fine.
Une fois l’état du bloc observé, il faut se concentrer sur la structure interne des mottes contenues dans le bloc. Celles-ci peuvent être de trois types :
- Tassées
- Tassées et fissurées
- Poreuses.
Le croisement de ces 2 informations, état du bloc et état interne des mottes, permet de déterminer une profondeur de travail du sol à mettre en œuvre pour préparer le colza. Le tableau de détermination ci-dessous, permet d’établir un premier diagnostic en fonction des observations.
Choix des outils, nombre de passages : une stratégie dictée par la parcelle
Le résultat du diagnostic du sol, ainsi que d'autres critères tels que la restitution des pailles de céréales ou certaines risques liée à la parcelle, comme la présence de graminées offre plusieurs possibilités de gestion de l’interculture décrites dans les arbres de décisions ci-dessous (cas des sols à comportement argileux).
La stratégie de travail du sol définie dans un premier temps, devra être ajustée au scénario climatique de l’année. Une récolte en conditions humides, par exemple, peut amener à revoir ses plans.
La préparation du sol commence dès la récolte du précédent
Pour bénéficier des meilleures conditions, privilégier les passages les plus proches possibles de la récolte du précédent. Dans tous les cas, éviter au maximum les interventions répétées et en particulier dans les 15 jours avant le semis. Si une dernière intervention s’impose celle-ci doit être la plus superficielle et la plus proche possible du semis.
Plus d'informations : point technique « Réussir son implantation pour obtenir un colza robuste »
Vos contacts régionaux
Arnaud Micheneau (a.micheneau@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Ouest Occitanie
Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr)- Auvergne-Rhône-Alpes, PACA
Couverts végétaux : Mode d’emploi pour une réussite agronomique
Dans le Sud-Ouest, les couverts végétaux peinent encore à s’imposer, malgré leurs nombreux atouts agronomiques. Le réseau d’agriculteurs Syppre Lauragais livre ici les enseignements tirés de plusieurs campagnes d’essais, pour aider les agriculteurs à franchir le pas. Clé de leur réussite : un choix du couvert raisonné, en cohérence avec la rotation, le type de sol, et les objectifs visés.
Encore peu présents sur les coteaux argilo-calcaires du Sud-Ouest, les couverts végétaux ont pourtant un rôle essentiel à jouer. Le suivi de 30 parcelles d’agriculteurs dans le Lauragais, nous a permis de vous proposer un chemin pour choisir le couvert qui convient à vos parcelles et votre exploitation.
Un choix guidé par vos objectifs
Avant tout, il s'agit d'identifier pourquoi on implante un couvert : structuration du sol, protection contre l’érosion, apport d’azote ou encore lutte contre les adventices. Ce premier filtre permet de cibler les espèces les plus adaptées. Le deuxième sera la période d’implantation avec également plusieurs options proposées.
1 - Quand semer ?
Trois grandes fenêtres de semis se distinguent. La première, Juillet, juste après les moissons. Lors de cette période d’implantation privilégier des espèces à cycle court, supportant la sécheresse (Sorgho, moha…). La seconde, Août/ Septembre. Sur cette période, on parle plutôt de couvert automnal, avec des espèces vigoureuses et à croissance rapide. Sur la dernière période possible, Septembre/octobre choisir des espèces hivernales avec une bonne vigueur au démarrage, résistantes au froid et au gel et un bon développement au printemps (légumineuses d’hiver, céréales…). Dans toutes les situations, il sera important de faire attention à la rapidité de floraison et détruire le couvert en cas de grenaison.
2 - Miser sur la diversité et équilibrer des mélanges
Aujourd’hui, le mélange de 4 – 5 espèces est fortement recommandé. Il offre plusieurs avantages : combiner les atouts des familles botaniques, sécuriser l’implantation : chaque espèce ayant des exigences différentes, le mélange s’adapte mieux à l’incertitude climatique et standardise les pratiques : un mélange cohérent peut être utilisé sur plusieurs parcelles.
Le semis doit concilier les exigences de toutes les espèces. Les tailles de graines doivent être assez proches entre espèces associées pour rester sur une plage de profondeur de semis du même ordre, à moins d’accepter de semer en deux fois les espèces. Eviter que les petites graines soient enterrées trop profondément. L’idéal reste de choisir des espèces aux profondeurs de semis compatibles et trouver l’équilibre de profondeur de semis.
Le couvert doit s’intégrer dans la rotation sans créer de problèmes sanitaires ou agronomiques. Il faut être vigilent à :
- Ne pas utiliser une espèce de la même famille botanique que la culture suivante, pour éviter la prolifération de ravageurs ou pathogènes communs.
- Éviter les graminées avant céréales (risque de piétin échaudage).
- Proscrire les crucifères en rotation avec colza fréquent.
- Prendre en compte la date de floraison pour éviter une montée à graines.
Exemple : Un couvert performant avec une base féverole
Un mélange composé de 120 kg/ha de féverole d’hiver, 5 kg/ha de vesce massa, 2,5 kg/ha de phacélie et 2,5 kg/ha de radis chinois a été implanté fin septembre sur une parcelle argilo calcaire du Lauragais. Le semis a été réalisé à 3 cm de profondeur, à l’aide d’un semoir direct, après un léger déchaumage à disques. Ce couvert a généré 4,1 t de matière sèche par hectare dès le mois de mars.
L’association légumineuses/crucifère/hydrophyllacées a permis un bon équilibre entre production de biomasse, structuration du sol et apport potentiel en azote. Ce type de mélange constitue une option robuste pour des intercultures longues implantées à l’automne.
3 - Adapter les densités et proportions
Quelques repères pour ajuster les doses :
En général, la densité de semis de chaque espèce dans un mélange s’ajuste en divisant sa dose en pur par le nombre total d’espèces. Mais ce calcul de base peut être affiné : quelques ajustements ciblés permettent d’optimiser les performances du couvert.
Quelques ajustements permettent d’affiner la densité de semis pour maximiser les services du couvert :
- Crucifères : viser une faible densité en semis précoces (juillet), autour de 15 à 20 pieds/m², pour limiter la concurrence avec les autres espèces. En revanche, en semis plus tardifs (fin août), on peut monter à 30 pieds/m².
- Légumineuses : si l’objectif principal est la restitution d’azote, il est pertinent d’augmenter leur part dans le mélange, jusqu’à 50 % minimum.
- Conditions d’implantation : en cas de semis direct, de présence de résidus (paille) ou de contexte sec, une surdensité de 10 à 30 % est souvent nécessaire pour compenser les pertes à la levée ou viser un objectif de production fourragère.
Pour garantir une bonne levée du couvert, le choix du matériel de semis est déterminant. L’essentiel est d’assurer un bon contact sol-graine, indispensable à la germination. Cela peut se faire avec les outils disponibles sur l’exploitation : semoir à céréales classique, semoir à dents, semoir direct (SD) ou encore semis à la volée avec enfouissement léger.
L’objectif reste le même : obtenir un couvert homogène, bien développé, capable de répondre aux besoins fixés en amont (limitation de l’érosion, apport de matière organique, structuration du sol, etc.).
Dans un contexte de changement climatique et d’importants phénomènes érosifs, les couverts végétaux apparaissent comme un levier stratégique. Encore faut-il les intégrer avec méthode et cohérence dans la rotation.
Le meilleur conseil reste simple, mais essentiel : observer, tester, ajuster. C’est en expérimentant sur vos propres parcelles, en tenant compte de vos objectifs et de vos contraintes, que vous affinerez les choix techniques et construirez vos propres références.
Votre contact régional : Clémence de Saintignon -c.desaintignon@terresinovia.fr
Etat des pois chiche dans le Sud - mai 2025
Les pois chiches sont actuellement en fin de phase végétative. Il est maintenant temps de préparer la floraison avec ses risques associés : l’ascochytose et/ou l’héliothis.
Semis
Le début de campagne 2025 est marqué par un temps plutôt instable depuis les semis sur les principaux bassins de production (Sud-Ouest, Centre-Ouest et Sud-Est). Les semis ont été plutôt tardifs (notamment dans le Sud-Est) et les créneaux de semis rares. La majorité des semis ont été réalisé en mars, sur la première quinzaine (janvier à début avril selon les secteurs).
Levées
Malgré des températures plutôt fraîches, la culture a levé de façon homogène et aujourd’hui les peuplements seront non limitants pour la mise en place des composantes de rendement. Les nodosités sont en place dans le bassin Sud. On note quelques resalissements de parcelles dû aux pluies. Les toutes premières parcelles arrivent aujourd’hui à début floraison (Sud-Est et Sud-Ouest) et le stade majoritaire est autour de 10 feuilles.
Le stade floraison est un moment critique pour la protection contre les bioagresseurs. A ce jour, l’état sanitaire est plutôt sain mais les premiers symptômes, en bas de plante, peuvent être présents. Pour l’héliothis, malgré quelques toutes premières captures dans nos pièges (Aude, Vaucluse…) le stade critique débutera lors de l’apparition des gousses.
Ces risques sont à moduler en fonction des secteurs de production, voir les articles dédiés.
Lutte contre l’ascochytose, maladie principale du pois chiche
L’ascochytose (Ascochyta rabiei), est la maladie principale du pois chiche. C’est aussi le bioagresseur le plus courant et le plus préjudiciable pour la culture sur tout le territoire. Il existe plusieurs voies de contamination, la plus courante étant la voie aérienne (vent, splashing…) puis une propagation dans la parcelle, en cours de cycle, souvent durant la phase reproductive
Attention cependant, la semence peut également être vectrice : cette contamination, dite « primaire » est très préjudiciable - Voir article implantation du pois chiche
Les tous premiers symptômes sont apparus fin avril. A ce jour, ils sont peu fréquents et peu intenses mais il convient d’être réactif dès lors que la maladie est détectée. Les conditions sont actuellement réunies pour observer des contaminations.
Le développement de l'infection est possible entre 5°C et 30°C, avec une température optimale autour de 20°C. Si l'humidité relative (HR) est supérieure à 98%, avec 20°C, il faut au minimum 7h pour déclarer l'infection, et 17h pour une infection sévère.
Le cycle de contaminations secondaires est très rapide, (4 à 5 jours)
Reconnaitre l’ascochytose et limiter son apparition ?
Quelle stratégie adopter lorsque la maladie est présente ?
Application d’une protection dès l’observation des premiers symptômes afin de protéger la période de floraison est préconisé. Si l’application est tardive, avec des symptômes déjà bien installés, privilégier des spécialités commerciales à base de triazoles ou sdhi.
Exemple de stratégie possible :
Lutte contre l’héliothis (noctuelle de la tomate) du pois chiche - Dérogation 120 jours ALTACOR®
L’héliothis (Helicoverpa armigera) peut s’attaquer au pois chiche, dès le début de la floraison avec une phase de risque importante dès l’apparition des gousses et jusqu’à l’entrée en maturité de la culture. Le ravageur impacte le potentiel de rendement et la qualité des graines sur les parcelles touchées. La pression héliothis a été très importante ces deux dernières campagnes.
Cette année, les semis se sont déroulés de mi-décembre dans le Sud-Est à début avril pour les secteurs de production dans le Centre-Ouest. Dans le Sud-Est, les conditions climatiques de la fin d’hiver ont été pluvieuses, entraînant des retards à la levée et des resemis. Pour les autres secteurs de production la levée a été correcte. Les parcelles vont entrer en floraison d’ici 2 à 3 semaines pour les parcelles les plus précoces.
Afin de répondre aux enjeux de la lutte contre le principal ravageur de la culture, une demande de dérogation 120 jours (art 53 REG 1107/2009) déposée auprès du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire par TERRES INOVIA en accord avec FMC a reçu un avis favorable. La spécialité commerciale ALTACOR (AMM 2100122, FMC) bénéficie d’un usage dérogatoire pour la campagne 2025, du 25 avril au 23 août 2025 pour le pois chiche au sein de l’usage Légumineuses potagères (sèches)*Trt Part.Aer.*Chenilles phytophages (uniquement pois chiche).
ALTACOR® est composé de chlorantraniliprole (350g/kg).
ALTACOR® est autorisé à la dose maximale d’emploi de 0,07 kg/ha des stades BBCH40 à BBCH89 en 1 application maximum.
Délai de rentrée : 6 heures Délai avant récolte : 14 jours
Protection de l’eau et de l’environnement
• SPe 1 : Pour protéger les organismes aquatiques, ne pas appliquer ce produit ou tout autre produit contenant du chlorantraniliprole plus d'une année sur deux sur les sols artificiellement drainés.
• SPe 2 : Pour protéger les organismes aquatiques, ne pas appliquer sur sol artificiellement drainé ayant une teneur en argile supérieure ou égale à 45 %.
Protection des organismes aquatiques, des arthropodes et des plantes non cibles
• SPe 3 : Pour protéger les organismes aquatiques, respecter une zone non traitée de 20 mètres comportant un dispositif végétalisé permanent non traité d’une largeur de 5 mètres en bordure des points d’eau.
• SPe 3 : Pour protéger les arthropodes non-cibles, respecter une zone non traitée de 5 mètres par rapport aux zones non cultivées adjacentes.
Protection des abeilles
• SPe 8 : Peut être dangereux pour les abeilles. Application possible durant la floraison et sur les zones de butinage, en dehors de la présence d’abeilles, dans les 2 heures qui précèdent le coucher du soleil ou les 3 heures suivant le coucher du soleil.
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Dose ALTACOR® à appliquer : 0,07 kg/ha Une seule application autorisée par campagne que l’on positionnera en début de programme une fois entrée dans la période de risque et en présence de capture significative de papillons (via réseau de piégeage). L’efficacité d’ALTACOR® est dépendante de la qualité de l’application, adapter le volume de bouillie à la végétation pour en recouvrir la totalité (viser à minima 300 l/ha de bouillie) et du stade des larves (meilleure efficacité sur stades jeune L1-L2). Si les captures d’héliothis se poursuivent, la protection pourra être complétée dans la suite du cycle par des spécialités autorisées à base de Bacillus thuringiensis (Dipel DF, Xentari, Delfin…) ou de baculovirus (Helicovex). |
Pour plus d’informations sur l’héliothis du pois chiche, un article plus complet sur la stratégie de gestion d'héliothis sera disponible très prochainement
- Laurent Ruck - l.ruck@terresinovia.fr - Ingénieur de développement - Protection intégrée des cultures Intrants & Biocontrôle
- Quentin Lambert – q.lambert@terresinovia.fr - Référent national pois chiche et régional Centre et Est Occitanie
Etat des cultures – Pois chiche – Visites d’implantation du 22 avril 2025
En Poitou-Charentes, les pois chiches semés entre début et fin mars sont au stade 4 à 9 feuilles. Les peuplements sont souvent en dessous de l’objectif de 50 plantes levées / m². Les enracinements sont bons et les premières nodosités commencent à se former pour les semis de début mars.
À l’exception de quelques symptômes très localisés de mouche mineuse, aucun dégât de ravageurs ou de maladies n’est à déplorer pour le moment.
Dans l’ensemble, l’enherbement est plutôt faible malgré la présence de renouée liseron, de mercuriale, de ray-grass et de chardon sur certaines parcelles. Un passage de herse étrille ou de houe rotative reste envisageable jusqu’au stade 8-10 feuilles pour les parcelles concernées.
Enfin, des symptômes de phytotoxicité sont observés sur plusieurs parcelles avec parfois jusqu’à 25 % des pieds atteints. En cas de désherbage chimique en prélevée avec KERB FLO, veillez à effectuer le traitement suffisamment en amont de la levée pour éviter tout risque de phytotoxicité.
Guillaume Lamy - Ingénieur Stagiaire - Lentille et Pois chiche zone Centre & Ouest
Premières observations de pucerons cendrés : restez attentifs
Au jour de la rédaction de cet article (04/04/2025), les pucerons cendrés commencent tout juste à être observés en différents points du Sud de la France. Très localement, des parcelles peuvent être concernés depuis environ deux semaines. La surveillance est fortement recommandée et l’évaluation du risque doit se faire au cas par cas.
Débutées depuis dix à quinze jours selon les situations, les floraisons sont désormais pleinement engagées, et les premières siliques apparaissent (la majeure partie des colzas sont au stade F2, G1 ou G2). Cette situation est généralisée pour l’ensemble du Sud de la France (Auvergne-Rhône-Alpes, Aquitaine et Occitanie)
Maintenir la vigilance sur les pucerons cendrés
Une nuisibilité bien réelle dont il faut tenir compte. La hauteur du colza, et la crainte d’occasionner des dégâts par un passage est un frein à la gestion de ce ravageur, néanmoins la nuisibilité occasionnée par les pucerons cendrés ne doit pas être sous-estimée. Par ailleurs, le contrôle du puceron est d’autant plus difficile qu’il est réalisé sur des colonies importantes déjà bien installées.
Cette année, et contrairement à 2024 et 2023, la pression est aujourd’hui plutôt faible. Mais attention, des colonies précoces ont pu être ponctuellement observées avant même la floraison. La hausse actuelle des températures, combinée à des prévisions de temps sec , constituerait alors des conditions favorables au développement de colonies.
La prise en compte d’insectes auxiliaires, comme les larves de coccinelle pour les plus faciles à identifier, est essentielle pour raisonner le choix de l’intervention. Dans la plupart des situations où les pressions de pucerons évoluent lentement, l’arrivée progressive de la faune auxiliaire joue un rôle majeur pour le maintien de la pression. En revanche, en cas d’évolution rapide des colonies, cette régulation biologique peut se montrer insuffisante.
A noter : les débuts de formation de colonies sont parfois difficiles à repérer (2 ou 3 individus au sommet d’une hampe). Bien souvent dans ces situations, les hampes concernées prennent une teinte légèrement violacée. Cette teinte est alors un indicateur de présence des pucerons, à observer donc de près.
Seuils d'intervention pour le puceron cendré
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Faut-il s'inquiéter du charançon des siliques ?
Néanmoins dans un souci de meilleure réactivité, il est important d’identifier suffisamment tôt l’insecte, principal vecteur pour les pontes de cécidomyies.
Pour en savoir plus : Comment se prémunir contre le Sclérotinia et l’Oïdium et reconnaitre les symptômes de Mycosphaerella
Vos contacts régionaux
Arnaud Micheneau (a.micheneau@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr) - Occitanie
Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr) - Auvergne, Rhône-Alpes, PACA