Combiner les moyens pour désherber ses pois et féveroles de printemps
Les semis des pois et féveroles de printemps approchant, il est temps de prévoir votre stratégie de désherbage en fonction de la flore connue sur la parcelle.
Les semis des pois et féveroles de printemps approchant, il est temps de prévoir votre stratégie de désherbage en fonction de la flore connue sur la parcelle.
Une application en prélevée : une solution sécurisante
Dans les situations de fortes infestations en dicotylédones concurrentielles (gaillet, renouées, matricaire) ou difficiles à maîtriser uniquement en post-levée (éthuse, arroche, renouée des oiseaux), une stratégie « tout en prélevée » offre un choix de produits plus large pour sécuriser la culture, mais reste plus onéreux.
La prélevée doit s’effectuer au plus près du semis, sur des semences recouvertes de terre et un sol rappuyé, afin de limiter les risques de phytotoxicité. Excepté dans les sols battants, un roulage est conseillé afin de bien recouvrir la graine avant toute intervention.
Un sol frais au moment du traitement et une légère pluviométrie dans les jours qui suivent sont les conditions idéales pour une bonne efficacité. Dans le cas de relevées d’adventices ou d’efficacité insuffisante (sol sec), un rattrapage en post-levée est possible.
Pour rappel, la féverole possédant moins de solutions de rattrapage en post-levée que le pois, la prélevée est importante pour assurer une bonne maîtrise des adventices.
Une stratégie post-levée seule : Pression faible et flore connue
Dans le cas de parcelles à faible infestation et/ou de flore connue, le choix d’une intervention unique en post-levée peut être suffisant. Veiller à intervenir sur des adventices jeunes (stade cotylédon à 2-3 feuilles), dans des conditions poussantes et en dehors de fortes amplitudes thermiques.
Certains programmes peuvent se fractionner afin d'augmenter l'efficacité contre certaines adventices. Espacer alors les deux interventions de 10-15 jours minimum.
Un programme de prélevée et post-levée
Un programme complet (pré+post) permet de maîtriser de très fortes infestations ainsi que des levées échelonnées d’adventices tout en maîtrisant le coût de son désherbage. Les adventices les plus difficiles à contrôler orientent le choix du ou des produits appliqués en prélevée.
Pour maîtriser les coûts, appliquer le produit de prélevée à une dose inférieure à la dose homologuée (3/4 de celle-ci), puis appliquer en post-levée sur des adventices jeunes des produits à faible dose.
Pour rappel, les différents produits à base de pendiméthaline, imazamox et bentazone ne sont pas mélangeables. Leur application dans un même programme en post-levée doit se faire en 2 applications – se référer aux délais de rentrée des différentes spécialités pour recomposer l’association initialement visée.
Exemple de programmes pour la féverole de printemps
Exemples de programmes pour le pois de printemps
Rappel des règles d’utilisation de l’aclonifen (CHALLENGE 600 ou COLT/PAPEL) en pré et post-levée
*herbicide générique : CHANON, etc,..
P=pois
F=féverole
L=lupin
(1) : respecter un délai de 25 jours entre les 2 applications pour pois d'hiver, 15 jours pour pois de printemps
(2) : respecter un délai de 10 jours entre les 2 applications de postlevée
Gestion des graminées
Problématique montante dans les parcelles de protéagineux de printemps, la gestion des graminées constitue une difficulté majeure et ne doit pas être négligée. Les bases de pendiméthaline en prélevée telles que le NIRVANA S 3 l/ha et le PROWL 400 2l /ha présentent une efficacité modérée. Celle-ci peut être complétée par une association avec de l’aclonifen, Challenge 600 ou Colt à 2 l/ha.
Les anti-graminées foliaires peuvent être mobilisés en rattrapage de post-levée. Leur efficacité est extrêmement variable selon les situations de résistances des ray-grass/vulpin aux Fop et Dime.
Spectres d’action des produits sur pois
Spectres d’action des produits sur féverole
Désherbage mécanique : une solution efficace en conditions sèches
Avec des printemps parfois secs, le désherbage mécanique peut apporter une aussi bonne efficacité que certains programmes chimiques. Également, les stratégies mixtes associant prélevée chimique et post-levée mécanique sont des solutions efficaces si la météo est favorable. Elles sont moins onéreuses et faciles à mettre en œuvre, d’autant plus pour la féverole qui présente peu de solutions chimiques de rattrapage et se prête mieux que le pois au binage et à des passages mécaniques tardifs. Pour rappel, les interventions mécaniques gagnent en efficacité si elles s’effectuent avec 2 journées de beau temps avant et après.
Pois de printemps : le désherbage en plein (herse étrille ou houe rotative) et la bineuse céréales sont possibles tant que les vrilles ne sont pas trop développées (4-5 feuilles max).
Avant la levée : un passage de herse étrille est possible, à l’aveugle, dès que la portance du sol est suffisante, sur des adventices jeunes et donc faciles à détruire.
A partir d’1 feuille : la houe rotative est la plus sélective sur les pois à ce stade. Elle est particulièrement adaptée aux sols limoneux. Son efficacité est liée au stade des adventices (fil blanc à 2 feuilles maximum).
A partir de 2-3 feuilles : effectuer un passage avec la herse étrille avant le stade 5 feuilles. Ne plus intervenir dès que les vrilles du pois sont développées ; les risques de pertes de plantes par arrachage sont élevés.
Féverole de printemps : les passages mécaniques peuvent s’opérer jusqu’à tard, en particulier pour la bineuse, tant que la hauteur du couvert le permet. Généralement, passé 6 feuilles, le risque de casse de tige augmente. Si ce stade est atteint, il faut donc bien raisonner les interventions. Aux stades antérieurs, la herse étrille peut présenter de bons résultats sur des adventices jeunes. La houe rotative ayant une efficacité moindre est à réserver plutôt aux sols limoneux qui valoriseront sa fonction d’écroûteuse. L’intérêt de la bineuse est de pouvoir intervenir sur des adventices plus développées.
Pour les féveroles semées à grand écartement (>45cm), la combinaison d’un herbicide localisé sur le rang avec un binage réalisé en différé quand les pédoclimatiques sont idéales présentera une très bonne efficacité pour une charge maîtrisée.
► Stratégies de désherbage mécanique ou mixte de la féverole
(b.remurier@terresinovia.fr)
Arnaud MICHENEAU
(a.micheneau@terresinovia.fr)
Fanny VUILLEMIN
(f.vuillemin@terresinovia.fr)
CONCERTO
OFB
592 000 €
72 mois Oui NationalLes enjeux
CONCERTO est un projet ancré dans le territoire des plateaux de Bourgogne, qui est en difficulté vis-à-vis de la gestion des insectes phytophages et est particulièrement sensible aux accidents climatiques en raison du faible potentiel des sols qui le composent.
L’approche territoriale proposée par le projet CONCERTO vise à atténuer les dégâts d’insectes phytophages sur l’ensemble des cultures en se passant d’insecticides.
L’action collective d’un groupe d’agriculteurs permet de mobiliser des leviers agroécologiques comme la lutte biologique par conservation ou des techniques de plantes pièges (intercultures pièges pilotée®).
Les approches collectives et paysagères sont particulièrement pertinentes dès lors que l’on souhaite influer sur l’abondance et la diversité des populations d’insectes, qu’ils soient ravageurs ou auxiliaires.
De plus, le projet CONCERTO dans lequel des fermes entières sont engagées, réaffirme la nécessité d’obtenir des systèmes rentables et multi-performants.
Il souhaite répondre à quatre enjeux majeurs pour les agriculteurs du territoire :
- La limitation des dégâts associés aux coléoptères ravageurs d’automne du colza
- La gestion des pucerons d’automne vecteurs de viroses sur les céréales à pailles
- La réduction des dégâts de bruches du pois et de la lentille
- L’amélioration de la fertilité des sols
Les objectifs
CONCERTO, qui s’inscrit dans la continuité des travaux du projet R2D2, visera à accompagner un groupe de producteurs dans la re-conception de leurs systèmes pour supprimer progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble du territoire. Il contribuera à l’atteinte des objectifs du plan ECOPHYTO.
La cible à long terme du projet, définie conjointement avec les agriculteurs est :
- Améliorer les performances des systèmes de culture incluant le colza
- Réduire progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble des cultures
- Réduire des applications d’herbicides
En plus de ces trois objectifs, le projet va travailler à :
- L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets en renforçant la résilience des systèmes agricoles, notamment via le travail autour de l’implantation de haies et d’arbres isolés qui jouent un rôle clé dans le cycle de l’eau et permettent de créer des microclimats plus favorables à proximités des parcelles cultivées.
- La préservation de la biodiversité, en travaillant pour la création d’un maillage d’infrastructures écologiques fonctionnelles autour des parcelles et en renforçant la ressource florale à l’échelle du territoire.
Les résultats attendus
- Suivre le niveau de pression des ravageurs du colza et de la bruche du pois.
- Suivre les régulations biologiques des principaux coléoptères ravageurs du colza.
- Développer l’action collective territoriale pour gérer les insectes phytophages.
- Modifier les structures paysagères afin de favoriser les régulations biologiques selon les principes de la lutte biologique par conservation.
Le rôle de Terres Inovia
Coordinateur
- Animation du projet
- Co-conception et suivi du projet de territoire
- Acquisition et traitement des données issus des suivis scientifiques
- Accompagnement individuel et collectif des agriculteurs
- Expertise agronomique
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Herbi1&NoPhy
Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Nicolas Cerrutti - n.cerrutti@terresinovia.fr
01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours NonM2ProLIV
ANR
non communiqué
59 mois Non NationalLes enjeux
L’enjeu de M2ProLIV est de faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, plus sains et économiquement viables, tout en renforçant les capacités technologiques et scientifiques de la France dans ce domaine. Plus particulièrement, il répond à plusieurs enjeux :
- Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en proposant des alternatives aux protéines animales
- Réduire l’impact environnemental de la production alimentaire en se tournant vers les protéines végétales
- Valoriser les co-produits des industries de pressage d’oléagineux et de production de lipides de microalgues
- Développer des procédés pour obtenir des ingrédients protéiques fonctionnels et nutritionnellement intéressants
- Créer un tissu de collaborations interdisciplinaires entre instituts de recherche et partenaires industriels
Les objectifs
Les objectifs du projet M2ProLIV sont axés sur l'amélioration de la durabilité, de la qualité nutritionnelle et de la fonctionnalité des aliments protéiques à partir de ressources végétales :
- Étudier les procédés de fractionnement humide ou sec pour produire des fractions protéiques moins pures mais potentiellement plus fonctionnelles.
- Utiliser la fermentation solide ou la protéolyse enzymatique pour développer des extraits protéiques multifonctionnels, tels que des antioxydants et des émulsifiants.
- Produire des hydrolysats protéiques ayant des propriétés de chélation de métaux pour répondre aux carences en micronutriments, particulièrement en fer et en zinc.
- Comprendre comment les ingrédients naturels s'organisent et évoluent dans des systèmes alimentaires.
- Développer un itinéraire technologique applicable aux graines de chanvre décortiquées permettant de réduire la teneur en lipides à froid pour conserver les propriétés fonctionnelles des protéines.
Les résultats attendus
En développant des ingrédients protéiques multifonctionnels à partir de co-produits végétaux et en utilisant des procédés de transformation douce, M2ProLIV devrait contribuer à une alimentation plus durable et plus saine, mais aussi ouvrir de nouvelles opportunités pour l'industrie agroalimentaire en France.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Acquisition de références sur les conditions de récolte et de séchage de la graine de chanvre :
- Taux de graines vertes
- Acidité de l’huile
- Teneurs en huile et en protéines
- Amélioration de l’extraction mécanique des graines de chanvre décortiquées.
- Caractérisation rhéologique de la graine de chanvre
- Travaux sur l’optimisation des profils de vis pour limiter l’échauffement tout en réduisant la teneur en huile.
- Production de co-produits : fourniture d’une gamme de tourteaux obtenus dans des conditions bien caractérisées pour définir les conditions optimales de production.
- Synthèse et diffusion des résultats
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Patrick Carré - p.carre@terresinovia.fr
01/01/2024 Eclairer les décisions stratégiques CIRAD En cours NonTwinFarms
ANR
4 991 289 €
48 mois Non NationalLes enjeux
Issus de l’ingénierie, les jumeaux numériques – répliques virtuelles de systèmes physiques – ont permis des avancées dans de nombreux secteurs, portées notamment par la multiplication des capteurs. L’agriculture n’échappe pas à cette dynamique : à l’échelle d’une exploitation, la combinaison des données issues des capteurs et des connaissances agronomiques existantes ouvre des perspectives prometteuses pour accompagner la transition agroécologique, dans un contexte de changement climatique de plus en plus contraignant.
Dans une approche tactique, une ferme jumelle numérique pourrait aider les agriculteurs à ajuster leurs décisions au fil de la campagne, en fonction de l’état des cultures et/ou des animaux, en s’appuyant sur des capteurs in situ ainsi que sur des données externes comme les images satellites. Cela serait particulièrement utile pour réagir face à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles.
Dans une perspective stratégique, le jumeau numérique permettrait aux agriculteurs de simuler l’évolution de leur système à moyen ou long terme, afin d’anticiper les effets de différents scénarios de changement.
TwinFarms ambitionne de rendre ces usages concrets et accessibles sur le terrain.
Les objectifs
Twinfarms souhaite déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique. Il s'appuiera sur neuf démonstrateurs où les jumeaux numériques devraient apporter une valeur ajoutée pour faciliter les choix tactiques ou stratégiques.
Les résultats attendus
Créer une plateforme de données qui collecte, nettoie, organise et stocke des données précises provenant de capteurs et autres bases de données.
Établir les spécifications des jumeaux numériques, évaluer la qualité des jumeaux produits, et anticiper les futurs services à fournir pour améliorer la transition agroécologique
- Concevoir des modèles physiques, biologiques et mathématiques. Apprendre à partir de données temporelles, hétérogènes, incomplètes et échantillonnées de manière irrégulière, et généraliser ces modèles pour diverses applications.
- Développer des interfaces utilisateur intuitives et efficaces pour permettre aux agriculteurs de tirer parti des jumeaux numériques. Cela inclut la spécification des besoins, la mise en œuvre de prototypes et la rédaction de guides d'utilisation.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Spécification des besoins et attentes des agriculteurs vis-à-vis des jumeaux numériques
- Indentification de sources de données et des modèles existants
- Participation à un cas d’usage : SYSTERRE
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Ouverture Occitanie
Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles en Occitanie
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Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Julie Auque - j.auque@terresinovia.fr
Celia Pontet - c.pontet@terresinovia.fr
La campagne « The taste of pulses » pour célébrer les légumineuses
A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement.
A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement.
Le 10 février, dans le cadre de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE invite à marquer l'occasion en célébrant la polyvalence des légumineuses à travers des repas partagés mettant en vedette de délicieuses légumineuses. Se réunir autour d'une table permet de mettre en évidence la manière dont les légumineuses telles que les haricots, les lentilles, les pois chiches et les lupins relient les personnes de différentes cultures, enrichissant ainsi notre culture, notre santé et notre planète.
Pourquoi les légumineuses sont-elles synonymes d'assiettes durables, saines et délicieuses ?
Les légumineuses sont des cultures riches en nutriments et respectueuses du climat qui fixent l'azote dans les sols, réduisent le besoin d'engrais artificiels, favorisent la biodiversité et se développent avec moins d'eau que de nombreuses autres sources de protéines. En favorisant des systèmes agricoles plus résilients, les légumineuses jouent un rôle clé dans la production alimentaire durable. Non seulement elles sont bonnes pour la planète, mais elles sont également essentielles à une alimentation saine. Leur polyvalence dans l'assiette, des ragoûts traditionnels aux plats végétariens innovants, montre que durabilité, alimentation saine et saveur vont de pair, rendant les légumineuses indispensables à une alimentation durable, abordable et inclusive dans le monde entier.
Trouvez l'inspiration et partagez-la sur « The Taste of Pulses »
INCREASE facilite le partage d'un repas à base de légumineuses avec la famille et les amis : la campagne « Taste of Pulses » propose une collection croissante de recettes provenant de toute l'Europe et offre la possibilité de partager leur plat préféré à base de légumineuses.
À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE encourage tout le monde à passer à l'action : inscrivez vos événements liés aux légumineuses et soumettez vos recettes préférées à base de légumineuses via le site web « The Taste of Pulses », afin de contribuer à mettre en valeur la diversité et la créativité des légumineuses à travers l'Europe et d'inspirer d'autres personnes à cuisiner, partager et célébrer ensemble les légumineuses !
Participez à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE
La célébration de la Journée mondiale des légumineuses est également étroitement liée à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE, dans le cadre de laquelle les participants peuvent cultiver et documenter différentes variétés de haricots, contribuant ainsi à la recherche scientifique et à la conservation de la biodiversité agricole.
Bonne nouvelle : il est encore temps de vous inscrire et de participer à cette recherche pratique ! Les passionnés, les jardiniers, les gourmets et les esprits curieux peuvent s'inscrire à l'édition 2026 de l'expérience scientifique citoyenne INCREASE jusqu'au 28 février 2026 via l'application INCREASE CSA. Aucun équipement spécialisé n'est nécessaire, il suffit d'aimer les légumineuses, d'avoir un smartphone et un espace pour cultiver. Les participants reçoivent une sélection de graines de haricots variées, apprennent de manière pratique les caractéristiques des plantes, documentent leurs observations à l'aide de l'application et peuvent partager des graines et des recettes culinaires avec d'autres citoyens scientifiques à travers l'Europe.
Rejoignez-nous ! Cultivez des haricots, partagez le goût des légumineuses et rejoignez une communauté qui façonne ensemble un avenir alimentaire plus durable.
Plus d'informations
Gestion des graminées adventices : quels sont les leviers mobilisés par les producteurs ?
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI, une enquête vient d’être réalisée pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI une enquête vient d’être réalisée auprès de 32 agriculteurs pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Le projet GRAMICOMBI a été lancé dans le cadre du PARSADA. Piloté par Terres Inovia, il vise à construire des combinaisons de leviers de gestion intégrée des graminées dans les systèmes et à les déployer largement à l’échelle nationale.
Pour connaître les freins à l’adoption de leviers agronomiques pour mieux gérer les graminées adventices, une enquête a été menée auprès d’exploitants. « Elle a été réalisée dans le cadre du réseau Objectif Cultures Propres (OCP) en Bourgogne Franche Comté qui vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de la combinaison de leviers de gestion des graminées à l’échelle du système de culture en suivant et mettant en place un plan d’action pendant cinq ans sur 32 parcelles d’agriculteurs », explique Victor Fleury, ingénieur de développement de Terres Inovia. Ce réseau est animé par neuf partenaires : Terres Inovia, Arvalis, Alliance BFC, les Chambres d’Agriculture départementales de la région BFC et la Ferme expérimentale de Tart-le-Bas.
Une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers
Lors de cette enquête, chaque agriculteur a classé différents leviers de gestion des graminées, selon leur faisabilité, dans l’une des quatre catégories suivantes : réalisé, possible, contraignant et impossible.
Les résultats montrent une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers. « Certaines pratiques sont aujourd’hui déjà bien intégrées dans les systèmes de culture, par exemple l’application de glyphosate avant semis, la diversification du désherbage chimique et l’entretien des bordures ». En revanche, des leviers présentent un taux de mobilisation plus faible malgré un intérêt agronomique reconnu : la combinaison du décalage de la date de semis, de la diversification avec du désherbage mécanique et du nettoyage des outils de récolte offre une marge de progression importante. Enfin, d’autres sont majoritairement perçus comme difficiles à intégrer dans les systèmes actuels comme l’introduction d’une Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (CIVE), l’écimage et la récupération de menues pailles.
Des freins économiques et techniques
Les principaux freins sont économiques : accès à du matériel spécifique, manque de débouchés, coût d’investissement et rentabilité incertaine. L’adoption de nouveaux leviers de gestion des graminées adventices se confronte aussi à des arbitrages techniques : le labour, par exemple, est souvent envisagé comme un levier de dernier recours en cas d’impasse technique. De même le choix variétal est fréquemment priorisé pour la résistance aux maladies ou pour le potentiel de rendement au détriment du pouvoir couvrant des variétés. « Le manque de références techniques, de consensus sur l’efficacité de certains leviers et de retours d’expérience freinent également leur adoption. L’exemple des variétés couvrantes illustre très bien cette difficulté, avec une efficacité perçue comme très variable selon les contextes ». Enfin, certains freins sont très ciblés : le temps de travail et l’organisation de chantier pour le désherbage mécanique, le recours à la prestation de service, le type de sol, la répartition du parcellaire, etc.
Les résultats de l’enquête montrent que de nombreux leviers de gestion des graminées adventices sont encore trop peu mobilisés par les agriculteurs. Si certains se heurtent à des freins structurels ou économiques importants, d’autres nécessitent avant tout un accompagnement technique de l’agriculteur, un renforcement des références et une adaptation au contexte de chaque exploitation. C’est précisément l’objectif du PARSADA GRAMICOMBI, porté par Terres Inovia, dans lequel s’inscrit le réseau OCP : lever les freins à l’adoption pour favoriser la combinaison cohérente des leviers de gestion des graminées adventices à l’échelle du système de culture.
Pois et féveroles : les traitements de semences disponibles pour les protéger
Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?
Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?
Les mildious du pois (Peronospora pisi) et de la féverole (Peronospora viciae) sont deux pathogènes distincts qui peuvent occasionner des pertes de pieds à la levée et donc impacter le peuplement voire le rendement. Les agents de la fonte des semis sont quant à eux plus nombreux (genres Pythium, Fusarium, etc.) et peuvent être communs à ces deux cultures. Enfin, l’aphanomycès est un pathogène spécifique du pois protéagineux et particulièrement du pois de printemps, qui peut avoir un réel impact sur le rendement de la culture en entraînant la pourriture du système racinaire et ainsi la perte de pieds.
Combiner les leviers
A ce jour, aucune solution de traitement de semences n’est disponible pour lutter contre l’aphanomyces. Des règles simples de choix de parcelle en fonction de différents critères permettent d’éviter les situations à risque (outil Eva de Terres Inovia). Des variétés de pois de printemps plus tolérantes ont par ailleurs été inscrites et sont conseillées dans les parcelles faiblement contaminées pour sécuriser les rendements. Elles permettent d’envisager la culture du pois de printemps sur des parcelles à pression faible à modérée. Enfin, Terres Inovia poursuit l’évaluation de solutions de traitements de semences pour compléter la stratégie de gestion.
À la suite de l’interdiction de l’usage en plein champ du WAKIL XL, les pois et les féveroles avaient perdu leur unique solution de traitement de semences alors disponible. Avec son large spectre, le WAKIL XL permettait de sécuriser l’implantation de ces deux cultures en ayant une action à la fois anti-mildiou via le métalaxyl-M mais aussi une action anti-fonte des semis via le fludioxonil et le cymoxanil. Depuis 2021, le seul traitement de semences autorisé sur pois et féveroles était le PREPPER, à base de fludioxonil (voir encadré). Ce dernier n’a aucune action contre les mildious mais montre une efficacité contre les agents de la fonte des semis (Fusarium et Ascochyta).
Depuis 2023, une augmentation de la présence de mildiou a été observée sur pois protéagineux dans les réseaux BSV. L’augmentation constatée concerne les attaques primaires (c’est-à-dire à la levée de la culture) et montre bien la présence du pathogène dans les parcelles, où il peut se conserver jusqu’à huit ans. En moyenne 4,6 % de parcelles ont été déclarées touchées par du mildiou entre 2011 et 2023 (utilisation du WAKIL XL autorisée) contre 16 % en moyenne pour 2024 et 2025 (moyennes pondérées). Sans avoir de volonté d’explication statistique, ces chiffres mettent en avant une tendance sur les dernières années (figure 1) et le besoin d’une solution de gestion performante de cette maladie.
PREPPER : un usage limité
Attention, depuis 2025, Certis-Belchim a fait retirer l’usage de la spécialité PREPPER sur féveroles et ne cautionne plus cet usage. Il reste cependant disponible sur pois protéagineux et les autres cultures bénéficiant déjà d’une AMM.
Une dérogation pour un traitement de semences anti-mildiou
La demande de dérogation 120 jours (art53 REG 1107/2009) déposée le 2 juillet 2025 par Terres Univia et Terres Inovia au niveau des services du ministère de l’Agriculture – avec le soutien de Corteva – a reçu un avis positif.
La spécialité commerciale LUMISENA, traitement de semence efficace contre le mildiou, bénéficie donc d’un usage dérogatoire pour la campagne 2026 (Graines protéagineuses*Trt Sem*Champignons (pythiacées)). Les semences traitées sont utilisables du 15/11/2025 au 15/03/2026 (120 jours) uniquement pour le pois protéagineux et la féverole (printemps et hiver).
Retrouvez tous les articles des éditions d'Arvalis & Terres Inovia infos ici : https://www.terresinovia.fr/fr/actualites/consultez-le-dernier-numero-darvalis-terres-inovia-infos-6
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Anne Moussart - a.moussart@terresinovia.fr
Légumineuses de printemps : surveiller les thrips, sitones et pucerons dès la levée
Les semis de pois, féveroles, lupin et lentille se préparent. Alors il est temps de se réapproprier les méthodes d’observations, les seuils et les interventions possibles.
Les semis des pois, féveroles, lupins et lentilles se préparent. Alors il est temps de se réapproprier les méthodes d’observations, les seuils et les interventions possibles.
Chaque ravageur possède ses préférences, qu’il s’agisse des stades ou des organes de la plante visés. L’observation assidue de la parcelle permet d’intervenir à bon escient, sans oublier que la présence des auxiliaires est de bon augure.
Le sitone, le ravageur toujours ponctuel
Le sitone est un charançon de grande taille, de couleur gris verdâtre à brun-rouge. Actif à partir de 12°C, la présence de l’adulte dans les parcelles se traduit par des encoches semi-circulaires sur le bord des feuilles. Cette activité d’alimentation n’est pas nuisible. En revanche, les larves détruisent les nodosités (photo ci-dessous), ce qui compromet l’alimentation en azote des légumineuses. Les larves étant non atteignables, la lutte vise les adultes.
Pois de printemps : surveiller les parcelles de la levée jusqu’au stade 6 feuilles. Intervenir à partir de 5 à 10 encoches par plante sur les premières feuilles émises. Maintenir la surveillance et réintervenir si le seuil est à nouveau dépassé sur les jeunes feuilles émises avant 6 feuilles.
Féverole, lentille et lupin : la présence de nombreuses encoches sur l’ensemble des étages foliaires avant 6 feuilles peut justifier une intervention. Pour la lentille, dont les feuilles sont petites, surveiller les racines pour voir les attaques des larves sur les nodosités.
Si les seuils sont atteints, un traitement à base d’un pyréthrinoïde homologué est recommandé. L’intervention sera d’autant plus efficace que les sitones sont actifs (temps ensoleillé, sans vent). Ne plus intervenir au-delà de 6 feuilles. L’application de ce pyréthrinoïde sera également efficace sur les thrips ou pucerons.
Le thrips, le ravageur discret
Le thrips est un insecte de 1 mm brun foncé et de forme allongée, difficilement observable directement sur les plantes. Il est actif dès que la température atteint les 7-8°C. Il pique les plantes pour se nourrir et injecte alors une salive toxique, ce qui induit le nanisme des plantes, la crispation des feuilles avec des tâches jaunes et brunes, de nombreuses ramifications. La nuisibilité des thrips est accentuée si la plante est jeune et peu poussante.
Pois de printemps : surveiller de la levée au stade 6 feuilles. Intervenir si l’on dénombre 1 thrips par plante en moyenne.
Lupin et lentille : surveiller de la levée à 6 feuilles pour le lupin et 4 feuilles pour la lentille. Intervenir en cas de forte présence.
Comme pour les sitones si un traitement est nécessaire, utiliser un pyréthrinoïde homologué. L’application de ce pyréthrinoïde est aussi efficace sur les sitones ou pucerons.
Le puceron, attention en cas d’hiver doux
Le pois et la lentille peuvent être colonisés par le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum), qui présente une couleur verte à rose et se cache souvent sous les feuilles et dans les nouvelles feuilles émergentes et plus tard dans les boutons floraux.
Féverole : elle est plutôt colonisée par le puceron noir de la fève (Aphis fabae), qui s’agglutine en manchons de plusieurs centimètres sur les tiges et est bien visible. Le puceron vert du pois Acyrthosiphon pisum peut aussi être observé en fin de cycle.
Lupin : il peut être colonisé par Macrosiphon albifrons, gros puceron bleu-vert-gris spécifique des plantes du genre Lupinus, mais dont la présence en parcelle est rare.
Les pucerons ponctionnent la sève et transmettent des virus. Ces viroses sont d’autant plus nuisibles qu’elles infectent les plantes avant la floraison. Le puceron vert est souvent caché et peu visible par sa couleur verte. Pour mieux l’observer, il suffit de prélever des plantes et de les secouer au-dessus d’une feuille blanche.
Les seuils d’intervention varient selon la culture, le stade et le type de puceron (voir encadré ci-dessous). Avant toute intervention, rester attentif à : la présence d’auxiliaires (coccinelles, syrphes…) qui permettent de réguler les populations de pucerons ; la météo.
Pucerons : les clefs pour agir au bon moment
En cas d’arrivée précoce des pucerons avant la floraison et le risque de transmission de viroses, il est préférable de limiter le développement des populations avec des pyréthrinoïdes pour conserver TEPPEKI/AFINTO pour les applications plus tardives et sur des infestations fortes ou en cas d’efficacité insuffisante des pyréthrinoïdes. L’efficacité des pyréthrinoïdes est insuffisante sur une végétation en pois ou lentille développée avec des pucerons cachés sous les feuilles ou dans les boutons floraux ou en féverole sur des manchons de pucerons.
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Franck Duroueix - f.duroueix@terresinovia.fr
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr
Réussir l’implantation des pois et féveroles de printemps
Les semis des protéagineux de printemps débutent dès fin janvier en Poitou-Charentes/Vendée et s’étaleront jusqu’à mi-mars sur l’ensemble des bassins de production de la moitié nord. L’implantation est une étape clé pour assurer le bon développement de la culture et son futur potentiel de rendement.
Choisir sa parcelle
Les protéagineux de printemps sont sensibles au stress hydrique de fin de cycle (floraison à remplissage), il faut éviter de les implanter en sols séchants et superficiels. En conduite pluviale, les sols profonds sont donc à privilégier avec une réserve utile idéalement de 150 mm et plus (>100 mm à minima). Attention également aux argiles lourdes et limons hydromorphes, pouvant compliquer leur implantation.
Les parcelles saines d’aphanomyces sont à privilégier pour implanter un pois de printemps. L’Aphanomyces étant la maladie tellurique la plus préjudiciable sur le pois (pertes de rendement importantes), le risque doit être évalué avant l’implantation (évaluer le risque avec l’outil EVA de Terres Inovia). La féverole n’est pas concernée par la maladie.
Préparer une structure favorable aux nodosités
L’objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer l’enracinement du pois et développer les nodosités. Le lit de semences doit être meuble sur les 8-10 premiers centimètres du sol pour favoriser un bon contact sol/graine et une levée rapide. Une structure poreuse sur les 15-20 premiers centimètres permettra aux nodosités et radicelles de se développer correctement. Le pois est très sensible aux asphyxies racinaires, les zones compactes doivent être évitées afin de favoriser le ressuyage.
En cas de mauvais nivellement ou de sol refermé durant l’hiver, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation. Pour les sols à risque de battance, ne pas hésiter à laisser quelques mottes en surface (2-3 cm). Un roulage est conseillé (hors sol battant) pour assurer le contact sol-graine et protéger de la phytotoxicité des herbicides.
Date de semis, profondeur et densité
Les dates de semis des protéagineux de printemps sont à adapter à la zone géographique. En Poitou-Charentes et en Vendée, les semis peuvent démarrer dès fin janvier si le sol est bien ressuyé et si des températures gélives fortes ne sont pas attendues dans les 2 à 3 jours qui suivent le semis (gel possible des graines lors de l’imbibition). À noter qu’il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée. Si les conditions de portance le permettent, favoriser les semis précoces, qui permettent de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique).
En termes de réglementation et d’usage des herbicides, les protéagineux semés avant le 01/02 sont considérés comme des protéagineux d’hiver, et à partir du 01/02 comme des protéagineux de printemps (peu importe le type variétal, « hiver » ou « printemps »). Certaines solutions disponibles en pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps et inversement. La date de semis est donc à prendre en compte dans la stratégie de désherbage.
Semer à 4-5 cm de profondeur les pois et 6-7cm pour les féveroles. Attention à ne pas semer trop dense, au risque de surinvestir le poste de semences et de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement.
Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de pois de printemps :
Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | Sol de craie | |
70 à 80 graines/m² | 90 graines/m² | 105 graines/m² | |
PMG 230 g | 160 à 180 kk/ha | 205 kg/ha | 240 kg/ha |
PMG 260 g | 180 à 210 kg/ha | 235 kg/ha | 275 kg/ha |
Conseils pour un taux de germination de 90%
Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de féveroles de printemps :
Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | |
40 à 45 graines/m² | 45 à 50 graines/m² | |
PMG 400 g | 160 à 180 kg/ha | 180 à 200 kg/ha |
PMG 450 g | 180 à 200 kg/ha | 200 à 225 kg/ha |
Conseils pour un taux de germination de 90%
Le pois s’adapte à des écartements de 12 à 35 cm. La féverole peut se semer de 17 à plus de 45 cm d’écartement. Les semis au monograine permettent de diminuer la densité de 5 grains/m² et d’envisager des stratégies de binage.
Fertilisation
Aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire : les protéagineux sont autonomes pour leur nutrition azotée grâce à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique.
Le pois et la féverole sont moyennement exigeants en phosphore et potasse. Cependant, ces éléments restent essentiels au bon développement de la plante et des nodosités. La dose est à raisonner en fonction des exportations, de la teneur du sol en P et K et du nombre d’années sans apport.
Doses moyennes conseillées | Pois | Féverole | |
| Phosphore | Pailles non exportées | 55 | 60 |
| Pailles exportées | 65 | 60 | |
| Potasse | Pailles non exportées | 85 | 70 |
| Pailles exportés | 145 | 100* | |
Doses conseillées en kg/ha pour un rendement de 55q/ha en pois et 40 q/ha en féverole
* seulement si sol pauvre, autrement pas de compensation supplémentaire
Choisir sa variété
Consultez la synthèse variétale Pois de printemps (graines jaunes) 2025 et la synthèse féverole de printemps sur le site myvar de Terres Inovia.
Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest
Acacia
Composez le couvert d'interculture ou le couvert associé au colza adapté à votre situation
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Consultez les fiches techniques des principales espèces de couverts
Conduite culturale : période de semis, implantation; caractéristiques : fourniture et piégeage d'azote, appétence limace etc; adaptation à la culture suivante
Composez votre mélange
Choix des espèces adaptées à vos objectifs et contraintes, composition du mélange selon des règles clé (nombre, complémentarité et compatibilité des espèces...) et ajustement des doses de semis
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Conseils pour l'implantation, simulation date de floraison et simulation économique