Une pression maladies intense et précoces dès la sortie d'hiver
Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.
Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.
Petits rappels sur la reconnaissance des maladies
Le Botrytis
Le botrytis est une maladie aérienne très fréquente sur féverole d’hiver, provoquée par un champignon : Botrytis fabae. Les symptômes sont répartis de façon homogène dans la parcelle et se présentent sous forme de très nombreuses petites tâches marron qui s’étendent et se rejoignent à mesure que la maladie se développe. A terme, elle occasionne une défoliation et des coulures de fleurs. Elle apparaît notamment sur les parcelles semées précocement et/ou densément.
Les conditions météorologiques de ce début d’année ont été particulièrement favorables au développement de la maladie, notamment sur les parcelles semées précocement (mi-octobre) et/ou de fonds de vallée fortement exposées aux excès d’eau récents. De premiers symptômes sont également visibles sur les parcelles semées plus tardivement (courant novembre). Dans ces circonstances, la nuisibilité s’annonce déjà être très élevée.
(Secteur d’Auch (32) le 02/02/2026 - Crédit photo : Terres Inovia)
Ascochytose:
Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.
Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.
La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.
(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
La Cercosporiose
La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible.
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
La Rouille
La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.
Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )
Comment agir si la maladie est déjà présente ?
Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis
Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :
- La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
- L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)
En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis.
Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.
Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?
Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).
Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.
En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.
Vos contacts régionaux
- Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
- Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
CONCERTO
OFB
592 000 €
72 mois Oui NationalLes enjeux
CONCERTO est un projet ancré dans le territoire des plateaux de Bourgogne, qui est en difficulté vis-à-vis de la gestion des insectes phytophages et est particulièrement sensible aux accidents climatiques en raison du faible potentiel des sols qui le composent.
L’approche territoriale proposée par le projet CONCERTO vise à atténuer les dégâts d’insectes phytophages sur l’ensemble des cultures en se passant d’insecticides.
L’action collective d’un groupe d’agriculteurs permet de mobiliser des leviers agroécologiques comme la lutte biologique par conservation ou des techniques de plantes pièges (intercultures pièges pilotée®).
Les approches collectives et paysagères sont particulièrement pertinentes dès lors que l’on souhaite influer sur l’abondance et la diversité des populations d’insectes, qu’ils soient ravageurs ou auxiliaires.
De plus, le projet CONCERTO dans lequel des fermes entières sont engagées, réaffirme la nécessité d’obtenir des systèmes rentables et multi-performants.
Il souhaite répondre à quatre enjeux majeurs pour les agriculteurs du territoire :
- La limitation des dégâts associés aux coléoptères ravageurs d’automne du colza
- La gestion des pucerons d’automne vecteurs de viroses sur les céréales à pailles
- La réduction des dégâts de bruches du pois et de la lentille
- L’amélioration de la fertilité des sols
Les objectifs
CONCERTO, qui s’inscrit dans la continuité des travaux du projet R2D2, visera à accompagner un groupe de producteurs dans la re-conception de leurs systèmes pour supprimer progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble du territoire. Il contribuera à l’atteinte des objectifs du plan ECOPHYTO.
La cible à long terme du projet, définie conjointement avec les agriculteurs est :
- Améliorer les performances des systèmes de culture incluant le colza
- Réduire progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble des cultures
- Réduire des applications d’herbicides
En plus de ces trois objectifs, le projet va travailler à :
- L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets en renforçant la résilience des systèmes agricoles, notamment via le travail autour de l’implantation de haies et d’arbres isolés qui jouent un rôle clé dans le cycle de l’eau et permettent de créer des microclimats plus favorables à proximités des parcelles cultivées.
- La préservation de la biodiversité, en travaillant pour la création d’un maillage d’infrastructures écologiques fonctionnelles autour des parcelles et en renforçant la ressource florale à l’échelle du territoire.
Les résultats attendus
- Suivre le niveau de pression des ravageurs du colza et de la bruche du pois.
- Suivre les régulations biologiques des principaux coléoptères ravageurs du colza.
- Développer l’action collective territoriale pour gérer les insectes phytophages.
- Modifier les structures paysagères afin de favoriser les régulations biologiques selon les principes de la lutte biologique par conservation.
Le rôle de Terres Inovia
Coordinateur
- Animation du projet
- Co-conception et suivi du projet de territoire
- Acquisition et traitement des données issus des suivis scientifiques
- Accompagnement individuel et collectif des agriculteurs
- Expertise agronomique
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Herbi1&NoPhy
Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Nicolas Cerrutti - n.cerrutti@terresinovia.fr
01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours NonM2ProLIV
ANR
non communiqué
59 mois Non NationalLes enjeux
L’enjeu de M2ProLIV est de faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, plus sains et économiquement viables, tout en renforçant les capacités technologiques et scientifiques de la France dans ce domaine. Plus particulièrement, il répond à plusieurs enjeux :
- Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en proposant des alternatives aux protéines animales
- Réduire l’impact environnemental de la production alimentaire en se tournant vers les protéines végétales
- Valoriser les co-produits des industries de pressage d’oléagineux et de production de lipides de microalgues
- Développer des procédés pour obtenir des ingrédients protéiques fonctionnels et nutritionnellement intéressants
- Créer un tissu de collaborations interdisciplinaires entre instituts de recherche et partenaires industriels
Les objectifs
Les objectifs du projet M2ProLIV sont axés sur l'amélioration de la durabilité, de la qualité nutritionnelle et de la fonctionnalité des aliments protéiques à partir de ressources végétales :
- Étudier les procédés de fractionnement humide ou sec pour produire des fractions protéiques moins pures mais potentiellement plus fonctionnelles.
- Utiliser la fermentation solide ou la protéolyse enzymatique pour développer des extraits protéiques multifonctionnels, tels que des antioxydants et des émulsifiants.
- Produire des hydrolysats protéiques ayant des propriétés de chélation de métaux pour répondre aux carences en micronutriments, particulièrement en fer et en zinc.
- Comprendre comment les ingrédients naturels s'organisent et évoluent dans des systèmes alimentaires.
- Développer un itinéraire technologique applicable aux graines de chanvre décortiquées permettant de réduire la teneur en lipides à froid pour conserver les propriétés fonctionnelles des protéines.
Les résultats attendus
En développant des ingrédients protéiques multifonctionnels à partir de co-produits végétaux et en utilisant des procédés de transformation douce, M2ProLIV devrait contribuer à une alimentation plus durable et plus saine, mais aussi ouvrir de nouvelles opportunités pour l'industrie agroalimentaire en France.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Acquisition de références sur les conditions de récolte et de séchage de la graine de chanvre :
- Taux de graines vertes
- Acidité de l’huile
- Teneurs en huile et en protéines
- Amélioration de l’extraction mécanique des graines de chanvre décortiquées.
- Caractérisation rhéologique de la graine de chanvre
- Travaux sur l’optimisation des profils de vis pour limiter l’échauffement tout en réduisant la teneur en huile.
- Production de co-produits : fourniture d’une gamme de tourteaux obtenus dans des conditions bien caractérisées pour définir les conditions optimales de production.
- Synthèse et diffusion des résultats
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Patrick Carré - p.carre@terresinovia.fr
01/01/2024 Eclairer les décisions stratégiques CIRAD En cours NonTwinFarms
ANR
4 991 289 €
48 mois Non NationalLes enjeux
Issus de l’ingénierie, les jumeaux numériques – répliques virtuelles de systèmes physiques – ont permis des avancées dans de nombreux secteurs, portées notamment par la multiplication des capteurs. L’agriculture n’échappe pas à cette dynamique : à l’échelle d’une exploitation, la combinaison des données issues des capteurs et des connaissances agronomiques existantes ouvre des perspectives prometteuses pour accompagner la transition agroécologique, dans un contexte de changement climatique de plus en plus contraignant.
Dans une approche tactique, une ferme jumelle numérique pourrait aider les agriculteurs à ajuster leurs décisions au fil de la campagne, en fonction de l’état des cultures et/ou des animaux, en s’appuyant sur des capteurs in situ ainsi que sur des données externes comme les images satellites. Cela serait particulièrement utile pour réagir face à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles.
Dans une perspective stratégique, le jumeau numérique permettrait aux agriculteurs de simuler l’évolution de leur système à moyen ou long terme, afin d’anticiper les effets de différents scénarios de changement.
TwinFarms ambitionne de rendre ces usages concrets et accessibles sur le terrain.
Les objectifs
Twinfarms souhaite déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique. Il s'appuiera sur neuf démonstrateurs où les jumeaux numériques devraient apporter une valeur ajoutée pour faciliter les choix tactiques ou stratégiques.
Les résultats attendus
Créer une plateforme de données qui collecte, nettoie, organise et stocke des données précises provenant de capteurs et autres bases de données.
Établir les spécifications des jumeaux numériques, évaluer la qualité des jumeaux produits, et anticiper les futurs services à fournir pour améliorer la transition agroécologique
- Concevoir des modèles physiques, biologiques et mathématiques. Apprendre à partir de données temporelles, hétérogènes, incomplètes et échantillonnées de manière irrégulière, et généraliser ces modèles pour diverses applications.
- Développer des interfaces utilisateur intuitives et efficaces pour permettre aux agriculteurs de tirer parti des jumeaux numériques. Cela inclut la spécification des besoins, la mise en œuvre de prototypes et la rédaction de guides d'utilisation.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Spécification des besoins et attentes des agriculteurs vis-à-vis des jumeaux numériques
- Indentification de sources de données et des modèles existants
- Participation à un cas d’usage : SYSTERRE
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Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles en Occitanie
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Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Julie Auque - j.auque@terresinovia.fr
Celia Pontet - c.pontet@terresinovia.fr
La campagne « The taste of pulses » pour célébrer les légumineuses
A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement.
A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement.
Le 10 février, dans le cadre de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE invite à marquer l'occasion en célébrant la polyvalence des légumineuses à travers des repas partagés mettant en vedette de délicieuses légumineuses. Se réunir autour d'une table permet de mettre en évidence la manière dont les légumineuses telles que les haricots, les lentilles, les pois chiches et les lupins relient les personnes de différentes cultures, enrichissant ainsi notre culture, notre santé et notre planète.
Pourquoi les légumineuses sont-elles synonymes d'assiettes durables, saines et délicieuses ?
Les légumineuses sont des cultures riches en nutriments et respectueuses du climat qui fixent l'azote dans les sols, réduisent le besoin d'engrais artificiels, favorisent la biodiversité et se développent avec moins d'eau que de nombreuses autres sources de protéines. En favorisant des systèmes agricoles plus résilients, les légumineuses jouent un rôle clé dans la production alimentaire durable. Non seulement elles sont bonnes pour la planète, mais elles sont également essentielles à une alimentation saine. Leur polyvalence dans l'assiette, des ragoûts traditionnels aux plats végétariens innovants, montre que durabilité, alimentation saine et saveur vont de pair, rendant les légumineuses indispensables à une alimentation durable, abordable et inclusive dans le monde entier.
Trouvez l'inspiration et partagez-la sur « The Taste of Pulses »
INCREASE facilite le partage d'un repas à base de légumineuses avec la famille et les amis : la campagne « Taste of Pulses » propose une collection croissante de recettes provenant de toute l'Europe et offre la possibilité de partager leur plat préféré à base de légumineuses.
À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE encourage tout le monde à passer à l'action : inscrivez vos événements liés aux légumineuses et soumettez vos recettes préférées à base de légumineuses via le site web « The Taste of Pulses », afin de contribuer à mettre en valeur la diversité et la créativité des légumineuses à travers l'Europe et d'inspirer d'autres personnes à cuisiner, partager et célébrer ensemble les légumineuses !
Participez à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE
La célébration de la Journée mondiale des légumineuses est également étroitement liée à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE, dans le cadre de laquelle les participants peuvent cultiver et documenter différentes variétés de haricots, contribuant ainsi à la recherche scientifique et à la conservation de la biodiversité agricole.
Bonne nouvelle : il est encore temps de vous inscrire et de participer à cette recherche pratique ! Les passionnés, les jardiniers, les gourmets et les esprits curieux peuvent s'inscrire à l'édition 2026 de l'expérience scientifique citoyenne INCREASE jusqu'au 28 février 2026 via l'application INCREASE CSA. Aucun équipement spécialisé n'est nécessaire, il suffit d'aimer les légumineuses, d'avoir un smartphone et un espace pour cultiver. Les participants reçoivent une sélection de graines de haricots variées, apprennent de manière pratique les caractéristiques des plantes, documentent leurs observations à l'aide de l'application et peuvent partager des graines et des recettes culinaires avec d'autres citoyens scientifiques à travers l'Europe.
Rejoignez-nous ! Cultivez des haricots, partagez le goût des légumineuses et rejoignez une communauté qui façonne ensemble un avenir alimentaire plus durable.
Plus d'informations
Gestion des graminées adventices : quels sont les leviers mobilisés par les producteurs ?
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI, une enquête vient d’être réalisée pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI une enquête vient d’être réalisée auprès de 32 agriculteurs pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Le projet GRAMICOMBI a été lancé dans le cadre du PARSADA. Piloté par Terres Inovia, il vise à construire des combinaisons de leviers de gestion intégrée des graminées dans les systèmes et à les déployer largement à l’échelle nationale.
Pour connaître les freins à l’adoption de leviers agronomiques pour mieux gérer les graminées adventices, une enquête a été menée auprès d’exploitants. « Elle a été réalisée dans le cadre du réseau Objectif Cultures Propres (OCP) en Bourgogne Franche Comté qui vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de la combinaison de leviers de gestion des graminées à l’échelle du système de culture en suivant et mettant en place un plan d’action pendant cinq ans sur 32 parcelles d’agriculteurs », explique Victor Fleury, ingénieur de développement de Terres Inovia. Ce réseau est animé par neuf partenaires : Terres Inovia, Arvalis, Alliance BFC, les Chambres d’Agriculture départementales de la région BFC et la Ferme expérimentale de Tart-le-Bas.
Une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers
Lors de cette enquête, chaque agriculteur a classé différents leviers de gestion des graminées, selon leur faisabilité, dans l’une des quatre catégories suivantes : réalisé, possible, contraignant et impossible.
Les résultats montrent une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers. « Certaines pratiques sont aujourd’hui déjà bien intégrées dans les systèmes de culture, par exemple l’application de glyphosate avant semis, la diversification du désherbage chimique et l’entretien des bordures ». En revanche, des leviers présentent un taux de mobilisation plus faible malgré un intérêt agronomique reconnu : la combinaison du décalage de la date de semis, de la diversification avec du désherbage mécanique et du nettoyage des outils de récolte offre une marge de progression importante. Enfin, d’autres sont majoritairement perçus comme difficiles à intégrer dans les systèmes actuels comme l’introduction d’une Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (CIVE), l’écimage et la récupération de menues pailles.
Des freins économiques et techniques
Les principaux freins sont économiques : accès à du matériel spécifique, manque de débouchés, coût d’investissement et rentabilité incertaine. L’adoption de nouveaux leviers de gestion des graminées adventices se confronte aussi à des arbitrages techniques : le labour, par exemple, est souvent envisagé comme un levier de dernier recours en cas d’impasse technique. De même le choix variétal est fréquemment priorisé pour la résistance aux maladies ou pour le potentiel de rendement au détriment du pouvoir couvrant des variétés. « Le manque de références techniques, de consensus sur l’efficacité de certains leviers et de retours d’expérience freinent également leur adoption. L’exemple des variétés couvrantes illustre très bien cette difficulté, avec une efficacité perçue comme très variable selon les contextes ». Enfin, certains freins sont très ciblés : le temps de travail et l’organisation de chantier pour le désherbage mécanique, le recours à la prestation de service, le type de sol, la répartition du parcellaire, etc.
Les résultats de l’enquête montrent que de nombreux leviers de gestion des graminées adventices sont encore trop peu mobilisés par les agriculteurs. Si certains se heurtent à des freins structurels ou économiques importants, d’autres nécessitent avant tout un accompagnement technique de l’agriculteur, un renforcement des références et une adaptation au contexte de chaque exploitation. C’est précisément l’objectif du PARSADA GRAMICOMBI, porté par Terres Inovia, dans lequel s’inscrit le réseau OCP : lever les freins à l’adoption pour favoriser la combinaison cohérente des leviers de gestion des graminées adventices à l’échelle du système de culture.
Pois et féveroles : les traitements de semences disponibles pour les protéger
Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?
Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?
Les mildious du pois (Peronospora pisi) et de la féverole (Peronospora viciae) sont deux pathogènes distincts qui peuvent occasionner des pertes de pieds à la levée et donc impacter le peuplement voire le rendement. Les agents de la fonte des semis sont quant à eux plus nombreux (genres Pythium, Fusarium, etc.) et peuvent être communs à ces deux cultures. Enfin, l’aphanomycès est un pathogène spécifique du pois protéagineux et particulièrement du pois de printemps, qui peut avoir un réel impact sur le rendement de la culture en entraînant la pourriture du système racinaire et ainsi la perte de pieds.
Combiner les leviers
A ce jour, aucune solution de traitement de semences n’est disponible pour lutter contre l’aphanomyces. Des règles simples de choix de parcelle en fonction de différents critères permettent d’éviter les situations à risque (outil Eva de Terres Inovia). Des variétés de pois de printemps plus tolérantes ont par ailleurs été inscrites et sont conseillées dans les parcelles faiblement contaminées pour sécuriser les rendements. Elles permettent d’envisager la culture du pois de printemps sur des parcelles à pression faible à modérée. Enfin, Terres Inovia poursuit l’évaluation de solutions de traitements de semences pour compléter la stratégie de gestion.
À la suite de l’interdiction de l’usage en plein champ du WAKIL XL, les pois et les féveroles avaient perdu leur unique solution de traitement de semences alors disponible. Avec son large spectre, le WAKIL XL permettait de sécuriser l’implantation de ces deux cultures en ayant une action à la fois anti-mildiou via le métalaxyl-M mais aussi une action anti-fonte des semis via le fludioxonil et le cymoxanil. Depuis 2021, le seul traitement de semences autorisé sur pois et féveroles était le PREPPER, à base de fludioxonil (voir encadré). Ce dernier n’a aucune action contre les mildious mais montre une efficacité contre les agents de la fonte des semis (Fusarium et Ascochyta).
Depuis 2023, une augmentation de la présence de mildiou a été observée sur pois protéagineux dans les réseaux BSV. L’augmentation constatée concerne les attaques primaires (c’est-à-dire à la levée de la culture) et montre bien la présence du pathogène dans les parcelles, où il peut se conserver jusqu’à huit ans. En moyenne 4,6 % de parcelles ont été déclarées touchées par du mildiou entre 2011 et 2023 (utilisation du WAKIL XL autorisée) contre 16 % en moyenne pour 2024 et 2025 (moyennes pondérées). Sans avoir de volonté d’explication statistique, ces chiffres mettent en avant une tendance sur les dernières années (figure 1) et le besoin d’une solution de gestion performante de cette maladie.
PREPPER : un usage limité
Attention, depuis 2025, Certis-Belchim a fait retirer l’usage de la spécialité PREPPER sur féveroles et ne cautionne plus cet usage. Il reste cependant disponible sur pois protéagineux et les autres cultures bénéficiant déjà d’une AMM.
Une dérogation pour un traitement de semences anti-mildiou
La demande de dérogation 120 jours (art53 REG 1107/2009) déposée le 2 juillet 2025 par Terres Univia et Terres Inovia au niveau des services du ministère de l’Agriculture – avec le soutien de Corteva – a reçu un avis positif.
La spécialité commerciale LUMISENA, traitement de semence efficace contre le mildiou, bénéficie donc d’un usage dérogatoire pour la campagne 2026 (Graines protéagineuses*Trt Sem*Champignons (pythiacées)). Les semences traitées sont utilisables du 15/11/2025 au 15/03/2026 (120 jours) uniquement pour le pois protéagineux et la féverole (printemps et hiver).
Retrouvez tous les articles des éditions d'Arvalis & Terres Inovia infos ici : https://www.terresinovia.fr/fr/actualites/consultez-le-dernier-numero-darvalis-terres-inovia-infos-6
Pensez à vous inscrire à nos formations dédiées :
Anne Moussart - a.moussart@terresinovia.fr
Acacia
Composez le couvert d'interculture ou le couvert associé au colza adapté à votre situation
Un outil Excel d'aide à la décision, simple d'utilisation et entièrement paramétrable.
Consultez les fiches techniques des principales espèces de couverts
Conduite culturale : période de semis, implantation; caractéristiques : fourniture et piégeage d'azote, appétence limace etc; adaptation à la culture suivante
Composez votre mélange
Choix des espèces adaptées à vos objectifs et contraintes, composition du mélange selon des règles clé (nombre, complémentarité et compatibilité des espèces...) et ajustement des doses de semis
Retrouvez un grand nombre d'informations techniques sur votre mélange
Conseils pour l'implantation, simulation date de floraison et simulation économique
Cap Protéines Challenge : une 5e édition inspirée par les oléoprotéagineux !
La présentation des projets des équipes présélectionnées pour le Cap Protéines Challenge 5 s’est tenue le 12 décembre dernier. Le jury en a retenu six, lesquelles participeront à la finale du 19 mai 2026 à Paris.
La présentation des projets des équipes présélectionnées pour le Cap Protéines Challenge 5 s’est tenue le 12 décembre dernier. Le jury en a retenu six, lesquelles participeront à la finale du 19 mai 2026 à Paris.
Pour cette nouvelle édition, 17 dossiers ont été déposés à l’issue du webinaire de lancement du 18 septembre 2025 avec des projets, lesquels répondent aux thématiques du concours. 8 d’entre eux ont passé la première étape de sélection pour ne laisser plus que 6 concurrents en lice, dont les idées ont séduit le jury d’experts le 12 décembre 2025. La finale se tiendra le 19 mai 2026 à Paris.
Des pommes noisettes à base de féverole
Fevie’s est une équipe d’ingénieurs de Sup’Biotech, qui développe des pommes noisettes à base de purée de féveroles. L’idée est d’introduire un nouvel accompagnement à base de légumineuses, sous une forme familière au sein des familles. Le but est d’en faciliter l’acceptabilité et l’introduction dans les habitudes de consommation.
Innovante, gourmande, rapide à préparer et riche en protéines (11,7 g pour 100 g de produit), la recette ne contient ni additifs ni conservateurs afin de proposer une recette simple et saine.
Bientôt une plateforme collaborative d’échanges de recettes durables
Cap Veggie est le premier organisme de formation professionnelle en cuisine végétarienne et à base de légumineuses pour la restauration collective et commerciale en grand volume. Aujourd’hui, Cap Veggie dispense des formations, participe à des missions de conseils et de la création de recettes.
Depuis quatre ans, Cap Veggie accompagne plus de mille chefs et équipes de cuisine, une vingtaine d’acteurs de l’agroalimentaire, et régale plus de 2 millions de convives avec ses recettes.
Au 2e semestre 2026, les porteurs du projet lanceront Mijote, la première plateforme web collaborative d’échanges de recettes durables pour les professionnels de la restauration collective.
Du sans gluten à base de protéagineux et d'oléagineux
Quatre entrepreneuses développent, produisent et commercialisent Floorish. Il s’agit de mixes de farine sans gluten à base de coproduits agroalimentaires revalorisés, issus de filières françaises. Les mixes sont à haute valeur nutritionnelle et enrichis grâce – entre autres – à l’utilisation de protéagineux et d’oléagineux. L’objectif est de réinventer le sans gluten en le rendant plus sain, plus gourmand et plus durable, sans compromis ni sur la texture ni sur le goût.
Les mixes pour pâtisseries et pains sont prêts à l’emploi et peuvent remplacer directement la farine de blé dans les recettes traditionnelles, sans ajustement de formulation.
Un jeu de plateau où l’on cultive des oléoprotéagineux
Cinq étudiants de l’école d’ingénieurs de Purpan propose Proté-Win, un jeu de plateau éducatif où chaque joueur incarne un agriculteur chargé de développer son exploitation en cultivant des oléoprotéagineux. Au fil des saisons, les joueurs doivent faire face aux aléas climatiques, aux maladies, aux fluctuations de marché et aux choix stratégiques de leurs voisins.
Entre négociations, alliances, bluffs et décisions économiques, chacun cherche à optimiser ses cultures, valoriser ses productions et progresser en compétences. Ludique et stratégique, le jeu permet de découvrir de manière simple et immersive les réalités de l’agriculture, la diversité des débouchés et le rôle essentiel des protéines végétales dans la filière.
Du pois chiche dans des plats préparés équilibrés
235 Eat vise à réinventer le prêt-à-cuisiner sec avec des préparations cœur de repas équilibrées, gourmandes et saines Les plus : un peu d’eau et hop, 5 minutes au micro-ondes !
Ce projet est porté par une jeune entrepreneuse passionnée d’innovation et avec l’ambition de lutter contre la malbouffe et le "sautage de repas" ; elle travaille dans des startups de l’agrifoodtech depuis huit ans.
La première gamme de ses prêt-à-cuisiner propose des préparations pour moelleux-repas salés ou sucrés, destinées aux jeunes actifs urbains et dont l’ingrédient clef est la farine de pois chiche. Le lancement est prévu en e-commerce à la fin du premier trimestre 2026.
Des "céréales" croquantes à base de pois chiche
BeanBuddiez est porté par un jeune doctorant à AgroParisTech. Il propose des "céréales" croquantes pour petit-déjeuner ou snack sain fabriquées à partir de pois chiches entiers, 100 % végétales, naturellement riches en protéines, en fibres, sans allergènes et avec une liste d’ingrédients courte. Deux déclinaisons de goûts sont imaginées : un Chico Pop enrobé de miel caramélisé et un Chico Pop à la cannelle.
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Les quatre éditions du numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos de janvier 2026 sont disponibles et consultables en ligne.
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Tournesol et oléoprotéagineux
- Tournesol : les variétés évaluées par Terres Inovia en 2025
- Implantation du tournesol : viser une levée avant le 1er mai
- Tournesol sauvage : faire front commun pour en venir à bout !
- Légumineuses de printemps : surveiller les thrips, sitones et pucerons dès la levée
- Pois et féveroles : les traitements de semences disponibles pour les protéger
Bonne lecture !
Les quatre éditions consultables en ligne
Edition Centre, Centre-Ouest, Vendée, Poitou-Charentes
Edition Nord, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire
Edition Nord-Est, Centre-Est, Sud-Est
Attention une erreur s'est malencontreusement glissée dans les éditions Centre, Centre-Ouest, Vendée, Poitou-Charentes et Sud-Ouest. Dans le tableau oléique précoce, la variété LID 1083H n'a pas été évaluée en 2024. La donnée indiquée est erronée.