Soja

Réussir la destruction des couverts végétaux hivernaux

La période de destruction des couverts végétaux hivernaux approche. Cette intervention, qui doit permettre la dévitalisation totale des couverts et l’obtention d’une structure de sol favorable à l’implantation de la culture suivante, doit être réalisé dans des conditions optimales d’humidité du sol, mais en cas d’hiver pluvieux, comme c'est le cas cette année, le suivi de l'état d'humidité du sol est crucial pour identifier les rares créneaux favorables à la destruction qui vont se présenter.

La période de destruction des couverts végétaux hivernaux approche. Cette intervention, qui doit permettre la dévitalisation totale des couverts et l’obtention d’une structure de sol favorable à l’implantation de la culture suivante, doit être réalisé dans des conditions optimales d’humidité du sol, mais en cas d’hiver pluvieux, comme c'est le cas cette année, le suivi de l'état d'humidité du sol est crucial pour identifier les rares créneaux favorables à la destruction qui vont se présenter.

Comment choisir la période de destruction des couvert hivernaux ?

Le déclenchement de la destruction doit faire l’objet du meilleur compromis entre l’atteinte des bénéfices du couvert (protection contre l’érosion, piège à nitrates, …), et le fait d’éviter de porter préjudice à la culture suivante par épuisement des ressources du sol, dégradation de la structure, ou augmentation de la pression ravageurs (limaces). Elle doit en outre être raisonnée en fonction du stade du couvert, sa composition, la présence d’adventices et la date prévisionnelle du semis de la culture suivante.

  • Pour un couvert à dominante crucifères ou graminées, la destruction doit survenir au moins deux mois avant la date prévisionnelle de semis de la culture suivante, afin d’éviter une faim d’azote sur les premiers stades de développement de la culture.
  • Pour un couvert à dominante légumineuses, la destruction peut être plus tardive, jusqu’à trois semaines avant la date prévisionnelle de semis. Dans ce cas de figure, le principal point de vigilance concerne la présence de résidus non dégradés au moment du semis.

Les conditions d’intervention sont cruciales pour les destructions mécaniques, tout particulièrement sur sols argileux. Les couverts contribuent au ressuyage du sol durant l’hiver, ils participent également au maintien d’une humidité au sol, d’autant plus importante avec des fortes biomasses ou s’ils contiennent des graminées. Il est ainsi primordial de détruire le couvert dès qu’une fenêtre favorable se présente, en d’autres termes, dès que le sol est suffisamment ressuyé sur tout le profil travaillé (consistance friable, ou au pire semi-plastique) pour limiter les risques de tassement ou de lissage. Pour cela, un suivi régulier des conditions d’humidité du sol s’impose à partir de février.

La destruction tardive d’un couvert hivernal à forte biomasse peut conduire à l’assèchement de sols à faible réserve utile, surtout si la fin d’hiver et le début du printemps sont marqués par un déficit de pluviométrie. L’alimentation hydrique de la culture suivante risque alors d’être pénalisée, en particulier en conduite pluviale. 
Aussi, il faut savoir arrêter la progression d’un couvert quand il atteint 2 à 4 tonnes de biomasse par hectare (1 à 2 kg de matière verte par m²).
Vouloir trop « pousser » un couvert tardivement, peut conduire, en cas de scénario climatique défavorable, a des destructions trop tardives.
 


 

Quel mode de destruction pour mes couverts ?

Les techniques de destruction sont multiples et doivent être choisies en bonne cohérence avec les caractéristiques des espèces implantées et les propriétés du sol. En fin d’hiver, le labour ou des travaux profonds ne pourront être envisagés que sur les sols limoneux ou sableux. Sur sols argileux, le ressuyage suffisant du sol et des interventions qui restent superficielles, sont 2 conditions indispensables. Dans des situations avec des couverts bien développés, un broyage préalable peut être nécessaire.

Les travaux menés par Terres Inovia dans le cadre du réseau Syppre Lauragais ont montré que sur des couverts à tige creuse (féverole, phacélie), de nombreux matériels présentent des résultats satisfaisants de destruction (herse rotative, scalpeurs, déchaumeurs à disques indépendants, rouleaux hacheurs). La herse rotative sans rouleau, utilisée à faible profondeur (5-7cm) sur des couverts moyennement développés, assure la dévitalisation des plantes et la création d’un lit de semence favorable à la culture suivante. Le débit de chantier reste toutefois faible, tout comme l’efficacité sur les plantes à pivots et les graminées.

La difficulté principale consiste bien souvent à détruire les graminées adventices qui peuvent se développer dans le couvert pendant l’hiver, auquel cas, les outils à bon recouvrement ou équipés d’ailettes se détachent en termes d’efficacité, même si celle-ci est rarement totale. Aussi, la présence d’adventices et notamment de graminées justifie une destruction précoce, afin d’intervenir sur des stades jeunes, et viser une implantation de la culture suivante sur un sol propre.

Si le choix se porte sur la destruction chimique, des couverts développés vont demander des doses élevées de glyphosate. L’ajout de 2-4D peut améliorer l’efficacité de destruction des dicotylédones, mais s’il est utilisé, veiller rigoureusement au délai d’application avant semis du tournesol (30 jours). Précisions également que le levier de destruction chimique peut être mobilisé après une 1ère étape de destruction mécanique, si des graminées adventives n’ont pas été détruites et si les conditions d’humidité ne sont pas favorables. Dans ce cas de figure, il conviendra de moduler les doses utilisées.

Quel que soit le mode de destruction, il faudra être vigilant à la présence de résidus non dégradés ou trop grossiers qui risquent de perturber le passage de l’élément semeur de la culture suivante, ou nuire au contact sol-graine. Les résidus peuvent également générer une activité plus importante des mollusques au printemps. Une surveillance particulière doit être mise en place pour éviter des potentiels dégâts sur la culture suivante.

Implantation Ouest Occitanie Sud Aquitaine Auvergne PACA Rhônes-Alpes Couverts végétaux Tournesol Soja Compatible Matthieu ABELLA - Terres Inovia - m.abella@terresinovia.fr
Clémence DE SAINTIGNON - Terres Inovia - c.desaintignon@terresinovia.fr

CONCERTO

Gestion agroécologique concertée des insectes ravageurs en grandes cultures Ravageurs Fertilité et gestion durable des sols
French
Colza Pois d'hiver Tournesol Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin d'hiver Lin de printemps Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

OFB

592 000 €

72 mois Oui National

Les enjeux

CONCERTO est un projet ancré dans le territoire des plateaux de Bourgogne, qui est en difficulté vis-à-vis de la gestion des insectes phytophages et est particulièrement sensible aux accidents climatiques en raison du faible potentiel des sols qui le composent. 

L’approche territoriale proposée par le projet CONCERTO vise à atténuer les dégâts d’insectes phytophages sur l’ensemble des cultures en se passant d’insecticides. 

L’action collective d’un groupe d’agriculteurs permet de mobiliser des leviers agroécologiques comme la lutte biologique par conservation ou des techniques de plantes pièges (intercultures pièges pilotée®).

Les approches collectives et paysagères sont particulièrement pertinentes dès lors que l’on souhaite influer sur l’abondance et la diversité des populations d’insectes, qu’ils soient ravageurs ou auxiliaires. 

De plus, le projet CONCERTO dans lequel des fermes entières sont engagées, réaffirme la nécessité d’obtenir des systèmes rentables et multi-performants. 

Il souhaite répondre à quatre enjeux majeurs pour les agriculteurs du territoire : 

  • La limitation des dégâts associés aux coléoptères ravageurs d’automne du colza
  • La gestion des pucerons d’automne vecteurs de viroses sur les céréales à pailles
  • La réduction des dégâts de bruches du pois et de la lentille 
  • L’amélioration de la fertilité des sols

Les objectifs

CONCERTO, qui s’inscrit dans la continuité des travaux du projet R2D2, visera à accompagner un groupe de producteurs dans la re-conception de leurs systèmes pour supprimer progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble du territoire. Il contribuera à l’atteinte des objectifs du plan ECOPHYTO.

La cible à long terme du projet, définie conjointement avec les agriculteurs est :

  • Améliorer les performances des systèmes de culture incluant le colza
  • Réduire progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble des cultures 
  • Réduire des applications d’herbicides 

En plus de ces trois objectifs, le projet va travailler à :

  • L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets en renforçant la résilience des systèmes agricoles, notamment via le travail autour de l’implantation de haies et d’arbres isolés qui jouent un rôle clé dans le cycle de l’eau et permettent de créer des microclimats plus favorables à proximités des parcelles cultivées.
  • La préservation de la biodiversité, en travaillant pour la création d’un maillage d’infrastructures écologiques fonctionnelles autour des parcelles et en renforçant la ressource florale à l’échelle du territoire. 

Les résultats attendus

  • Suivre le niveau de pression des ravageurs du colza et de la bruche du pois.
  • Suivre les régulations biologiques des principaux coléoptères ravageurs du colza. 
  • Développer l’action collective territoriale pour gérer les insectes phytophages. 
  • Modifier les structures paysagères afin de favoriser les régulations biologiques selon les principes de la lutte biologique par conservation.
     

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Limitation des dégâts d’oiseaux aux cultures

Nicolas Cerrutti - n.cerrutti@terresinovia.fr

01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours Non

M2ProLIV

Vers des ingrédients protéiques multifonctionnels obtenus par transformation modérée de co-produits végétaux riches en lipides bénéfiques pour la santé Débouchés
French
Colza Tournesol Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin d'hiver Lin de printemps Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

ANR

non communiqué

59 mois Non National

Les enjeux

L’enjeu de M2ProLIV est de faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, plus sains et économiquement viables, tout en renforçant les capacités technologiques et scientifiques de la France dans ce domaine. Plus particulièrement, il répond à plusieurs enjeux : 

  • Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en proposant des alternatives aux protéines animales
  • Réduire l’impact environnemental de la production alimentaire en se tournant vers les protéines végétales
  • Valoriser les co-produits des industries de pressage d’oléagineux et de production de lipides de microalgues 
  • Développer des procédés pour obtenir des ingrédients protéiques fonctionnels et nutritionnellement intéressants
  • Créer un tissu de collaborations interdisciplinaires entre instituts de recherche et partenaires industriels 
     

Les objectifs

Les objectifs du projet M2ProLIV sont axés sur l'amélioration de la durabilité, de la qualité nutritionnelle et de la fonctionnalité des aliments protéiques à partir de ressources végétales : 

  • Étudier les procédés de fractionnement humide ou sec pour produire des fractions protéiques moins pures mais potentiellement plus fonctionnelles.
  • Utiliser la fermentation solide ou la protéolyse enzymatique pour développer des extraits protéiques multifonctionnels, tels que des antioxydants et des émulsifiants.
  • Produire des hydrolysats protéiques ayant des propriétés de chélation de métaux pour répondre aux carences en micronutriments, particulièrement en fer et en zinc. 
  • Comprendre comment les ingrédients naturels s'organisent et évoluent dans des systèmes alimentaires. 
  • Développer un itinéraire technologique applicable aux graines de chanvre décortiquées permettant de réduire la teneur en lipides à froid pour conserver les propriétés fonctionnelles des protéines.
     

Les résultats attendus

En développant des ingrédients protéiques multifonctionnels à partir de co-produits végétaux et en utilisant des procédés de transformation douce, M2ProLIV devrait contribuer à une alimentation plus durable et plus saine, mais aussi ouvrir de nouvelles opportunités pour l'industrie agroalimentaire en France. 

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Utilisation de la génomique pour étudier les caractères qui peuvent permettre d’obtenir un tourteau de tournesol optimal pour l’alimentation animale et humaine

Bioregional Mineralisation with Agricultural Resources for Construction

Patrick Carré - p.carre@terresinovia.fr

01/01/2024 Eclairer les décisions stratégiques CIRAD En cours Non

TwinFarms

Déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique Produire avec l’agroécologie
French
Colza Pois d'hiver Tournesol Pois de printemps Féverole d'hiver Soja Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin de printemps Lin d'hiver Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

ANR

4 991 289 €

48 mois Non National

Les enjeux

Issus de l’ingénierie, les jumeaux numériques – répliques virtuelles de systèmes physiques – ont permis des avancées dans de nombreux secteurs, portées notamment par la multiplication des capteurs. L’agriculture n’échappe pas à cette dynamique : à l’échelle d’une exploitation, la combinaison des données issues des capteurs et des connaissances agronomiques existantes ouvre des perspectives prometteuses pour accompagner la transition agroécologique, dans un contexte de changement climatique de plus en plus contraignant.

Dans une approche tactique, une ferme jumelle numérique pourrait aider les agriculteurs à ajuster leurs décisions au fil de la campagne, en fonction de l’état des cultures et/ou des animaux, en s’appuyant sur des capteurs in situ ainsi que sur des données externes comme les images satellites. Cela serait particulièrement utile pour réagir face à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles.

Dans une perspective stratégique, le jumeau numérique permettrait aux agriculteurs de simuler l’évolution de leur système à moyen ou long terme, afin d’anticiper les effets de différents scénarios de changement.

TwinFarms ambitionne de rendre ces usages concrets et accessibles sur le terrain.

Les objectifs

Twinfarms souhaite déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique. Il s'appuiera sur neuf démonstrateurs où les jumeaux numériques devraient apporter une valeur ajoutée pour faciliter les choix tactiques ou stratégiques.

Les résultats attendus

  • Créer une plateforme de données qui collecte, nettoie, organise et stocke des données précises provenant de capteurs et autres bases de données. 

  • Établir les spécifications des jumeaux numériques, évaluer la qualité des jumeaux produits, et anticiper les futurs services à fournir pour améliorer la transition agroécologique

  • Concevoir des modèles physiques, biologiques et mathématiques. Apprendre à partir de données temporelles, hétérogènes, incomplètes et échantillonnées de manière irrégulière, et généraliser ces modèles pour diverses applications.
  • Développer des interfaces utilisateur intuitives et efficaces pour permettre aux agriculteurs de tirer parti des jumeaux numériques. Cela inclut la spécification des besoins, la mise en œuvre de prototypes et la rédaction de guides d'utilisation.
     

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Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles en Occitanie

Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours

Julie Auque - j.auque@terresinovia.fr
Celia Pontet - c.pontet@terresinovia.fr

01/01/2025 Agir pour la transition agroécologique Fondation AgroParisTech (FAPT) En cours Non

La campagne « The taste of pulses » pour célébrer les légumineuses

A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement. 

A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement. 

Le 10 février, dans le cadre de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE invite à marquer l'occasion en célébrant la polyvalence des légumineuses à travers des repas partagés mettant en vedette de délicieuses légumineuses. Se réunir autour d'une table permet de mettre en évidence la manière dont les légumineuses telles que les haricots, les lentilles, les pois chiches et les lupins relient les personnes de différentes cultures, enrichissant ainsi notre culture, notre santé et notre planète.

Pourquoi les légumineuses sont-elles synonymes d'assiettes durables, saines et délicieuses ?

Les légumineuses sont des cultures riches en nutriments et respectueuses du climat qui fixent l'azote dans les sols, réduisent le besoin d'engrais artificiels, favorisent la biodiversité et se développent avec moins d'eau que de nombreuses autres sources de protéines. En favorisant des systèmes agricoles plus résilients, les légumineuses jouent un rôle clé dans la production alimentaire durable. Non seulement elles sont bonnes pour la planète, mais elles sont également essentielles à une alimentation saine. Leur polyvalence dans l'assiette, des ragoûts traditionnels aux plats végétariens innovants, montre que durabilité, alimentation saine et saveur vont de pair, rendant les légumineuses indispensables à une alimentation durable, abordable et inclusive dans le monde entier.

Trouvez l'inspiration et partagez-la sur « The Taste of Pulses »

INCREASE facilite le partage d'un repas à base de légumineuses avec la famille et les amis : la campagne « Taste of Pulses » propose une collection croissante de recettes provenant de toute l'Europe et offre la possibilité de partager leur plat préféré à base de légumineuses. 
 

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE encourage tout le monde à passer à l'action : inscrivez vos événements liés aux légumineuses et soumettez vos recettes préférées à base de légumineuses via le site web « The Taste of Pulses », afin de contribuer à mettre en valeur la diversité et la créativité des légumineuses à travers l'Europe et d'inspirer d'autres personnes à cuisiner, partager et célébrer ensemble les légumineuses !
 

INCREASE partage une sélection de recettes pour inspirer des rencontres culinaires via ses réseaux sociaux :
•    Facebook     
•    Instagram
•    BlueSky
•    YouTube
 

Participez à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE

La célébration de la Journée mondiale des légumineuses est également étroitement liée à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE, dans le cadre de laquelle les participants peuvent cultiver et documenter différentes variétés de haricots, contribuant ainsi à la recherche scientifique et à la conservation de la biodiversité agricole.
    
Bonne nouvelle : il est encore temps de vous inscrire et de participer à cette recherche pratique ! Les passionnés, les jardiniers, les gourmets et les esprits curieux peuvent s'inscrire à l'édition 2026 de l'expérience scientifique citoyenne INCREASE jusqu'au 28 février 2026 via l'application INCREASE CSA. Aucun équipement spécialisé n'est nécessaire, il suffit d'aimer les légumineuses, d'avoir un smartphone et un espace pour cultiver. Les participants reçoivent une sélection de graines de haricots variées, apprennent de manière pratique les caractéristiques des plantes, documentent leurs observations à l'aide de l'application et peuvent partager des graines et des recettes culinaires avec d'autres citoyens scientifiques à travers l'Europe. 
 

Rejoignez-nous ! Cultivez des haricots, partagez le goût des légumineuses et rejoignez une communauté qui façonne ensemble un avenir alimentaire plus durable.
 

Légumineuses à graines Débouchés Pois d'hiver Pois de printemps Féverole de printemps Lentille Pois chiche Soja Féverole d'hiver Claire Barbet-Massin -c.bmassin@terresinovia.fr

Les listes recommandées soja et tournesol 2026 sont disponibles sur myvar

Terres Inovia met à votre disposition les listes recommandées pour les semis 2026 des cultures du tournesol et du soja. Nous remercions les partenaires qui participent chaque année à la mise en place de ces listes recommandées.

Terres Inovia met une nouvelle fois à disposition les listes recommandées pour les semis 2026 des cultures du tournesol et du soja. L'institut remercie les partenaires qui participent chaque année à la mise en place de ces listes recommandées. Ces listes régionalisées permettent aux producteurs de sélectionner les variétés les plus adaptées à leur contexte et leur bassin de production.

France entière Choix variétal Tournesol Soja Compatible Céline MOTARD - c.motard@terresinovia;
Arnaud VAN BOXSOM - a.vanboxsom@terresinovia.fr;
Emilie VERDOIS - e.verdois@terresinovia.fr

Gestion des graminées adventices : quels sont les leviers mobilisés par les producteurs ?

Dans le cadre du projet GRAMICOMBI, une enquête vient d’être réalisée pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs. 

Dans le cadre du projet GRAMICOMBI une enquête vient d’être réalisée auprès de 32 agriculteurs pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs. 

Le projet GRAMICOMBI a été lancé dans le cadre du PARSADA. Piloté par Terres Inovia, il vise à construire des combinaisons de leviers de gestion intégrée des graminées dans les systèmes et à les déployer largement à l’échelle nationale. 

Pour connaître les freins à l’adoption de leviers agronomiques pour mieux gérer les graminées adventices, une enquête a été menée auprès d’exploitants. « Elle a été réalisée dans le cadre du réseau Objectif Cultures Propres (OCP) en Bourgogne Franche Comté qui vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de la combinaison de leviers de gestion des graminées à l’échelle du système de culture en suivant et mettant en place un plan d’action pendant cinq ans sur 32 parcelles d’agriculteurs », explique Victor Fleury, ingénieur de développement de Terres Inovia. Ce réseau est animé par neuf partenaires : Terres Inovia, Arvalis, Alliance BFC, les Chambres d’Agriculture départementales de la région BFC et la Ferme expérimentale de Tart-le-Bas.

 

Une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers

Lors de cette enquête, chaque agriculteur a classé différents leviers de gestion des graminées, selon leur faisabilité, dans l’une des quatre catégories suivantes : réalisé, possible, contraignant et impossible. 

Les résultats montrent une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers. « Certaines pratiques sont aujourd’hui déjà bien intégrées dans les systèmes de culture, par exemple l’application de glyphosate avant semis, la diversification du désherbage chimique et l’entretien des bordures ». En revanche, des leviers présentent un taux de mobilisation plus faible malgré un intérêt agronomique reconnu : la combinaison du décalage de la date de semis, de la diversification avec du désherbage mécanique et du nettoyage des outils de récolte offre une marge de progression importante. Enfin, d’autres sont majoritairement perçus comme difficiles à intégrer dans les systèmes actuels comme l’introduction d’une Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (CIVE), l’écimage et la récupération de menues pailles. 

Des freins économiques et techniques

Les principaux freins sont économiques : accès à du matériel spécifique, manque de débouchés, coût d’investissement et rentabilité incertaine. L’adoption de nouveaux leviers de gestion des graminées adventices se confronte aussi à des arbitrages techniques : le labour, par exemple, est souvent envisagé comme un levier de dernier recours en cas d’impasse technique. De même le choix variétal est fréquemment priorisé pour la résistance aux maladies ou pour le potentiel de rendement au détriment du pouvoir couvrant des variétés. « Le manque de références techniques, de consensus sur l’efficacité de certains leviers et de retours d’expérience freinent également leur adoption. L’exemple des variétés couvrantes illustre très bien cette difficulté, avec une efficacité perçue comme très variable selon les contextes ». Enfin, certains freins sont très ciblés : le temps de travail et l’organisation de chantier pour le désherbage mécanique, le recours à la prestation de service, le type de sol, la répartition du parcellaire, etc.
 

Les résultats de l’enquête montrent que de nombreux leviers de gestion des graminées adventices sont encore trop peu mobilisés par les agriculteurs. Si certains se heurtent à des freins structurels ou économiques importants, d’autres nécessitent avant tout un accompagnement technique de l’agriculteur, un renforcement des références et une adaptation au contexte de chaque exploitation. C’est précisément l’objectif du PARSADA GRAMICOMBI, porté par Terres Inovia, dans lequel s’inscrit le réseau OCP : lever les freins à l’adoption pour favoriser la combinaison cohérente des leviers de gestion des graminées adventices à l’échelle du système de culture. 
 

Graminées adventices
Maitrise des adventices Colza Tournesol Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille

Soja : Quelques rappels sur l'inoculation pour la campagne 2026

L'inoculation : Une étape cruciale dans la réussite des Sojas

Le soja est une légumineuse dont la capacité à fixer l’azote présent dans l’atmosphère, nécessaire à sa croissance, repose sur sa capacité à s’associer avec diverses bactéries spécifiques, principalement du genre Bradyrhizobium. Ces partenaires symbiotiques ne sont pas naturellement présents dans les sols français. Il est donc nécessaire de les amener une première fois dans les sols par inoculation.

Les conditions d'une inoculation réussie

Afin de favoriser la nodulation, issue de l’association symbiotique entre plantes de Soja et bactéries fixatrices d’azote, et obtenir un nombre optimal de nodosités sur le système racinaire (au moins 10 par pied aux stades V3-R1) il convient de créer les conditions favorables à l’installation en nombre de bactéries viables et efficientes. Pour ce faire, plusieurs conditions doivent être satisfaites : 

  • Disposer d’un inoculum de qualité, sans contaminant, conservé dans les conditions mentionnées par le fabricant (températures fraîches et à l’abri de la lumière) avec une concentration adéquate d’une souche vivante et efficiente de Bradyrhizobium,
  • Réaliser l’inoculation avec précaution, sans eau javélisée, à l’abri de la lumière et en allant semer en respectant les délais impartis entre inoculation et semis, dans le but de conserver la viabilité et l’efficience des bactéries,
  • Réaliser le semis dans des conditions non-limitantes pour la nodulation (sol affiné en surface, nivelé et ressuyé sans être sec ; structure aérée, poreuse et exempte de tassements, semelles ou lissage ; éviter les sols à forte concentration en azote minéral).

Les diverses techniques d'inoculation

Pour inoculer une culture de soja, différents types d’inocula existent sur le marché français :

  • Certains sont sous licence INRAE, contrôlés en termes de concentration en bactéries, d’identité de la souche, d’absence de contaminants et de stabilité des propriétés
  • D’autres produits sont sans licence, offrant moins de garanties pour leurs utilisateurs 

    1.    Inocula commercialisés à base de Tourbe sur graine

La plus ancienne technique d’inoculation repose sur l’utilisation d’un inoculum sous forme de tourbe. Chaque sachet de tourbe doit contenir au moins 4*1011 bactéries pour garantir une concentration suffisante de bactéries par graine semée. Le contenu du sachet de tourbe est mélangé aux semences après ajout d’environ un litre d’eau non javélisée ou de lait. Il faut, une fois le mélange réalisé et conservé à l’abri de la lumière, semer dans un délai de 4 heures.  

Cette technique initiale a été complétée par des additifs, le plus souvent des liquides osmo-protecteurs, permettant de limiter les pertes entre inoculation et semis et donc d’allonger le délai entre ces deux tâches.

Voici ci-dessous quelques exemples de spécialités commercialisées, avec des commentaires issus de l’expertise Terres Inovia, bâtie à la suite de séries d’essais sur le terrain :

Fabricant

ProduitUtilisationSoucheContrôle qualité INRAEAvis Terres Inovia
AGRIFUTUR SARLNITROGENMax 4h av. semisG49OuiNon testé TI
BASFNPPL Force 48Max 48h av. semisG49OuiTrès bon

2.    Inocula commercialisés à base de Tourbe sur micro-granulés d’argile

Il s’agit de mélanger le contenu du sachet de tourbe avec 10 kg de micro-granulés d’argile, opération plus facile et moins destructrice par rapport au mélange de 100 kg de semence. Cela aboutit en général à des nodosités mieux réparties sur l’ensemble du système racinaire et moins exposées aux alternances humectation/dessication. On obtient ainsi souvent des nodosités plus régulièrement fonctionnelles avec à l’issue des gains de rendement et/ou de teneur en protéine. Cette technique requiert l’utilisation du micro-granulateur présent sur les semoirs de précision.

FabricantProduitUtilisationSoucheContrôle qualité INRAEAvis Terres Inovia
AGIFUTUR SRLNITROGENMax 4h av. semisG49OuiBon

3.    Inocula commercialisés liquides avec adjuvants

Sous format de flacon ou de bidon selon les quantités, ils permettent d’utiliser directement une solution bactérienne sans recours à la tourbe. Ces inocula sont utilisés avec un adjuvant servant de colle et de source carbonée pour une meilleure survie sur la graine, permettant ainsi une augmentation du délai inoculation-semis. Ils offrent de très bons résultats d’inoculation.
 

*Les souches SEMIA 5079 et 5080 sont issues de processus de sélection ayant eu lieu au Brésil, dans un contexte agropédoclimatique particulier et avec des objectifs très différents du contexte français. Alors que la stratégie brésilienne visait le déploiement de souches efficientes, robustes et très compétitives vis-à-vis des autres rhizobiums présents dans le sol, la position française s’est concentrée sur la sélection d’une souche stable et peu compétitive (souche G49), dans le but de faciliter l’inoculation de nouvelles bactéries en cas d’éventuel progrès génétique ou de perte d’efficience des supports actuels, ce que ne permettraient pas les souches sud-américaines.  

FabricantProduitUtilisationSoucheContrôle qualité INRAEAvis Terres Inovia
De SangosseRhizoliq TopJusqu’à 10-12 joursG49OuiTrès bon, leader du marché
CerienceVitalianz R SojaJusqu’à 2-3 joursG49OuiTrès bien à 48h
Legume Technology Ltd.Liquifix 120Jusqu’à 120 jours d’après Catelin-Logi-FertSEMIA
5079
SEMIA
5080
 
NonDéconseillé*
Legume Technology Ltd.LiquifixJusqu’à 7 jours d’après Catelin-Logi-FertSEMIA
5079
SEMIA
5080
 
Non

4.    Semences pré-inoculées en usine

Produits innovants, [QL1.1]mais techniquement difficiles à produire, du fait de la nécessité de maintenir en vie plus d’un million de bactéries par graine pendant 2 à 3 mois, durée moyenne des opérations entre le traitement et l’ensachage des semences jusqu’au semis. De plus, la surface de la graine constitue à priori un environnement hostile à la survie des bactéries qui ne sporulent pas. Il faut donc y associer un produit osmo-protecteur qui puisse également fournir une source carbonée pour sa survie.

Sur le marché, c’est BASF qui domine ce segment, avec le procédé HICOAT, dont la concentration en bactéries est, à ce jour, considérée comme faible par rapport aux concentrations recommandées par l’INRAE (5.105 contre minimum de 1.106 bactéries/graine). Les conditions de survie imposées aux bactéries font que le résultat de nodulation n’est pas toujours à la hauteur des inocula classiques. BASF ne préconise donc pas l’utilisation de graines avec pré-enrobage HICOAT sur des parcelles n’ayant pas porté de soja depuis plus de 5 ans.

FabricantProduitUtilisationSoucheConcentration garantieAvis Terres Inovia
BASFHicoat Super + ExtenderAu semis 532C5.105
Bactéries/grain
 
Pratique, mais à réserver aux parcelles ayant connu du Soja récemment

Quand faut-il ré-inoculer ?

Une fois introduit par une première inoculation réussie, les rhizobiums survivent généralement très bien à des niveaux ne nécessitant pas une ré-inoculation ultérieure. Cependant, quelques exceptions existent, constituant des situations pour lesquelles une nouvelle inoculation est nécessaire : 

Les sols calcaires avec présence de calcaire actif, 
Les sols sableux (>35 % sables) pauvres en matière organique, 
Les parcelles n’ayant pas porté de soja depuis de nombreuses années (> 5 ans)

Pour en savoir plus : 

Soja : pourquoi et comment inoculer pour avoir un rendement optimal ?
Inoculation : les origines de cette pratique
Inoculation : tout savoir sur la réglementation
Bien préparer sa campagne soja – RTTI 2022
Exprimer le potentiel du soja – RTTI 2023 


Rédaction :

Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement Sud-Ouest (ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées)

Emile LEREBOUR (e.lerebour@terresinovia.fr) – Chargé d’étude, nutrition des cultures
 

France entière Inoculation Soja Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr)
Emile LEREBOUR (e.lerebour@terresinovia.fr)

Bilan de Campagne Soja 2025 - Sud Ouest

Terres Inovia, l’institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre, présente son bilan de campagne 2025 pour la culture de soja. Dans le Sud-Ouest (Départements d’ancienne Aquitaine et Midi-Pyrénées), le rendement régional est estimé à 29 q/ha, en baisse de 6% par rapports aux rendements estimés pour la campagne 2024 (source : Terres Inovia), pour des surfaces annoncées à 63 000 ha, soit une baisse de près de 30% par rapport à la moyenne quinquennale (source : Agreste – SAA 2020 à 2024).

Terres Inovia, l’institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre, présente son bilan de campagne 2025 pour la culture de soja. Dans le Sud-Ouest (Départements d’ancienne Aquitaine et Midi-Pyrénées), le rendement régional est estimé à 29 q/ha, en baisse de 6% par rapports aux rendements estimés pour la campagne 2024 (source : Terres Inovia), pour des surfaces annoncées à 63 000 ha, soit une baisse de près de 30% par rapport à la moyenne quinquennale (source : Agreste – SAA 2020 à 2024).

Focus : les rendements par région

La campagne 2025 a été marquée par de fortes disparités de rendements entre les parcelles cultivées en sec et celles qui ont été irriguées au cours de l’été, principalement en raison des conditions météorologiques estivales, chaudes et surtout sèches entre juillet et la mi-août. Les dates de semis ont également contribué à la variabilité des rendements, avec une plage de semis étalée de la mi-avril au début du mois de juin, conséquence d’un printemps pluvieux.

En ex-Aquitaine, les rendements moyens fluctuent de 26 à 34 q/ha selon les départements, pour une moyenne globale de 30 q/ha, avec de forts écarts entre conduites en sec (8 à 30 q/ha exceptionnellement dans les sols à forte réserve utile et implantation précoce, pour une moyenne estimée à 16 q/ha) et irriguées (25 à 48 q/ha, pour une moyenne estimée à 39 q/ha). 

En ex-Midi-Pyrénées, les rendements moyens sont légèrement inférieurs, estimés à 27 q/ha de moyenne, avec là aussi de grands écarts entre départements (20 à 33 q/ha) et conduites (7 à 15 q/ha en sec, contre 20 à 45 q/ha en irrigué, avec quelques rendements exceptionnels à 55 q/ha très localement).

Des semis perturbés par la pluie

Les semis 2025 se sont décalés à cause des cumuls de pluies et des retards engendrés pour la préparation des sols. Dans le Sud-Ouest, l’essentiel des semis ont été effectués entre la mi-avril et la fin du mois de mai. Une fois les graines en terre, hormis quelques situations de pertes de pieds liés à des dégâts de taupins ou de mouches du semis, la levée s’est déroulée sans encombre.

Un début d'été caniculaire & une floraison sous la chaleur et la sécheresse

La seconde moitié du mois de juin est marquée par une séquence météorologique anormalement chaude et sèche qui a fortement impacté le développement des sojas, arrivant alors à début floraison pour les parcelles les plus précoces. Cette séquence s’est achevée par des pluies d’orages inégalement réparties sur l’ensemble du territoire.

Tout au long du mois de juillet, jusqu’à la mi-août, l’absence de pluies significatives et les remontées de températures ont été défavorables à la ramification et à la bonne fertilité des sojas conduits en sec et/ou insuffisamment irrigués, limitant de fait leur potentiel, notamment dans les terres les plus superficielles. Les parcelles régulièrement irriguées ont été moins impactées, expliquant ainsi les forts écarts de rendements obtenus à la récolte.

Une pression ravageurs moindre que les campagnes précédentes

Les attaques d'héliothis (Helicoverpa armigera) et de pyrale du haricot (Etiella zinckenella) sont rares, à des niveaux bien en-deçà des campagnes précédentes, tandis que les attaques de punaises (Nezara viridula et Halyomorpha halys) sont hétérogènes, avec des dégâts importants à la marge, selon le stade du soja (R5-R6) au moment de l'arrivée de l'insecte, l'absence de protection insecticide et/ou d'irrigation.

Pour plus d’informations, consultez le BSV Bilan régional 2025 ici.
 

Des pluies non-limitantes en fin de cycle, favorables au remplissage des graines

Les pluies sont revenues au cours de la dernière décade d’août et ce sont poursuives jusqu’à la mi-septembre. Ces précipitations, associées aux baisses de températures de fin d’été, ont permis d’allonger la fin de cycle des sojas et d’accompagner le bon remplissage des gousses des parcelles tardives (semis tardifs, variétés du groupe I).

Cet allongement de cycle a néanmoins ralenti l’entrée en maturité des parcelles les plus tardives, retardant les récoltes et dégradant parfois la qualité des lots moissonnés (humidité trop élevée, reprise de végétation, impuretés, etc.).
 

Une récolte qui s'étale entre les gouttes

La récolte s’est déroulée entre la mi-septembre et début-novembre, en fonction de la vitesse d’arrivée à maturité et des fenêtres de récoltes disponibles. Hormis pour les récoltes les plus tardives, la qualité est au rendez-vous, avec des niveaux d’humidité inférieur à 14% et des taux de protéines dans la moyenne. 

Des surfaces en diminution constante depuis 2022

Les difficultés de production de ces dernières années, cumulées avec une conjoncture défavorable pour les productions biologiques, impactent directement les surfaces cultivées, avec une baisse de -5% en ex-Midi-Pyrénées et -8% en ex Aquitaine par rapport à 2024 (source : Agreste – SAA 2020 à 2024). Elle s’inscrit dans une dynamique de réduction constante des surfaces implantées en soja depuis 2022, avec une diminution des surfaces de -31% en Aquitaine et de -43% en Midi-Pyrénées en 3 ans (source : Agreste – SAA 2020 à 2024), principalement dans les territoires où la culture était conduite en pluvial et/ou en agriculture biologique.

Au niveau économique, si la rentabilité des parcelles conduites en pluvial est en moyenne très mauvaise, avec des marges nettes négatives, les parcelles irriguées affichent un niveau de marge nette (aides couplées et découplées comprises) positif (simulations de Terres Inovia à partir des données du CER France), ce qui est à souligner au vu des performances économiques récentes des exploitations en grandes cultures, hors cultures à forte valeur-ajoutée (source : données Agreste/RICA 2025, OTEX 15), dans un contexte de forte baisse des prix des céréales.
 

Vos Contacts Régionaux :

  • Quentin Level (q.level@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
  • Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Occitanie
Implantation Début de cycle / croissance Maturité/récolte Est Occitanie Ouest Occitanie Sud Aquitaine Légumineuses à graines Implantation Ravageurs Soja Compatible Quentin LEVEL - q.level@terresinovia.fr

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