Pois de printemps

Semis tardif du pois de printemps en Poitou-Charentes, les points à retenir

En région, les semis des pois de printemps sont particulièrement retardés en raison des conditions climatiques non favorables aux semis. Voici quelques points à retenir sur les semis tardifs.

En région, les semis des pois de printemps sont particulièrement retardés en raison des conditions climatiques non favorables aux semis. Voici quelques points à retenir sur les semis tardifs.

À ce jour les semis des pois de printemps ont peu, voire pas encore débuté en Poitou-Charentes. Les conditions météos plus favorables de cette semaine vont permettre le ressuyage des parcelles et le démarrage des semis dès la première semaine de mars selon les types de sols.  

Les enquêtes réalisées par Terres Inovia sur les pratiques des agriculteurs ont permis d’étudier l’impact de la date de semis sur les rendements des pois de printemps. Sur les trois années d’étude (2017, 2020 et 2023), une tendance se dégage : les pois de printemps semés avant la date du 31/01 ont en tendance des rendements plus élevés que ceux semés après la date du 20/02. Les semis tardifs réduisent le rendement médian et augmentent sa variabilité. 

Cette baisse de rendement et cette variabilité des semis tardifs des pois de printemps s’expliquent par le risque de coulure de fleurs à floraison et d’avortement des graines en lien avec l’exposition au stress hydrique et thermique de fin de cycle.

Avec ce contexte de semis en conditions humides, les maladies seront à surveiller attentivement dans les parcelles de pois de printemps dès le début de la campagne.

Si la plupart des semis vont s’effectuer après les dates de semis recommandées, des possibilités de réussite sont encore envisageables. Tout d’abord, à la différence d’année tel que 2020, 2022 ou 2025, le début de campagne démarre avec des réserves pleines, nécessaires au bon développement des pois en début de cycle et notamment à la réussite de la nodulation, gage du potentiel. Le risque d’un stress hydrique précoce est plus faible que d’autres années.

Également, même si les potentiels diminuent et les variabilités augmentent passé fin février, on observe un réel décrochage des rendements à partir de mi-mars.

Dans la plupart des situations, vous pouvez vous laisser la semaine du 2 au 8 mars pour juger de la capacité de ressuyage et de portance de votre parcelle. Et auquel cas, semer dans les 10-15 prochains jours si vous jugez les conditions propices au semis.

Dans le cas de parcelles ne présentant pas une dynamique de ressuyage suffisante, ou en cas d’un retour de pluies conséquentes, il est recommandé d’envisager une autre culture telle que le tournesol.

La semence de pois se conservant bien, il est tout à fait possible de stocker et de réutiliser l’investissement semence pour la campagne suivante.

 

 

Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Accidents climatiques Pois de printemps Solana Vera -
s.vera@terresinovia.fr
Bastien Remurier -
b.remurier@terresinovia.fr

SIA26 : quels premiers résultats pour Cap Protéines+ ?

Ce programme qui s’appuie sur un consortium de 117 partenaires des filières végétales et animales, a présenté ses premiers résultats lors d’une conférence organisée sur le stand de l’Acta au Salon International de l’Agriculture, mercredi 25 février.  

Ce programme qui s’appuie sur un consortium de 114 partenaires des filières végétales et animales, a présenté ses premiers résultats lors d’une conférence organisée sur le stand de l’Acta au Salon International de l’Agriculture, mercredi 25 février.  

Démarré en 2024, le programme de recherche Cap Protéines+ a pour ambition d’acquérir des références technico-économiques, d’accompagner les acteurs des filières et de favoriser une appropriation massive des innovations et des connaissances existantes sur les légumineuses à graines et fourragères.  

Chiffres clés  

  • Cinq actions coordonnées par Terres Inovia, Arvalis, Idele, Itavi et Ifip
  • De 2024 à 2027
  • Des subventions de 7,5 millions d’euros
  • 114 partenaires
  • Enjeu : sécuriser la production des légumineuses pour mieux la valoriser 

Ce programme bénéficie d’un soutien important du Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire. « L’objectif est de doubler les surfaces de cultures riches en protéines à horizon 2030, ce qui implique de sécuriser la production et les usages en protéines. C’est pourquoi les actions du projet visent à aboutir à un maximum de résultats concrets dans les cours de ferme », a affirmé Pierre Chatelon, représentant du ministère. 

« La recherche est essentielle pour structurer la filière des légumineuses à graines pour mieux les valoriser auprès de nos agriculteurs car les enjeux d’avoir davantage de protéines végétales sur les exploitations est important pour favoriser la fertilité du sol tout en se donnant les moyens d’obtenir un rendement suffisant. C’est tout l’enjeu de Cap protéines+ » 

Gilles Robillard, président de Terres Inovia

Précocifier le semis de la féverole de printemps à l'automne en bio

Pour obtenir des variétés à faible teneur en vicine-convivine, Terres Inovia a évalué l’intérêt de précocifier le semis de la féverole de printemps à l’automne, avec la mise en place de 8 essais. « Le semis à l'automne a permis de réduire fortement les risques de stress thermiques comparativement à un semis de printemps. En revanche, il n'a pas permis de réduire les stress hydriques. Une sensibilité plus importante au froid pour les variétés de printemps mais sans pénalisation du développement et de la croissance sur la suite du cycle a également été constatée. 

En outre, les variétés de printemps sont davantage capables de ramifier, et donc potentiellement de compenser la perte de la tige principale suite à des dégâts de gel », précise Cécile Le Gall, chargée d’études de Terres Inovia. Des premiers résultats encourageants qui attendent d’être confirmés lors d’une deuxième campagne d’essais.  

Optimiser les process pour une meilleure valorisation des matières protéiques françaises

Un nouveau process a été travaillé pour optimiser la concentration de la protéine et la digestibilité des acides aminés pour les monogastriques dans le but de réduire notre dépendance aux tourteaux de soja d’importation. « Les premiers résultats d’essais permettent d’avoir une valorisation intéressante des profils aminés en volailles et porcs : le procédé PEP améliore considérablement la teneur en protéines », renchérit Isabelle de la Borde.  

Des recherches ont aussi été effectuées pour mieux caractériser les variétés de lentilles et de pois chiche afin d’optimiser la cuisson.  Une approche multicritère a été menée pour produire des connaissances sur la diversité génétique et pédoclimatique des graines, qu’elles soient sèches, trempées, cuites et appertisées. Des fiches de caractérisation de chaque variété seront prochainement disponibles pour les transformateurs.  

L’autonomie protéique, un levier pour assurer la performance éco des exploitations

Des essais ont été réalisés pour tester l'impact d'une diminution de la complémentation azotée sur les performances zootechniques et économiques pour des agneaux en bergerie. Ils ont montré que cela n’avait pas d’impact sur la performance des agneaux et permettait de réduire la part d’alimentation azotée des animaux.  

La filière porc a aussi testé l’insertion de protéagineux et de féverole, de tourteaux Expeller en filière courte (soja, colza et tournesol cultivées sur l’exploitation) et les tourteaux classiques en filière longue (colza et tournesol Hipro). Des expérimentations ont aussi été menées pour permettre aux agriculteurs d’être autonomes dans la formulation des rations par la mise à disposition d'un outil (PORFAL), l’utilisation de formules à bas protéiques et une alimentation multi-phase.

En outre, les références techniques ont pu être déployées aux conseillers et aux enseignants par des formations, des webinaires, des temps d’échange dédiés (comme les « cafés visios »), différents supports (chiffres-clés, observatoires, résultats d’essais…).

Co-concevoir un outil de formulation pour les éleveurs de volaille bio

Face au besoin des éleveurs d’être aidés pour formuler leurs rations, un outil est en cours de développement pour co-concevoir un outil utile et adapté permettant l'amélioration de l'autonomie des élevages de volailles bio par un collectif d’éleveurs, de conseillers et de chercheurs.

Structurer une filière territoriale de légumineuses à graines en Occitanie : FILEG

Le projet FILEG cherche à impulser une dynamique territoriale pour créer une filière à valeur ajoutée, de l’amont à l’aval. Par exemple, l’étude FALEB vise à créer des farines mixtes à base de légumineuses et (ré)inventer leurs usages dans les métiers de la boulangerie/pâtisserie artisanale. « Nous avons réussi à mettre autour de la table des acteurs qui ne seraient jamais croisés, comme des industriels qui proposent de nouveaux produits et des chefs cuisiniers », précise Christophe Vogrincic, co-animateur de FILEG.

France entière Légumineuses à graines Diversifier son système de culture Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lupin d'hiver Lupin de printemps Stéphanie Berard- s.berard@terresinovia.fr

Combiner les moyens pour désherber ses pois et féveroles de printemps

​Les semis des pois et féveroles de printemps approchant, il est temps de prévoir votre stratégie de désherbage en fonction de la flore connue sur la parcelle. 

​Les semis des pois et féveroles de printemps approchant, il est temps de prévoir votre stratégie de désherbage en fonction de la flore connue sur la parcelle. 

Une application en prélevée : une solution sécurisante

Dans les situations de fortes infestations en dicotylédones concurrentielles (gaillet, renouées, matricaire) ou difficiles à maîtriser uniquement en post-levée (éthuse, arroche, renouée des oiseaux), une stratégie « tout en prélevée » offre un choix de produits plus large pour sécuriser la culture, mais reste plus onéreux. ​​​​​​

La prélevée doit s’effectuer au plus près du semis, sur des semences recouvertes de terre et un sol rappuyé, afin de limiter les risques de phytotoxicité. Excepté dans les sols battants, un roulage est conseillé afin de bien recouvrir la graine avant toute intervention. 
Un sol frais au moment du traitement et une légère pluviométrie dans les jours qui suivent sont les conditions idéales pour une bonne efficacité. Dans le cas de relevées d’adventices ou d’efficacité insuffisante (sol sec), un rattrapage en post-levée est possible.

Pour rappel, la féverole possédant moins de solutions de rattrapage en post-levée que le pois, la prélevée est importante pour assurer une bonne  maîtrise des adventices. 

Une stratégie post-levée seule : Pression faible et flore connue

Dans le cas de parcelles à faible infestation et/ou de flore connue, le choix d’une intervention unique en post-levée peut être suffisant. Veiller à intervenir sur des adventices jeunes (stade cotylédon à 2-3 feuilles), dans des conditions poussantes et en dehors de fortes amplitudes thermiques. 
​​​​​​​Certains programmes peuvent se fractionner afin d'augmenter l'efficacité contre certaines adventices. Espacer alors les deux interventions de 10-15 jours minimum. 

Un programme de prélevée et post-levée

Un programme complet (pré+post) permet de maîtriser de très fortes infestations ainsi que des levées échelonnées d’adventices tout en maîtrisant le coût de son désherbage. Les adventices les plus difficiles à contrôler orientent le choix du ou des produits appliqués en prélevée. 
​​​​Pour maîtriser les coûts, appliquer le produit de prélevée à une dose inférieure à la dose homologuée (3/4 de celle-ci), puis appliquer en post-levée sur des adventices jeunes des produits à faible dose. 
​​​​

Pour rappel, les différents produits à base de pendiméthaline, imazamox et bentazone ne sont pas mélangeables. Leur application dans un même programme en post-levée doit se faire en 2 applications – se référer aux délais de rentrée des différentes spécialités pour recomposer l’association initialement visée.

Exemple de programmes pour la féverole de printemps 
Exemples de programmes pour le pois de printemps

Rappel des règles d’utilisation de l’aclonifen (CHALLENGE 600 ou COLT/PAPEL) en pré et post-levée 

*herbicide générique : CHANON, etc,..
P=pois
F=féverole
L=lupin
(1) : respecter un délai de 25 jours entre les 2 applications pour pois d'hiver, 15 jours pour pois de printemps
(2) : respecter un délai de 10 jours entre les 2 applications de postlevée

Gestion des graminées

Problématique montante dans les parcelles de protéagineux de printemps, la gestion des graminées constitue une difficulté majeure et ne doit pas être négligée. Les bases de pendiméthaline en prélevée telles que le NIRVANA S 3 l/ha et le PROWL 400 2l /ha présentent une efficacité modérée. Celle-ci peut être complétée par une association avec de l’aclonifen, Challenge 600 ou Colt à 2 l/ha.  

Les anti-graminées foliaires peuvent être mobilisés en rattrapage de post-levée. Leur efficacité est extrêmement variable selon les situations de résistances des ray-grass/vulpin aux Fop et Dime. 

Spectres d’action des produits sur pois 
Spectres d’action des produits sur féverole 

Désherbage mécanique : une solution efficace en conditions sèches

Avec des printemps parfois secs, le désherbage mécanique peut apporter une aussi bonne efficacité que certains programmes chimiques. Également, les stratégies mixtes associant prélevée chimique et post-levée mécanique sont des solutions efficaces si la météo est favorable. Elles sont moins onéreuses et faciles à mettre en œuvre, d’autant plus pour la féverole qui présente peu de solutions chimiques de rattrapage et se prête mieux que le pois au binage et à des passages mécaniques tardifs. Pour rappel, les interventions mécaniques gagnent en efficacité si elles s’effectuent avec 2 journées de beau temps avant et après.

Pois de printemps :  le désherbage en plein (herse étrille ou houe rotative) et la bineuse céréales sont possibles tant que les vrilles ne sont pas trop développées (4-5 feuilles max).  

Avant la levée : un passage de herse étrille est possible, à l’aveugle, dès que la portance du sol est suffisante, sur des adventices jeunes et donc faciles à détruire.

A partir d’1 feuille : la houe rotative est la plus sélective sur les pois à ce stade. Elle est particulièrement adaptée aux sols limoneux. Son efficacité est liée au stade des adventices (fil blanc à 2 feuilles maximum).

A partir de 2-3 feuilles : effectuer un passage avec la herse étrille avant le stade 5 feuilles. Ne plus intervenir dès que les vrilles du pois sont développées ; les risques de pertes de plantes par arrachage sont élevés.

Stratégies de désherbage mécanique ou mixte du pois 

Féverole de printemps : les passages mécaniques peuvent s’opérer jusqu’à tard, en particulier pour la bineuse, tant que la hauteur du couvert le permet. Généralement, passé 6 feuilles, le risque de casse de tige augmente. Si ce stade est atteint, il faut donc bien raisonner les interventions. Aux stades antérieurs, la herse étrille peut présenter de bons résultats sur des adventices jeunes. La houe rotative ayant une efficacité moindre est à réserver plutôt aux sols limoneux qui valoriseront sa fonction d’écroûteuse. L’intérêt de la bineuse est de pouvoir intervenir sur des adventices plus développées.

Pour les féveroles semées à grand écartement (>45cm), la combinaison d’un herbicide localisé sur le rang avec un binage réalisé en différé quand les pédoclimatiques sont idéales présentera une très bonne efficacité pour une charge maîtrisée. 

Stratégies de désherbage mécanique ou mixte de la féverole 

France entière Désherbage Pois de printemps Féverole de printemps Bastien REMURIER
(b.remurier@terresinovia.fr)
Arnaud MICHENEAU
(a.micheneau@terresinovia.fr)
Fanny VUILLEMIN
(f.vuillemin@terresinovia.fr)

Ouverture Occitanie

Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles en Occitanie Produire avec l’agroécologie
French
Colza Tournesol Pois d'hiver Pois de printemps

l’Agence de l’Eau Adour Garonne, l’Union européenne, la région Occitanie dans le cadre d’un Partenariat Européen pour l’Innovation (PEI)

525 000 €

48 mois Non National

Les enjeux

Les producteurs de grandes cultures d’Occitanie doivent relever des défis techniques et environnementaux de taille, rendant indispensable la transition agroécologique de leurs systèmes de culture. Réussir une telle évolution requiert la mise en œuvre de projets agronomiques personnalisés, construits en collaboration avec leurs conseillers agricoles, visant à améliorer les performances de leurs systèmes de culture. Pour y parvenir, il est nécessaire que le conseil agricole s’appuie sur une démarche d’accompagnement spécifique.

Les objectifs

Le projet ambitionne de déployer la démarche d’accompagnement « Cap Agronomie », et de montrer aux conseillers et agriculteurs les bénéfices techniques, économiques et environnementaux qu’elle pourra générer pour les exploitations agricoles de grandes cultures, ainsi que pour le territoire d’Occitanie. C’est pourquoi le projet organise la formation de 6 conseillers de Chambres d’agriculture partenaires (Ariège, Aude, Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne), qui mettront en œuvre la démarche auprès de 30 agriculteurs suivis de façon spécifique sur la durée du projet.

L’accompagnement consiste à prévenir l’apparition de facteurs limitant la production par une démarche d’anticipation fondée sur l’implantation des cultures, la fertilité des sols et l’évolution progressive des systèmes de culture.
 

Les résultats attendus

  • Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles spécialisées en grandes cultures, localisées dans la Région Occitanie. Contribuer à la réussite de cette transition
  • Réaliser la preuve de concept de la démarche « Cap agronomie » dans le contexte de production d’Occitanie : évaluer l’intérêt de la démarche pour les producteurs, et vis-à-vis des enjeux territoriaux
  • Favoriser le déploiement à large échelle d’une démarche d’accompagnement innovante à la transition agroécologique des exploitations agricoles, visant à maintenir ou améliorer leurs performances techniques, économiques environnementales et sociales.
     

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Vers des ingrédients protéiques multifonctionnels obtenus par transformation modérée de co-produits végétaux riches en lipides bénéfiques pour la santé

Matthieu Abella - m.abella@terresinovia.fr

15/10/2024 Agir pour la transition agroécologique Terres Inovia En cours Non

CONCERTO

Gestion agroécologique concertée des insectes ravageurs en grandes cultures Ravageurs Fertilité et gestion durable des sols
French
Colza Pois d'hiver Tournesol Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin d'hiver Lin de printemps Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

OFB

592 000 €

72 mois Oui National

Les enjeux

CONCERTO est un projet ancré dans le territoire des plateaux de Bourgogne, qui est en difficulté vis-à-vis de la gestion des insectes phytophages et est particulièrement sensible aux accidents climatiques en raison du faible potentiel des sols qui le composent. 

L’approche territoriale proposée par le projet CONCERTO vise à atténuer les dégâts d’insectes phytophages sur l’ensemble des cultures en se passant d’insecticides. 

L’action collective d’un groupe d’agriculteurs permet de mobiliser des leviers agroécologiques comme la lutte biologique par conservation ou des techniques de plantes pièges (intercultures pièges pilotée®).

Les approches collectives et paysagères sont particulièrement pertinentes dès lors que l’on souhaite influer sur l’abondance et la diversité des populations d’insectes, qu’ils soient ravageurs ou auxiliaires. 

De plus, le projet CONCERTO dans lequel des fermes entières sont engagées, réaffirme la nécessité d’obtenir des systèmes rentables et multi-performants. 

Il souhaite répondre à quatre enjeux majeurs pour les agriculteurs du territoire : 

  • La limitation des dégâts associés aux coléoptères ravageurs d’automne du colza
  • La gestion des pucerons d’automne vecteurs de viroses sur les céréales à pailles
  • La réduction des dégâts de bruches du pois et de la lentille 
  • L’amélioration de la fertilité des sols

Les objectifs

CONCERTO, qui s’inscrit dans la continuité des travaux du projet R2D2, visera à accompagner un groupe de producteurs dans la re-conception de leurs systèmes pour supprimer progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble du territoire. Il contribuera à l’atteinte des objectifs du plan ECOPHYTO.

La cible à long terme du projet, définie conjointement avec les agriculteurs est :

  • Améliorer les performances des systèmes de culture incluant le colza
  • Réduire progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble des cultures 
  • Réduire des applications d’herbicides 

En plus de ces trois objectifs, le projet va travailler à :

  • L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets en renforçant la résilience des systèmes agricoles, notamment via le travail autour de l’implantation de haies et d’arbres isolés qui jouent un rôle clé dans le cycle de l’eau et permettent de créer des microclimats plus favorables à proximités des parcelles cultivées.
  • La préservation de la biodiversité, en travaillant pour la création d’un maillage d’infrastructures écologiques fonctionnelles autour des parcelles et en renforçant la ressource florale à l’échelle du territoire. 

Les résultats attendus

  • Suivre le niveau de pression des ravageurs du colza et de la bruche du pois.
  • Suivre les régulations biologiques des principaux coléoptères ravageurs du colza. 
  • Développer l’action collective territoriale pour gérer les insectes phytophages. 
  • Modifier les structures paysagères afin de favoriser les régulations biologiques selon les principes de la lutte biologique par conservation.
     

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01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours Non

M2ProLIV

Vers des ingrédients protéiques multifonctionnels obtenus par transformation modérée de co-produits végétaux riches en lipides bénéfiques pour la santé Débouchés
French
Colza Tournesol Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin d'hiver Lin de printemps Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

ANR

non communiqué

59 mois Non National

Les enjeux

L’enjeu de M2ProLIV est de faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, plus sains et économiquement viables, tout en renforçant les capacités technologiques et scientifiques de la France dans ce domaine. Plus particulièrement, il répond à plusieurs enjeux : 

  • Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en proposant des alternatives aux protéines animales
  • Réduire l’impact environnemental de la production alimentaire en se tournant vers les protéines végétales
  • Valoriser les co-produits des industries de pressage d’oléagineux et de production de lipides de microalgues 
  • Développer des procédés pour obtenir des ingrédients protéiques fonctionnels et nutritionnellement intéressants
  • Créer un tissu de collaborations interdisciplinaires entre instituts de recherche et partenaires industriels 
     

Les objectifs

Les objectifs du projet M2ProLIV sont axés sur l'amélioration de la durabilité, de la qualité nutritionnelle et de la fonctionnalité des aliments protéiques à partir de ressources végétales : 

  • Étudier les procédés de fractionnement humide ou sec pour produire des fractions protéiques moins pures mais potentiellement plus fonctionnelles.
  • Utiliser la fermentation solide ou la protéolyse enzymatique pour développer des extraits protéiques multifonctionnels, tels que des antioxydants et des émulsifiants.
  • Produire des hydrolysats protéiques ayant des propriétés de chélation de métaux pour répondre aux carences en micronutriments, particulièrement en fer et en zinc. 
  • Comprendre comment les ingrédients naturels s'organisent et évoluent dans des systèmes alimentaires. 
  • Développer un itinéraire technologique applicable aux graines de chanvre décortiquées permettant de réduire la teneur en lipides à froid pour conserver les propriétés fonctionnelles des protéines.
     

Les résultats attendus

En développant des ingrédients protéiques multifonctionnels à partir de co-produits végétaux et en utilisant des procédés de transformation douce, M2ProLIV devrait contribuer à une alimentation plus durable et plus saine, mais aussi ouvrir de nouvelles opportunités pour l'industrie agroalimentaire en France. 

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TwinFarms

Déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique Produire avec l’agroécologie
French
Colza Pois d'hiver Tournesol Pois de printemps Féverole d'hiver Soja Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lin de printemps Lin d'hiver Lupin d'hiver Lupin de printemps Cameline Chanvre

ANR

4 991 289 €

48 mois Non National

Les enjeux

Issus de l’ingénierie, les jumeaux numériques – répliques virtuelles de systèmes physiques – ont permis des avancées dans de nombreux secteurs, portées notamment par la multiplication des capteurs. L’agriculture n’échappe pas à cette dynamique : à l’échelle d’une exploitation, la combinaison des données issues des capteurs et des connaissances agronomiques existantes ouvre des perspectives prometteuses pour accompagner la transition agroécologique, dans un contexte de changement climatique de plus en plus contraignant.

Dans une approche tactique, une ferme jumelle numérique pourrait aider les agriculteurs à ajuster leurs décisions au fil de la campagne, en fonction de l’état des cultures et/ou des animaux, en s’appuyant sur des capteurs in situ ainsi que sur des données externes comme les images satellites. Cela serait particulièrement utile pour réagir face à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles.

Dans une perspective stratégique, le jumeau numérique permettrait aux agriculteurs de simuler l’évolution de leur système à moyen ou long terme, afin d’anticiper les effets de différents scénarios de changement.

TwinFarms ambitionne de rendre ces usages concrets et accessibles sur le terrain.

Les objectifs

Twinfarms souhaite déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique. Il s'appuiera sur neuf démonstrateurs où les jumeaux numériques devraient apporter une valeur ajoutée pour faciliter les choix tactiques ou stratégiques.

Les résultats attendus

  • Créer une plateforme de données qui collecte, nettoie, organise et stocke des données précises provenant de capteurs et autres bases de données. 

  • Établir les spécifications des jumeaux numériques, évaluer la qualité des jumeaux produits, et anticiper les futurs services à fournir pour améliorer la transition agroécologique

  • Concevoir des modèles physiques, biologiques et mathématiques. Apprendre à partir de données temporelles, hétérogènes, incomplètes et échantillonnées de manière irrégulière, et généraliser ces modèles pour diverses applications.
  • Développer des interfaces utilisateur intuitives et efficaces pour permettre aux agriculteurs de tirer parti des jumeaux numériques. Cela inclut la spécification des besoins, la mise en œuvre de prototypes et la rédaction de guides d'utilisation.
     

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La campagne « The taste of pulses » pour célébrer les légumineuses

A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement. 

A l’occasion de la journée mondiale des légumineuses, le 10 février, le projet INCREASE, dans lequel Terres Inovia est partenaire, participe à la campagne « The taste of pulses ». L’objectif ? Inviter tous les citoyens à partager recettes et événements consacrés à ces espèces riches en atouts nutritionnels et respectueuses de l’environnement. 

Le 10 février, dans le cadre de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE invite à marquer l'occasion en célébrant la polyvalence des légumineuses à travers des repas partagés mettant en vedette de délicieuses légumineuses. Se réunir autour d'une table permet de mettre en évidence la manière dont les légumineuses telles que les haricots, les lentilles, les pois chiches et les lupins relient les personnes de différentes cultures, enrichissant ainsi notre culture, notre santé et notre planète.

Pourquoi les légumineuses sont-elles synonymes d'assiettes durables, saines et délicieuses ?

Les légumineuses sont des cultures riches en nutriments et respectueuses du climat qui fixent l'azote dans les sols, réduisent le besoin d'engrais artificiels, favorisent la biodiversité et se développent avec moins d'eau que de nombreuses autres sources de protéines. En favorisant des systèmes agricoles plus résilients, les légumineuses jouent un rôle clé dans la production alimentaire durable. Non seulement elles sont bonnes pour la planète, mais elles sont également essentielles à une alimentation saine. Leur polyvalence dans l'assiette, des ragoûts traditionnels aux plats végétariens innovants, montre que durabilité, alimentation saine et saveur vont de pair, rendant les légumineuses indispensables à une alimentation durable, abordable et inclusive dans le monde entier.

Trouvez l'inspiration et partagez-la sur « The Taste of Pulses »

INCREASE facilite le partage d'un repas à base de légumineuses avec la famille et les amis : la campagne « Taste of Pulses » propose une collection croissante de recettes provenant de toute l'Europe et offre la possibilité de partager leur plat préféré à base de légumineuses. 
 

À l'approche de la Journée mondiale des légumineuses, INCREASE encourage tout le monde à passer à l'action : inscrivez vos événements liés aux légumineuses et soumettez vos recettes préférées à base de légumineuses via le site web « The Taste of Pulses », afin de contribuer à mettre en valeur la diversité et la créativité des légumineuses à travers l'Europe et d'inspirer d'autres personnes à cuisiner, partager et célébrer ensemble les légumineuses !
 

INCREASE partage une sélection de recettes pour inspirer des rencontres culinaires via ses réseaux sociaux :
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Participez à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE

La célébration de la Journée mondiale des légumineuses est également étroitement liée à l'expérience scientifique citoyenne INCREASE, dans le cadre de laquelle les participants peuvent cultiver et documenter différentes variétés de haricots, contribuant ainsi à la recherche scientifique et à la conservation de la biodiversité agricole.
    
Bonne nouvelle : il est encore temps de vous inscrire et de participer à cette recherche pratique ! Les passionnés, les jardiniers, les gourmets et les esprits curieux peuvent s'inscrire à l'édition 2026 de l'expérience scientifique citoyenne INCREASE jusqu'au 28 février 2026 via l'application INCREASE CSA. Aucun équipement spécialisé n'est nécessaire, il suffit d'aimer les légumineuses, d'avoir un smartphone et un espace pour cultiver. Les participants reçoivent une sélection de graines de haricots variées, apprennent de manière pratique les caractéristiques des plantes, documentent leurs observations à l'aide de l'application et peuvent partager des graines et des recettes culinaires avec d'autres citoyens scientifiques à travers l'Europe. 
 

Rejoignez-nous ! Cultivez des haricots, partagez le goût des légumineuses et rejoignez une communauté qui façonne ensemble un avenir alimentaire plus durable.
 

Légumineuses à graines Débouchés Pois d'hiver Pois de printemps Féverole de printemps Lentille Pois chiche Soja Féverole d'hiver Claire Barbet-Massin -c.bmassin@terresinovia.fr

Gestion des graminées adventices : quels sont les leviers mobilisés par les producteurs ?

Dans le cadre du projet GRAMICOMBI, une enquête vient d’être réalisée pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs. 

Dans le cadre du projet GRAMICOMBI une enquête vient d’être réalisée auprès de 32 agriculteurs pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs. 

Le projet GRAMICOMBI a été lancé dans le cadre du PARSADA. Piloté par Terres Inovia, il vise à construire des combinaisons de leviers de gestion intégrée des graminées dans les systèmes et à les déployer largement à l’échelle nationale. 

Pour connaître les freins à l’adoption de leviers agronomiques pour mieux gérer les graminées adventices, une enquête a été menée auprès d’exploitants. « Elle a été réalisée dans le cadre du réseau Objectif Cultures Propres (OCP) en Bourgogne Franche Comté qui vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de la combinaison de leviers de gestion des graminées à l’échelle du système de culture en suivant et mettant en place un plan d’action pendant cinq ans sur 32 parcelles d’agriculteurs », explique Victor Fleury, ingénieur de développement de Terres Inovia. Ce réseau est animé par neuf partenaires : Terres Inovia, Arvalis, Alliance BFC, les Chambres d’Agriculture départementales de la région BFC et la Ferme expérimentale de Tart-le-Bas.

 

Une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers

Lors de cette enquête, chaque agriculteur a classé différents leviers de gestion des graminées, selon leur faisabilité, dans l’une des quatre catégories suivantes : réalisé, possible, contraignant et impossible. 

Les résultats montrent une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers. « Certaines pratiques sont aujourd’hui déjà bien intégrées dans les systèmes de culture, par exemple l’application de glyphosate avant semis, la diversification du désherbage chimique et l’entretien des bordures ». En revanche, des leviers présentent un taux de mobilisation plus faible malgré un intérêt agronomique reconnu : la combinaison du décalage de la date de semis, de la diversification avec du désherbage mécanique et du nettoyage des outils de récolte offre une marge de progression importante. Enfin, d’autres sont majoritairement perçus comme difficiles à intégrer dans les systèmes actuels comme l’introduction d’une Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (CIVE), l’écimage et la récupération de menues pailles. 

Des freins économiques et techniques

Les principaux freins sont économiques : accès à du matériel spécifique, manque de débouchés, coût d’investissement et rentabilité incertaine. L’adoption de nouveaux leviers de gestion des graminées adventices se confronte aussi à des arbitrages techniques : le labour, par exemple, est souvent envisagé comme un levier de dernier recours en cas d’impasse technique. De même le choix variétal est fréquemment priorisé pour la résistance aux maladies ou pour le potentiel de rendement au détriment du pouvoir couvrant des variétés. « Le manque de références techniques, de consensus sur l’efficacité de certains leviers et de retours d’expérience freinent également leur adoption. L’exemple des variétés couvrantes illustre très bien cette difficulté, avec une efficacité perçue comme très variable selon les contextes ». Enfin, certains freins sont très ciblés : le temps de travail et l’organisation de chantier pour le désherbage mécanique, le recours à la prestation de service, le type de sol, la répartition du parcellaire, etc.
 

Les résultats de l’enquête montrent que de nombreux leviers de gestion des graminées adventices sont encore trop peu mobilisés par les agriculteurs. Si certains se heurtent à des freins structurels ou économiques importants, d’autres nécessitent avant tout un accompagnement technique de l’agriculteur, un renforcement des références et une adaptation au contexte de chaque exploitation. C’est précisément l’objectif du PARSADA GRAMICOMBI, porté par Terres Inovia, dans lequel s’inscrit le réseau OCP : lever les freins à l’adoption pour favoriser la combinaison cohérente des leviers de gestion des graminées adventices à l’échelle du système de culture. 
 

Graminées adventices
Maitrise des adventices Colza Tournesol Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille

Pois et féveroles : les traitements de semences disponibles pour les protéger

Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?

Depuis le retrait du WAKIL XL en 2021 et deux campagnes avec un usage dérogatoire pour cette spécialité jusqu’en 2023, les semences de protéagineux sont sans protection spécifique face aux mildious. Que s’est-il passé depuis ? Quelles solutions sont désormais disponibles pour protéger les pois et féveroles ?

Les mildious du pois (Peronospora pisi) et de la féverole (Peronospora viciae) sont deux pathogènes distincts qui peuvent occasionner des pertes de pieds à la levée et donc impacter le peuplement voire le rendement. Les agents de la fonte des semis sont quant à eux plus nombreux (genres Pythium, Fusarium, etc.) et peuvent être communs à ces deux cultures. Enfin, l’aphanomycès est un pathogène spécifique du pois protéagineux et particulièrement du pois de printemps, qui peut avoir un réel impact sur le rendement de la culture en entraînant la pourriture du système racinaire et ainsi la perte de pieds.

Combiner les leviers

A ce jour, aucune solution de traitement de semences n’est disponible pour lutter contre l’aphanomyces. Des règles simples de choix de parcelle en fonction de différents critères permettent d’éviter les situations à risque (outil Eva de Terres Inovia). Des variétés de pois de printemps plus tolérantes ont par ailleurs été inscrites et sont conseillées dans les parcelles faiblement contaminées pour sécuriser les rendements. Elles permettent d’envisager la culture du pois de printemps sur des parcelles à pression faible à modérée. Enfin, Terres Inovia poursuit l’évaluation de solutions de traitements de semences pour compléter la stratégie de gestion.

À la suite de l’interdiction de l’usage en plein champ du WAKIL XL, les pois et les féveroles avaient perdu leur unique solution de traitement de semences alors disponible. Avec son large spectre, le WAKIL XL permettait de sécuriser l’implantation de ces deux cultures en ayant une action à la fois anti-mildiou via le métalaxyl-M mais aussi une action anti-fonte des semis via le fludioxonil et le cymoxanil. Depuis 2021, le seul traitement de semences autorisé sur pois et féveroles était le PREPPER, à base de fludioxonil (voir encadré). Ce dernier n’a aucune action contre les mildious mais montre une efficacité contre les agents de la fonte des semis (Fusarium et Ascochyta).

Depuis 2023, une augmentation de la présence de mildiou a été observée sur pois protéagineux dans les réseaux BSV. L’augmentation constatée concerne les attaques primaires (c’est-à-dire à la levée de la culture) et montre bien la présence du pathogène dans les parcelles, où il peut se conserver jusqu’à huit ans. En moyenne 4,6 % de parcelles ont été déclarées touchées par du mildiou entre 2011 et 2023 (utilisation du WAKIL XL autorisée) contre 16 % en moyenne pour 2024 et 2025 (moyennes pondérées). Sans avoir de volonté d’explication statistique, ces chiffres mettent en avant une tendance sur les dernières années (figure 1) et le besoin d’une solution de gestion performante de cette maladie.

PREPPER : un usage limité

Attention, depuis 2025, Certis-Belchim a fait retirer l’usage de la spécialité PREPPER sur féveroles et ne cautionne plus cet usage. Il reste cependant disponible sur pois protéagineux et les autres cultures bénéficiant déjà d’une AMM.
 

Une dérogation pour un traitement de semences anti-mildiou

La demande de dérogation 120 jours (art53 REG 1107/2009) déposée le 2 juillet 2025 par Terres Univia et Terres Inovia au niveau des services du ministère de l’Agriculture – avec le soutien de Corteva – a reçu un avis positif.

La spécialité commerciale LUMISENA, traitement de semence efficace contre le mildiou, bénéficie donc d’un usage dérogatoire pour la campagne 2026 (Graines protéagineuses*Trt Sem*Champignons (pythiacées)). Les semences traitées sont utilisables du 15/11/2025 au 15/03/2026 (120 jours) uniquement pour le pois protéagineux et la féverole (printemps et hiver).

Retrouvez tous les articles des éditions d'Arvalis & Terres Inovia infos ici : https://www.terresinovia.fr/fr/actualites/consultez-le-dernier-numero-darvalis-terres-inovia-infos-6

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