Paroles d'agriculteurs : une plateforme zéro insecticides

Comment s'engager vers une agriculture plus durable ? Denis Perrault expérimente une plateforme "zéro insecticides" dans le cadre du projet R2D2.

Cet agriculteur, installé à Fontenailles, dans l'Yonne, souhaitait être un membre actif de la recherche répondant à l'objectif "zéro insecticide". Sur cette plateforme financée par Lesieur, qui est en place depuis 2 ans, il cultive du pois, du blé, de l'orge, du colza et du tournesol.

Pourquoi s'est-il engagé sur cette expérimentation ? Et quels résultats constatent-ils ? Découvrez-le dans ce dernier épisode des Pieds dans les champs.

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L'expertise de Terres Inovia déployée sur le salon Innov-Agri dans le Sud-Ouest

Les 4 et 5 septembre s'est tenu Innov-Agri à Ondes (Haute-Garonne), un salon en extérieur. A cette occasion, Terres Inovia était présent dans le village conseil, espace géré par la chambre d'Agriculture départementale.

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Malgré une météo défavorable et des allées difficilement praticables, cette 10e édition d'Innov-Agri a reçu 26 000 visiteurs venus rencontrer 285 exposants, dont Terres Inovia. (c) Laura Giles, Terres Inovia

Depuis plus de trois décennies, le groupe La France agricole organise Innov-Agri, un événement en extérieur dont l’objectif est de rapprocher les exploitants des fournisseurs de la filière. Au sein des villages sont présentés des thématiques d’actualité ou d’avenir, avec un angle terrain pour nourrir les succès de l’agriculture française de demain.

Ainsi, Terres Inovia avait toute sa place dans le village conseil, espace géré par la chambre d’Agriculture de Haute-Garonne (31). "Nous avons eu des moments de belle affluence sur le stand, avons distribué beaucoup de guides de cultures et répondu à un maximum de questions", souligne Laura Giles, chargée de communication pour la zone sud au sein de l'institut technique.

Soja et colza en ligne de mire

Une préoccupation assez marquée s'est fait sentir pour les conditions difficiles de la campagne du soja (semis et fortes présences des ravageurs en soja*)

Un autre thème souvent abordé a été les conditions de semis assez favorables des colzas sur le secteur. "Quentin Lambert, ingénieur de développement Centre-Est Occitanie et animateur technique national pois chiche, aurait dû tenir une conférence sur ce sujet le mercredi, mais faute de monde en raison de la météo, l'intervention a été annulée", précise Laura Giles. Aussi, vous pouvez retrouver la présentation ci-dessous au format PDF. Intitulée "A la reconquête du colza dans le Sud", elle traite du sujet suivant : "Le colza est une espèce minoritaire dans le sud-ouest de la France. Culture d’hiver aux multiples intérêts économiques et agronomiques à l’échelle de la rotation, le colza a tout son sens dans les assolements de notre territoire. Comment sécuriser son intégration dans le contexte pédoclimatique sud ?"

L'agroécologie au cœur des préoccupations

Clémence de Saintignon, animatrice du réseau d'agriculteurs Syppre et partenaires Caso et référente bio Sud-Ouest, a aussi participé à un atelier de présentation sur le stand Unisson.

Unisson est un projet multipartenarial créé en 2023 dans le cadre de la feuille de route régionale Ecophyto et du Plan de transfert régional 1. La bannière commune Unisson a pour objectif de labelliser des démarches agroécologiques pour un changement durable des pratiques agricoles sur le terrain pour en renforcer la valorisation et la diffusion. Son ambition est de fédérer le réseau des acteurs d’Occitanie de l’ensemble des filières agricoles (administrations, chambres d’Agricultures, associations, coopératives, négoces, instituts techniques, instituts de recherche, enseignement…). Un poster est consultable ci-dessous.

Contact : L. Giles, l.giles@terresinovia.fr

*Pour en savoir plus sur le soja :

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ClieNFarms : une journée d'échanges sur l'enjeu carbone

Le 13 juin, une quarantaine d’acteurs du monde agricole s’est réunie à la Chambre d’agriculture de l’Aube et de la Haute-Marne à Troyes pour échanger sur les enjeux carbone des grandes cultures et leur rôle dans l’atténuation du changement climatique. Baptisée "arène créative", cette journée  a permis de faire un constat clair : un collectif inter-métier est indispensable pour avancer sur le sujet carbone.

 

Une collaboration nécessaire pour une agriculture bas carbone

Cette journée, organisée dans le cadre du projet européen ClieNFarms a permis de co-construire des solutions autour de quatre fermes pilotes du territoire Nord-Est. Les participants ont réfléchi collectivement aux leviers d’atténuation à mettre en place sur les exploitations. Les témoignages du Crédit Agricole, de Nestlé et des Eaux de Paris ont illustré leur engagement dans l’accompagnement de la transition agricole. Un jeu de rôle a permis de proposer des actions collectives adaptées à trois situations du territoire Nord-Est.

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Des leviers en test dans les fermes pilotes

Dans les exploitations agricoles conventionnelles, les engrais minéraux azotés sont la principale source d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Les efforts se concentrent donc sur la réduction de leur utilisation et l’augmentation du recyclage de l’azote organique.

Plusieurs stratégies sont explorées : le pilotage et la réduction des fertilisants azotés industriels, l’introduction de cultures moins exigeantes en azote, l’utilisation de légumineuses fixant naturellement l’azote de l’air, l’amélioration de la fertilité du sol, et la modification des formes d’engrais utilisées pour une efficacité accrue. La compensation des émissions par le stockage du carbone dans les sols, bien que variable, représente une contribution positive. Cela inclut l’augmentation de la biomasse des couverts, la restitution des pailles après récolte, et l’implantation de haies ou d’arbres.

 

Combiner atténuation et résilience économique

 

L’intégration de la transition agricole dans un écosystème où les risques et les bénéfices sont partagés avec les acteurs de l’amont et de l’aval est cruciale. Les témoignages ont montré l’existence d’accompagnements pour aider les agriculteurs à mettre en place des pratiques bas carbone.

Cependant, la coordination des initiatives reste essentielle pour amplifier les impacts sur les territoires. Parmi les idées émergentes de l’arène créative : communiquer positivement sur l’intérêt de l’agriculture dans la captation du carbone, former les techniciens et agriculteurs aux pratiques bas carbone, massifier les offres de partage de risque et d’aide à l’investissement, simplifier et harmoniser les démarches de labellisation environnementale, et mettre en place des leviers limitant la distorsion de prix de la tCO2.
La journée s’est conclue par un moment convivial, permettant de mieux comprendre les enjeux carbone pour les exploitations viticoles de la région.

 

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Salon International de l’Agriculture : Terres Inovia mobilisée autour des transitions agroécologiques

Lors du 60ème Salon International de l’Agriculture, Terres Inovia a pu partager son expertise sur le stand de l’Acta, qui représentait les 19 instituts agricoles, mais aussi sur celui de Terres OléoPro, la bannière collective de la filière. Retour sur les faits marquants de l’événement phare du monde agricole.

Pour sa 60ème édition, le Salon International de l’agriculture a fait carton plein, avec quelques 603 652 visiteurs. Comme chaque année, Terres Inovia n’a pas manqué l’événement incontournable du monde agricole pour valoriser son expertise, montrant en particulier comment il accompagne et anticipe les transitions agroécologiques des systèmes agricoles et alimentaires.

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Fertilité des sols : les travaux de Terres Inovia valorisés

Sur le stand de l’Acta, les visiteurs ont pu découvrir les travaux de recherche et développement et les actions de l’institut sur la fertilité des sols : évaluation de l’effet des pratiques agronomiques sur les sols, mise au point d’indicateurs simples pour évaluer le fonctionnement des sols, méthodologies innovantes pour accompagner les agriculteurs…

Retrouvez la plaquette sur la fertilité des sols

L’apport de Terres Inovia sur l’atténuation de l’empreinte carbone

 

Toujours sur le stand de l’Acta, une conférence organisée le 26 février synthétisait les actions des instituts techniques agricoles pour atténuer l’empreinte carbone dans l’agriculture.

Anne Schneider, chargée d’études durabilité et systèmes de légumineuses chez Terres Inovia, a rappelé que « dans le cadre de l’objectif est de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, l’action est menée collectivement au niveau des filières ». Comment ? « Par l’harmonisation des méthodes et des outils entre les filières afin de s’assurer qu’ils soient cohérents et adaptables sur le terrain ». Anne Schneider a également rappelé que « l’institut technique produit des références pour accompagner ces réflexions et projeter des scenarii bas carbone afin d’en évaluer les impacts. C’est là aussi possible grâce à une concertation entre les filières des grandes cultures, de l’élevage et des forêts ».

Innovation variétale : l’expertise technique de Terres Inovia au cœur des enjeux des filières

C’est sur le plateau Village de semences, de l’Interprofession Semae, que Gilles Robillard, président de Terres Inovia, Laurent Rosso, directeur général et David Gouache, directeur adjoint, ont pu représenter l’institut technique au cours de tables-rondes.


Le 24 février, lors de la table-ronde « Semences et plants : une arme pour la souveraineté alimentaire ? », Gilles Robillard a rappelé que le rôle de Terres Inovia était « de chercher des solutions pour les agriculteurs afin qu’ils conservent leur capacité de production face au changement climatique ». Or, au niveau des semences, « qui représentent le début de ce processus, Terres Inovia apporte une expertise sur l’évaluation variétale et, en particulier, élabore par exemple actuellement un projet de recherche sur les protéagineux pour améliorer les variétés sur le pois ». Gilles Robillard alerte sur la nécessité de « se donner du temps avec une trajectoire et une vision sur l’innovation variétale ; il faut une combinaison de leviers et un horizon a minima à trois ans pour que l’innovation variétale puisse avoir un impact sur l’usage des produits phytosanitaires ».

 

Laurent Rosso, directeur de Terres Univia, était, de son côté, mobilisé lors de la table-ronde « La sélection variétale française sera-t-elle au rendez-vous ? », indiquant que « la variété de lentille française que nous cultivons date des années 1960. On se retrouve face à des verrous de compétitivité et de stabilité de rendement. Nous avons besoin d’innovation variétale. »

Laurent Rosso a ainsi valorisé le rôle de Terres Inovia comme d’un « passeur d’innovations entre la connaissance générée par la recherche académique et les professionnels et qui travaille à trouver des solutions techniques sur le terrain. Or, dans la mesure où tous les changements présents et futurs nécessitent de revoir la façon de travailler des agriculteurs, l’institut technique est en première ligne pour fournir les bonnes références ». Le directeur général de Terres Inovia plaide ainsi pour une innovation variétale « à condition qu’elle soit raisonnable, raisonnée et compétitive ».

Du rôle des prospectives pour faire face aux enjeux de demain

Le 27 février, David Gouache, directeur adjoint de Terres Inovia, a participé à une table-ronde sur le rôle de la prospective pour relever les enjeux du futur. « Ces exercices de prospective se traduisent par un impact concret et réel plus rapidement qu’on ne l’imagine. Chez Terres Inovia, nous réalisons des scénarii variables. Cet outil nous a permis d’être source d’influence sur les politiques publiques, par exemple sur les protéines végétales ». En outre, grâce à la prospection, David Gouache rappelle que l’institut a pu concentrer ces recherches, par exemple, « sur la technologie d’implantation et de vigueur précoce, et a permis d’anticiper les difficultés sur le colza liées au changement climatique ».

Zoom sur les formations proposées par l’institut

Des rencontres BtoB ont été organisées avec Frédéric Fine, Maria Malkoun et Laurence Giraud, de la direction de la valorisation de l’institut, afin de présenter l’offre de formation de Terres Inovia.

Enfin, Terres Inovia a pu profiter des After Works organisés sur le stand de l’Acta pour rencontrer les écoles et les étudiants.

 

 

 

 

 

 

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Ravageurs du colza : les leviers alternatifs au phosmet dans la web-série Les pieds dans les champs

La web-série Les pieds dans les champs est de retour ! A partir du 27 février, elle diffuse deux témoignages d’agriculteurs sur les leviers alternatifs au phosmet pour mieux combattre les ravageurs d’automne du colza. Des paroles d’agriculteurs à écouter… et retenir.

Lancée par Terres Inovia en mai 2021, la web-série vidéo Les pieds dans les champs propose une immersion sur les parcelles d’un agriculteur qui explique, au fil d’une discussion, comment il mène sa culture, à quelles difficultés il est confronté et quels leviers et pratiques agronomiques il utilise. Cet entretien est complété par un entretien technique entre l’agriculteur et un expert de Terres Inovia.

Ravageurs du colza : quels leviers alternatifs au phosmet utilisés par les agriculteurs ?

Après la dernière saison consacrée à l’agroécologie, Les pieds dans les champs reviennent avec une thématique d’actualité : mieux combattre les ravageurs d’automne, en particulier l’altise et le charançon du bourgeon terminal, avec des leviers alternatifs au phosmet.

Cette 7ème saison a été réalisée dans le cadre du Plan d'action de sortie du phosmet Ce programme de R&D co-piloté par Terres Inovia et l’Inrae et qui s’achève fin 2025, travaille à trouver des solutions alternatives au retrait du phosmet.

Pour cette saison, Terres Inovia a été à la rencontre de deux agriculteurs, à deux moments différents, en entrée d’hiver, puis au printemps, afin de mesurer les impacts des leviers au fil de la campagne. Les deux premiers épisodes sont donc diffusés avant le printemps, quand les deux autres seront disponibles avant la période estivale.  

 

Dominique Tristant, agriculteur à Grignon (Yvelines) : "donner plus de vigueur aux colzas"

Cet agriculteur, gérant de la ferme de Grignon, déploie toute son énergie pour obtenir un colza robuste et résistant aux attaques de maladies et de ravageurs en mettant en place différents leviers avant l'implantation.

Sur des terres argilo-calcaires et même caillouteuses, le colza est la tête de rotation principale. Dominique Tristant met en place un précédent d'orge, qui permet de donner plus de vigueur à la croissance des colzas. L'exploitant effectue un travail du sol avant le semis, qu'il positionne au bon moment. "Début juillet, on est prêt à semer", raconte-t-il.

Découvrez cet épisode des Pieds dans les champs

Benoît Vernillat, exploitant à Billy-sur-Oisy (Nièvre) : "un colza plus robuste grâce à l'agroécologie"

Benoît Vernillat a repris l’exploitation familiale, où il cultive du blé, de l’orge, du colza et du tournesol. L’agriculteur, qui fait partie du GIEE Magellan, a mis en place des leviers avant et pendant l’implantation pour donner à ses colzas plus de robustesse, et ainsi leur permettre d’être beaucoup plus résistants face aux ravageurs d’automne.

Lors de cet épisode, Benoît Vernillat explique comment il pratique l’association de couverts avec du radis chinois, mais aussi la mise en place d’engrais minéraux au semis et une implantation précoce, et un minimum du travail du sol. Ces leviers permettent de diminuer l’insecticide.

Michaël Geloen, ingénieur de développement de Terres Inovia, remarque que cet ensemble de pratiques permettent à la fois « diluer la pression des insectes et de limiter leur impact par des mesures qui dynamisent la croissance des colzas ».

Découvrez cet épisode des Pieds dans les champs

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