Maladies du lin : identifier la présence de maladies à maturité
Verticilliose : Cette maladie d'origine tellurique se manifeste en fin de cycle et touche surtout le lin fibre. Respecter un intervalle d'au moins 6 ans entre deux lins. En cas d'attaque, détruire les plantes infectées.
Botrytis, ou moisissure grise : la nuisibilité de ce parasite de faiblesse est rarement importante.
Respecter certaines règles pour protéger les abeilles
Bien que lin ne soit pas mellifère, la culture est néanmoins visitée par les insectes pollinisateurs en quête de pollen. Il convient donc de limiter les effets non intentionnels des traitements phytosanitaires.
Dès l’apparition des premières fleurs dans les cultures, utiliser un produit dont l’usage est autorisé en floraison et vérifier systématiquement l’absence d’insectes butineurs avant toute intervention contre les ravageurs.
Recommandations sur les périodes de traitements à privilégier (*) :
Le nouvel arrêté définit également une période pendant laquelle les produits autorisés devront être appliqués sur cultures attractives : 2 heures avant le coucher de soleil défini par l’éphéméride et 3 heures après.
(*) il est interdit de traiter en présence d’abeille, même si le produit comporte la mention « abeille »
Afin de protéger la faune auxiliaire dans son ensemble, respectez les seuils de nuisibilité ainsi que les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, telles que mentionnées sur l’étiquette.
Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs
Irriguer en cas de printemps sec
Lors d’un printemps marqué par des séquences sèches, le lin valorisera bien l’irrigation sur les phases de floraison et de début de remplissage des graines. En tendance, l’irrigation est mieux valorisée en petite terre et dans le sud de la France.
S’il y a la possibilité d’irriguer, réaliser 2 à 3 tours d’eau de 35 mm chacun avec le 1er tour dès la formation des boutons floraux en cas de sécheresse au printemps et les 2 tours suivants encadrant la floraison.
Ne jamais irriguer en cas de risque de verse.
Ravageurs du lin : vigilance vis-à-vis du thrips
En lin d’hiver, la présence de thrips doit être surveillée de la reprise de la végétation à la fin de la floraison. Le risque principal se situe entre la reprise de végétation et le début de la floraison.
Pour estimer le risque pendant la période de risque principal :
- A un stade précoce du lin (avant 20 cm), les insectes sont difficiles à observer car bien cachés entre les feuilles. Afin de vérifier leur présence, mettre quelques têtes dans un sac et secouer. A ce stade, il n’existe pas de seuil d’intervention.
- Après le stade 20 cm, réaliser dix balayages, à différents points de la parcelle, sur le sommet des plantes avec la main ouverte et humide. Si en moyenne au moins 5 thrips sont récupéres par balayage, une intervention est à prévoir.
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Désherbage mécanique du colza
Tout ce qui peut contribuer à limiter l’usage des pesticides répond à des attentes environnementales et sociétales. Le désherbage mécanique présente une alternative ou un complément crédible aux herbicides et aux mesures agronomiques préventives.
La lutte mécanique se prépare dès le semis du colza (préparation du sol, compatibilité d'écartement entre semoir et bineuse, légère augmentation de la densité pour la herse, etc.)
Réaliser un désherbage mécanique
En amont :
Soigner la préparation du sol et augmenter la profondeur et la densité de semis.
Au moment du passage :
Choisir d’intervenir tôt en début d’automne afin de viser des adventices jeunes. La houe et la herse sont efficaces qu’à des stades très précoces (fil blanc – cotylédon – 2 feuilles). La bineuse peut être efficace sur des adventices jusqu’à 3-4 feuilles.
Intervenir par temps séchant (la météo ne doit pas annoncer de pluie dans les jours suivants) et toujours sur un sol ressuyé.
Ajuster au mieux les réglages : adapter la profondeur de travail, l’inclinaison des dents de la herse et le choix des socs de la bineuse au comportement du sol (dureté et présence de cailloux notamment).
Ne pas hésiter à renouveler les passages pour détruire petit à petit la majorité des mauvaises herbes, mais également gérer les nouvelles levées.
Comparaison des outils de désherbage mécanique
Efficacités comparées des outils mécaniques (toutes situations pédoclimatiques confondues) :
La bineuse est légèrement plus efficace (rang et interrang confondus) que la herse étrille. La houe rotative a une efficacité décevante. Elle est cependant bien adaptée aux sols limoneux.
Du fait du système racinaire des graminées mieux ancré dans le sol que celui des dicotylédones à nombre de feuilles équivalent, les graminées sont plus difficiles à détruire avec les outils en plein (herse étrille et houe rotative) que les dicotylédones.
Comparaison des coûts
Comparaisons de coûts économiques, temps de travaux et IFT de différents outils de désherbage mécanique
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
Pour en savoir plus, consulter les articles sur :
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Semis de féverole de printemps
La féverole de printemps peut être semée très tôt dans le sud, dès début janvier et, de mi-février à mi-mars dans le nord du pays. Un sol gelé peut lui convenir, l’essentiel étant de bien pouvoir positionner la graine à la profondeur souhaitée. En bordure maritime nord-Ouest, la féverole de printemps est plus appropriée.
Comme en féverole d’hiver, plus le semis est précoce plus il est conseillé de positionner la graine entre 6 et 8 centimètres de profondeur. En retardant le semis, le positionnement est plus superficiel, 4 à 5 centimètres, l’objectif étant de limiter les dégâts d’oiseaux et la sélectivité des produits de pré levée.
La densité de semis se situe entre 40 et 50 graines par mètre carré, cette dose est diminuée en semis écarté de 10 à 15 %.
Le semis se fait à vitesse assez réduite, 7 à 8 kilomètres par heure pour assurer le bon positionnement de la graine.
Date de semis optimale de la féverole de printemps bio
Préparation du sol pour la féverole de printemps
L’enracinement des légumineuses est très sensible aux accidents de structure du sol.
Travail du sol
Pour que les nodosités puissent se développer rapidement et en nombre suffisant, le sol doit être aéré et non compacté dès les premiers centimètres.
Il convient donc de travailler le sol profondément pour le fragmenter et éviter les ruptures de porosité qui limitent l’aération, ralentissent la progression verticale des racines ainsi que la circulation de l’eau.
Un travail avec un outil à dents de 10 à 15 centimètres de profondeur ou un labour selon le type de sol sont conseillés. Ce travail est fréquemment réalisé en hiver, sur un sol ressuyé. L’intervention sur sol ressuyé ou légèrement gelé est à privilégier. C’est l’occasion de détruire le couvert implanté en interculture, si ce n’est déjà fait. Un passage de rouleau en situation sèche et/ou gélive peut s’avérer utile avant le travail. Les alternances gel, dégel et sec, humide permettent l’effritement des mottes et facilitent une reprise superficielle juste avant ou au moment du semis.
Le lit de semence n’a pas besoin d’être très fin. Le sol doit être bien ressuyé au moment du semis, il est donc préférable de décaler la date de semis pour intervenir au moment le plus opportun. En cas d’application de produit de désherbage de pré-levée, le lit de semence ne doit pas être trop motteux pour éviter de nuire à l’efficacité du produit.
Dans les situations très bien structurées, l’absence de travail est envisageable. Toutefois, il est conseillé de prendre connaissance de l’état structural de la couche labourable pour prendre cette décision. Pour cela un test bèche ou l’utilisation d’un pénétromètre donneront l’information nécessaire à la prise de décision.
Le couvert est alors détruit soit par le gel ou bien « mulché » juste avant le semis par un passage de rouleau ou de herse rotative. Les résidus en surface limitent les risques d’érosion et ne doivent constituer un obstacle au bon fonctionnement du semoir.
Absence de travail du sol
Un semoir de semis direct à dents ou disques est bien adapté, sous condition de bien positionner la graine à la profondeur choisie.
L‘utilisation du strip-till est également envisageable. Le fractionnement de la ligne de semis est très favorable à la croissance du pivot et des racines. Il est souhaitable d’être attentif au positionnement de la graine qui doit être assez profond (au moins 5 centimètres).
Il convient d’être très attentif à l’état hydrique de surface et de n’intervenir qu’en situation bien ressuyée.
Semis de féverole d’hiver
Le semis de féveroles d’hiver ne doit être ni trop précoce, ni trop tardif. Il faut donc respecter les périodes conseillées.
Une levée précoce peut sensibiliser les jeunes plantules au gel en cas de températures négatives précoces. La féverole doit être levée bien avant les gels hivernaux. Pour limiter ces risques, un semis plus profond (6 à 8 centimètres de profondeur) est préférable.
L’implantation de féverole d’hiver est conseillée dans la partie ouest, du nord au sud et océanique du pays. Compte tenu des risques de fortes gelées dans les régions plus à l’est, il faut privilégier une variété de féverole d’hiver résistante au froid.
Les dates de semis de la féverole d’hiver vont donc se situer dans le mois de novembre selon la situation géographique, cette date pouvant être repoussée jusqu’à mi-décembre dans les régions sud.
Un peuplement à la levée de 20 à 25 plantes par mètre carré est suffisant en semis à faible écartement (15 plantes en semis à fort écartement).
Pour cela il est nécessaire de semer 25 à 30 graines par mètre carré.
Le semis se fait à vitesse assez réduite, 7 à 8 kilomètres par heure pour assurer le bon positionnement de la graine.
Date de semis optimale de la féverole d'hiver bio
Préparation du sol pour la féverole d’hiver
L’enracinement des légumineuses est très sensible aux accidents de structure du sol.
Travail du sol
Pour que les nodosités puissent se développer rapidement et en nombre suffisant, le sol doit être aéré et non compacté dès les premiers centimètres et plus profondément.
Il convient donc de travailler le sol en profondeur pour le fragmenter et éviter les ruptures de porosité qui limitent l’aération, ralentissent la progression verticale des racines ainsi que la circulation de l’eau.
Un travail avec un outil à dents de 10 à 15 centimètres de profondeur selon le type de sol est conseillé. Le lit de semence n’a pas besoin d’être très fin. Le sol doit être bien ressuyé au moment du semis, il est donc préférable de décaler la date de semis pour intervenir au moment le plus opportun. En cas d’application de produit de désherbage de pré-levée, le lit de semence ne doit pas être trop motteux pour éviter de nuire à l’efficacité du produit.
Dans les situations très bien structurées, l’absence de travail est envisageable. Toutefois, il est conseillé de prendre connaissance de l’état structural de la couche labourable pour prendre cette décision. Pour cela, un test bèche ou l’utilisation d’un pénétromètre donneront l’information nécessaire à la prise de décision.
Absence de travail du sol
Un semoir de semis direct à dents ou disques est bien adapté, sous condition de bien positionner la graine à la profondeur choisie.
L‘utilisation du strip-till est également envisageable. Le fractionnement de la ligne de semis est très favorable à la croissance du pivot et des racines. Il est souhaitable d’être attentif au positionnement de la graine qui doit être assez profond (au moins 5 centimètres).
Il convient d’être très attentif à l’état hydrique de surface et de n’intervenir qu’en situation bien ressuyée.
Qualité des graines de féverole 2024
Terres Univia confie chaque année à Terres Inovia la réalisation d’une enquête sur la qualité des graines de féverole à la collecte, avec la collaboration d’organismes collecteurs qui fournissent des échantillons.
Les surfaces de féverole en France en 2024 sont du même niveau qu’en 2023, de l’ordre de 80 000 ha. Le rendement moyen national, estimé en décembre 2024, est également proche de celui de l’an dernier (26,9 q/ha contre 27,5 q/ha). Il pourrait cependant évoluer à la hausse compte tenu des bons rendements enregistrés dans plusieurs zones de culture. Il en résulte une production chiffrée à 215 000 t contre 220 000 t en 2023 qui pourrait être aussi revue à la hausse.
Teneur en protéines : 28,3%
Teneur en eau : 13,7%
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