Besoin en azote du lin de printemps
Ajuster la dose totale en fonction du type de sol et des reliquats. Les besoins du lin sont de 4,5 kg d’azote par quintal de graines produit.
Il est conseillé d’apporter la dose d’azote au semis en incorporé ou juste après le semis si les conditions sont favorables (pluies significatives annoncées).
En cas de fractionnement de la dose à apporter, le deuxième apport, peut être réalisé sous forme solide, avant l’apparition des boutons floraux.
Exemple de dose d’azote à apporter*
| Objectif de rendement | Sols superficiels (moins de 60 cm) | Sols profonds (90cm) |
| 20q/ha | 70 u | - |
| 25q/ha | 90 u | 80 u |
| >30q/ha | - | 100-110 u |
*En cas d’apports organiques réguliers, baisser la dose d’apport de 40 unités au moins (consulter son conseiller).
Verse d'une parcelle de lin due à un excès d'azote
Ravageurs du lin de printemps : vigilance vis-à-vis de l’altise
Surveiller la culture dès la germination des graines. Les altises peuvent être nombreuses très tôt et attaquer les cotylédons et les jeunes feuilles. La multiplication des morsures peut entraîner la mort des plantules. L'incidence des dégâts diminue avec le développement de la végétation. En cas d’attaque précoce, les larves peuvent également être nuisibles en s’attaquant au système racinaire.
Traiter contre l’altise
Il n’existe pas de seuil d’intervention. Les risques sont à apprécier en fonction de l’état des lins (peuplement, vigueur, stade), du nombre d’insectes et de morsures et des prévisions météorologiques. Intervenez, si nécessaire, de la levée jusqu’au stade 5 cm.
D'autres ravageurs (noctuelle, taupin, mineuse), peu fréquents, peuvent être ponctuellement nuisibles.
Insecticides utilisables sur lin : substance active, ZNT, DAR, doses, mentions "abeilles"...
*L’utilisation de HOREME V200 de la famille des néonicotinoïdes est interdite depuis le 1er septembre 2018.
Documents à télécharger
Les solutions de postlevée sur colza
CALLISTO
0,15 l/ha à 6 feuilles du colza, suivi ou pas d'une deuxième application. Coût du traitement : 7 à 13 €/ha.
Applicable à partir de 6 feuilles, sur des colzas en bon état végétatif, légèrement endurcis (après les premiers froids - mi octobre, petites gelées, maximales inférieures à 15-18°C) et jusqu'au stade rosette, repos végétatif. Le colza présente une forte décoloration blanchâtre à jaune sans réduction de vigueur durant 3 à 4 semaines. La deuxième application se fait 2 à 3 semaines plus tard et marque très peu la culture. L'efficacité décline sur des stades trop développés en l'absence de gel.
| Calépine, sanve, capselle, chardon-marie, , lamier, stellaire, | |
| Barbarée, Diplotaxis, sysimbre, véronique feuille de lierre | |
| Ravenelle (1), rapistre (1), passerage |
CALLISTO 0.15 l/ha + CENT7 0.2 l/ha
A 6 feuilles du colza, suivi ou pas d'une deuxième application. Coût du traitement : 15 à 30 €/ha.
Mélange non couvert par les firmes, mais testé à de très nombreuses occasions par Terres Inovia. Respecter les conditions d’utilisation de CALLISTO et traiter impérativement sur un feuillage sec et un sol réssuyé, en dehors d'une période de fortes chaleurs. Ne pas mélanger avec un autre produit ou avec un adjuvant.
| Calépine, sanve, ravenelle, capselle, rapistre, diplotaxis, chardon-marie, lycopsis, barbarée, sysimbre, lamier, stellaire, véronique feuille de lierre | |
| Diplotaxis, passerage | |
| Autres adventices |
LONTREL SG (printemps)
140 à 174 g/ha + huile 1 l/ha. Coût du traitement 42-52 €/ha.
Applicable à partir du 15 février, du stade C1 (début d'élongation de la tige) au stade D1 (boutons accolés visibles). Limité à une application de 174 g/ha tous les deux ans (fractionnement possible). Conditions optimales d'application : hygrométrie supérieure à 60 % et température supérieure à 12°C. Eviter les périodes d'amplitude thermique supérieure à 15°C. Le temps doit être poussant. Il ne doit pas pleuvoir dans les 4 h suivant l'application. La dose peut être modulée à 100-140 g/ha sur légumineuses et très jeunes matricaires (et bonnes conditions d'emploi).
| Anthémis, matricaire, féverole, lentille | |
| Helminthie, chrysanthème des moissons, chardon-marie | |
| Ombellifères et autres adventices |
ATIC-AQUA
1 à 2 l/ha. Coût du traitement : 14 à 28 €/ha.
Application de post-levée bénéfiant d'une autorisation de mise en marché sur coquelicot. En programme avec prélevée ou rattrapage, applicable à partir de 2 feuilles du colza à 1 l/ha. La dose est de 2 l/ha pour le stade 6-8 feuilles, au-delà, l'efficacité baisse significativement. Applicable jusqu'au stade rosette compris.
| Coquelicot, véronique, stellaire, pensée, en stade précoce : lamier, mercuriale, lycopsis | |
| Autres adventices |
IELO
1,5 l/ha. Coût du traitement : 51 €/ha.
L'application peut être conditionnée par la période optimale d'action de la propyzamide. Utilisable par temps froid (dès 5°C). Pour son action contre les dicotylédones, les applications peuvent débuter en octobre (meilleure efficacité sur chardon-marie, géraniums, fumeterre, helminthie, bleuet). Stade limite d'application BBCH 18. Une application au stade rosette permet de respecter la limite maximale de résidus (LMR), qui a une valeur règlementaire.
Période optimale pour une action dicotylédones et graminées : 1er novembre, 10 novembre pour le sud de la France.
| Anthémis, matricaire, bleuet, helminthie et lychnis (stade 2-4 feuilles), laiterons, légumineuses. Après une prélevée : coquelicot, géraniums. | |
| Chardon-marie (voir IELO+CALLISTO), coquelicot (en l'absence de prélevée), pensée, helminthie | |
| Gaillet, euphorbe, ombellifères, crucifères |
Le désherbage de post-levée à large spectre représente, pour les producteurs, une réelle voie de progrès en s’affranchissant des conditions sèches néfastes à l’efficacité de la prélevée à l'instar de la spécialité IELO de DowAgrosciences. A base d’aminopyralide à 5,3 g/l et de propyzamide à 500 g/l, le produit s’utilise à 1,5 l/ha fin octobre – début novembre. Cela correspond, sur graminées, à une pleine dose de KERB FLO (ou autre propyzamide). L’action antidicotylédone représente une nouveauté. L’aminopyralide est une substance active de type auxinique, du groupe HRAC O.
Equivalent aux produits de type KERB FLO contre ray-grass, vulpin, brome (en photo) ou vulpie, IELO est très efficace sur anthémis, bleuet, laiterons, légumineuses, mâche, matricaire, mouron des champs, stellaires et véroniques. Il présente une efficacité intéressante sur coquelicot. Néanmoins, l’application sur des coquelicots très développés peut être décevante. Dans un contexte de développement de populations de coquelicots résistants aux inhibiteurs de l’ALS (sulfonylurées, etc…,.) ce mode d’action reste un atout dans la rotation. Par contre, IELO ne présente pas d’efficacité contre le gaillet et les crucifères (moutarde, ravenelle, capselle, etc.). Il est également très insuffisant sur ombellifères.
Dans un programme après un herbicide de prélevée à dose modulée (2/3 à ¾ de la pleine dose), le spectre est complet et les niveaux d’efficacité sont d’un très bons. Dans toutes ces situations, le choix de la prélevée reste important, car il conditionnera l’efficacité finale sur les flores que contrôle mal IELO. Contre ombellifère, préférez une base NOVALL ou ALABAMA, comme en lutte contre le gaillet contre lequel il est possible de choisir une base avec clomazone (AXTER, ALTIPLANO, pack avec clomazone, etc…,.).
IELO présente également une action intéressante contre les géraniums que l’on valorise dans ce type de programme avec prélevée. Le résultat final est plutôt innovant et souvent supérieur aux références de type ALABAMA ou même COLZAMID puis AXTER. Il faut souligner que les efficacités contre géranium disséqué, géranium à feuille ronde et géranium mou sont supérieures à celles obtenues sur géranium à tige grêle. Dans ce cas, pour un programme prélevée puis postlevée avec IELO, choisir une base de type SPRINGBOK ou ALABAMA.
Cette action complémentaire de IELO est également à noter sur pensée. Contre chardon-marie, l’efficacité de IELO est un peu irrégulière. L’application se trouve très souvent confrontée à des chardon-maries trop développés avec un résultat final plutôt moyen (70% d’efficacité). Cette efficacité a tendance à diminuer lors d’un hiver doux. Le produit CALLISTO peut palier ce déficit. En effet, une application préalable renforce nettement l’efficacité. Le mélange IELO + CALLISTO présente aussi de très bons résultats (ce mélange n’est pas couvert par les firmes, il ne peut se faire que sous la responsabilité de l’utilisateur). Ce type de mélange va aussi permettre de lutter contre la calépine (préférez CALISTO dès 6 feuilles du colza) ou la sanve.
FOX associé à IELO permet un renforcement des programmes précédemment cités sur géranium, sanve, pensée, fumeterre, coquelicot, erodium. Un programme métazachlore 1.2 l/ha puis IELO 1.5 l/ha + FOX 1 l/ha présente un meilleur rapport qualité prix qu’ALABAMA 2.5 l/ha puis KERB FLO. IELO peut aussi être renforcé par un mélange avec CALLISTO contre calépine, sanve et chardon-marie.
Résultats de programmes avec herbicide de prélevée (ALABAMA ou métazachlore ou AXTER) puis Ielo en postlevée (essais 2014-2017)
Résultats IELO/BIWIX en programme avec métazachlore (2014 à 2017)
| Sans propyzamide | Avec propyzamide | |
| Alabama 2,5 l | 100€ | 130€ |
| Alabama 2 l/ IELO | 133€ | 133€ |
| Mtz 1,2 l /IELO | 85€ | 85€ |
| Axter 1,5 l/ IELO | 102€ | 102€ |
Les résultats sont plus robustes sur géranium disséqué et géranium à feuilles rondes.
Le rapport qualité / prix est imbattable.
FOX
à partir de 4-6 feuilles du colza à la dose de 1 l/ha
FOX est applicable sur feuillage sec et sur colza en bon état végétatif. Evitez les températures négatives dans les jours qui suivent l’application.
Pour une application au stade 4-6 feuilles du colza :
| Coquelicot, fumeterre, lamier, mercuriale, sanve, sysimbre, véroniques | |
| Capselle, Lycopsis (voir CALLISTO + CENT7), érodium, géranium disséqué, géranium feuille ronde, helminthie laiteron, ravenelle. Irrégulier sur gaillet. | |
| Autres adventices |
FOX (bifénox à 480 g/l, en formulation EC) est homologué à la dose de 1 l/ha. Cet herbicide foliaire de contact est un inhibiteur de la synthèse chlorophyllienne faiblement systémique (groupe HRAC E). Il s’emploie du stade « 4 à 6 feuilles » du colza jusqu’à début décembre. L’herbicide peut manquer de sélectivité et occasionner des brûlures sur feuilles sur jeunes colza de moins de 4 feuilles en croissance active (septembre ou début octobre) par temps poussant ; le respect du stade d’application est donc important. Les traitements en présence de rosée sont à proscrire, tout comme l’ajout d’un adjuvant (huile ou mouillant) ou les mélanges avec des formulations EC.
Comme tout herbicide de contact, son efficacité décroît avec le développement du stade et l’endurcissement de la plante par le froid. Le produit est efficace sur de jeunes adventices telles que mercuriale, fumeterre, moutarde et sisymbre, mais aussi lycopsis et coquelicot ; sa particularité est d’être efficace sur pensée et véronique. Dans nos essais, lors d’hivers froids, de légers compléments d’efficacité du bifenox ont été observés lorsqu’associé à l’herbicide Ielo sur géranium disséqué.
Le spectre est intéressant pour son rapport qualité/prix, en concurrence avec des bases simples de prélevée.
Le FOX apporte un complément Fumeterre, géranium, mercuriale, moutarde, ravenelle voire gaillet par rapport à IELO.
Programme avec prélevée et association IELO+bifenox (2016-2018)
Un programme à comparer à Alabama / propyzamide et un écart de coût de l’ordre de 35 €/ha
- Renfort géranium Niveau >= Alabama (attention Tige grêle)
- Renfort fumeterre, mercuriale, coquelicot, voire crucifère, etc.
- Attention gaillet
Conseil sur l’utilisation du FOX :
- Respecter le stade minimal : 4-6 feuilles, pour des raisons de sélectivité
- Une solution de post-levée qui peut être stratégique sur certaines adventices : rattrapage ciblé ou programme.
- Mercuriale, fumeterre, pensée = spécificité du bifenox
- Sanve, sisymbre, lycopsis
- Avec des bénéfices autres : véroniques, pensée, coquelicot, voire complément gaillet géranium disséqué ou à feuille ronde en situation de complément au ILELO.
Ceci permet d’élaborer des programmes avec une prélevée simple (napropamide PS, métazachlore, Springbok, etc..)
- Mais en concurrence avec CALLISTO (avec ou sans CENT7) et ses bénéfices
- Sanve, ravenelle (CALLISTO plus efficace), lycopsis (CALLISTO+CENT7)
- spécificité du CALLISTO: chardon-marie, calépine, passerage voire barbarée
- Attention : l’intérêt du produit va dépendre de son prix
Programmes de désherbage avec FOX :
- Programme de post-levée ou association avec IELO :
- Spectre assez large (complément du IELO), peut convenir en situation assez simple, même avec du géranium disséqué.
- Séquence ou association selon les flores :
- Sur mercuriale-gaillet/shérardie, crucifères : séquence
- Autres: association en 1 passage.
- Programme de l’association avec une prélevée économique :
- Spectre large de type ALABAMA/propyzamide, renforcé sur géraniums (sauf tige grêle), érodium, mercuriale, crucifères.
- Rapport qualité / prix à mettre en perspective.
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
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D’une durée de 2h, répartis au fil de la campagne, les sept modules de formation Colza Live permettent de tout savoir sur les facteurs clés de la réussite du colza
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Méthodes de désherbage durable des oléoprotéagineux
Dans un contexte de réduction de l’utilisation des herbicides et de progression des phénomènes de résistance, la gestion des adventices doit se réfléchir à l’échelle de la rotation en intégrant les leviers agronomiques, en raisonnant les interventions chimiques et en introduisant des techniques complémentaires comme le désherbage mixte et mécanique.
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Evaluation des intrants
Conception, suivi et expertise d’essais en stations TI, gestion de réseaux d’expérimentation thématiques labellisés TI, conduite d’essais EOR, evaluation et expertise marché
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Les stratégies herbicides pour le colza
La connaissance de la flore des parcelles et leur niveau de pression aide à définir le meilleur rapport qualité prix du programme adéquat.
Présemis incorporé
La napropamide incorporée (COLZAMID, etc..,.) offre une action un peu moins sensible aux conditions sèches que la prélevée. Elle s’utilise en général dans le cadre d’un programme suivi d’une application de prélevée. La dose de 1.5 l/ha peut suffire pour une programme présemis puis prélevée contre géraniums, coquelicot, gaillet, mercuriale, véronique feuille de lierre, barbarée, carotte sauvage. Pour un programme visant les graminées en forte pression, préférer une dose de 2 l/ha. La napropamide incorporée peut aussi être envisagée suivie d’une postlevée type KERB ou IELO.
Prélevée
L’application unique en post-semis prélevée représente la majorité des stratégies herbicides.
Cette stratégie, simple, en un seul passage est bien adaptée aux flores simples. Les points faibles peuvent être le manque de régularité en conditions sèches ou le manque d’efficacité sur des flores telles que le géranium, certaines flores spécifiques type chardon-marie, érodium, sanve, ravenelle ou encore les fortes pressions en ray-grass et vulpin. Le géranium, le coquelicot, le gaillet, le sysimbre vont spécifiquement orienter le choix du produit
Les associations avec clomazone permettent de renforcer l'efficacité sur gaillet, ammi-majus, sisymbre. Les associations avec quinmérac (Rapsan TDI, Alabama, etc…,.) permettent un meilleur contrôle sur gaillet, ammi-majus, coquelicot. Springbok ou Alabama (à la dose de 2.5 l/ha ou 2 l/ha en programme avec IELO) sont notamment choisi pour leur action sur géraniums. Par contre les associations très renforcées et onéreuses type Alabama 2 l/ha + Kilat 1 l/ha, Colzor Trio 3 l/ha + Springbok 2 l/ha, etc., ne sont pas très bien valorisées à l’exception d’un renfort sur passerage ou barbarée.
Contre le vulpin, les bases avec métazachlore sont à préférer. Contre ray-grass, les bases dimétachlore, métazachlore associé ou non au dmta-P et les bases avec péthoxamide sont d’un niveau d’efficacité assez proche.
Les programmes avec prélevée suivi de Ielo
Programme très complet sur dicotylédones et graminées. Ielo apporte un bon complément sur géraniums, astéracées (matricaire, chardon-marie, bleuet, séneçon, etc...,), coquelicot voire mercuriale, lampsane, pensée et fumeterre. La dose de prélevée est modulée à 2/3 ou 3/4 de la dose (l/ha). Il y a de bonnes performances de programmes type métazachlore 1,2 à 1,5 l/ha ou Axter 1,5 l/ha suivi de Ielo, y compris sur géranium disséqué (du niveau d’Alabama à pleine dose). Cependant, l'efficacité sur géranium à tige grêle et gaillet dépend du choix de la prélevée. Enfin, ce programme intégrant la propyzamide offre un excellent contrôle sur graminées dont le brome.
FOX associé à IELO permet un renforcement des programmes précédemment cités sur géranium, sanve, pensée, fumeterre, coquelicot, erodium. Un programme métazachlore 1.2 l/ha puis IELO 1.5 l/ha + FOX 1 l/ha présente un meilleur rapport qualité prix qu’ALABAMA 2.5 l/ha puis KERB FLO.
IELO peut aussi être renforcé par un mélange avec CALLISTO contre calépine, sanve et chardon-marie.
Postlevée sur dicotylédones : stratégies et rattrapage
Les rattrapages ou les compléments de postlevée se raisonnent dès le début du mois d’octobre par un tour de plaine. Certaines adventices doivent être contrôlées assez tôt car ensuite elles deviennent beaucoup moins sensibles aux herbicides : coquelicot, lycopsis, ravenelle.
les solutions de postlevée sur dicotylédones
Exemples de programmes les plus adaptés selon la flore
Document à retrouver en fin d'article dans la partie "document(s) à télécharger".
Efficacité des programmes (tableau herbicides)
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Gestion des graminées
Stratégie de lutte contre les graminées
Caractéristiques des produits
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Conditions d’application des produits
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Conditions d'utilisation du Métazachlore et du Diméthachlore
Afin de limiter les risques de diffusion dans les eaux (pollution diffuse et pollution ponctuelle), il est nécessaire de veiller à certaines conditions lors de l'épandage.
Document à retrouver en fin d'article dans la partie "document(s) à télécharger".
Phytotoxicité, manque de sélectivité
Pour plus d'informations, lire l'article
Gérer la résistance aux herbicides
De part des modes d’action différents de ceux utilisés en culture de céréales, la culture du colza est un moyen contribuer à la gestion du risque de résistance des graminées et des dicotylédones au mode d’action inhibiteur de l’ALS (groupe HRAC B) tel que les sulfonylurées et les triazolopyrimidines (ABAK, OCTOGON, etc.). Estimez ce risque de résistance avec R-SIM.
Terres Inovia, ARVALIS-Institut du végétal, l’ITB et l'ACTA proposent l'outil en ligne R-sim, qui permet d'évaluer le risque d'apparition d'adventices résistantes selon les pratiques herbicides envisagées sur la parcelle
R-sim est disponible dans notre catalogue d'outils
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
Outil R-sim - Risque de résistance
Un simulateur pour évaluer le risque d'apparition de résistances selon ses pratiques herbicides
Accéder à l'outil
Méthodes de désherbage durable des oléoprotéagineux
Dans un contexte de réduction de l’utilisation des herbicides et de progression des phénomènes de résistance, la gestion des adventices doit se réfléchir à l’échelle de la rotation en intégrant les leviers agronomiques, en raisonnant les interventions chimiques et en introduisant des techniques complémentaires comme le désherbage mixte et mécanique.
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Choisir sa variété de lin oléagineux de printemps avec Myvar®
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Désherbage mécanique ou mixte du colza avec la houe rotative
La houe rotative, possible mais très technique
Avantages et inconvénients de la houe rotative
Constituée de roues dentées qui frappent le sol à haute vitesse et arrachent les adventices, la houe rotative comme la herse étrille désherbe toute la surface du sol, sans contrainte d’écartement de semis. Malgré une largeur inférieure à la herse (de 4.70 m à 6 m en général, voire 9 m), la houe permet des débits de chantiers élevés grâce à une vitesse de passage élevée (15 à 18 km/h). La houe peut être utilisée pour d’autres fonctions (écroûtage par exemple). La houe est très sélective du colza. Son utilisation est possible après un passage pluvieux dès lors que la terre ne colle plus aux roues du tracteur.
Les principales limites de cet outil sont un investissement élevé et un créneau d’efficacité étroit : passé le stade de 2-3 feuilles du colza, il est très difficile de détruire les adventices avec cet outil car elles sont alors généralement trop développées.
Comment passer la houe rotative ?
Le réglage de l’agressivité de la houe se fait uniquement avec la vitesse d’avancement de l’outil (rapide pour une bonne efficacité mais plus lente pour une bonne sélectivité sur culture jeune) et la profondeur de travail (on peut descendre un peu plus lorsque la culture est plus enracinée et plus développée).
Pour un bon passage, il faut :
- une bonne structure du sol (éviter les sols excessivement tassés, battus ou au contraire trop souples).
- des résidus de culture absents (labour) ou bien dégradés
- une densité de semis + élevée pour compenser les pertes dues aux interventions (jusqu’à 10 %)
- une culture homogène, saine, vigoureuse et « poussante »
- une profondeur de passage de 2 à 4 cm selon l’état du sol et la sensibilité de la culture
Pour obtenir la meilleure efficacité, la houe rotative est préconisée à des stades précoces : du stade de germination à 3 feuilles du colza. En effet, elle peut se passer en aveugle, c’est-à-dire en prélevée, ce qui permet de déraciner les jeunes adventices en train de germer suite au passage du semoir de la culture. Ensuite, les passages possibles à tous les stades jusqu’à 3 feuilles du colza permettront de continuer à déraciner les jeunes levées d’adventices.
Pour une bonne réussite, le sol doit être suffisamment sec en surface et la météo clémente durant les 3 à 4 jours suivant l'intervention pour que les adventices se dessèchent rapidement après le passage de l’outil. Cet outil est particulièrement adapté aux sols limoneux.
Quels résultats ?
La meilleure efficacité est obtenue sur des adventices très jeunes, voire en cours de germination. Ensuite, l’efficacité diminue fortement quand le stade des adventices augmente. Et ce d’autant plus pour la houe que pour la herse. Ainsi, l’efficacité de la herse reste bonne jusqu’au stade 4 feuilles des adventices, tandis que celle de la houe est valable jusqu’à 2 voire 3 feuilles.
Efficacité de la herse et de la houe selon le stades adventices
| Germination | Cotylédons | 2 feuilles | 3 feuilles | 4 feuilles | 5 feuilles | |
| Herse | +++ | +++ | +++ | +++ | +++ | -- |
| Houe | +++ | +++ | +++ | - | --- | --- |
| Condtion favorable | +++ |
| Condition peu défavorable | - |
| Condition moyennement défavorable | -- |
| Condition très défavorable | --- |
L’efficacité moyenne d’un passage d’outil n’est jamais très élevée. Elle peut assez fortement varier selon les conditions d’intervention : stade des mauvaises herbes en premier lieu, mais aussi état du sol, conditions météo suivant l’intervention etc. Il est donc nécessaire de renouveler les passages au moins 2 fois pour détruire la majorité des mauvaises herbes, mais également pour gérer les nouvelles levées, spécialement pour les mauvaises herbes levant en plusieurs cohortes bien distinctes.
L’efficacité des outils est plus faible sur graminées que sur dicotylédones, car à stade équivalent les graminées sont plus difficiles à détruire en raison de leur système racinaire mieux ancré au sol.
Dans les essais Terres Inovia, l’efficacité de la houe rotative semble moins aléatoire que celle de la herse étrille (écarts-types plus faibles sur houe rotative que sur herse étrille).
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
Pour en savoir plus, consulter les articles sur :
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Désherbage mécanique ou mixte du colza avec herse étrille
La herse étrille, agressive pour les jeunes plantules
Intérêts de la herse étrille
La herse-étrille présente plusieurs avantages dont celui d’un débit de chantier important grâce à une largeur de travail conséquente (12 m de large, voire 24 m) et une vitesse de passage élevée (4 à 8 km/h).
Elle ne nécessite pas un matériel de semis spécifique et l’investissement est assez limité.
La herse étrille peut apporter des solutions contre certaines flores qu’il est difficile de détruire chimiquement, sauf si l’infestation est trop importante. On observe en effet que ces outils sont capables de détruire les géraniums et les crucifères adventices lorsque l’intervention est précoce.
Comment passer la herse étrille ?
La herse étrille est équipée de dents longues et souples dont l’agressivité et les vibrations déracinent les plantules. Toute la surface de la parcelle est travaillée. Le réglage de l’agressivité de la herse est possible en jouant sur l’inclinaison des dents (plus les dents sont verticales, plus l’agressivité est forte), la profondeur de travail et la vitesse d’avancement (rapide pour une bonne efficacité mais plus lente pour une bonne sélectivité sur culture jeune).
Pour un bon passage, il faut :
- une bonne structure du sol (éviter les sols excessivement tassés, battus ou au contraire trop souples).
- des résidus de culture absents (labour) ou bien dégradés
- une densité de semis + élevée pour compenser les pertes dues aux interventions (jusqu’à 10 %)
- une culture homogène, saine, vigoureuse et « poussante »
- une profondeur de passage de 2 à 4 cm selon l’état du sol et la sensibilité de la culture
La herse étrille peut se passer en aveugle, c’est-à-dire en prélevée, ce qui permet de déraciner les jeunes adventices en train de germer suite au passage du semoir de la culture. Ensuite, on peut la passer au stade 3 feuilles du colza avec prudence ou bien à partir de 4 feuilles jusqu’au stade rosette.
Stades d’intervention en colza :
Les passages de herse entre les stades "cotylédons" et "2 feuilles" du colza sont à proscrire. Par ailleurs, il est recommandé de tenir compte, lors du semis du colza, d’une perte de pieds oscillant entre 9 et 15% à chaque passage de l’outil. Ajuster la densité de semis à la tactique envisagée.
Pour une bonne réussite, le sol doit être suffisamment sec en surface et la météo clémente durant les 3 à 4 jours suivant l'intervention pour que les adventices se dessèchent rapidement après le passage de l’outil. En limon battant, cet outil est délicat à utiliser même en conditions sèches car son agressivité ne suffit pas pour briser la croûte de battance.
Les réglages de l’outil conditionnent l’efficacité. Il faut trouver le compromis « efficacité/sélectivité ». Sur adventices plus développées dans un colza lui aussi plus développé, les outils peuvent être réglés de façon plus agressive pour une meilleure efficacité sans mettre en cause la sélectivité. Les réglages peuvent être assez fastidieux dans les sols hétérogènes.
Quels résultats ?
La meilleure efficacité est obtenue sur des adventices très jeunes, voire en cours de germination. Ensuite, l’efficacité diminue fortement quand le stade des adventices augmente.
L’efficacité moyenne d’un passage d’outil n’est jamais très élevée. Elle peut assez fortement varier selon les conditions d’intervention : stade des mauvaises herbes en premier lieu, mais aussi état du sol, conditions météo suivant l’intervention etc. Il est donc nécessaire de renouveler les passages au moins 2 fois pour détruire la majorité des mauvaises herbes, mais également pour gérer les nouvelles levées, spécialement pour les mauvaises herbes levant en plusieurs cohortes bien distinctes.
L’efficacité des outils est plus faible sur graminées que sur dicotylédones, car à stade équivalent les graminées sont plus difficiles à détruire en raison de leur système racinaire mieux ancré au sol.
Efficacité de la herse étrille selon le stade des adventices au moment du passage
| Efficacité par passage (% de destruction des adventices) | |||||
| Stade de l'adventice | zone observée | min | max | moy | Nombre d'observations |
|
≤ 2 feuilles |
inter-rang + rang | 0% | 89% | 50% | 14 |
| > 2 feuilles | inter-rang + rang | 0% | 92% | 25% | 19 |
Efficacité de la herse étrille selon le type d’adventice
| Efficacité du passage (% de destruction des adventices) | |||||
| Adventice | zone observée | min | max | moy | nombre d'observations |
| Graminées | inter-rang + rang | 0% | 100% | 50% | 17 |
| Dicotylédones | inter-rang + rang | 35% | 89% | 64% | 18 |
Itinéraires de désherbage mixte
En situation de faibles pressions en dicotylédones et en graminées, il est possible de réaliser les stratégies suivantes :
NB : la herse étrille n’est pas proposée dans la 3ème stratégie car elle n’est pas intéressante à 4-6 feuilles en l’absence d’herbicides de prélevée au préalable ; en effet les adventices seront trop développées.
En situation de forte pression en dicotylédones mais faible pression de graminées, il est possible de réaliser les stratégies suivantes :
NB : la herse étrille n’est pas proposée dans la 3ème stratégie car elle n’est pas intéressante à 4-6 feuilles en l’absence d’herbicides de prélevée au préalable ; en effet les adventices seront trop développées.
En situations de forte pression graminées (et de pression dicotylédones faible ou forte), la propyzamide est de toute façon indispensable. Par conséquent le désherbage mécanique n’apporte pas spécialement de plus-value par rapport à la propyzamide donc dans ces situations de fortes pressions graminées, l’insertion du désherbage mécanique n’est pas spécialement conseillée.
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
Pour en savoir plus, consultez nos articles sur :
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Désherbage mécanique ou mixte du colza avec binage
Pourquoi biner ?
Par rapport à la herse étrille et la houe rotative, la bineuse est efficace contre des mauvaises herbes plus développées donc son utilisation se fera à des stades de développement plus tardifs.
Le binage complète efficacement l'action des herbicides. C’est particulièrement vrai en présence d’adventices difficiles ou qui n’ont pas été contrôlées par les programmes mis en œuvre (spectre d’efficacité insuffisant, conditions sèches après l’application).
Le binage est réalisable à partir de 3 feuilles du colza avec des protèges plants et une vitesse faible (environ 4 km/h), ou de 4 feuilles à la reprise de végétation de sortie d’hiver sans protèges-plants. En avançant dans le cycle on peut se permettre d’augmenter la vitesse de passage (jusqu’à 10 km/h).
Pour une bonne réussite du binage du colza, il faut en amont soigner la préparation du sol, bien entendu prévoir un grand écartement (au moins 40 cm) et exclure les parcelles à gros cailloux. Penser à intervenir tôt en début d’automne. Pour passer au bon moment, observer très régulièrement la dynamique de levée des adventices. Le sol doit être ressuyé et le temps séchant les jours suivants pour éviter que les mauvaises herbes ne se repiquent. Un second binage peut s’envisager si besoin en entrée ou sortie hiver. Adapter alors la profondeur de travail, le choix des dents et socs au comportement du sol.
La bineuse est équipée de socs (plats ou en forme de pattes d’oie) qui sectionnent les racines des mauvaises herbes présentes dans l’inter-rang. Par projection de terre au pied des plantes, les adventices présentes sur le rang peuvent être étouffées (fonction buttage), lorsque les disques protège-plantes sont relevés. Les lames « Lelièvre » et les moulinets (doigts kress par exemple) permettent de se rapprocher le plus possible du rang. Il existe différents systèmes de guidage.
Quels résultats ?
L’efficacité du binage est conditionnée par
- l’état du sol, qui doit être sec lors du passage de la bineuse,
- le stade des adventices, qui doivent être jeunes,
- la météo qui doit être clémente les 3-4 jours suivant l'intervention pour que les adventices sèchent rapidement après le passage de l'outil.
L’efficacité dans l’inter-rang est très bonne sur des mauvaises herbes jeunes (jusqu’à 3-4 feuilles pour les dicotylédones et avant tallage pour les graminées) ; si les adventices sont plus développées l’efficacité du binage sera moyenne. Sur le rang, l’efficacité est nulle mais si la vitesse du passage est élevée il peut y avoir une certaine efficacité par buttage de terre ou grâce aux éléments comme les moulinets ou les lames Lelièvre.
Données Terres Inovia 1993 à 2014
Les performances du binage sont très variables, de 50 à 100 % sur dicotylédones. L’efficacité est comparable sur graminées mais les résultats sont plus aléatoires et, au-delà de 4-5 feuilles, leur destruction est plus difficile. Si l’efficacité du binage en pourcentage de destruction est parfois jugée moyenne, il ne faut pas oublier que les adventices restantes sont affaiblies, ce qui handicape leur développement ultérieur et leur faculté à produire des semences.
Efficacité de la bineuse selon le type d’adventice
| Efficacité par passage (% de destruction des adventices) | |||||
| Adventice | zone observée | min | max | moy | Nombre d'observations |
| Graminées | inter-rang | 34% | 100% | 72% | 10 |
| rang | 0% | 72% | 34% | 10 | |
| inter-rang + rang | 4% | 100% | 54% | 13 | |
| Dicotylédones | inter-rang | 64% | 96% | 82% | 37 |
| rang | 0% | 81% | 31% | 37 | |
| inter-rang + rang | 30% | 100% | 63% | 72 | |
La notation effectuée sur le rang prend en compte la zone non travaillée par les dents, de la bineuse (environ 10 cm de part et d'autre de la ligne de semis).
Itinéraires techniques mixtes combinant bineuse et herbicides
La technique "herbisemis puis binage" réduit les quantités d’herbicides à l’hectare
Le binage peut s’associer à un désherbage chimique de prélevée sur le rang au moment du semis (c’est l’HERBISEMIS). Ainsi la surface pulvérisée diminue de 2/3. La complémentarité herbisemis (traitement sur le rang) et binage (lutte mécanique dans l’interrang) est une des techniques de désherbage mixte. La technique a montré de bonnes performances technico-économiques pour le désherbage car l’efficacité, même si légèrement inférieure à un traitement en plein, est satisfaisante sur les flores du colza et l’IFT herbicide est diminué. La combinaison désherbage chimique de prélevée localisé au semis (herbisemis) et binage est donc une piste intéressante.
Performances de différentes stratégies alternatives avec binage testées par Terres Inovia (en % de destruction des adventices, toutes espèces confondues) :
"référence chimique" : programme à base de produit de prélevée du colza (type COLZOR, NOVALL…)
"référence chimique allégé" : intègre soit une réduction de dose de traitement de prélevée soit une substitution du traitement de présemis par le binage
Si le binage seul reste souvent insuffisant, plusieurs essais montrent que les programmes de désherbage intégrant l'herbisemis (herbicide de prélevée sur le rang puis binage) donnent d’aussi bons résultats que les programmes chimiques classiques. L’intérêt de cette technique « combinée » réside aussi dans la possibilité de raisonner en post-levée. Il est possible de ne pas intervenir mécaniquement si l’état de salissement de la parcelle ne le justifie pas. Il faut noter que le colza dispose d’une capacité naturelle d’étouffement qu’il est judicieux de mettre à profit dans la lutte contre les adventices.
Cette technique est possible sur toutes les parcelles cultivées avec un inter-rang large (idéal à partir de 45 cm). Plus l’écartement est important, plus la quantité d’herbicides est réduite. Il est nécessaire d'équiper le semoir d’un kit de pulvérisation pour le désherbage localisé.
Vidéos sur l’herbisemis :
La technique « pulvérisation localisée d’herbicide sur le rang puis binage » est pertinente
La pulvérisation localisée sur le rang au moyen d’une rampe grande largeur adaptée (de type Maréchal) puis binage dans l’inter-rang a été évaluée par le projet Ecophyto II du nom de PLEVOP (Pulvérisation Localisée En Végétation sur Oléagineux et Protéagineux), financé par l’OFB. La rampe de pulvérisation MARECHAL permet de ne traiter que 44% de la surface (soit 20cm sur le rang, pour un écartement de 45 cm).
Des essais sur colza réalisés en Lorraine par Terres Inovia entre 2017 et 2020, en collaboration avec la Coopérative Agricole Lorraine, ont montré que la technique de désherbage mixte (herbicide localisé sur le rang puis binage) en post-levée du colza était tout à fait pertinente et semblable à un traitement en plein, à condition de pouvoir biner au moins 1 fois. En effet, l’efficacité moyenne à mauvaise de la modalité « traitement localisé non biné » montre l’importance du binage pour atteindre un désherbage satisfaisant sur toute la surface.
Quel guidage en pratique ?
Différents modes de guidage de la rampe (GPS, trace, caméra…) ont été testés. Il s’avère que sur des terres à colza qui peuvent être parfois irrégulières, le guidage trace n’est pas toujours adapté. Les guidages par caméra et par GPS sont bien adaptés et satisfaisants. Cependant, le guidage caméra étant plus coûteux que le guidage GPS, ce dernier semble suffisant.
Calculer les doses d’eau et de produit pour un traitement localisé sur le rang, un casse-tête ?
Terres Inovia, en partenariat avec AgroSupDijon et la société SUDUINNOV, a conçu une application smartphone android qui permet de calculer les réglages optimums d’une pulvérisation localisée efficace (choix de la buse, angle, volume, quantité de produit, vitesse, etc…) en fonction de la culture et de son stade (hauteur, largeur de la biomasse de la culture, etc…). Les paramètres de sortie sont, selon le choix de l’utilisateur : le volume ou la vitesse ou le débit (choix de la buse). L’Outil d’Aide à la Décision calcule aussi le gain de produit phytosanitaire non pulvérisé en %.
Accessible sur PlayStore, son nom est PréciLoc
Télécharger l'application sur Google Play Store
Les agriculteurs/expérimentateurs peuvent l’utiliser facilement au champ. Selon leur souhait, plusieurs options de traitement sont possibles : traitement localisé sur l’ensemble du champ, traitement en plein sur les bords de champ et localisé pour tout le reste de la parcelle et enfin traitement en plein sur toute la surface. L’OAD calculera les doses de produit et les volumes d’eau correspondants. L’historique des pulvérisations est enregistré dans l’application et peut être réutilisé pour des traitements ultérieurs.
Finalement quels intérêts ?
Terres Inovia a également fait un bilan technico-économique de cette technique.
Sur la base du barème APCA 2017, la pulvérisation localisée avec une rampe Maréchal de 36 rangs qui fait 150 ha/an en moyenne (avec un tracteur de 120 CV qui fait 700h/an) coûte 23,8 €/ha, en prenant en compte les frais d’amortissement, d’entretien, de carburant et de main d’œuvre, tant pour la rampe que pour le tracteur.
Avec une hypothèse de coût moyen herbicide de 100 €/ha, la pulvérisation localisée, grâce au gain de produit non appliqué dans l’inter-rang, a un coût herbicide de 44€/ha puisque pour un écartement de 45 cm et une largeur de bande traitée de 20 cm, on ne traite que 44% de la surface. On obtient donc les comparaison de coûts suivantes :
Si on prend également en compte le temps de travail et le gain environnemental (IFT), la technique « pulvérisation localisée Maréchal puis binage » est intermédiaire et plutôt un bon compromis.
NB : le désherbinage, qui consiste à traiter sur le rang de la culture levée et à biner en même temps avec un seul et même outil (une désherbineuse), n’est pas conseillé car les conditions favorables à ces deux opérations sont rarement réunies : sol ressuyé et temps séchant pour le binage et hygrométrie suffisante pour le traitement avec absence de vent.
Pour plus de renseignements sur les résultats de ce projet
Itinéraires de désherbage mixte
En situation de faibles pressions en dicotylédones et en graminées, il est possible de réaliser les stratégies suivantes :
NB : la herse étrille n’est pas proposée dans la 3ème stratégie car elle n’est pas intéressante à 4-6 feuilles en l’absence d’herbicides de prélevée au préalable ; en effet les adventices seront trop développées.
En situation de forte pression en dicotylédones mais faible pression de graminées, il est possible de réaliser les stratégies suivantes :
NB : la herse étrille n’est pas proposée dans la 3ème stratégie car elle n’est pas intéressante à 4-6 feuilles en l’absence d’herbicides de prélevée au préalable ; en effet les adventices seront trop développées.
En situations de forte pression graminées (et de pression dicotylédones faible ou forte), la propyzamide est de toute façon indispensable. Par conséquent le désherbage mécanique n’apporte pas spécialement de plus-value par rapport à la propyzamide donc dans ces situations de fortes pressions graminées, l’insertion du désherbage mécanique n’est pas spécialement conseillée.
Il existe d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes et il est important de se renseigner sur ces leviers agronomiques de gestion des dicotylédones en colza.
Pour en savoir plus, consulter les articles sur :
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Récolte et gestion des résidus et pailles
Si la récolte du lin doit être menée avec précaution, elle peut être pleinement réussie à condition de mettre en place quelques leviers techniques.
Quelles sont les pratiques éprouvées sur le terrain ?
Conseils techniques pour réussir la récolte du lin
- Le lin est peu sensible à l’égrenage. Récolter lorsque les graines sont libres dans les capsules, dans la mesure du possible par temps sec, chaud et ensoleillé. A contrario, éviter les très fortes chaleurs en journée (> 35 °C). Avancer à 6-8 km/h dans le sens du semis.
- Utiliser une lame de barre de coupe affutée et ajuster les contre-lames. La récolte est facilitée avec l’utilisation des machines à vis à gros diamètre. Placer des plaques d’ébarbage sur le contre-batteur pour augmenter la friction et faciliter l’égrenage.
- Veiller au réglage de la moissonneuse-batteuse :
Fermer la grille inférieure ;
Grille supérieure à ¾ fermée ;
Fermeture de la pré-grille à la sortie du batteur.
- Adopter une ventilation adaptée (proche de celle du blé) pour effectuer un bon nettoyage.
- Limiter la hauteur des tiges de lin
Normes et conditions de commercialisation des graines
Le lin oléagineux est une production majoritairement contractualisée auprès des producteurs. Afin d’être commercialisées, les graines de lin doivent satisfaire des normes de commercialisation qui peuvent dépendre, selon les contrats, de la richesse en huile (38 % selon les normes minimum) et en acide alpha-linolénique. Pour ce dernier, certains contrats entre l’organisme collecteur et l’agriculteur fixent un prix de référence pour un lot de teneur comprise entre 54 et 56 % avec une grille de bonification-réfaction selon la teneur réelle des lots de graines livrés.
Les normes à la récolte
Humidité à 9% et impuretés à 2%
Gestion des résidus de lin
Le lin est une plante très fibreuse. La bonne gestion des résidus post-récolte est primordiale. La paille peut ainsi être exportée ou broyée.
Si les résidus sont laissés ou enfouis, un broyage des pailles de lin est indispensable. Les résidus de paille de lin se dégraderont d’autant plus facilement qu’ils sont laissés en surface, au soleil et à la pluie. Le lin laisse une bonne structure de sol pour la culture suivante.
La paille de lin oléagineux peut être exportée et valorisée sur la ferme (isolation de bâtiments, paillage -haies, élevage- par exemple), les débouchés industriels sont rares (se renseigner localement).
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Récolte du lin : récolter au soleil
La récolte du lin demande une attention toute particulière, mais pas de matériel spécifique.
Le lin est peu sensible à l’égrenage.
Récolter quand les graines sont libres dans les capsules, dans la mesure du possible par temps sec, chaud et ensoleillé. A contrario, éviter les très fortes chaleurs en journée (> 35 °C). Avancer à 6-8 km/h dans le sens du semis.
Utiliser une lame de barre de coupe affutée et ajuster les contre-lames. La récolte est facilitée avec l’utilisation des machines à vis à gros diamètre. Placer des plaques d’ébarbage sur le contre-batteur.
Veiller au réglage de votre moissonneuse-batteuse :
- fermer la grille inférieure ;
- grille supérieure à ¾ fermée ;
- fermeture de la pré-grille à la sortie du batteur.
Adopter une ventilation adaptée (proche de celle du blé) pour effectuer un bon nettoyage.
Les normes à la récolte : humidité 9 % – impuretés 2 %.
Normes et conditions de commercialisation des graines
Le lin oléagineux est une production majoritairement contractualisée auprès des producteurs. Afin d’être commercialisées, les graines de lin doivent satisfaire des normes de commercialisation qui peuvent dépendre, selon les contrats, de la richesse en huile (38 % selon les normes minimum) et en acide alpha-linolénique. Pour ce dernier, certains contrats entre l’organisme collecteur et l’agriculteur fixent un prix de référence pour un lot de teneur comprise entre 54 et 56 % avec une grille de bonification-réfaction selon la teneur réelle des lots de graines livrés.