En savoir plus sur la jaunisse de l’aster, une maladie rare et peu nuisible (phyllodie)
Les symptômes de cette maladie appelée jaunisse de l’aster (Aster Yellow - AY), visibles à la floraison du colza sont :
- Des plantes un peu plus hautes que les plantes saines
- Une prolifération des branches
- Une malformation des parties florales ou inflorescences (appelé aussi phyllodie) : les pétales prennent une couleur verte et s’apparentent à des feuilles ; certaines siliques ressemblent à des gousses plates et ne produisent pas de graines ; les siliques « normales » contiennent des graines malformées.
- Une coloration verte persistante tandis que les plantes saines brunissent pendant la maturation.
Exemple de phyllodie sur colza à la floraison
Ces symptômes sont liés à la présence d’un phytoplasme, une bactérie sans paroi et sans forme spécifique. Elle est transmise par des insectes piqueurs-suceurs, principalement des cicadelles, qui s’infectent et transmettent la maladie en passant de plantes en plantes et en se nourrissant de sève élaborée. Le mode de transmission est similaire à celui du virus TuYV par le puceron vert. Ce phytoplasme est présent dans de nombreuses plantes hôtes (espèces cultivées ou non, annuelles, bisannuelles ou vivaces), qui constituent un réservoir potentiellement important. Une transmission possible par les semences est également fortement suspectée.
Peu d’informations sont disponibles en France sur cette maladie. Des cas ponctuels sont observés sur tout le territoire même si les plus nombreux ont été détectés en Poitou-Charentes et dans le Sud-Est. Le nombre de plantes touchées dans les parcelles atteintes est généralement très faible (au maximum 10%) et l’impact sur le rendement très limité. A titre indicatif, une étude canadienne estime des pertes de rendement de l’ordre de 0.3 à 0.7 % de perte par pourcentage de plante touchée.
Aucune lutte spécifique n’est nécessaire.
Quelles cultures pour remplacer le colza dans la région Nord & Est ?
Au vu des difficultés d’emblavement depuis quelques années, des colzas peuvent être remplacés par d’autres cultures. La liste des espèces possibles est potentiellement large. Mais des critères techniques et économiques sont à prendre en compte.
Tenir compte des herbicides appliqués sur colza
En premier lieu, le choix de la culture de remplacement doit se raisonner par rapport aux herbicides utilisés sur colza. Si plusieurs herbicides ont été utilisés, il faut suivre les recommandations du produit le plus limitant.
Adapter la culture au contexte pédoclimatique
Le soja, le pois, le lin oléagineux, le chanvre, la féverole voire le colza de printemps valorisent les sols profonds. Le tournesol, la lentille et le pois chiche sont des espèces mieux adaptées aux sols plus superficiels même si leur potentiel de rendement s’ajuste.
Les conditions climatiques au cours de la période de semis peuvent amener à changer d’option : le pois de printemps, la lentille, le pois chiche, le lin oléagineux, le colza de printemps et la féverole exigent un semis précoce sur un sol ressuyé en sortie d’hiver. Au-delà de fin mars, le risque de chute de potentiel de rendement devient élevé. Il est alors possible de basculer sur des cultures d’été (soja, tournesol, chanvre) à semer à partir d’avril.
S’assurer du débouché local et des possibilités de collecte
La plupart des cultures ne nécessitent pas de démarche commerciale spécifique. Le chanvre se fera préférentiellement sous contrat. Pour le lin, la lentille et le pois chiche, ils se font quasi-exclusivement sous contrat. Des cultures comme le soja ou le tournesol peuvent nécessiter une prise en charge particulière (logistique et/ou séchage) par l’organisme collecteur.
Evaluer les performances agronomiques des cultures de printemps dans la rotation
La gestion des adventices, notamment les graminées (ray-grass, vulpin), est problématique. L’introduction de cultures de printemps est un levier incontournable pour maîtriser l’efficience du poste désherbage. D’autres effets positifs sont également observés sur la gestion des maladies et des insectes. Les légumineuses (pois, lentille, …), présentent un intérêt sur l’alimentation de la culture suivante, voire sur le déplafonnement des rendements céréaliers. Les cultures de printemps à semis plus tardifs (tournesol, soja) présentent l’avantage de rompre le cycle des adventices et restent de bons précédents pour un blé semé en direct ou en TCS. Le chanvre présente l’intérêt d’être une culture étouffante pour les adventices.
Anticiper le recours éventuel à l’entreprise
Le tournesol nécessite un semis au monograine et une barre de coupe adaptée à la récolte. La récolte du chanvre est généralement sous-traitée par l’industriel. Pour les autres cultures, aucun équipement spécifique n’est à prévoir.
Des espèces à choisir au cas pas cas
Les critères à prendre en compte sont nombreux. Il est nécessaire d’en faire la synthèse pour définir au cas par cas l'intérêt par rapport à la situation de la parcelle. Le tableau ci-dessous est une première étape pour prendre une décision.
Semer de la graine de ferme issue de colza hybride : la fausse bonne idée !
Dans un contexte économique tendu, certains agriculteurs souhaitent bénéficier du progrès génétique apporté par les colzas hybrides sans pour autant supporter l’investissement de la semence certifiée de l’ordre de 40 €/ha. Les questions sur le re-semis de colza hybride sont fréquentes et la pratique progresse même si elle demeure minoritaire : 5% des graines de ferme proviennent de semences d’hybrides restaurés d’après l’enquête sur les pratiques culturales du colza conduite en 2018 par Terres Inovia.
Au-delà de l’interdiction réglementaire, cette pratique conduit à une baisse du potentiel de production de 15% en moyenne par rapport au semis d’un hybride en semence certifiée. Les pertes de rendement avec de la graine de ferme d’un hybride prélevé par rapport à la semence certifiée sont toutefois très variables. On constate des écarts allant de 1.6 à 14,9 q/ha dans un réseau de 31 essais conduits entre 2015 et 2019 par Terres Inovia et les partenaires en régions.
Rendements des graines de ferme issues de colzas hybrides exprimés en pourcentage des rendements des semences certifiées
(31 essais réalisés par Terres Inovia et ses partenaires entre 2015 et 2019)
Perte de rendement occasionnée par un semis de graines de ferme issues de colzas hybrides : rendement hybride semence certifiée - rendement hybride prélevé
(31 essais réalisés par Terres Inovia et ses partenaires entre 2015 et 2019)
Dans ce référentiel, la perte moyenne de rendement est de 7 q/ha soit une moins-value économique de l’ordre de 200 €/ha (rendement x prix de graines – coût semences). On peut noter au passage que la plus petite perte de rendement observée couvre à elle seule le coût de la semence certifiée (1.6 q/ha * 35 €/q = 56 €/ha).
Des disjonctions de caractères sont quelques fois observées sur le terrain. Dans tous les cas, les caractéristiques variétales telles que le comportement à l’égard du phoma, du virus de la jaunisse du navet (TuYV) ou bien encore la richesse en huile ou en glucosinolates ne peuvent pas être garanties.
Rappelons également que les graines de ferme n’assurent pas le standard de qualité des semences certifiées : faculté germinative, pureté spécifique sur adventices et maladies.
Semis du colza : le semis direct adapté en sols bien structuré
Intérêt du semis direct :
- Limite les levées d’adventices, surtout des dicotylédones, en limitant le flux de terre et les levées de dormance
- Contribue à améliorer la stabilité structurale en surface : meilleure portance, moindre sensibilité à la battance, l’érosion et le ruissellement
- Gain de temps et de carburant
Colza associé semé au semoir de semis direct : implantation réussie (photos de gauche à droite : fin août, début septembre et début octobre) et sol protégé par le mulch pailleux (photos G Sauzet)
Conditions d’adaptation :
- Structure du sol poreuse sur 0-20cm pour garantir un bon enracinement du pivot : réaliser impérativement un test bêche dans la culture précédente pour vérifier la qualité structurale
- Absence de rongeurs dans la culture précédente et faible risque limace
- Equipement pour gérer les résidus de la culture précédente (herse à paille si besoin de répartir les résidus, chasses débris efficaces pour semer sur une ligne dégagée)
Herse à paille (à gauche) et chasse débris (à droite)
Mise en œuvre :
- Vérifier la qualité structurale dans la culture précédente : voir l’article "Evaluer la structure pour identifier le travail du sol adapté"
- Gestion des résidus du précédent :
- Si possible, récolter quand la paille est bien sèche à 20cm de hauteur environ
- En cas de mauvaise répartition des résidus : utiliser un outil type herse à paille pour les répartir
- Chasses débris efficaces souvent utiles et indispensables si les résidus sont abondants
- Semis précoce car les levées sont généralement plus lentes et à moins de 6 km/h pour limiter le flux de terre
De nouvelles solutions pour le désherbage du colza : Mozzar et Fox
La gamme d’herbicides colza s’étoffe de deux nouveautés intéressantes pour lutter contre de nombreuses dicotylédones en post-levée de la culture. Ces innovations seront des atouts indéniables pour « tirer à vue ». Cela ouvre des perspectives de désherbage de post-levée stricto sensu ou de modulation des coûts de la traditionnelle « base prélevée ». Reste à bien analyser en amont le risque en graminées, ces dernières demeurant une des clés majeures de raisonnement des futurs programmes intégrant ou non les nouveautés herbicides.
MOZZAR (=BELKAR) cible un grand nombre de dicotylédones
Composée de 10 g/l d’halauxifen-méthyl et de 48 g/l de picloram (formulation EC).
MOZZAR est autorisé depuis mars 2019 à la dose de 0.25 l/ha. Si nécessaire, il est possible de répéter l’application à 0,25 l/ha. A partir de 6 feuilles, MOZZAR est homologué à 0,5 l/ha (=la pleine dose). L’herbicide est applicable en sortie hiver jusqu’au stade reprise de végétation, ce qui donne des opportunités de rattrapage tardif, gaillet notamment, mais aussi de destruction de légumineuses associées non gelées. L’herbicide a une action foliaire et systémique sur adventices présentes uniquement. Le coût à 0,25 l/ha devrait être proche de 40 €/ha.
MOZZAR se distingue par son efficacité hors norme sur géraniums et gaillet, mais aussi sur chardon-marie, bleuet, fumeterre, mercuriale, coquelicot, laiteron, lamier et ammi-majus. Le désherbage anti-dicotylédones « pivot » du colza se déplace ainsi à 4 feuilles à la dose 0.25 l/ha en attendant de préférence début octobre. L’objectif est un positionnement optimum sur un maximum d’adventices levées mais encore suffisamment jeunes pour ne pas trop concurrencer le colza. A noter l’exception des semis précoces de la première quinzaine d’août pour lesquels, en situation de forte pression géranium, l’application peut débuter dès 4 feuilles du colza.
Selon les priorités, nous pouvons schématiser de la sorte :
- Si flore dicotylédones majoritairement : simple application de MOZZAR 0.25 l/ha au moment opportun puis, si besoin, renouvellement avec MOZZAR 0.25 l/ha ou relai avec IELO, FOX, CALLISTO, CENT 7.
- Si problématique graminées : base présemis ou prélevée modulable pour limiter rapidement la pression graminées et faciliter ensuite l’action de la propyzamide dès l’entrée hiver. Option MOZZAR ou tout autre produit de post-levée sur observation de la flore dès début octobre.
FOX : pour des cibles plus spécifiques et pour préserver les légumineuses associées
Composé de 480 g/l de bifénox en formulation SC
Également utilisable dès l’automne 2019, FOX est un produit essentiellement foliaire qui agit par contact avec les plantes (systémie quasi-nulle). Il s’emploie à 1 l/ha (environ 20 €/ha) du stade « 4 à 6 feuilles » du colza jusqu’à début novembre. Son efficacité décroît avec le développement et l’endurcissement des adventices par le froid.
Le produit est efficace sur de jeunes adventices telles que véroniques, pensée, mercuriale, fumeterre, moutarde, sisymbre et coquelicot. Il apporte aussi une efficacité sur lycopsis ou érodium lorsque ces plantes sont très jeunes. Par soucis de sélectivité vis-à-vis du colza, le respect du stade d’application et des conditions d’emploi est important. Cet herbicide trouvera surtout sa place en complément de programme (par exemple, après une prélevée).
A noter que FOX est sélectif des couverts associés. Les essais indiquent que FOX puis IELO, par exemple, présentent un spectre intéressant, en situation de flore simple à gérer (pas de gros problème graminées, géraniums, gaillet), et cela, pour un bon rapport qualité prix.
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Limaces : estimation du risque
Pour évaluer le risque sur la parcelle, vérifier la présence des limaces le plus tôt possible et régulièrement jusqu’au semis, en particulier en période humide ou de pluie.
Les limaces font preuve d'activité essentiellement nocturne. Pour identifier leur présence, plusieurs possibilités :
Par observation directe des limaces actives sur le sol humide en surface, avant qu’il ne fasse trop jour.
Par piégeage : disposer un abri sur la surface du sol (carton plastifié, tuile, soucoupe plastique, planche, etc.) ou, mieux, un véritable piège à limaces.
Les précautions à prendre pour bien utiliser les pièges :
- Débuter le piégeage avant le semis
- Positionner si possible 4 pièges (pour couvrir une surface d’1 mètre carré) à au moins 10 mètres les uns des autres et à au moins 10 m de la bordure.
- Avant la pose des pièges, les humidifier à saturation par un trempage préalable.
- Ne pas arroser le sol au moment de la pose pour avoir une vision du risque tel qu'il est au moment de la pose du piège.
- Poser les pièges la veille du relevé, de préférence en soirée pour éviter le dessèchement qui se produit dans la journée, face aluminium visible au-dessus du piège.
- Ne pas déposer d’appâts sous les pièges.
- Relever les pièges le lendemain matin avant la chaleur.
- Déplacer les pièges de quelques mètres et les réhumidifier avant chaque nouvelle estimation.
- Compter le nombre de limaces présentes. Il existe 2 espèces majoritaires nuisibles, la limace grise ou loche et la limace noire.
Evaluer le risque à priori :
Combiner les leviers pour limiter la nuisibilité des ravageurs !
Afin de réussir son colza, la clé est de combiner les leviers. Pour gérer les insectes d’automne (altises d’hiver et charançons du bourgeon terminal, les références acquises dans les essais montrent que c’est bien l’association des leviers agronomiques et insecticides qui donnent les meilleurs résultats. Pour chaque levier mis en place, le rendement est augmenté sans impact négatif sur la marge.
Pour chaque levier mis en place, le rendement est augmenté sans impact négatif sur la marge.
L’indicateur utilisé sur la figure (b) est ici la différence de marge semi-nette correspondant à l’écart entre la marge partielle de la modalité considérée et la marge partielle de la modalité témoin (colza sans association, ni fertilisation au semis, ni traitement insecticide contre les larves d’altises et le charançon du bourgeon terminal). La marge partielle est égale au produit brut moins les seules charges opérationnelles et de mécanisation variant entre les modalités (poste fertilisation, association avec des légumineuses, insecticides).
Les hypothèses de calculs sont :
- Insecticides : prix insecticide + coût de passage (9€/ha).
- Fertilisation: 1€/U + coût de passage (3.99€/ha).
- Couverts: Semences féverole (20€/ha) + cout semis 18€90 (semoir double caisse).
- Prix de vente du colza : 350€/tonne
Rendement aux normes (a) et différence de marge semi-nette avec le témoin (b), dans le témoin colza seul (CO), dans les modalités colza fertilisé (CO-F), colza associé à de la féverole (CO-Fev), colza associé à de la féverole et fertilisé (CO-Fev-F), colza associé à de la féverole, fertilisé et traité (CO-Fev-F-T), colza seul traité (CO-T). Les groupes de significativité sont issus d’un test de Tukey à 5%. Les essais présentaient une biomasse des légumineuses en entrée d’hiver > 200 g/m2.
(a)
(b)
Limiter les attaques et la nuisibilité des ravageurs du colza via le levier variétal et les associations avec des légumineuses gélives
Plusieurs stratégies à anticiper dès la préparation de la campagne ont démontré leur efficacité pour gérer les attaques de ravageurs qui pourraient intervenir tout au long du cycle de la culture.
Associer son colza avec des légumineuses gélives pour limiter les attaques et la nuisibilité de l’altise d’hiver et du charançon du bourgeon terminal.
Charançon du bourgeon terminal et altise
Associer son colza avec des légumineuses gélives présente de nombreux avantages. Cette technique permet un meilleur fonctionnement de la plante, une meilleure absorption de l’azote et du phosphore. Le colza est alors plus robuste et à même de faire face à davantage de stress (notamment aux attaques des larves d’altises d’hiver et de charançon du bourgeon terminal).
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Utiliser des variétés à résistance partielle au virus de la jaunisse du navet transmise par le puceron vert
Les variétés de colza à résistance partiellle au virus de la jaunisse du navet (TuYV) constituent le principal moyen de lutter contre cette virose du colza transmise principalement par le puceron vert Myzus persicae.
Pucerons verts dans colza
En présence de puceron vert, si la variété de colza est à résistance partielle au virus de la jaunisse du navet (TuYV) ou si le colza a dépassé le stade 6 feuilles à l’arrivée des pucerons, le risque de jaunisse est faible et la protection insecticide (TEPPEKI®) dans nos essais n’est pratiquement jamais rentable économiquement.
Consultez la liste des variétés à résistances partielle au virus de la jaunisse du navet dans la rubrique “choisir” de notre site consacré au choix variétal myvar.fr.
| La résistance au virus TuYV est un plus mais ne doit pas être le premier critère de choix variétal. Les autres critères comme le potentiel de rendement, la vigueur, la résistance à la verse, à l’élongation, aux maladies et ravageurs sont à prendre en compte. Une étude de Terres Inovia montre que résistance partielle au TuYV et rendement ne sont pas liés. |
Etude de la performance des variétés selon la présence du virus TuYV
Associer son colza avec une variété précoce pour limiter la pression en méligèthe
Méligèthes dans colza
Les méligèthes sont attirés par les odeurs émises par ses plantes hôtes et par la couleur jaune. Au choix, ces insectes se porteront ainsi préférentiellement vers les fleurs que vers les boutons.
Dans les situations où les attaques de méligèthes sont modérées, l’association d’une variété haute et très précoce à floraison en mélange à 5-10% avec la variété d’intérêt peut permettre de rester en deçà des seuils d’intervention.
L’efficacité de la stratégie repose sur l’écart de stade à floraison entre les deux variétés en association : la variété piège doit être en fleur avant la variété à protéger, alors au stade bouton.
Plusieurs associations sont aujourd’hui possibles :
- ES ALICIA, DK EXAVANCE et ATRAKT peuvent être associées avec n’importe quelle variété. Ces 3 variétés sont les plus précoces à l’heure actuelle.
- RGT WINDOZZ, RGT GINFIZZ, KWS MIRANOS présentent un intérêt uniquement si mélangées avec une variété mi-tardive ou tardive à floraison.
Tableaux des variétés très précoces et précoces éligibles aux mélanges (CEPP) - par ordre de précocité à floraison.
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Variété d’intérêt |
Variété précoce |
Précocité à floraison |
Ecart de floraison par rapport à ES ALICIA* |
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Mélange possible avec toutes les variétés |
DK EXAVANCE |
Très précoce |
-3/-5 jours |
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ES ALICIA** |
Très précoce |
0 |
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ATRAKT |
Très précoce |
0 |
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Liste de couples possibles disponibles ici
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KWS MIRANOS |
Précoce |
+3/+5 jours |
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RGT GINFIZZ |
Précoce |
+3/+5 jours |
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RGT WINDOZZ |
Précoce |
+3/+5 jours |
** ES ALICIA est une lignée qui présente une fragilité plus prononcée que les autres variétés en conditions défavorables à la culture (stress climatique, attaques de larves d’altises ou CBT…). Dans de telles situations, la mise à fleurs peut-être retardée, au risque de compromettre l’effet piège à méligèthes escompté.
Classement des variétés de colza commercialisées vis-à-vis de l'orobanche rameuse (2006 à 2025)
Le screening mené depuis 2006 par Terres Inovia met en évidence des différences de comportement entre variétés de colza face à l’orobanche rameuse.
Pourquoi cette évaluation ?
Le choix de variétés à bon comportement, dans les zones à risque ou avérée d’infestation faible à moyenne, est indispensable pour limiter la nuisibilité et la dissémination de l’orobanche rameuse. L’utilisation de ces variétés doit toujours être accompagnée de pratiques conformes au plan de prophylaxie.
Variété à bon comportement (gauche) versus variété sensible face à l'orobanche (droite).
Le comportement des variétés évaluées et commercialisées à ce jour sont disponibles ci-dessous. Ils sont le reflet de plusieurs essais par an, avec des pressions différentes, réalisés en Poitou-Charentes/Vendée. Ces résultats ne constituent qu’une évaluation comparative et doivent donc être interprétées avec prudence, en particulier pour les variétés évaluées une seule année. A ce jour, il n’existe pas de résistance variétale totale vis‐à‐vis de l’orobanche.
En 2025, ce sont 7 variétés à bon comportement dont deux nouvelles qui ont pu être mises en évidence dans les essais menés par Terres Inovia. Pour tout savoir sur la dernière campagne d’évaluation, cliquez ici.
Vous pouvez retrouver le comportement des variétés commercialisées sur myvar.fr, mais aussi dans les documents disponibles en téléchargement ci-dessous.
Terres Inovia vous propose aussi ses listes recommandées régionalisées de variétés de colza pour vous aider à réaliser ou à conforter votre choix variétal pour les semis 2025 dans les secteurs à orobanche.
Sélectionner une variété selon le comportement face à l'orobanche rameuse sur MyVar
1. Aller sur www.myvar.fr, puis dans l'onglet "Choisir"
Sélectionner la culture Colza d'hiver puis votre département
2. Cliquez sur "Fliltrer" en haut à droite du tableau
3. Cherchez le filtre "Comportement à l'orobanche"
4. Sélectionnez "bon", "moyen" ou sensible" puis cliquez sur "Appliquer"
Le tableau vient d'être mis à jour, vous pouvez le consulter afin de trouver la variété correspondant à vos critères de recherche
Documents à télécharger
Réduire le risque phoma par les pratiques culturales
Des pratiques culturales contribuent à réduire fortement le risque de phoma
Broyer et enfouir les pailles des colzas récoltés pour éviter de contaminer les jeunes semis. En zone vulnérable, respecter les durées minimales de maintien des repousses et les dates de destruction prévues dans le cadre de la directive Nitrates.
Le broyage, en réduisant la dimension des résidus, favorise plus rapidement leur destruction, entrainant également celle du champignon.
L’enfouissement des résidus contaminés limitent la production de spores du champignon à l’origine des premières contaminations à l’automne.
Eviter les élongations précoces à l’automne qui sont sensibles aux contaminations.
A cet effet :
- Exporter les pailles du précédent (céréales) ou réduire l'épaisseur du mulch par broyage ou déchaumage.
- Limiter les apports d'engrais organiques en été (objectif : moins de 100 unités d'azote disponibles dans le sol à l'automne) pour éviter des élongations précoces.