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Réussir un colza sous pression orobanche

L’utilisation conjointe de différentes solutions permet de limiter la nuisibilité et la multiplication de cette plante parasite.

Gérer l'orobanche rameuse sur colza

Associer mesures prophylactiques et agronomiques 

  • Soigner le désherbage : de nombreuses adventices (géranium, gaillet…) sont des hôtes de l’orobanche et contribuent à sa multiplication.  
  • Allonger les rotations au maximum pour faire revenir le colza moins souvent. Le melon, le tabac, le chanvre et, dans une moindre mesure, le tournesol, doivent être exclus car ce sont des cultures sensibles multiplicatrices du parasite. Dans la rotation, utiliser si possible des cultures dites « faux hôtes » (germination des graines, mais pas de développement du parasite) comme le lin, le pois, le maïs ou le sorgho. 
  • Le choix des espèces à privilégier se réfléchit aussi pour les cultures intermédiaires dont certaines peuvent être plus pertinentes que d’autres pour éviter d’augmenter le stock grainier. Un outil mis à jour en 2020 est disponible pour aider le producteur dans ce choix.   
  • Chercher à abaisser le stock de graines d’orobanche en favorisant les repousses de colza durant au moins un mois.
  • Réduire la densité de semis (25-30 plantes/m2) : les plantes les plus développées supportent mieux la compétition. 
  • Semer à une date adaptée au contexte pédo-climatique de la parcelle pour installer un colza robuste.

D’autres mesures peuvent permettre de limiter la dissémination de cette plante parasite : 

  • Eviter le broyage des résidus de colza avec des orobanches matures au pied.  
  • Ne pas utiliser les pailles de colza en litière ou en fourrage pour les animaux si les parcelles sont touchées par l'orobanche. 
  • Ne pas apporter de résidus issus du traitement des pailles de chanvre sur les parcelles recevant du colza. 
  • Nettoyer les outils après un travail sur une parcelle infestée pour éviter de propager les graines, et planifier les interventions pour éviter le passage de matériels agricoles de parcelles infestées vers des parcelles saines.  

Adapter la lutte selon la situation

L’utilisation de variétés à bon comportement est un levier indispensable, en complément des autres solutions agronomiques et prophylactiques, pour limiter la nuisibilité et la dissémination de l’orobanche rameuse dans : 

  • les situations à risque : parcelles situées dans le périmètre géographique concernée par l’orobanche ou premiers signes d’apparitions dans la parcelle (quelques pieds discrets) 
  • les situations avérées où l’orobanche a été identifiée en foyers marqués sur les colzas précédents. 

Dans les situations très infestées,  si le rendement d’ une variété à bon comportement se montre très en deçà du résultat attendu : aucune solution n’existe pour garantir la rentabilité de la culture.

Un choix variétal indispensable

Le screening variétal mené depuis 2006 par Terres Inovia met en évidence un comportement différent entre variétés. Favoriser les variétés à bon comportement est nécessaire pour limiter la nuisibilité de l’orobanche rameuse. Cependant, aucune variété n’est indemne d’orobanche. Attention aux semences de ferme issues de parcelles contaminées, toujours susceptibles, même de façon invisible, de disséminer le parasite. 

Classement des variétés de colza commercialisées vis-à-vis de l'orobanche rameuse (2006 à 2020).Toute production de semences de colza sur une parcelle infestée n’est pas conseillée afin d'éviter un risque de dissémination supplémentaire. 

​​​​​​Pour évaluer le risque orobanche rameuse dans votre région, consulter la carte des communes touchées.

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