Pourriture racinaire du pois : choisir les légumineuses pour préserver l’état sanitaire des sols

Terres Inovia propose une mise à jour des données sur la sensibilité à Aphanomyces des variétés de vesce et de trèfle et rappelle le conseil sur la gestion des rotations.

Symptômes d’Aphanomyces sur racines de vesce. De gauche à droite : variétés sensible, partiellement résistante et totalement résistante. Crédit photo : Anne Moussart, Terres Inovia.

La pourriture racinaire due à Aphanomyces euteiches est la maladie tellurique la plus préjudiciable sur pois. Il n’existe actuellement aucune méthode de lutte efficace, mais des solutions existent pour gérer durablement le risque Aphanomyces. Parmi celles-ci, la préservation de l’état sanitaire des sols est déterminante et dépend notamment d’une bonne gestion des rotations. Le pathogène peut infecter plusieurs espèces de légumineuses, mais il existe des différences de sensibilité inter et intraspécifiques.

Plusieurs tests menés en conditions contrôlées ont mis en évidence que certaines espèces sont très sensibles (lentille, luzerne, gesse), alors que d’autres sont très résistantes voire dans certains cas non-hôtes (féverole, lupin, pois chiche, fenugrec, lotier), et ce quelle que soit la variété évaluée. Dans le cas de la vesce et du trèfle, il existe en revanche des différences au sein même de l’espèce, avec des variétés totalement résistantes, partiellement résistantes et sensibles.

Ces différences permettent de raisonner la place des espèces et variétés de légumineuses dans la rotation en tenant compte de leur sensibilité à la maladie et du Potentiel infectieux (PI) de la parcelle. Le renouvellement variétal implique, en revanche, si l’on veut pérenniser le conseil, une mise à jour régulière des données sur la sensibilité variétale, en particulier pour la vesce et le trèfle. Dans ce contexte, Terres Inovia a mené une nouvelle étude sur une large gamme de variétés de vesce et de trèfle inscrites ces dernières années.

Une variabilité importante

Le niveau de résistance à Aphanomyces de 50 variétés de trèfle et 31 variétés de vesce, de différentes espèces a été évalué en conditions contrôlées. Une variété présentant une note de maladie (Indice de nécrose racinaire) inférieure à 1 est considérée comme résistante. 
Le niveau de résistance par variété au sein de chaque espèce est présenté dans le tableau 1, en distinguant les variétés résistantes des variétés partiellement résistantes à sensibles.

Tenir compte du PI de la parcelle

L’importante variabilité inter et intraspécifique de sensibilité à la maladie permet d’insérer sans risque une ou plusieurs légumineuses dans la rotation, en tenant compte du PI de la parcelle.

  • Légumineuses en culture principale : des légumineuses très résistantes à la maladie comme la féverole peuvent remplacer le pois en culture principale dans les parcelles fortement contaminées, ou être cultivées en alternance avec cette espèce sensible dans les parcelles faiblement contaminées ou saines, afin d’allonger les rotations et donc de limiter le risque aphanomyces.
  • Légumineuses en couverts d’interculture, dérobé, associé ou plantes compagnes : le cycle du pathogène est très rapide (quelques semaines suffisent pour multiplier l’inoculum en conditions optimales) et les conditions climatiques peuvent être favorables au développement de la maladie (températures douces et précipitations) entre mars et fin octobre. Les légumineuses semées à partir de fin juillet-début août et détruites avant la fin de leur cycle végétatif durant l’hiver ou semées au printemps peuvent multiplier le pathogène même si leur cycle cultural est court. Le choix de l’espèce ou de la variété est donc important. Lorsque le PI est inférieur à 1 et qu’il n’existe pas d’espèce sensible, comme le pois ou la lentille, en culture principale dans la rotation, il n’y a pas de restriction. A l’inverse, si le PI est supérieur à 1 ou si des légumineuses sensibles sont présentes dans la rotation, il est recommandé de choisir des espèces/variétés très résistantes. Le risque de multiplier le pathogène est très faible pour les légumineuses semées à partir d’octobre et détruites avant la fin de l’hiver.

Quel que soit le type de couvert, le respect des fréquences de retour conseillées est indispensable, même pour des variétés très résistantes. 

Pour aller plus loin : www.terresinovia.fr/pois-hiver/maladies

Contact : A. Moussart, a.moussart@terresinovia.fr​​​​​​​

​​​​​​​Lire l'article dans le n° de septembre d'Arvalis & Terres Inovia infos : ici.

France entière Maitrise des maladies Fertilité et gestion durable des sols Pois d'hiver Pois de printemps Féverole d'hiver Féverole de printemps Soja Lentille Pois chiche Lupin d'hiver Lupin de printemps aphanomyces légumineuses pois trèfle vesce

Campagne 2024-25 : un bilan très satisfaisant pour le colza

La dernière campagne a été marquée par de bons, voire d’excellents, résultats dans toutes les régions de l’hexagone. Semis, croissance de la plante, ravageurs, floraison, PMG... retour sur les faits marquants dans les différentes régions.

En 2024-25, les surfaces de colza ont atteint 1 263 000 ha, soit une baisse de 4,7% par rapport à 2023-24 (Source Agreste, août 2025).

Le rendement aurait néanmoins progressé d’après les experts de Terres Inovia et les informations de terrain obtenues dans différentes régions, se situant autour de 35 à 36 q/ha au plan national, soit + 10 % par rapport à la moyenne quinquennale (+ 5 à 10 q/ha en règle générale).

Comme toujours, de grandes variabilités s’observent entre parcelles et bassins de production. Le gradient croissant des niveaux de rendement du Sud vers le Nord du pays se vérifie en 2025 (voir carte ci-contre).

Rendements estimés au 08/08/2025 (Source : Terres Inovia et acteurs locaux)

 

Pas de difficulté insurmontable pour l’installation de la culture

Les semis majoritairement réalisés entre le 15 et le 25 août ont bénéficié de pluies orageuses bénéfiques. Les semis de septembre, régulièrement plus fréquents dans les régions du Nord et du littoral de la Manche, se distinguent par une plus faible vigueur au démarrage. Des températures fraiches et des cumuls pluviométriques importants en septembre ont accentué cet effet. Ces conditions ont par ailleurs favorisé la prolifération des limaces, obligeant un investissement conséquent en produits molluscicides et parfois des re-semis.

D’après le Bulletin de Santé du Végétal (BSV), le stade « 4 feuilles » s’est observé en moyenne autour du 15-20 septembre dans les zones les plus continentales, et vers le 25-30 septembre dans les régions de bordure maritime. 

Les altises d’hiver, toujours présentes et un peu plus résistantes aux pyréthrinoïdes, ont épargné les jeunes colzas cette année. Les producteurs ont davantage dû gérer l’arrivée des limaces et tenthrèdes (Bourgogne-Franche Comté, Sud-Ouest, Bretagne), voire les ravageurs souterrains (vers gris en Poitou-Charentes par exemple). Les colonisations par les pucerons verts jusqu’au stade 6 feuilles ont été faibles à modérées, y compris dans les régions historiques du tiers nord du territoire.

Les graminées adventices et les repousses de céréales constituent toujours les enjeux principaux en matière de désherbage. Les molécules à action acinaires ont été dans l’ensemble bien valorisées.

Colza robuste à la fin de l’automne et larves de coléoptères moins nombreuses

Les biomasses avant hiver ont souvent dépassé 1,5 à 2 kg/m² dans le quart nord-est et les régions de Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes. En Poitou-Charentes, Centre Val-de-Loire, Ile-de-France et Normandie, ces valeurs ont été légèrement inférieures (1 à 1.2 kg/m²). 

Les larves d’altises n’ont pas -ou peu- inquiété les régions Centre, Grand-Est, Normandie, Ile-de-France et Hauts-de-France. Bien que plus abondantes en Bourgogne, Poitou-Charentes et Auvergne Rhône-Alpes, les larves n’ont finalement pas provoqué de dégâts de grande ampleur. Il en est de même pour les charançons du bourgeon terminal dans les secteurs historiques du Centre, de l’Ile-de-France, de la Bourgogne-Franche Comté et du Grand-Est. Globalement, pour ces deux ravageurs principaux, les dommages ont été limités et sans commune mesure avec ceux des années précédentes, de 2015 à 2021.

Durant l’hiver, des phénomènes d’hydromorphie se sont manifesté dans plusieurs régions (Lorraine, Poitou-Charentes, Sud-Ouest) mais globalement la culture garde bien le cap. Après une reprise de végétation assez calme, le temps a été relativement doux jusque fin mars, ensoleillé et, à l’exception de la région Centre, déficitaire en pluies.

Avec peu de pluies, mais quasiment toujours au bon moment, la culture a donc bien valorisé les nutriments disponibles et les apports de la fertilisation. Par rapport aux cinq années précédentes, les doses d’azote conseillées en 2025 ont été régulièrement inférieures de 10 à 20 U (source AIRBUS-Farmstar).

Au moment d’entrer en floraison, la culture a mis en place une biomasse satisfaisante, sans excès, dans la plupart des bassins de production. Avant cela, les stades D1, D2, E se sont enchainés sur un rythme « normal », 2-3 jours plus tôt que ce qu’indiquent les statistiques pluriannuelles. 

Ravageurs discrets et floraison éclatante

Les pics de vols de charançons de la tige ont été plus tardifs que d’habitude, les dégâts directs restant insignifiants. La culture a également dominé face aux méligèthes, y compris dans les régions les plus exposées au risque en 2025 (Sud-Ouest, Nouvelle-Aquitaine). Les variétés « pièges à méligèthes » ont bien joué leur rôle de leurre, comme en 2024.

Avec 3 à 5 jours d’avance par rapport à l’habitude, la floraison du colza a débuté en moyenne du 25 mars au 5 avril selon les régions. De très bonnes conditions étaient réunies en avril, en particulier avec le rayonnement et la température obtenus sur la partie Nord et pour la pluviométrie pour les régions plus au Sud. Des comptages de siliques réalisés par Terres Inovia ou par des partenaires locaux indiquent des valeurs moyennes parmi les plus élevées de ces 10 à 15 dernières années (7 000 siliques/m²) en région Centre-Val de Loire, Hauts-de-France, Bourgogne, Franche-Comté et Grand Est. Les valeurs hautes sont plus fréquentes que d’ordinaire. 

PMG moyen et nombre de graines élevé

Après une hausse considérable des températures fin avril, le colza a défleuri rapidement. En mai et juin, le remplissage a globalement bénéficié de bonnes conditions. La pluie a été déficitaire en mai sur les deux-tiers Nord du pays. La fin de cycle du colza a surtout été marquée par une vague de chaleur remarquablement précoce et durable de mi-juin à début juillet. Fin de cycle écourtée, échaudage et perte probable de PMG s’en sont suivis. 

Le déficit hydrique déjà installé en mai dans les sols superficiels a pu gagner des sols plus profonds, mais dans l’ensemble, les rendements restent en adéquation avec l’offre climatique et le potentiel des terroirs. Les pluies survenues quelques jours avant la mi-juin ont pu limiter la casse, même si des orages vers le 15 et 25 juin ont causé des dégâts spectaculaires (Normandie, Hauts-de-France, Centre …).

 

Des PMG variables et moyens entre 3,8 à 4,3 g (- 0,2 à 0,3 g p/r rapport au pluriannuel)

Composantes de rendement établies à partir des regroupements d’essais variétaux, 1 point correspondant à une variété pour un lieu donné. 

 

Les valeurs de PMG résultent des contraintes durant le remplissage ou de l’effet des compensations entre composantes de rendement (en l’absence de facteur limitant, toute augmentation du nombre de graines/m² se traduit par une diminution du PMG).

Dans le jeu de données, le nombre de graines/m² affiche des valeurs moyennes en 2025 parmi les plus élevées depuis plus de 10 ans. Des exceptions sont constatées dans le grand quart Sud-Ouest. Des rendements de près de 60 q/ha sont même enregistrés dans les sols profonds de Hauts-de-France, Normandie mais aussi à d’autres endroits. 

Sur le plan sanitaire, on redoutait une résurgence de mycosphaerella mais le temps sec couplé à des vents d’Est en avril et mai a limité les contaminations. De même, la cylindrosporiose et le sclerotinia ont été maîtrisés. 

Dans les territoires du Centre et de l’Ouest de la France, le charançon des siliques a pris ses quartiers une dizaine de jours avant le stade sensible (stade G2). Des taux de siliques éclatées ont parfois été jugés élevés mais l’impact réel reste difficile à jauger. Des pucerons cendrés ont été signalés fin mai dans le Centre et Centre-Est du pays mais il a été difficile de réagir dans des circonstances aussi tardives. L’orobanche rameuse, quant à elle, a continué sa propagation en Vienne et Vendée et reste un problème local important en Poitou-Charentes. La hernie des crucifères suscite toujours des préoccupations dans les secteurs historiques. De nouveaux cas sont signalés chaque année. 

Partout, les récoltes ont commencé tôt. Les humidités des graines ont chuté rapidement début juillet (5-6 %). Les récoltes se sont ainsi exécutées dans de bonnes conditions et rapidement jusqu’au 14 juillet dans la plupart des régions. Dans la ferveur d’une moisson précoce, certaines parcelles ont sans doute été récoltées trop tôt dans les secteurs septentrionaux. Les pluies survenues en juillet ont d’ailleurs interrompu les moissons et les ont décalées jusque début août dans plusieurs terroirs de Normandie et des Hauts-de-France. Cela a permis de récolter les derniers quintaux.

Enfin, les analyses de graines attestent de teneurs en huile très élevées, voire excellentes, avec plus de 45 % aux normes dans la grande majorité des échantillons. Les chiffres doivent être consolidés mais on s’oriente vers un rendement en huile très satisfaisant, parmi les meilleurs de ces dernières années.

Niveaux de présence des bioagresseurs estimés en 2025 

Source : expertise Terres Inovia (BSV, acteurs locaux, suivis…). Ces indicateurs ne reflètent pas un niveau de dégât.
Légende : 0 = absent ou rare ; 1 = faiblement observé ou localisé ; 2 = régulièrement observé ; 3 = fréquemment observé ; 4 = très fréquemment observé

 

Contact 

Jean Lieven- j.lieven@terresinovia.fr

 

France entière Fertilité et gestion durable des sols Ravageurs Maitrise des maladies Orobanche Préparation du sol Colza agriculture campagne colza expertise

Syppre Picardie : simplifier les pratiques sans revenir au labour

Sur la plateforme Syppre Picardie, l’implantation des cultures est au cœur des préoccupations depuis son lancement. En ce qui concerne le système innovant, afin de préserver la fertilité des sols, différents leviers sont mobilisés, notamment la réduction du travail du sol avec l’arrêt du labour.

Pour maximiser les chances de réussite de l’implantation de la betterave dans ce contexte, le strip-till a été essayé : ce mode de semis, avec un travail uniquement sur le rang, permet un bon enracinement de la culture tout en limitant la perturbation du sol. Cependant, après plusieurs années de tests du strip-till sur la betterave, il a été décidé d’abandonner cette dernière pour des raisons économiques et environnementales.

Lire la suite sur le site de Syppre : ici.

Contacts : D. Jamet, d.jamet@terresinovia.fr et N. Latraye, n.latraye@terresinovia.fr​​​​​​​

 

France entière Fertilité et gestion durable des sols Colza labour strip-till syppre syppre picardie

Les effets bénéfiques des légumineuses pour des pratiques agricoles durables

Terres Inovia a partagé les résultats de travaux dans le cadre du projet européen Climate Farm Demo, confirmant les atouts des légumineuses pour des pratiques agricoles durables. Un webinaire à destination des conseillers techniques a même été organisé le 30 avril dernier.

Lancé en 2022, Climate Farm Demo est un projet européen visant à accélérer l'adoption de pratiques agricoles vertueuses pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Coordonné par l’Idele, il réunit 81 partenaires (dont Terres Inovia) dans 28 pays.

 

Dans le cadre de ce projet, un webinaire destiné aux conseillers techniques a été organisé, le 30 avril dernier, pour mettre en avant les effets bénéfiques des légumineuses pour des pratiques agricoles durables. Objectif : accompagner la transition climatique des agriculteurs européens, en particulier les 1500 producteurs qui sont partenaire du projet.

 

Visualisez le webinaire

 

Ces résultats portent principalement sur les effets bénéfiques des légumineuses en matière de fixation de l’azote, d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et de rendement des cultures suivantes. Ils sont issus d’essais réalisés par Terres Inovia, Arvalis,l’INRAE et l’ADAS.

Une fixation symbiotique de l’azote par les légumineuses

Ces cultures permettent une fixation symbiotique de l’azote et peuvent donc être cultivées sans qu’il soit nécessaire de recourir aux engrais azotés.  Selon les espèces de légumineuses, la fixation représente de 40 à 90% de l’azote présent dans ces cultures.

Une réduction des gaz à effet de serre (GES)

Les cultures de légumineuses émettent 70 à 80 % en moins de GES que les cultures à fort intrant azoté (blé, maïs, colza). L’empreinte carbone moyenne est inférieure à 1000 kg éqCO₂/ha par exemple pour le pois, la féverole et le soja. Les émissions de GES sont également réduites sur la culture suivante grâce à la baisse des apports d'engrais (-230 kg éqCO₂/ha pour un blé suivant pois par exemple).

Les effets positifs sur le rendement des cultures suivantes

•    En agriculture conventionnelle
Le blé après une légumineuse augmente son rendement de +0,3 à +1,2 t/ha comparé à un blé après céréale. Les pratiques de fertilisation sont peu différenciées entre les précédents culturaux alors qu’il y a un potentiel de réduction de la dose d’engrais après une culture légumineuse.


•    En agriculture biologique

​​​​​​​Le gain de rendement est de +1,0 à +2,2 t/ha.

 

En résumé

Les résultats présentés dans le cadre du projet Climate Farm Demo confirment que l’intégration de légumineuses dans les rotations culturales :
•    Réduit fortement les émissions de GES (directes et indirectes)
•    Améliore le rendement des cultures suivantes
•    Diminue les besoins en fertilisation azotée
•    Participe à une meilleure durabilité agronomique des systèmes de culture.

 

En savoir plus sur le projet Climate Farm Demo

 

France entière Fertilité et gestion durable des sols Produire avec l’agroécologie Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lupin d'hiver Lupin de printemps agroecologie carbone climate farm demo pratique durable Compatible

Lancement du projet CONCERTO

Officiellement terminé depuis mars 2024, le projet R2D2 poursuit son engagement auprès des producteurs dans le cadre d’un nouveau projet DEPHY EXPE intitulé Concerto . Si le collectif et les axes de travail restent inchangés, le projet se renouvelle et tire parti des enseignements obtenus après 6 ans d’expérimentation et d’accompagnement au changement.

 

Créer des conditions favorables au changement de pratiques

Avec le projet CONCERTO, l’ambition initiale du projet R2D2 est réaffirmée pour 6 ans sur le territoire d’un millier d’hectares situé sur les plateaux de bourgogne : obtenir des systèmes plus résilients vis-à-vis des dégâts d’insectes et aider les agriculteurs à se passer progressivement d’insecticides sur l’ensemble des cultures de la rotation. 

Pour y parvenir, la stratégie globale reste identique : accompagner le collectif dans le but de créer des conditions favorables au changement de pratiques et à l'aménagement du paysage. 

Elle se décline en 3 axes de travail complémentaires : le déploiement de leviers agronomiques pour des cultures plus robustes, le renforcement des processus de régulation biologique des principaux ravageurs et la mise en œuvre de techniques de manipulations comportementales des ravageurs par l’utilisation de plantes de services.

Un accroissement de la résilience des systèmes

Concerto offre une approche innovante et originale qui s’appuie sur les principes suivants :
•    La concertation entre agriculteurs du territoire afin de converger vers un objectif commun
•    La mise en œuvre de leviers à effets partiels imbriqués de l’échelle de parcelle à l’échelle du paysage
•    La dynamisation des processus biologiques à différentes échelles : vie du sol, régulations naturelles des bioagresseurs
Il vise ainsi l’accroissement de la résilience des systèmes sans compromettre leurs performances

Ce qui change

La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) ont rejoint l’aventure aux côté de Terres Inovia, pilote du projet, et de la Chambre d’agriculture de l’Yonne. 

Ces nouveaux acteurs du territoire vont renforcer l’accompagnement des agriculteurs autour des questions de biodiversité et favoriser ainsi la création et l’entretien d’habitats semi-naturels favorables aux oiseaux, ennemis naturels des ravageurs, insectes pollinisateurs. Des diagnostics réalisés dans les fermes suivis de préconisations vont permettre à chaque agriculteur de s’inscrire dans le projet collectif.

L’accompagnement agronomique des agriculteurs reste une pierre angulaire de la démarche. Il intègrera désormais une nouvelle composante :  la gestion de la fertilité des sols. Sur la base d’un bilan initial, il s’agira, pour chaque agriculteur, d’établir une feuille de route qui lui permette de restaurer progressivement l’équilibre entre les principaux compartiments de la fraction organique de son sol pour un fonctionnement optimal. À l'instar des actions menées pour favoriser les régulations biologiques, ce travail s’inscrit dans une recherche d’autonomie vis-à-vis des intrants chimiques et de résilience face aux aléas.

Toutes les informations sur le projet CONCERTO

France entière Fertilité et gestion durable des sols Ravageurs Agriculture biologique Colza Pois de printemps Pois d'hiver Lentille agroecologie bourgogne concerto r2d2 ravageurs yonne Compatible

Le guide de culture tournesol 2025 est disponible pour accompagner les producteurs et les conseillers

Terres Inovia a mis à jour son guide de culture tournesol. Ce support complet, qui accompagnera les producteurs, est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Culture peu gourmande en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.


Ce guide de culture permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol, jusqu’à la conservation.

Les évolutions réglementaires récentes ont amené l’Institut à revoir les méthodes de lutte contre les bioagresseurs : programmes de désherbage revus à la suite du retrait de l’Autorisation de mise sur le marché (AMM) du S-métolachlore, conditions de lutte contre les taupins précisées en marge du changement de réglementation pour l’application de lambda-cyhalothrine, révision des recommandations pour lutter contre le mildiou. L’ensemble des rubriques de l’ouvrage ont été actualisées, telle que la présentation des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, coût des interventions ou frais de séchage, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.


    
Le guide de culture tournesol 2025 peut être téléchargé gratuitement par toute personne ayant créé son compte personnel sur le site internet de l’institut. Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Il sera livré à partir du 11 mars 2025.

France entière Fertilité et gestion durable des sols Maitrise des maladies Maladies Maitrise des adventices Désherbage Débouchés Tournesol guide tournesol guide tournesol 2025 tournesol tournesol 2025

Arpège : un projet novateur pour l’agriculture régénérative

Au Salon International de l’Agriculture, une conférence de presse a permis de présenter ce projet, dont Terres Inovia est partenaire, et qui ambitionne de développer l’agriculture régénérative et les légumineuses dans le Centre Val-de Loire à grande échelle.

La présentation d'Arpège lors de la conférence de presse organisée au Salon International de l'Agriculture


Comment adopter des pratiques vertueuses pour façonner l’agriculture de demain ? C’est l’objectif d’Arpège, un projet piloté par Axereal et porté par un consortium comprenant Terres Inovia, Unilasalle, Axa Climate, Genesis et Fertiberry semences. 

Développer des filières agricoles vertueuses

Financé par BPI France dans le cadre du plan d’investissement France 2030, il vise à déployer l’agriculture régénérative à grande échelle avec le développement de productions de légumineuses sur le territoire Centre-Val de Loire.

Concrètement, le projet vise à développer des filières agricoles vertueuses afin de renforcer la résilience des exploitations, améliorer la santé des sols, réduire l’impact environnemental et assurer la viabilité économique des producteurs. 

Arpège souhaite en particulier rendre concrètes les solutions d’allongement de la rotation à échelle des exploitations, en optimisant le potentiel de production et les bienfaits environnementaux des cultures bas carbone et bas intrants.


Les 4 axes du projet


•    Mesurer pour agir : évaluation de l’impact des pratiques régénératives sur la santé des sols; 
•    Innover pour produire mieux : expérimentations pour déplafonner et améliorer la productivité des cultures bas-intrants;
•    Anticiper le futur : concevoir des rotations adaptées aux défis climatiques de demain;
•    Former et transformer : accompagner les agriculteurs, moderniser et adapter les infrastructures de stockage des grains.

Les différentes étapes

Le projet Arpege a démarré en 2024 pour quatre ans, avec trois étapes clés :
•    Expérimentations de cultures de bas-intrants, avec un suivi sur toute la durée du projet, basée sur les pratiques existantes
•    Etat des lieux de la santé du sol : une première évaluation sera faite en juin 2025
•    Mesure des impacts : en 2027, analyse de la santé des sols suite aux changements de pratiques
Des essais auront lieu chez des agriculteurs de toute la région Centre-Val de Loire. Ils sont également déployés dans les différentes stations expérimentales agronomiques des partenaires (notamment le réseau Syppre). Objectif ? Avoir, fin 2026, 2 000 agriculteurs qui cultivent en agriculture régénérative.

Gilles Robillard, président de Terres Inovia
 

« Arpège est un projet collaboratif qui est au cœur des innovations. Ce qui lie tous les partenaires, c’est la création de la valeur ajoutée pour les agriculteurs. Le projet va particulièrement travailler sur les légumineuses car leur insertion sont porteuses de solutions sur l’impact du changement climatique ».

Gilles Robillard, président de Terres Inovia

 

Documents à télécharger

France entière Fertilité et gestion durable des sols Implantation Accidents climatiques Stockage Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lupin d'hiver Lupin de printemps agriculture agriculture régénérative arpège fertilité légumineuses sia sols

SIA 2025 : la parole des partenaires de Protei’sol

Au Salon International de l’Agriculture, une table-ronde organisée sur le stand de l’Acta a permis de rassembler tous les partenaires du projet Protei’sol, qui vise à structurer une filière de légumineuses dans les Hauts-de-France.

Comment substituer des légumineuses produites localement au soja importé sud-américain ? C’est tout l’enjeu de Protei’sol, qui vise à structurer une filière de légumineuses locales dans les Hauts-de-France. 

Ce projet mobilise six partenaires, de l’amont à l’aval : Earthworm Foundation, NORIAP, Terres Inovia, Purina-Nestlé, Lidl et Auchan.

Terres Inovia : « donner des perspectives aux agriculteurs »

Afsaneh Lellahi, directrice adjointe de Terres Inovia

Lors du Salon International de l’Agriculture, une conférence a été organisée sur le stand de l’Acta, vendredi 28 février, pour donner la parole à tous les partenaires du projet.  Terres Inovia en est l’un des acteurs centraux.


« Il est possible de développer des cultures de protéagineux en France. Pour y parvenir, il faut donner des perspectives aux agriculteurs. C’est pourquoi Terres Inovia travaille, dans ces projets et programmes, à améliorer la recherche variétale, optimiser les itinéraires techniques, chercher une valorisation de ces cultures, par exemple au travers des services environnementaux », précise Afsaneh Lellahi, directrice adjointe de l’institut technique.

En plus des travaux R&D, Terres Inovia s’efforce d’être présent sur le terrain. C’est tout l’enjeu du programme Cap Agronomie ® : « accompagner les agriculteurs sur des temps forts et à des étapes clés de la culture, en petit groupe, sur la parcelle, en travaillant systématiquement la fertilité des sols. L’objectif est de sécuriser les revenus des agriculteurs en accompagnant les changements de pratiques », explique Afsaneh Lellahi.

La parole aux autres partenaires

 

  • Marie-Pierre Albouy (Earthworm)

« Ce projet répond à un double enjeu : contribuer à l’autonomie protéique des territoires et lutter contre la déforestation. Notre rôle sur le projet est d’animer le collectif. Earthworm est une association qui est le chef d’orchestre du projet, avec une mission de diffusion des connaissances pour que ce projet puisse en inspirer d’autres ». 

  • Maelys Viguier (Lidl)

« Chez Lidl, nous avons eu conscience, dès 2021, des effets du soja importé sur les écosystèmes. Nous avons engagé un travail sur la transparence en cartographiant nos approvisionnements sur le principe de zéro déforestation et de la substitution du soja d’importation par des protéines végétales locales. A travers de Protei’sol, nous avons voulu aller plus loin en participant à la structuration d’une filière de légumineuses locales dans les Hauts-de-France pour avoir un impact positif sur les filières et permettre, au final, d’avoir des produits issus de cette alimentation animale à base de légumineuses dans nos magasins ».

  • Mathilde Dubocage ( NORIAP)

« Il est important, chez NORIAP, de responsabiliser nos approvisionnements. Or, il est possible de substituer le soja par des légumineuses, mais la valeur doit être analysée et partagée car cette substitution représente un coût plus important. Pour sécuriser les approvisionnements, l’enjeu du projet est de faire des essais locaux avec des itinéraires techniques motivants pour les producteurs. Des formations de petits groupes d’agriculteurs, en partenariat avec Terres Inovia, et des réseaux d’essais dans notre coopérative, permettront d’engager cette dynamique ».

  • Cécile Doiniel (Purina- Nestlé)

« Ce projet nous tient particulièrement à cœur. Purina ambitionne de ressourcer la moitié de ses ingrédients en agriculture régénératrice. Or, la production de légumineuses constituent l’une des pratiques phares pour réussir à mener cette transition. L’objectif est de substituer, dans nos recettes pour les animaux, les protéines animales avec des protéines végétales, mais il y a encore beaucoup de travail de recherche pour y parvenir ».

  • Matthieu Trenchand et Gaëlle Jau (Auchan)

« Nous avons identifié un fournisseur partenaire dans les Hauts-de-France, éleveur de bovins pour produire de la viande. L’objectif est de proposer à cet élevage une alimentation qui substitue le soja aux légumineuses, puis de tester les produits finis ensuite sur quelques magasins. La réussite du projet passe par le fait de bien informer les consommateurs finaux ».

 

Plus d'informations sur Protei'sol

Plus d'informations sur Cap Agronomie ®

 

France entière Fertilité et gestion durable des sols Préparation du sol Pois d'hiver Pois de printemps Soja Féverole d'hiver Féverole de printemps Lentille Pois chiche Lupin d'hiver Lupin de printemps earthworm hauts de france lidl légumineuses nestlé noriap proteisol

Colza en Normandie et Ouest Ile-de-France : biomasse et azote absorbé en sortie hiver 2025

Les biomasses fraîches atteignent 1 à 1.25 kg/m² en février 2025, contre 1.10 à 1.40 kg/m² en novembre 2024. Une moyenne qui masque de fortes variabilités. Les records de pluies en janvier ont pu fragiliser les plantes. Le temps frais depuis 2 mois réfrène le redémarrage de la culture.

Sur un échantillon de 300 parcelles ayant fait l’objet de pesées au champ, les biomasses moyennes en sortie hiver affichent des valeurs proches de la tendance des 10 dernières années en Normandie (moy = 1.25 kg/m²), et des valeurs en moyenne inférieures de 10 % dans les départements 95, 78 et 91 (moy = 1.01 kg/m²).

  • ​​​​​​​​​​​​Environ 30 % des parcelles ont conservé voire dépassé 1.5 kg/m2 de poids vert avant le 20 février en Normandie. A peine plus de 10 % des situations mesurées étaient dans ce cas en Ile-de-France. Ces chiffres demeurent malgré tout corrects au vu des conditions de l’année.
  • L’hiver a provoqué des pertes de 5 à 35 % de poids verts entre décembre et début février. Les régions de littoral du Calvados notamment sont beaucoup moins affectées que les secteurs continentaux froids et humides de l’Eure par exemple.
  • Les quantités d’azote absorbé mesurées en sortie hiver 2025 dépassent légèrement la moyenne décennale en Haute-Normandie et Basse-Normandie avec des valeurs moyennes respectives de 85 et 95 kg N/ha pour ces deux régions. En Ile-de-France, la culture a pompé en moyenne 65 kg N/ha, soit 10 à 15 points de moins qu’à l’accoutumée.

Pour plus de détail sur ce bilan (graphiques, commentaires…), lisez la note qui situe la campagne en cours, par rapport aux données pluriannuelles.

Nous remercions vivement les acteurs régionaux qui ont permis la collecte et l’exploitation de ces informations.


​​​​​Pour mémoire, les « gros colzas » nécessitent moins d’apports d’engrais minéraux.

Dans les parcelles suffisamment portantes, les premiers apports d’engrais ont déjà été effectués. A la mi-février, le stade C1 (reprise sans décollement de la tige) était majoritaire dans la plaine, c’est une année plutôt tardive, à l’opposé de 2024.

Il est conseillé d’essayer de se rapprocher au possible des conseils habituels de fractionnement de la dose totale qui s’appuient sur la valeur de la dose à apporter, le stade et les éventuels problèmes sanitaires : hydromorphie / asphyxies racinaires, maladies (hernie des crucifères …), dégâts larvaires (altises, charançons, mouches du chou).
 

Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr - Normandie, Ile-de-France Ouest

Sortie hiver Normandie et Ouest Ile-de-France Fertilité et gestion durable des sols Colza Jean Lieven

Lancement du projet Protei'sol

Earthworm Foundation, en partenariat avec le Groupe NORIAP, l’institut technique Terres Inovia, Purina-Nestlé, Lidl et Auchan, est fière d’annoncer le lancement du projet Protéi’Sol. 

Cette initiative collaborative ambitieuse vise à structurer la filière des légumineuses locales, tout en renforçant la résilience agricole et en promouvant des pratiques durables dans les Hauts-de-France. Le projet bénéficie du soutien financier de l'Union européenne et de la Région Hauts-de-France.

Ce projet incarne aussi le lien entre les deux missions fondamentales d’Earthworm Foundation : lutter contre la déforestation et régénérer et améliorer la santé des sols. 

Une initiative en réponse aux défis agricoles actuels 

Avec 45 000 hectares dédiés à la culture des légumineuses à graines, les Hauts-de-France se hissent parmi les leaders sur le marché des protéines végétales et ont à relever des défis critiques pour l’avenir : 

  • Le changement climatique et son impact sur la production agricole 
  • La dépendance aux importations de soja pour l’alimentation du bétail, principale cause de déforestation en Amérique latine, 
  • La dégradation des sols. 

Protéi’Sol répond à ces enjeux en favorisant l’intégration des légumineuses dans les rotations agricoles, contribuant ainsi à la restauration des sols, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et au renforcement de la souveraineté protéique. 

Le projet Protéisol s’articule autours de trois axes structurants 

  1. Former et accompagner les agriculteurs et leurs techniciens : intégrer durablement les légumineuses dans les exploitations grâce à des formations adaptées et un accompagnement technique ciblé.
  2. Sécuriser des débouchés rémunérateurs pour les agriculteurs : collaborer avec des industriels et distributeurs(Purina, Lidl, Auchan) pour valoriser les protéines végétales locales dans les aliments pour animaux. 
  3. Évaluer et partager les résultats : diffuser les enseignements du projet pour inspirer d’autres territoires en France eten Europe.

Des résultats concrets attendus 

  • 30 agriculteurs et 6 techniciens formés et accompagnés avec le programme Cap Agronomie® d'ici à 2026. 
  • Diagnostic de chaque exploitation grâce à l’outil Agriboussol, permettant aux agriculteurs de piloter leur transitionagroécologique.
  • Réduction des intrants azotés grâce à l’introduction des légumineuses (pois et féveroles).
  • Commercialisation de produits animaux (notamment des oeufs) nourris avec des protéines locales, valorisés par les distributeurs partenaires. 
  • Réduction des importations de soja dans le secteur des productions animales 

Perspectives régionales et internationales 

Protéi’Sol s’inscrit dans une vision ambitieuse d’un avenir agricole durable. En partageant ses enseignements et ses résultats, le projet ambitionne d’inspirer d’autres régions en France et en Europe, contribuant ainsi à une transition agroécologique à grande échelle.

Ce projet représente une collaboration exemplaire entre agriculteurs, industriel, coopérative, institut technique et distributeurs. Il illustre comment des partenariats solides peuvent transformer les défis climatiques et agricoles en opportunités pour bâtir des systèmes alimentaires résilients et durables.

Le projet Protéi’sol sera présenté au Salon International de l’Agriculture, le 28/02/2025 à 10h, au stand de l’Acta,Hall 4 (Réseau des instituts techniques agricoles) dans lecadre d'une collaboration avec Terres Inovia.

Ce moment sera l’occasion d’échanger avec les acteurs clés du projet et de découvrir comment Protéi’sol contribue à une agriculture plus durable et résiliente via la structuration de filières territoriales.

Pour s'inscrire

 

Découvrez la fiche de synthèse sur le projet

Documents à télécharger

France entière Fertilité et gestion durable des sols Préparation du sol Pois d'hiver Pois de printemps Féverole d'hiver Féverole de printemps Pois chiche Lentille Lupin d'hiver Lupin de printemps Soja