Récolter le soja à maturité

La récolte doit être réalisée quand les graines sont libres et « sonnent » dans les gousses : elles sont alors sphériques et peu rayables à l’ongle et leur humidité se situe entre 14 et 16 % d’humidité.

Champ de soja arrivé à maturité

Champ de soja arrivé à maturité

Généralement, la plupart des feuilles sont tombées cela va dépendre des variétés et des conditions météo de l’année).

A surmaturité, les gousses s’ouvrent en se vrillant et laissent tomber les graines à terre

A surmaturité, les gousses s’ouvrent en se vrillant et laissent tomber les graines à terre

Récolter sans attendre dès que la maturité est atteinte sous peine de perdre des graines et de dégrader fortement la qualité de celles-ci en cas de réhumectation.

Après le stade optimum, des pertes de rendement peuvent être provoquées par des alternances de périodes sèches et humides (égrenage, pourriture).

Après la mi-octobre, l’humidité de l’air et la fréquence des pluies permettent difficilement de descendre en dessous de 18-20 % d’humidité. La qualité des graines risque d’être rapidement altérée par le développement des moisissures.

Si la récolte s’annonce tardive, le soja peut se récolter de manière décalée. La culture se « tient » assez bien tant que la maturité n’est pas atteinte. La récolte sera à réaliser dès que la culture aura atteint un stade assez avancée avec des conditions de récolte propices (temps sec, même si les températures sont froides). La récolte n’est pas possible au-dessus de 20 % d’humidité. Il est nécessaire de livrer la récolte le plus rapidement possible car les graines ne se conservent pas à plus de 14 % d’humidité.

Pour des récoltes tardives, la possibilité d’avancer la date de récolte en faisant un défanage est désormais impossible (aucun produit n’est autorisé pour cet usage).

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Le soja dans la rotation culturale

Le choix des successions culturales et de la fréquence de retour des cultures dans la rotation détermine les risques liés aux mauvaises herbes, aux ravageurs et aux maladies.

D’une façon générale, le soja s’intègre facilement dans les rotations, plus ou moins longues (1 an sur 3 à 1 an sur 6) avec des céréales (blé, orge, maïs, riz), d’autres cultures type légumineuses (pois, lentilles, féverole, luzerne, …) et du tournesol.

parcelle de soja

  • Alterner cultures d’hiver et de printemps et ne pas cultiver plus de deux années consécutives des cultures de printemps (maïs, soja, …) sur la même parcelle.
  • Cultiver le soja au maximum deux années de suite sur la même parcelle afin de limiter les risques sanitaires (sclérotinia, maladies de fin de cycle) et la sélection d'adventices particulières.
  • Rester vigilant sur le contrôle des repousses en cas d'un soja après un tournesol. Dans les parcelles de soja conventionnel, l'utilisation de Pulsar 40 pour contrôler les repousses de tournesol pourra s'envisager si les variétés de tournesol Clearfield ou ExpressSun ne figurent pas dans l'historique des précédents culturaux. En effet, pour assurer la durabilité de ces solutions il faut limiter les applications répétées de produits de cette famille dans la rotation. Les graines de tournesol sont à éviter dans les lots récoltés pour pouvoir accéder aux marchés des soyfoods.

Exemple de rotations pratiquées en agriculture bio

exemple de rotation avec du soja pratiquées en agriculture bio

Sources : Terres Inovia, Projet CASDAR Rot'AB

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Choisir une parcelle adaptée à la culture du soja

Trois éléments sont à prendre en considération dans le choix de la parcelle

Choisir sa parcelle de soja en fonction de la disponibilité en eau, de la nature du sol et de sa propreté

Moitié nord-est de la France :

La culture est adaptée à la conduite pluviale dans les sols profonds, de la Bourgogne et la Franche-Comté aux vallées alpines

Moitié sud (Est et Ouest) de la France, le Poitou-Charentes et la vallée du Rhône, ainsi que le sud de la Bourgogne et l'Alsace :

L’irrigation est indispensable.

Seuls les sols profonds et très profonds permettent de cultiver du soja non irrigué avec une rentabilité suffisante (rendements 20 et 25 q/ha)

Adventices très concurrentielles et difficiles à contrôler :

Xanthium, ambroisie, datura, liserons, panic... tout comme les repousses de tournesol Clearfield ou ExpressSun pour lesquelles aucun moyen de désherbage ne doit être négligé.

Le choix de la parcelle s’inscrit aussi dans une réflexion plus large à l’échelle de la rotation culturale.

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Soja de France : une charte pour valoriser les graines made in France non OGM

Pour valoriser les graines de soja produites sur l’hexagone, une charte a été élaborée par Terres Univia, l’interprofession des huiles et des protéines végétales. Objectif : garantir la qualité de la production d’un soja français non OGM, tracé et durable. Explications.

 

graines de soja : la charte soja de France garantit la qualité de la production de soja français

Le soja est une culture pleine de promesses. Ces dernières années, ces surfaces ont fortement progressé en France, passant de 76 000 à 154 000 entre 2014 et 2018. L’hexagone est, en effet, le deuxième pays producteur de cette culture dans l’Union Européenne, avec 410 000 tonnes produites en 2017, derrière l’Italie (978 000 tonnes).

Le tourteau de soja, première source en protéines concentrées

Le potentiel du soja n’a pas encore complétement été exploité. En alimentation animale, le tourteau de soja constitue la première source de protéines concentrées, en particulier pour les volailles En France, plus de 3,5 millions de tonnes de tourteaux de soja sont consommés par an, dont 450 000 tonnes de tourteaux de soja non OGM pour des filières animales sous cahier des charges. Mais une grande majorité de ces tourteaux est importée. Or, l’import non OGM pourrait être substituée par la culture française de plus de 200 000 ha de soja. L’enjeu d’une démarche de certification de graines de soja de qualité et non OGM est donc de taille. Du côté de l’alimentation humaine, on note une croissance continue des débouchés soyfoods (tofu pour les plats traiteurs notamment) et un développement possible à l’export.

Des premières graines certifiées depuis fin 2018

Pour valoriser les atouts et la qualité de la filière du soja français, la Charte Soja France a été créée par l’interprofession des huiles et des protéines végétales en 2018. Elle a été élaborée avec les semenciers, agriculteurs, collecteurs de graines, premiers transformateurs et utilisateurs industriels de la filière française du soja.

Lancée en 2018, cette démarche de certification en filière repose sur quatre engagements : des graines et des produits issus du soja d’origine France, non OGM, tracés et durables. Elle engage les trois maillons de la filière : la production de graines, la collecte et la première transformation.

Les producteurs de soja se sont engagés, dès novembre 2018, à produire les premiers lots de graines certifiés Charte Soja de France. Les garanties de traçabilité et du caractère non OGM seront facilitées par l’utilisation de semences certifiées françaises. Dans le cas d’un recours aux graines de ferme -pour lequel le producteur s’engage à déclarer la surface implantée auprès de la SICASOV et payer une redevance de 15€/ha-, le contrôle non OGM via l’analyse PCR sera demandé. Les engagements de durabilité reposent notamment sur le respect des bonnes pratiques techniques, sanitaires, environnementales et sociales à toutes les étapes de la filière. La traçabilité est, elle, garantie par de nombreux engagements, et notamment par la ségrégation des lots.

charte soja de France

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Le soja français a tout bon !

Le soja français a tout bon ! Il est important de rappeler qu’il est non-OGM, car sur le territoire français, la culture d'OGM est interdite. Comme nous savons que de nombreuses interrogations se posent autour de cette culture, il nous a paru essentiel d’y répondre. De l’agriculteur jusqu’aux produits alimentaires, chaque acteur met tout en œuvre pour garantir un soja de qualité, bon pour les Hommes, nos animaux et l’environnement. Rencontrez Didier Gorse, producteur du Sud-Ouest, Xavier Grosjean, éleveur de vaches montbéliardes, et tous les acteurs qui transforment le soja français en tourteaux, tofu, jus, desserts, plats cuisinés... Chacun a voulu témoigner de son travail et mettre en avant les savoir-faire français au service d’une alimentation de qualité.

Terres Oléopro, juin 2018

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Etat des résistances selon la région et le ravageur

Terres Inovia organise le suivi de l’évolution des résistances au sein des populations de coléoptères ravageurs du colza, avec le soutien financier du Ministère de l’Agriculture*. Ce monitoring a révélé l’existence de plusieurs mécanismes de résistance au sein des principales espèces de ravageurs du colza.

*projet France Agrimer RESIST financé par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire ; la responsabilité du Ministère ne saurait être engagée.

Grosse altise : les mécanismes de résistance pouvant conférer des niveaux de résistances élevés continuent d’être détectées dans de nouveaux départements (figure 1).

Sur altise d’hiver, plusieurs mécanismes de résistances existent et peuvent cohabiter dans une même population. L’ensemble du territoire est concerné. 

Deux types de résistance ont été détectés pouvant expliquer le manque d’efficacité des pyréthrinoïdes sur grosses altises (mutation de cible et détoxification).

La résistance par mutation « kdr » qui confère un faible niveau de résistance est la plus répandue. Ce mécanisme est surtout présent dans le Nord, l’Ouest, le Centre et le Sud-Ouest. Les pyréthrinoïdes (lambdacyhalothrine, deltaméthrine, cypermethrine et l’étofenprox) restent efficaces contre les adultes. Sur larves privilégier la lambdacyhalothrine.

Dans certains départements de l’Est (l’Yonne, l’Aube, la Haute-Marne, la Côte d’Or, la Nièvre, le Jura, la Haute-Saône, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, les Vosges et l’ouest de la Moselle), une autre mutation, dite « super kdr », est généralisée ou dominante.  Les mécanismes impliqués confèrent une forte résistance des populations d’altises aux pyréthrinoïdes. Les pyréthrinoïdes sont alors inefficaces.

Dans les départements où les premiers cas de « super kdr » ont été identifiés, Il reste possible de protéger son colza avec un pyréthrinoïde (départements hachurés figure 1). 

Aujourd’hui, la mutation « skdr » est identifiée sur grosse altise dans 46 départements répartis sur l’ensemble du territoire et elle est considérée généralisée ou quasi généralisée dans 11 départements, tous situés dans le quart Nord-Est de la France.

Figure 1 : Niveau de résistance des populations de grosses altises en 2024 (mise à jour juillet 2024)

carte résistance grosse altise colza 2023

Charançon du bourgeon terminal : des mutations KDR bien installées sur le Centre et une partie du Nord Est (figure 2).

Sur charançon du bourgeon terminal, l’efficacité des insecticides est très variable selon les populations. Les populations avec les plus faibles taux de mortalité dans nos tests laboratoires présentent 2 mécanismes de résistance : mutation de cible KDR et détoxification. Il n’est donc pas possible de distinguer la résistance induite par la mutation KDR de la résistance par détoxification. Nous ne pouvons pas non plus faire faire un lien direct entre présence de mutation KDR et efficacités au champ.

Dans nos essais au champ, en présence de mutation KDR, l’efficacité des pyréthrinoïdes (lambdacyhalothrine, deltamethrine et cyperméthrine) est de l’ordre de 40-50%. 

Contrairement à la grosse altise, aucune mutation super KDR n’a été mise en évidence.

Quelques cas de mutation KDR, ont été détectées dans le Sud-Ouest.
 

Figure 2 : Niveau de résistance des populations de charançon du bourgeon terminal en 2024 (mise à jour en juillet 2024).

carte résistance charançon du bourgeon terminal colza 2022

Autres ravageurs du colza

Des mutations « kdr » et « super kdr » ont été détectées dans quelques populations de charançons des siliques. Des mutations « kdr » ont également été détectés dans quelques populations de charançons de la tige du colza et du chou. Aujourd’hui, aucune perte d’efficacité des pyréthrinoïdes n’a été observé au champ. 

La résistance du puceron vert aux pyréthrinoïdes par mutation de cible (par ex KDR) est considérée comme généralisée depuis de nombreuses années. La résistance au pirimicarbe (mutation de cible MACE) a été confirmée dans le Nord-Est de la France et semble très répandue depuis la fin des années 2000. Un autre mécanisme de résistance dit métabolique est également connu pour ce puceron et il peut induire une résistance à un large spectre . Quant aux méligèthes, ils sont résistants à la plupart des pyréthrinoïdes actuels en « ine », hormis l’etofenprox (ex TREBON 30 EC) et le tau-fluvalinate (ex. MAVRIK SMART) qui échappent à la rapide métabolisation par les insectes et conservent leur potentiel d’efficacité. 
 

S'adapter aux résistances ! 

Les suivis de résistance sur les coléoptères ravageurs du colza par Terres Inovia et ses partenaires se poursuivent. Plusieurs mécanismes de résistance aux pyréthrinoïdes sont impliqués, certains conférant des niveaux de résistance très importants en particulier sur altise d’hiver. Dès à présent, il faut limiter au maximum les interventions sur charançon du bourgeon terminal et grosse altise par un respect des seuils d’intervention basé sur une observation précise des infestations et le choix de l’insecticide adapté aux résistances présentes ou suspectées. Consultez www.terresinovia.fr pour les dernières mises à jour. Evaluez en quelques clics le risque altise adulte, larves d'altises et charançon du bourgeon terminal grâce à des observations simples en parcelles. Les outils disponibles gratuitement en ligne sur www.terresinovia.fr vous indiqueront le niveau de risque et la stratégie de traitement la plus adaptée à votre contexte de résistance

 

 

 

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Prestation
Insectes ravageurs : caractérisation de la sensibilité aux pyréthrinoïdes

Détermination de la sensibilité à la lambda-cyhalothrine de populations de grosses altises, de petites altises, de méligèthes, de différentes espèces de charançons du colza, et de différentes espèces de bruches (de la féverole, du pois ou de la lentille).

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Formation
Colza, de nouvelles stratégies pour limiter l’usage des insecticides

Face à la résistance des ravageurs aux pyréthrinoïdes, et au retrait de molécules, il est nécessaire de mettre en œuvre des pratiques visant la robustesse de la culture, mais également de favoriser la régulation naturelle des ravageurs par les auxiliaires des cultures.

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Prestation
Insectes ravageurs : caractérisation de la résistance aux pyréthrinoïdes par mutation kdr

Recherche par analyse moléculaire de mutations sur le gène du canal sodium responsables de baisse d’efficacité des pyréthrinoïdes chez des populations de grosses altises, de méligèthes, de différentes espèces de charançons du colza ou de bruches de la féverole.

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La régulation naturelle des ravageurs du colza

Le colza, une culture très riche en arthropodes (insectes et araignées)

Les insectes phytophages sont nombreux sur colza. Il s’agit d’une problématique bien connue pour les agriculteurs qui certaines années ne savent plus où donner de la tête entre les altises, méligèthes et autres charançons. Ce qui est moins connu, c’est que le colza abrite également une grande diversité d’arthropodes qui passent souvent inaperçus. Certains d’entre eux sont particulièrement bénéfiques dans la mesure où ils participent à la régulation des populations de bioagresseurs : il s’agit des auxiliaires entomophages.

Sur colza, les auxiliaires se divisent en deux grandes catégories, les prédateurs et les parasitoïdes. Parmi les prédateurs, on distingue les prédateurs généralistes et d’autres s’attaquant spécifiquement aux pucerons.

Les prédateurs

Les prédateurs du sol :

Ces prédateurs se rencontrent dans tous les champs cultivés et vivent principalement au niveau du sol. Ils présentent la particularité d’être peu spécifiques et de consommer une large gamme de proies en grand nombre afin d’assurer leur développement. Ces arthropodes sont des opportunistes, ce qui signifie qu’ils vont s’attaquer aux proies qu’ils rencontrent au hasard de leurs déplacements. Cependant, chaque espèce présente des préférences alimentaires et la taille des proies est corrélée à la taille du prédateur considéré. Parmi les prédateurs généralistes, on distingue les carabes, les staphylins et les araignées.

carabe sur siliques
araignée sur colza

1. Carabe sur siliques - 2. Staphylins -  3. Araignée sur colza

La majorité de ces prédateurs sont actifs au niveau du sol et ne montent pas sur les plantes. Comment vont-ils atteindre les ravageurs du colza tels que les méligèthes que l’on voit, bien visibles au niveau des inflorescences ?

Les altises d’hiver et les limaces pondent leurs œufs au niveau du sol, ce qui les rend vulnérables aux prédateurs. Les limaces adultes peuvent également être attaquées par les prédateurs de grande taille. Cependant, les ravageurs du colza sont surtout prédatés à un moment bien précis de leur cycle de vie. Les larves des coléoptères ravageurs du colza se développent dans ou sur les plantes de colza (selon les espèces). Au cours du développement des coléoptères ravageurs du colza, les larves âgées tombent au sol pour terminer leur cycle développement avant de réémerger plusieurs semaines plus tard sous forme adulte. C’est ce que l’on appelle la nymphose. Les larves de ravageurs sont ainsi prédatées lorsque les larves tombent au sol pour se nymphoser.

Les prédateurs de pucerons

coccinelle et pucerons

Parmi les prédateurs de pucerons certains sont bien connus, les coccinelles notamment. Cependant seules certaines espèces sont aphidiphages, c’est-à-dire qu’elles consomment des pucerons. Les adultes sont de bonnes prédatrices mais les larves sont encore meilleures. Les syrphes et les chrysopes sont sans doute moins connus. Les syrphes adultes avec leurs rayures jaunes et noires, peuvent être confondues avec des abeilles ou des guêpes. Ce sont pourtant des mouches. La forme adulte consomme uniquement du nectar, contrairement aux larves qui sont de très bonnes prédatrices. Chez les chrysopes, ce sont également les larves qui assurent le service de régulation et sont très voraces. Les larves de ces deux groupes d’insectes peuvent manger plusieurs centaines de pucerons en quelques jours. Ces auxiliaires participent activement à la réduction des populations de pucerons. Il n’est pas rare de les observer sur les plantes s’attaquant aux pucerons.

Pour en savoir plus sur la biologie de ces auxiliaires et apprendre à les identifier, vous pouvez consulter :

Le site du CASDAR ARENA

Les parasitoïdes

Si les prédateurs sont peu visibles, ce n’est rien en comparaison des parasitoïdes. Sur colza, il s’agit principalement de petites guêpes de quelques millimètres que l’on peut apercevoir dans les cuvettes jaunes ou autour des inflorescences au cours de la floraison. Il s’agit d’insectes dont les larves ont la particularité de vivre au dépend d’un hôte et surtout de le tuer à l’issu du processus. Ces insectes sont souvent spécifiques d’un (ou quelques) hôtes et s’attaquent à un stade bien particulier. Sur charançon des siliques, 22 espèces de parasitoïdes ont été décrites. Certaines s’attaquent aux œufs, d’autres aux adultes ou aux larves. Cependant, pour la très grande majorité des insectes ravageurs du colza les parasitoïdes sont des endoparasitoïdes larvaires c’est-à-dire qu’ils réalisent leur développement à l’intérieur des larves de ravageurs. La femelle adulte de parasitoïde cherche une larve pour pondre. Une fois trouvée, elle va déposer son œuf dans la larve du ravageur. Si la larve est cachée dans la tige, elle sera même capable en captant les vibrations émises par celles-ci de déposer son œuf exactement dans l’hôte. La larve de ravageurs va alors continuer son développement comme si de rien n’était. Le parasitoïde va reprendre son développement lorsque le ravageur réalise sa nymphose dans le sol. Il va alors consommer la nymphe de ravageur et ainsi la tuer.

Pour en savoir plus sur la biologie de ces auxiliaires et apprendre à les identifier, vous pouvez consulter :

Le site du CASDAR COLEOTOOL

Bien que leur action passe souvent inaperçu, les prédateurs et les parasitoïdes limitent les pullulations d’insectes.

L’action des auxiliaires sur les populations de pucerons peut-être rapide. Cependant, sur colza, la très grande majorité des auxiliaires entomophages s’attaquent aux larves, après que les dégâts aient été engendrés sur la culture. Leur action n’en est pas moins très importante. Des taux de parasitisme de plus de 90% ne sont pas rares. Ces taux sont cependant très variables et dépendent de nombreux facteurs qui sont difficiles à évaluer. Le taux de mortalité des ravageurs liés aux prédateurs du sol est plus difficile à quantifier. Ces prédateurs et parasitoïdes permettent néanmoins et de façon importante de réguler la nouvelle génération de populations de ravageurs et évite ainsi les phénomènes de pullulation à l’échelle d’un territoire. Cette action passe souvent inaperçue dans la mesure où les ravageurs quittent les parcelles et sont capables d’en coloniser de nouvelles à plusieurs kilomètres de distance.

Comment les favoriser ?

3 leviers permettent de les favoriser dans l’environnement

Limiter le travail du sol :

De nombreuses espèces passent au moins une partie de leur vie dans le sol, c’est le cas par exemple des hyménoptères parasitoïdes qui se nymphosent dans les premiers centimètres du sol. Selon les auxiliaires considérés, le travail du sol peut les tuer, engendrer des déplacements de populations ou perturber les équilibres entre espèces. Le travail du sol après colza, même superficiel, est particulièrement impactant.

Limiter les traitements insecticides :

Certains auxiliaires sont présents en permanence dans les parcelles. Même si les différents insecticides présentent des toxicologies variables et que leur impact sera plus ou moins marqué en fonction du moment de l’application et des espèces d’auxiliaires considérés, chaque traitement peut leur nuire. Les insecticides peuvent tuer par contact s’ils sont appliqués directement sur les insectes auxiliaires ou par ingestion s’il y a consommation d’aliments contaminés (pollen, nectar, miellat). Les auxiliaires volants comme les syrphes, chrysopes et les hyménoptères parasitoïdes y sont particulièrement sensibles.

Pour les préserver, éviter les traitements en pleine journée, notamment au moment du pic d’activité des auxiliaires volants qui sont les plus exposés et préférer ceux en soirée.

Offrir des ressources alimentaires et des abris :

La plupart des auxiliaires consomme du nectar ou du pollen au moins à un moment de leur cycle de développement. La préservation des espaces semi-naturels (haies, bosquets, arbres isolés), la gestion des bords de champs pour favoriser la présence de dicotylédones et la mise en place de bandes fleuries avec des espèces annuelles (féverole, vesce, sarrasin…) ou pérennes (carotte sauvage, achillée millefeuille, bleuet, lotier…) sont des leviers importants pour maintenir ces organismes dans le milieu et renforcer leurs performances de régulation. Des ressources accessibles doivent être présentes toute l’année (complémentarité entre espèces pour étaler la floraison) et le maillage suffisamment fin pour permettre le déplacement des auxiliaires sur le territoire et la colonisation des parcelles agricoles.

 

 

 
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Publication
Petit guide pratique
des ravageurs du colza

Conçus pour être glissés dans la poche, les petits guides pratiques proposent des fiches pour reconnaître insectes et maladies des cultures et leurs dégâts.

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Irriguer pour régulariser le rendement et la teneur en protéines à un niveau élevé

Le soja a des besoins élevés en eau. Un niveau de rendement supérieur à 35 q/ha ne peut être atteint qu'avec une disponibilité hydrique supérieure à 400/450 mm.

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Le soja a des besoins élevés en eau

L’alimentation en eau est le principal facteur limitant de la production chez le soja. La période de floraison et de nouaison d'une part, et la phase de remplissage des graines, d'autre part, sont très sensibles au déficit hydrique.

Une bonne alimentation de la plante en eau, c’est aussi concourir à son alimentation azotée, l'absorption de l'azote par voie symbiotique étant très sensible au déficit hydrique.

Un niveau de rendement supérieur à 35 q ne peut être atteint qu’avec une disponibilité hydrique (pluies, contribution du sol et irrigation) supérieure à 400/450 mm.

Irriguer en apportant la juste dose pour une marge optimale

Une bonne gestion de l’irrigation permet d’atteindre un résultat économique optimum. Bien conduite, elle permet de gagner 8 à 10 q/ha pour 100 mm apportés et de sécuriser la teneur en protéines. Mal maitrisée, elle peut cependant parfois favoriser voire occasionner des accidents en culture comme la verse, le sclérotinia ou des avortements de fleurs. Eviter tout gaspillage des ressources en eau et préserver la qualité de l’eau.

Ne pas commencer trop tôt

Le déclenchement de la première irrigation sera largement fonction de la réserve en eau du sol et de la pluviométrie, il se situe souvent au moment de la floraison. Retarder le premier apport en cas de pluies abondantes en mai-juin et l’avancer en situation inverse.

Effectuer le premier arrosage :

  • en sols superficiels, au stade R1 (apparition des premières fleurs), vers le 25 juin/1er juillet pour un semis de mi-avril à début mai, avec une variété groupe I ou groupe II ;
  • en sols profonds, 12 à 15 jours après l’apparition des premières fleurs, vers le 10-15 juillet pour un semis de mi-avril à début mai, avec une variété groupe I ou groupe II.

Poursuivre jusqu’à l’apparition des premières gousses mûres

L’alimentation en eau en fin de cycle permet de finir le grossissement des graines, essentiel pour l’élaboration d’un haut rendement et d’une forte teneur en protéines.
En l’absence de pluie, réaliser le dernier arrosage au stade R7 (premières gousses mûres, de couleur marron-beige, avec des graines arrondies à l’intérieur).
Ce stade se situe environ trois semaines avant la récolte, vers le 10-15 septembre pour un semis de mi-avril à début mai.

Conduite de l’irrigation en année moyenne

Objectif de rendement = 35 à 40 q/ha

Type de sol Région Apports totaux en irrigation Nombre d'apports Durée des tours d'eau (jours) Dose (mm)
Sols superficiels Sud-Est, Rhône-Alpe 250 à 300 mm 8 à 10 6-7 30-35
Midi-Pyrénées 200 à 250 mm 7 à 8 6-7 30
Alsace 150 à 250 mm 5 à 8 7 30
Aquitaine 150 à 200 mm 5 à 7 6-7 30
Centre, Poitou-Charentes 180 à 210 mm 6 à 7 7 30
Bourgogne, Franche-Comté 120 mm 4 7-8 30
Sols profonds Sud-Est 150 à 200 mm 4 à 6 8-10 40-45
  Midi-Pyrénées 100 à 150 mm 3 à 4 10-12 35-40
  Alsace 100 à 150 mm 3 à 5 8-10 30
  Aquitaine 50 à 100 mm 2 à 3 10-12 35-40
  Centre, Poitou-Charentes 80 à 120 mm 2 à 3 12 40
  Bourgogne, Franche-Comté 80 mm 2 10-12 40

Pourquoi et comment irriguer le Soja ? (Chambre d'Agriculture de la Gironde)

Arnaud Micheneau, ingénieur de développement à Terres Inovia, présente la filière Soja, l’intérêt de l’irrigation sur cette culture, ses besoins en eau et les outils d’aide au pilotage de l’irrigation (IrriSoja et Irrélis).

Des outils en ligne pour une bonne gestion de l'irrigation 

Quand démarrer le premier tour d'eau ? Quand reprendre l'irrigation après une pluie significative ? Quand arrêter d'irriguer la parcelle ? Deux outils en ligne peuvent vous aider dans votre gestion de l'irrigation du soja.

Irré-LIS® Soja : un bilan hydrique en ligne simple d'utilisation pour anticiper et décider des stratégies d'irrigation à la parcelle.

IRRIsoja : pour piloter l'irrigation de parcelles équipées de sondes Watermark, au plus près des besoins du soja, en valorisant toute la réserve en eau du sol disponible.

 

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Pigeons : des attaques au stade végétation localement très nuisibles pour le colza

Déclarez vos dégâts d’oiseaux

Déclarez vos dégâts est important pour une reconnaissance de l’enjeu au niveau national, et pour informer les commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage qui proposent le classement « susceptible d’occasionner des dégâts » de certaines espèces. Cela permet aussi de réaliser des études pour mieux comprendre les variations des attaques et ainsi mettre au point des méthodes de prévention plus performantes.

Les pigeons peuvent attaquer les limbes des feuilles et touchent parfois le bourgeon terminal ce qui entraine la perte du plant.

Dans le meilleur des cas, seules les ramifications secondaires seront capables de se développer à la sortie de l’hiver, entraînant un retard de maturation. Les dégâts restent habituellement localisés sur des parcelles à risque (situation isolée en plaine près de bosquets) mais peuvent être sévères.

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Dégâts d'oiseaux sur colza

Des moyens de lutte limités

Les pigeons ramiers sont chassables pendant la période hivernale, selon les modalités propres à chaque département. L’utilisation d’effaroucheurs est envisageable mais ces dispositifs ne présentent pas une garantie d’efficacité absolue. Le principal problème est l’accoutumance des oiseaux qui peut être contrebalancée par les mesures suivantes :

  1. Eviter une utilisation préventive et systématique sur une trop longue période
  2. Ne pas hésiter à déplacer les effaroucheurs sur la parcelle tous les 2/3 jours.
  3. Pour les effaroucheurs sonores faire varier les signaux et les intervalles de diffusion.
  4. Observer le paysage avoisinant les cultures attaquées pour orienter les effaroucheurs en direction d’une alimentation alternative (comme des feuilles vertes, des baies, des glands, etc.).
  5. Envisager une combinaison d’effaroucheurs peut réduire l’accoutumance telle que l’utilisation de canons à gaz associés aux ballons/cerfs-volants ou associés aux moyens pyrotechniques par exemple.

épouvantail semis de colza

Epouvantail posé lors du semis

De nombreux modèles d’effaroucheurs sont disponibles utilisant des signaux visuels ou sonores.

L’usage des effaroucheurs sonores est soumis à des règles de bon voisinage qui peuvent être rappelées par des arrêtés municipaux.

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Pas d’engrais azoté sauf en cas de défaut de nodulation

Exceptionnellement, en cas d’échec de la nodulation, réaliser un apport d’azote en végétation*.

nodosité sur racine de soja

Vérifier l’état du soja et la présence de nodosités sur les racines à la mi-juin, pour décider d’apporter ou non de l’azote. Si la végétation de la parcelle présente globalement un aspect jaunâtre et si plus de 30 % des plantes ne portent pas de nodosités, un apport d’azote est exceptionnellement recommandé.

Apporter, en une ou deux fois, 80 à 150 unités entre le stade R1 (début floraison) et le stade R3 (premières gousses), si possible avant une irrigation. Préférer la forme perlurée.

*Attention, en zone vulnérable, la règle générale des arrêtés préfectoraux est de ne pas apporter d'azote sur légumineuses. Toutefois certaines régions ont obtenu des dérogations avec des apports possibles en cas de défaut de nodulation, quelles que soient les formes d'azote ou uniquement sous forme minérale. Les doses apportées doivent être conformes aux arrêtés préfectoraux de votre région.

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