Maladies du pois chiche : l’ascochytose
Biologie
C'est la principale maladie du pois chiche sur l’ensemble du territoire. Un semis trop précoce accroît le risque. L'apparition de la maladie dépend de l'arrivée plus ou moins précoce de l'inoculum, le plus souvent en préfloraison. L’ascochytose se développe alors rapidement dans des conditions de températures comprises entre 15°C et 25°C et de fortes humidités
Stratégie de lutte
Amistar 0,8 l/ha dès l’apparition des premiers symptômes (généralement autour de la floraison). Prosaro est également homologué sur ascochytose. Pour ces deux spécialités commerciales, deux applications possibles à 15 jours d’intervalle. Pictor Active pour son usage contre l’ascochytose est quant à lui homologué à la dose de 1 l/ha en 1 application ou fractionnable en 2 applications de 0.5 l/ha à 14 jours d’intervalle.
Le TS Vitavax non utilisable depuis janvier 2020 n’est à ce jour pas remplacé. Terres Inovia et ses partenaires réalisent actuellement des travaux afin de trouver un substitut à cette substance active. L’utilisation de semences indemnes de maladie reste la règle.
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Maladies du tournesol : adapter les dates de semis au niveau de risque
Mildiou : retarder le semis si de fortes précipitations sont attendues car pas d’eau dans le sol au moment de la levée, pas de mildiou !
S’il n’est pas toujours évident à mettre en œuvre, le décalage du semis peut être efficace pour lutter contre le mildiou. En effet, les contaminations primaires, qui sont les plus dommageables sont favorisées par la présence d'eau en grande quantité dans le sol au moment de la germination des semences.
Une parcelle de tournesol en dérobé touchée par le mildiou à 80% suite un épisode très pluvieux juste après le semis.
Les semis de tournesol ne doivent donc pas se trouver "les pieds dans l'eau". Retarder le semis de quelques jours si de fortes pluies (prévisions météo à 5 jours) sont annoncées et soigner la préparation du sol pour favoriser la circulation de l'eau (attention aux tassements et aux sols soufflés en surface). Ce décalage sera d’autant plus aisé qu’un semis précoce sera envisagé.
Phomopsis : semer trop précocement peut être pénalisant dans certains cas
Les attaques de Phomopsis sont favorisées par un développement végétatif exubérant de la culture, permettant le maintien d’une forte humidité relative dans le couvert. Dans ces conditions, la germination des spores du champignon et son installation en bordure du limbe des feuilles est facilitée.
Implanter un tournesol dans un sol profond (ex : alluvions de vallées, terreforts, bas de coteaux, etc.) ou en sol moyennement profond avec un peuplement trop dense (> 60000 plantes/ha) ou une forte disponibilité en azote (reliquats élevés avant le semis, apport régulier de fertilisation organique) crée ainsi des conditions favorables à la maladie.
Ces conditions sont d’autant plus favorables que le semis a lieu avant le 15 avril. En effet, en plus de l’état du couvert, la phénologie du tournesol joue : la période de réceptivité du tournesol au phomopsis, c’est-à-dire la période pendant laquelle le champignon peut s’installer facilement dans les tissus de la plante, se situe entre les stades E1 et E5, pendant la phase « bouton floral ». Selon plusieurs travaux, les semis précoces favorisent les attaques sévères alors que le décalage de la date de semis permet de limiter la coïncidence entre la période de réceptivité de la culture et la période où le risque d’attaque est élevé.
Cet effet peut être attribué au stade phénologique de la culture au cours de la période propice aux infections : bien que les infections soient possibles tant que des feuilles vertes sont présentes, la plus forte proportion de tiges infectées est le résultat d’attaques ayant eu lieu dans les premières phases de l’apparition du bouton floral. Les semis plus tardifs permettent en général de limiter le nombre d’infections, en raison de conditions climatiques moins favorables (épisodes pluvieux moins fréquents et fréquence des jours avec températures létales pour le champignon plus élevée) coïncidant avec la réduction de la durée de la phase de réceptivité de la culture et du délai de la fermeture du couvert.
Attention, un trop décalage de la date de semis risque de pénaliser le rendement…
Les attaques de Phomopsis sur feuille sont favorisées par un couvert exubérant
La fertilisation pour le pois chiche
Phosphore et potassium
Le pois chiche est une espèce considérée comme moyennement exigeant concernant les éléments phosphore et potassium. Le raisonnement vis-à-vis des apports P et K est réalisé à l’échelle de la rotation, en fonction des analyses de sols. Pour un rendement de 20-30q/ha, le pois chiche exporte 15 à 20 unités de P2O5 et 15 à 20 unités de K2O.
Azote
Si l’on observe des nodosités huit semaines après la levée c’est que la symbiose s’est mise en place. Aucun apport d’azote n’est alors nécessaire.
En l’absence constatée de nodosité, un apport d’azote est envisageable. Cet apport doit pallier un échec non prévisible en amont de la campagne. Avant toute intervention, il est indispensable de vérifier si la règlementation régionale encadre cette pratique (date, dose, fractionnement, etc.). L’objectif de rendement initial devra être revu à la baisse.
A ce jour, Terres Inovia n’a pas de position technique sur la dose à apporter et la période idéale pour sa valorisation. Respecter la législation en vigueur, éviter un apport trop précoce dans le cycle qui favoriserait la production de biomasse (feuille) et fractionner la dose retenue si nécessaire.
Oligo-éléments
A ce jour, aucuns travaux n’ont été menés sur cette thématique. Il semblerait que le pois chiche soit sensible à la présence d’oligo-éléments suivants : bore, fer, molybdène. Ces éléments sont généralement apportés en foliaire, durant la phase végétative ou au stade début floraison.
Le désherbage pour le pois chiche
Le pois chiche est une culture qui se développe lentement en première partie de cycle, jusqu’au début de la floraison.
Cette caractéristique est propice à l’enherbement de l’entre-rang, ce qui rend la culture sensible à la concurrence des adventices. On évitera les parcelles où la présence de morelle, xanthium ou datura est avérée, au risque de voir la production de la culture déclassée (valorisation en alimentation humaine).
Parcelle de pois chiches enherbée
Stratégies désherbage chimique
A ce jour, il existe peu de solution de post levée, une stratégie à base d’un herbicide de prélevée reste préférable. Pour assurer une efficacité acceptable de la stratégie, il est conseillé de bien connaître la flore attendue sur la parcelle. Dans les situations avec une flore difficile (ambroisies, repousses de tournesol, etc.), il est préférable de cibler une autre parcelle, indemne, au sein de l’exploitation.
Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité.
| Flore attendue | Position | Spécialité commerciale | Dose |
| Coquelicot, matricaire, laiteron, véronique de Perse | Prélevée | Challenge 600 | 3 l/ha |
| Renforcement sur renouées | Prélevée | Prowl 400 + Challenge 600 | 1,5 l/ha + 3 l/ha |
| Renforcement sur renouées (dont renouée des oiseaux), crucifères, morelle | Prélevée + postlevée | Nirvana S puis Challenge 600 | 2,2 l/ha puis 0,5 l/ha |
Seul le Challenge peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum).
Nirvana : en boulbènes et sols limoneux, abaissez la dose entre 1,5 et 2 l/ha. Déconseillé dans les sols sableux
Antigraminées : Kerb Flo, en prélevée, pourra être associé à d’autres spécialités commerciales homologuées. En semis tardif et en raison d’une température du sol plus chaude, son efficacité déclinera, notamment sur ray-grass. En post levée, les antigraminées foliaires homologuées de la famille des inhibiteurs de l’ACCase sont des solutions de rattrapage possibles, surtout sur panic-
sétaire-digitaire. Sur ray-grass, la résistance à ce mode d’action d’action est très fréquente d’où la nécessité de stratégies avec KERB FLO.
La quasi-absence de solution en post-levée pour la gestion à vue de la flore dicotylédones est une limite technique importante. Terres Inovia et ses partenaires sont fortement investi sur cette thématique (expérimentation en cours)
Désherbage mécanique – en complément du chimique ou en agriculture biologique
Ce type de désherbage pourra donner entière satisfaction s’il est bien mené. Selon le type de semoir choisi, deux solutions de désherbage mécanique seront possibles. Ces stratégies se complètent si le matériel est disponible.
- Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevés sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 2-3 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas arracher les pieds).
- Un passage de bineuse dans l’inter rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).
Le déclenchement des passages se fera selon la levée des adventices, le stade de la culture et les conditions météorologiques.
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Préparation du sol et semis du pois chiche
Préparation du sol
Comme pour de nombreuses légumineuses, le pois chiche apprécie un travail assez profond et un lit de semence fin qui facilitent la mise en place des racines et des nodosités. L’objectif est d’obtenir une structure aérée sur les quinze premiers centimètres.
Le roulage n’est pas obligatoire, puisque le pois chiche possède un port érigé. Toutefois, si la charge en cailloux est importante et/ou si une récolte via un fauchage puis andainage est prévu, cette intervention peut être nécessaire.
Semis
Aujourd’hui, pour le semis, on retrouve deux modes d’implantation qui nécessite des réglages particuliers.
Petit écartement (12-17 cm) avec un semoir à céréales : a l’avantage d’une fermeture de rang rapide mais un positionnement de la graine parfois non satisfaisant (perte de pieds, casse des grains au semis).
Large écartement (30-60 cm) avec un semoir de précision (disque à soja) : a l’avantage de favoriser une levée plus rapide si le semis est réalisé dans de bonnes conditions mais la fermeture du rang sera plus longue. Ce type de semis laisse la possibilité d’utiliser une bineuse.
Date de semis du pois chiche
En gras : période conseillée - (date limite)
| Risque important de non récolte |
La plage de semis possible est découpée par grande région. Cette plage est indicative, puisque durant cette période, il est fréquent d’observer des forts cumuls de pluie. Si les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. A noter que la température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour la germination. On retient généralement une température de sol idéale avoisinant les 12°C.
Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées. Il est donc conseillé de semer 65-70 graines/m² avec un semoir à céréales et 55 graines/m² avec un semoir monograine.
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Semer son tournesol tôt en sol suffisamment réchauffé
Le semis doit s'effectuer dans un sol ressuyé et suffisamment réchauffé (8°C à 5 cm de profondeur). On assure ainsi une levée rapide et régulière, moins exposée aux dégâts d'oiseaux, de limaces et de ravageurs du sol. Les dégâts d’oiseaux sont d’autant moins aigus que les semis sont regroupés.
Il y a intérêt à semer dès que les bonnes conditions de sol sont atteintes. Les semis tardifs risquent de manquer d'eau dès la floraison et d’avoir pour conséquence une récolte dans de mauvaises conditions.
Périodes de semis conseillées
Les dates de semis conseillées dépendent des climats régionaux et peuvent être adaptées selon le scénario météo de l’année. Privilégiez les variétés tardives quand les dates de semis le permettent.
Adapter la période de semis et la précocité à sa région
Avec des semis précoces, dans de bonnes conditions, on accroît les chances d’obtenir des rendements plus élevés. Les semis précoces permettent également de sécuriser une récolte avant le 20 septembre.
Source : enquêtes Terres Inovia 1998 à 2017.
Attention : ces dates de semis ne concernent pas la culture du tournesol en dérobé !
Gestion des adventices à la récolte du tournesol
En cas de parcelle infestée d’adventices au moment de la récolte du tournesol, les risques de bourrage dans la moissonneuse-batteuse sont élevés, en particulier si la flore de la parcelle est composée d’adventices volumineuses, ligneuses et encore vertes comme l’ambroisie, le liseron, l’ammi élevé…
Ambroisie dans un champ de tournesol à maturité
Pour éviter cela, il est conseillé de :
- Couper le tournesol le plus haut possible pour éviter au maximum de faire entrer dans la machine les graines d’adventices et leur biomasse
- Récolter à vitesse plus faible
- Régler les rabatteurs en position agressive pour que le flux de matière apporté au batteur soit continu et régulier (en effet, c’est lorsque la biomasse arrive par vagues en grande quantité que le risque de bourrage est le plus important). NB : sur un tournesol propre la vitesse suffit quasiment pour que la récolte entre dans la coupe.
- Augmenter la vitesse du batteur pour que son inertie diminue les risques de bourrage. (Surtout pour les cultures pour lesquelles la vitesse du batteur est faible)
- Eviter d’ouvrir au maximum le contre batteur, c’est-à-dire garder le contre batteur fermé à 1 ou 2 cran(s). En effet, il est prudent de se laisser la possibilité d’ouvrir complètement le contre batteur en cas de bourrage. Cette précaution donne de la souplesse pour évacuer les résidus bloquants.
- Surveiller les secoueurs : en cas de plusieurs hectares sales à récolter, consulter régulièrement les capteurs de bourrage ou s’arrêter régulièrement pour faire un contrôle visuel de l’état de la machine.
- Equiper le broyeur de couteaux affûtés pour hacher au maximum la biomasse à éliminer.
De plus, les mauvaises herbes risquent aussi de nuire à la qualité de la récolte : les graines étrangères polluent la récolte et la matière verte des adventices humidifie le grain récolté.
Pour éviter cela, il est conseillé de vérifier le réglage des grilles pour éviter le plus possible de salir la récolte de graines d’adventices (et de devoir la trier). En cas de présence de tournesol sauvage dans la parcelle, il faut trouver le bon compromis pour à la fois évacuer les grains de tournesol sauvage et ne pas perdre trop de grains de tournesol à récolter. Il faut donc être précis sur le réglage des grilles et exigeant sur celui des vents.
Enfin, les chantiers de récolte de parcelles infestées présentent un risque fort de disséminer cette infestation. Pour éviter au maximum la dissémination des adventices, il est conseillé de :
- Raisonner l’ordre de récolte des parcelles sales (voir exemples ci-dessous)
- Nettoyer consciencieusement la moissonneuse-batteuse
- L’idéal est d’avoir un compresseur à côté pour nettoyer la moissonneuse-batteuse après moisson d’une zone infestée
Exemples :
S’il y a qu’une parcelle sale, essayer de la récolter en dernier (toutes les parcelles propres à moissonner avant) pour ne pas disperser les graines de mauvaises herbes et pouvoir rentrer nettoyer la machine à poste fixe.
Si le chantier de récolte est mené par un entrepreneur ou qu’une zone fortement infestée se trouve dans une parcelle au milieu du chantier de récolte, il vaut mieux récolter la partie infestée d’adventices en premier pour que, en continuant la moisson, les graines soient évacuées dans la parcelle et la machine soit ensuite prête pour la récolte des autres parcelles sans risque de contamination. En d’autres termes, il vaut mieux disséminer au sein d’une même parcelle que de contaminer des nouvelles parcelles. Continuer à récolter le reste de la parcelle exempte d’adventices apporte de la matière pour vider la machine et permet de « faire le tampon » avant les parcelles suivantes. En revanche, par la suite il faudra être très vigilant sur la gestion des adventices de cette parcelle en question.
A la récolte, en cas de présence d’orobanche cumana, limiter au maximum la dissémination !
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Il y a d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes, pour cela il faut se renseigner sur les leviers et méthodes de lutte agronomiques disponibles.
Récolte du tournesol : réglages de la moissonneuse-batteuse
Réglage de la moissonneuse-batteuse
Il est nécessaire de coupe le broyeur de la moissonneuse-batteuse pour régler convenablement les organes de battages et de séparation.
Une fois le broyeur arrêté, les capitules doivent ressortir entiers ou au maximum en 2 ou 3 morceaux.
Pour un batteur conventionnel
1. Batteur trop serré ou trop rapide : les capitules sont trop fragmentés, ce qui augmente les impuretés, l'humidité et la casse des graines.
2. Batteur bien réglé : l'égrenage est complet et les capitules sont entiers
Recommandations pour régler la moissonneuse-batteuse de type conventionnelle :
| Vitesse de rotation du batteur |
Pour un batteur de 600 mm, la vitesse de rotation doit être comprise entre 300 et 500 tours/minute. Cela correspond à 9 à 12 m/s de vitesse de défilement (c’est-à-dire du batteur par rapport au contre-batteur). Si les conditions sont humides, il faut augmenter la vitesse de rotation à 600 tours/minute. En cas de conditions sèches, il faut diminuer la vitesse pour éviter la casse des graines. |
| Ecartement du batteur et contre-batteur | L’écartement doit être l’épaisseur des capitules entre 25 et 35 mm. L’ouverture doit être égale et homogène sur l’avant et l’arrière du batteur/contre-batteur. |
| Vitesse de vents (ventilation) | Les vents doivent être orientés vers l’avant du caisson, là où la végétation est la plus lourde. En tournesol, le régime pour les vents doit être compris entre 900 et 1100 tours/minute, soit une réduction d’environ 10% par rapport au blé. |
| Ouverture des grilles supérieures |
Pour la grille supérieure, son ouverture ne doit pas être trop importante pour éviter de récupérer trop d’impuretés :
Pour la grille inférieure :
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| Ouverture des grilles inférieures | |
| Vitesse d’avancement | Plus la vitesse d’avancement de la moissonneuse-batteuse est rapide, plus le flux de matière à gérer est important. Cela peut réduire son efficacité. Il faudra donc adapter la vitesse aux conditions de récolte et à la capacité de la machine à faire du bon travail (choix de la barre de coupe). |
En cas de verse importante, pour récupérer le maximum de capitules au sol, privilégier les becs cueilleurs à tournesol.
En cas de fortes infestations des parcelles de tournesol par du datura, couper le plus haut possible, effectuer un nettoyage mécanique de la récolte en privilégiant des grilles à trous ronds de 3,5 mm de diamètre (ne pas utiliser les grilles à trous ronds de 2,2 mm ou les grilles a fentes rectangulaires de 1,5 x 20 mm). Cette précaution évitera de dépasser la limite maximale réglementaire de 0,1 % de graines de datura dans les aliments pour animaux.
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Choisir un système de coupe adapté au tournesol et au contexte de culture
Différents systèmes de coupe sont proposés par les constructeurs. Petit tour d'horizon de ces propositions, de leurs atouts à leurs limites.
Les coupes standards aménagées avec des plateaux pour récolter le tournesol
C'est une adaptation d'une coupe à céréales à paille, et le premier équipement qui s'est développé pour récolter le tournesol.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Investissement relativement limité : de l'ordre de 2,5 à 6,5 k€ HT3 selon la largeur comprise entre 4,4 m et 12 m. | Débit de chantier limité : plafond conseillé de surface récoltée estimé à 50 ha/an selon les constructeurs. |
| Ne nécessite pas l'achat d'une coupe spécifique. | Ne permet pas de récolter des tournesols versés |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements entre rangs. | Coupe des plantes au niveau du tiers inférieurs : surplus de matière possiblement verte dans le batteur (consommation accrue; difficulté de récolte de tournesol avec défaut de maturité) |
Dans ce groupe existent également des coupes mixtes colza et tournesol adaptées sur une coupe standard pour céréales à paille.
Les coupes intégrales spécifiques au tournesol
Elles sont spécifiques à la récolte du tournesol et peuvent être équipées d'un broyeur de cannes. Ce type d'équipement est en progression en France.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Débit de chantier élevé grâce à la vitesse d'avancement (8 à 15 km/h) | Investissement important (entre 22 k€ et 55 k€ HT) avec un prix indicatif HT de 3 à 7 k€ HT par mètre linéraire (tarifs 2024). Surcoût significatif du broyeur ou d'une coupe pliable. |
| Proposé sur des grandes largeurs de coupe (≥6 m) | Nécessite un investissement spécifique au tournesol |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements en rangs | Ne permet pas de récolter des tournesols versés. |
| Permet de récolter et broyer en un seul passage | Attention aux impacts des cannes courtes sur les pneumatiques avant de la moissonneuse-batteuse (il existe des systèmes pour les coucher à l'avant d'un pneu de la moissonneuse-batteuse). |
| Hauteur de coupe réglable, le plus souvent au niveau du tiers supérieur de la plante : réduction de la quantité de matière rentrant dans le batteur (réduction de consommation; moindre difficulté à récolter du tournesol avec défaut de maturité). | / |
Les coupes intégrales tournesol de type "stripper" (avec rouleau tracteur)
Faisant partie des coupes intégrales, les coupes de type "stripper" se caractérisent par le prélèvement du capitule uniquement grâce à un rouleau tirant la tige et qui permet de la couper juste en-dessous du capitule. Ces coupes sont avant tout destinées à la récolte de grandes surfaces grâce à leur débit de chantier très élevé. Avec des largeurs de coupes plus réduites, elles sont par ailleurs utilisées en tournesol de semences. En limitant la quantité de matière à battre, elles facilitent la récolte de culture encore humide, situation relativement fréquente en production de semences.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Débit de chantier très élevé grâce à la vitesse d'avancement (≈10 à 15 km/h) | Investissement important (proche de celui des autres coupes intégrales tournesol) et spécifique au tournesol. |
| Proposé sur des grandes largeurs de coupe (≥6 m) | Ne permet pas de récolter des tournesols versés |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements en rangs | Nécessite un passage de broyeur spécifique car les parties non récoltées de tiges sont très hautes. |
| Pertes de capitule quasi nulles, selon les suivis de Terres Inovia | / |
| Récolte de la partie supérieure de la plante (coupe juste en-dessous du capitule) avec nette réduction de la quantité de matière qui entre dans le batteur, d'où une consommation réduite de carburant et une moindre difficulté à récolter du tournesol avec défaut de maturité. | / |
Les becs cueilleurs
Les becs cueilleurs sont de deux types :
• Les becs cueilleurs de type maïs grain avec un kit d’adaptation pour récolter le tournesol,
• Les becs cueilleurs spécifiques pour récolter le tournesol.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Investissement limité dans le kit d'adaptation (de l'ordre de 0,5 k€ par rang)3 | L'écartement entre rangs du cueilleur doit être adapté à celui du semoir : limite majeure notamment dans les ETA4 |
| Permet de récolter un tournesol versé (atout majeur) | Rend particulièrement peu pratique les va-et-vient entre les récoltes du tournesol et du maïs (limite majeure pour les ETA), car le démontage/remontage du kit est plus long qu'un changement de coupe. |
| Un seul cueilleur pour récolter le maïs grain et le tournesol | / |
| Adapté à des tournesols hauts et végétatifs et induisant de faibles pertes de capitules. | / |
3 les prix indiqués dans ce tableau sont indicatifs (1k€ = 1 000 €).
4 ETA : Entreprise de travaux agricoles.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Permet de récolter un tournesol versé (atout majeur dans certains contextes ou certaines années) | Investissement important avec un prix indicatif HT de 3,5 à 5 k€ HT3 par rang et spécifique à la culture. |
| Débit de chantier élevé (selon le nombre de rangs) | L'écartement entre rangs du cueilleur doit correspondre à celui du semoir : limite majeure notamment dans les ETA4 |
| Particulièrement adapté à des tournesols hauts et végétatifs | / |
3 les prix indiqués dans ce tableau sont indicatifs (1k€ = 1 000 €).
4 ETA : Entreprise de travaux agricoles.
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Les caractéristiques et les atouts du pois chiche
Une espèce, trois types de graines
Le pois chiche est une plante annuelle à cycle court (6 à 7 mois), à feuilles composées et aux fleurs blanches ou roses pourpres. C’est une espèce autogame quasi stricte et ses gousses peuvent contenir 1 à 3 graines.
Sa croissance est de type indéterminé, interrompue en général par les conditions sèches en fin de cycle. En situation fraiche et plus humide, ce caractère marqué peut être un obstacle à la maturité et à la récolte.
Les fleurs sont sensibles aux températures fraîches (moyennes inférieures à 15°C), qui entraînent des coulures et une mauvaise nouaison (gousses sans graines).
Le potentiel de rendement moyen actuel est compris entre 15 et 30 q/ha en mode de production conventionnel.
| Type | Production sur le territoire français | Graines | ||
| Taille | Couleur | Aspect | ||
| Kalubi | oui, majoritaire | moyenne à grande | blanc-crème | peu ridé |
| Desi | oui | assez petite | variées(noir, vert,marron,beige | ridé |
| Gulabi | non | assez petite | blanc-crème | lisse |
Les atouts du pois chiche
Comme l’ensemble des légumineuses à graines tel que le pois protéagineux ou la féverole, le pois chiche est capable de fixer l’azote atmosphérique (si associé à son rhizobium spécifique) et ne nécessite pas d’apport d’engrais azoté.
Adaptée au climat méditerranéen, la culture peut supporter des stress hydriques relativement importants sans impact sur son potentiel de rendement.
La teneur en protéines du pois chiche varie de 17 à 23 %. Sa graine, bien pourvue en lysine, contient 5 à 6 % de matières grasses, sensiblement plus que toutes les autres légumineuses à graines riches en amidon.
Le débouché exclusif du pois chiche est l’alimentation humaine.
Composition moyenne d'une graine de pois chiche cuite
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