Nématodes des tiges : des symptômes parfois visibles sur les graines récoltées

graines de féverole

Détecter la présence de nématodes des tiges dans les semences de féverole infestées n’est pas systématiquement possible. Deux types de situations se présentent : soit les graines sont plus sombres, plus petites et tachées, soit elles ne présentent aucun symptôme.

Les graines infestées ne doivent pas être utilisées en semences. Utiliser des semences dont la qualité sanitaire est vérifiée.

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Désherbage mécanique du soja

Cet article convient aux pratiques conventionnelles et bio​​​​​​​

Les outils de lutte mécanique

Caractéristiques des différents outils

  Herse étrille Houe rotative/écrouteuse Bineuse à dents

Mode d’action sur adventices

Déracine et/ou recouvre

Déracine, recouvre, blesse

Sectionne, recouvre

Action sur le rang

Oui Oui

Non, sauf si buttage* ou doigts rotatifs

Action sur les vivaces

Non Non

Oui, ralentit la croissance des
plantes

Profondeur de travail

2 - 3 cm

2 - 4 cm 2,5 - 6 cm

Vitesse d’avancement avant levée

8 à 12 km/h

15 à 20 km/h  

Vitesse d’avancement après levée

2 km/h jusqu’aux 1ères feuilles unifoliées puis
3 à 7 km/h

8 à 20 km/h

3 à 10 km/h

Effet sur la structure du sol

Ameublit, aère et nivelle le sol en superficie

Ameublit, écroûte, aère jusqu’à 2 - 4 cm

Brasse, écroûte et ameublit le sol de 3 à 5 cm

Types de sol favorables

Argilo-calcaires et limons non battants

Tous types de sol y compris limons battants (plus décevant en argilo-calcaire)

Tous types de sol

Conditions de réalisation

Sol ressuyé, conditions séchantes

Sol frais à sec, conditions séchantes

Sol ressuyé, conditions séchantes

Situations à éviter

Sol lourd, battant, frais, trop pierreux, avec présence de résidus

Sols caillouteux

Sol peu nivelé, courbes et dévers, résidus importants

* à privilégier sur des variétés à haute insertion de première gousse

Les bons réglages sont indispensables !

Les réglages d’outils sont essentiels pour préserver le soja et détruire un maximum de mauvaises herbes. Il est conseillé de tester préalablement les outils sur une distance courte mais suffisante pour que la vitesse de travail soit atteinte. Attention, ces réglages doivent être renouvelés à chaque stade de développement de la culture et des adventices, et à chaque nouvelle parcelle (surtout si les types de sol diffèrent).

Herse étrille : inclinaison des dents, profondeur de travail et vitesse d’avancement forment la combinaison gagnante, parfois délicate à obtenir. En modifiant l’un de ces paramètres, s'assurer de ne pas perturber les autres réglages. Il vaut mieux parfois diminuer l’agressivité et conserver ou augmenter la vitesse d’avancement.

herse étrille sur soja

Passage de herse étrille dans du soja

Houe rotative : très simples sur ce type d’outil, les réglages consistent en une mise à niveau de l’appareil (attelage 3ème point) et un ajustement de la vitesse d’avancement en fonction du stade de la culture. Sur certains modèles, des roues de terrage et ressorts de pression supplémentaires permettent de régler la profondeur et la pression des roues au sol. Il est parfois nécessaire de placer des masses à l’avant du tracteur pour éviter un déséquilibre de charges.

houe rotative dans soja

Passage de houe rotative dans du soja

Bineuse : avant tout, s'assurer que l’outil conserve bien la trajectoire du tracteur. Ajuster ensuite la profondeur des éléments (terrage par vérin ou vis manivelle) et l’angle d’attaque des dents en fonction du type de sol et des éventuelles zones de compactions derrière les roues du tracteur. Le 3ème point sert à mettre les éléments d’aplomb par rapport au sol et trouve tout son intérêt dans les sols compactés. Le type de dent (rigide ou flexible), la largeur et la forme des socs influencent le travail du sol et la qualité du désherbage. Pour protéger les jeunes plants de soja contre les projections de sol, des disques ou roues crénelées protège-plants peuvent être montés sur la bineuse. Des doigts rotatifs en caoutchouc peuvent également être utilisés pour travailler au plus près du rang, là où une bineuse classique ne peut accéder.

bineuse dans soja

Passage de la bineuse dans du soja

doigts rotatifs bineuse
Disques protège-plants bineuse

1. Doigts rotatifs - 2. Disques protège-plants

Principaux systèmes de guidage pour la bineuse

Les fabricants de matériel proposent plusieurs dispositifs destinés à faciliter la tâche du chauffeur, à améliorer le débit de chantier et la précision de travail.

  • Guidage manuel (le plus ancien) : assise sur la machine, une personne guide manuellement les éléments bineurs.
  • Guidage mécanique : suite à un marquage préalable du sol au moment du semis, la bineuse se positionne en suivant la trace.
  • Guidage électronique : une interface placée entre le tracteur et la bineuse guide cette dernière grâce à des cellules photo-électriques qui détectent le rang.
  • Guidage par caméra : les rangs sont reconnus grâce à un système vidéo qui transmet l’information à un boîtier électronique. Celui-ci commande hydrauliquement le déplacement latéral de la bineuse lorsque la trajectoire de cette dernière dévie sa course par rapport à la culture.
  • Guidage par GPS : installé sur le système de guidage du tracteur, le GPS dirige la bineuse avec une grande précision (plus ou moins 5 cm).

Cellules photo-électriques bineuse
Caméra vidéo bineuse

1. Cellules photo-électriques - 2. Caméra vidéo

Quand intervenir avec les outils ?

Les plages d’intervention doivent être décidées de manière à épargner le soja et à maximiser les chances de destruction des mauvaises herbes. N’envisager les passages d’outils que lorsque les conditions météo sont favorables (temps sec prévu dans les jours qui suivent).

Plages d'intervention selon le stade du soja :

 Plages d

passage d

1. Herse étrille ”à l’aveugle” : entre le semis et la levée du
soja. Possible perpendiculairement au semis.
2. Soja au stade ”crosse” : très sensible aux passages d'outils.
3. Soja au stade 1ères feuilles unifoliées : passage possible de houe rotative et de herse étrille.
4. Soja au stade 2ème et 3ème noeuds : tolère bien tous types de passages d’outil, privilégier la bineuse.

Plages d'intervention selon le stade des mauvaises herbes :

 Plages d

exemples soja selon le stade des mauvaises herbes

1. Fil blanc : la mauvaise herbe a germé mais n’a pas encore émergé du sol. Stade particulièrement visé dans une intervention ”à l’aveugle” de herse étrille ou de houe rotative.
2. Cotylédon : ce stade est sensible au passage de tout type d’outil.
3. Mercuriale annuelle au stade 2 feuilles : trop tard pour la houe, ultime stade pour la herse étrille.
4. Linaire bâtarde au stade 4-6 feuilles : sensible à la bineuse, trop tard pour les autres outils.

Plusieurs passages, au bon moment

Les 4 à 6 semaines qui suivent l’implantation du soja sont déterminantes en raison du faible pouvoir couvrant de la culture en début de cycle. Herse étrille, houe rotative (ou écroûteuse) et bineuse contribuent non seulement à débarrasser la culture des mauvaises herbes, mais facilitent aussi le démarrage des plantes, notamment si les conditions pédoclimatiques sont défavorables à la croissance du soja.

Les programmes associant plusieurs types d’interventions mécaniques donnent d’autant plus satisfaction que ces dernières sont menées tôt et correctement. Les outils fonctionnant sur toute la surface doivent surtout être mis à contribution en début de cycle pour nettoyer précocement le rang. La bineuse complète ensuite la stratégie une fois que la culture est bien installée.

herse étrille sur soja
houe rotative sur soja
binage du soja

1. Herse étrille - 2. Houe rotative - 3. Bineuse

 

Avant et au moment du semis

  • Soigner la préparation du semis pour faciliter les passages d’outils.
  • Rechercher un sol nivelé et meuble.
  • Préférer le semoir monograine, à écartement large, pour rendre possible le binage.
  • Augmenter la densité de semis de 5 à 15 % (selon la stratégie de désherbage envisagée).
  • Semer à 4 cm de profondeur si vous prévoyez des passages de herse étrille ou de houe rotative avant la levée du soja.

Entre le semis et la levée

  • Intervenir quelques jours après le semis (3 à 7 jours) juste avant la levée du soja, pour éliminer très tôt les mauvaises herbes sur toute la surface, y compris sur le rang. Il faut chercher à créer un décalage de stades entre la culture et les adventices. Surveiller très régulièrement le développement du germe du soja, l’idée étant de ne pas l’endommager lors du passage mécanique.
  • En sol soufflé ou non tassé, utiliser la herse étrille de préférence.
  • En sol battant, utiliser plutôt la houe rotative (ou écroûteuse).

En culture

  • Mettre en place un programme où se succèdent des passages précoces de herse et/ou de houe rotative et terminer par 1, 2 ou 3 binages.
  • Observer très régulièrement le développement du soja et l’état de salissement de la parcelle pour pouvoir intervenir tôt.
  • Intervenir sur des adventices jeunes. Ne pas sous-estimer la vitesse de développement des mauvaises herbes.

Combiner les différents types d'outils

La combinaison des outils donne généralement satisfaction. Il n’existe pas d’itinéraire ”type” tant les déterminants des choix techniques sont variables, d’une année, d’une exploitation et d’une parcelle à l’autre. D’après l’enquête soja bio de 2012 menée par Terres Inovia, la stratégie associant bineuse et herse étrille représente 54% des surfaces dans le Sud-Ouest. La conduite dominante consiste à étriller une à deux fois puis biner deux fois. En moyenne, le soja bio en France fait l'objet de 4 interventions mécaniques en culture.

Tests comparatifs de stratégies de désherbage mécanique :

Tests comparatifs de stratégies de désherbage mécanique

Il y a d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes. Pour cela, il faut se renseigner sur les leviers agronomiques disponibles pour le soja.

Le désherbage mécanique peut se combiner avec des stratégies de désherbage chimique, en savoir plus sur le désherbage mixte du soja

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Bruche : des graines perforées

graines de féverole bruchées

Graines de féverole bruchées.

Pour être commercialisées, les graines de féverole doivent être exemptes d’insectes vivants.

  • Récolter tôt pour piéger un maximum de bruches dans les graines.
  • Détruire les bruches au stockage afin de réduire les populations de bruches sur parcelles de féverole l’année suivante.

Deux solutions sont possibles selon les équipements et l’humidité des graines :

  • la fumigation en silo étanche grâce à des fumigants à base de phosphure d’aluminium ou de magnésium, qui libèrent un gaz (la phosphine) en contact avec l’humidité de l’air, lequel est létal pour la bruche, y compris à l’intérieur des graines et ne laisse pas de résidus;
  • une thermo-désinsectisation, c’est-à-dire un séchage à air chaud, entre 50 et 70°C, sur des graines récoltées un peu humides, qui permet de détruire les bruches.

Réaliser les interventions sur les graines récoltées le plus tôt possible pour une meilleure efficacité et limiter ainsi la contamination des environs des silos par les insectes. Abaisser la température des graines de féverole ne permet pas de lutter contre les bruches. Cela n’a d’intérêt que pour assurer une bonne conservation des graines.

Attention, à partir de la récolte 2024, l’usage de l’insecticide K-Obiol UVL 6 (à base de deltaméthrine et pipéronyl butoxide) en traitement sur graines de féveroles stockées n’est plus possible. En effet, à partir du 11 décembre 2024, la LMR de deltaméthrine dans les graines de féverole est abaissée à 0,01 mg/kg (elle était de 0,6 mg/kg auparavant), et donc un traitement rendrait le produit non conforme.

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Nématodes des tiges : des symptômes visibles en été

 

Les nématodes des tiges de la féverole se présentent sous la forme de vers minces et transparents à tous les stades. Ils se déplacent dans un film d’eau avant de pénétrer dans les jeunes végétaux. Les adultes mesurent de 0,9 à 2 mm de long.

Les deux principaux nématodes sont : Ditylenchus dipsaci, qui s’attaque à la féverole, mais aussi à la pomme de terre, la betterave ou la luzerne, et Ditylenchus gigas, spécifique de la féverole.

 

Facteurs de risque dans l’ordre d’importance décroissante

  • Rotation culturale et charge en féverole (délai de retour inférieur à 4 ans entre deux féveroles) ;
  • Présence de nématodes dans la graine ;
  • Sols lourds (argileux) et mal ressuyés ;
  • Climat doux (15 à 20°C) et humide (pluie, brouillard, rosée et irrigation).

(source : FNAMS)

 

Attaques généralisées à l’ensemble des parties aériennes de la féverole

Lors de la floraison, des gonflements et des lésions marron-rougeâtres des tissus marquent la tige. Les pieds de féverole voient leur croissance perturbée et deviennent plus chétives. Les gousses peuvent éclater, les pétioles et les feuilles se nécroser.
L’intensité des symptômes est variable en fonction de l’origine de l’infestation et du climat. Les pertes peuvent s’élever à 70 % du rendement.

nématode sur féverole
nématode sur féverole
nématode sur féverole

Symptômes de nématodes sur tige et pétioles de féverole

 

Détection et période d’observation

Certaines plantes de féverole, bien qu’étant malades, ont néanmoins un aspect visuel sain. L’analyse au laboratoire est incontournable.
Observer les parcelles de féverole aux mois de juin et juillet, période à laquelle les symptômes liés aux attaques de nématodes des tiges s’expriment.

Plus aucune matière active n’est homologuée contre les nématodes des tiges de la féverole. La lutte chimique est donc impossible en France. L’Angleterre a axé ses recherches sur la génétique, pour mettre au point des variétés résistantes.

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Bruche : des graines perforées

bruche du pois et bruche de la féverole

Ne pas confondre la bruche de la féverole (Bruchus rufimanus) à droite avec la bruche du pois (à gauche)

La bruche (Bruchus rufimanus) est un coléoptère de 3,5 à 5 mm de long, d’aspect trapu et dont le fémur des pattes antérieures est roux. Les élytres recouvrent presque tout l’abdomen. A ne pas confondre avec la bruche du pois (Bruchus pisorum) qui peut également se retrouver sur féverole : son fémur de la patte antérieure est noir et la bruche du pois présente une tâche blanche sur prothorax ainsi qu’une ligne oblique blanche sur élytre.

Présente partout. Elle se développe dans toutes les zones de culture françaises.

Des graines colonisées puis trouées. Les qualités visuelle et germinative sont altérées. Peu préjudiciable pour le rendement de la féverole, la bruche l’est davantage pour la qualité des graines. Pour le débouché alimentation humaine, le seuil de graines bruchées ne doit pas dépasser 1 à 3 % suivant les contrats. Une tolérance jusqu’à 5 % peut toutefois exister. En cas de taux élevé de graines bruchées, la qualité germinative peut être altérée, donc il faut être attentif pour le débouché semences.

 

Cycle biologique

La bruche présente une seule génération par an. Elle est active à partir d’une température d’environ 20°C. Les journées à plus de 25°C lui sont très favorables. L’adulte pond sur les gousses de féverole. Lorsque la larve éclot, elle pénètre directement dans la gousse sans se « balader ». Elle se développe à l’intérieur d’une graine pour donner un adulte. En cas de pression élevée, plusieurs larves peuvent cohabiter dans une même graine.
Pour s’extraire, à la récolte ou au stockage, l’adulte perfore la graine et laisse un trou parfaitement rond. Il gagne ensuite une zone d’hivernage. Les parcelles situées près des silos semblent les plus exposées.
La bruche, contrairement aux charançons des céréales, ne se reproduit pas dans les grains au stockage. Aucune nouvelle attaque n’est à craindre.

 

Période d’observation

Surveiller du début de la floraison jusqu’à fin floraison + 10 jours.

 

Une protection rarement valorisée

Une protection insecticide, qui vise les adultes, n’est que rarement efficace et peu valorisée en raison de la longueur de la phase de risque, du stade jeunes gousses 2 cm sur le premier étage fructifère jusqu'à fin florai-son + 10 jours (une seule application de lambdacyhalothrine est réglementairement possible en floraison).

L’efficacité est d’autant plus réduite si les températures sont élevées à floraison. En revanche, si les conditions de températures sont fraîches en début de formation des gousses pendant au moins 10-15 jours, un traitement peut limiter les populations. 

Une éventuelle intervention serait à positionner à partir du stade jeunes gousses 2 cm et lorsque les températures maximales journalières sont supérieures ou égales à 20°C pendant au moins 2 jours consécutifs (les bruches sont alors actives). Dans ce cas utilisez un volume d'au moins 200 à 300 l/ha pour assurer une bonne pénétration de la pulvérisation dans la végétation et atteindre les bruches qui se déplacent dans le couvert.

Les bruches se déplacent beaucoup et sur de grandes distances. Lutter collectivement est donc indispensable au sein d’un bassin de production destinée à l'alimentation humaine.

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Jeunes gousses 2 cm sur le premier étage fructifère jusqu'à fin floraison + 10 jours. Observations sur plante Temps chaud T> 20°C Présence sur la culture et T° >20°C 2 jours consécutifs
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Désherbage mixte du soja

Désherbage mixte du soja avec herse étrille

Exemples de stratégies

Le désherbage mécanique du soja peut permettre de réduire ou compléter des applications d’herbicides, selon les situations. Ci-dessous quelques exemples de stratégies mixtes avec herse étrille (HE) ou houe rotative (HR) et leurs efficacités, en comparaison avec des stratégies tout chimique ou tout mécanique.

 

 

Efficacité de ces stratégies sur flore simple de dicotylédones

Efficacités finales (%) au stade 1ères gousses du soja sur flore simple (mercuriale annuelle, morelle noire et chénopode blanc) :

efficacité stratégies de désherbage soja

Le désherbage mixte avec la herse étrille est aussi efficace que la référence chimique. C’est la complémentarité des deux, désherbage chimique de prélevée et passages de herse étrille en post-levée, qui permet cette bonne efficacité car le désherbage chimique de prélevée seul ne donne pas d’efficacité satisfaisante (surtout en cas de faible pluviométrie). Cet itinéraire mixte permet d’alléger le programme chimique de référence (Prowl à 2 l/ha en prélevée puis pulsar à 0.625 l/ha à 2-3 feuilles puis 8-10 jours après) tout en ayant une efficacité équivalente et satisfaisante.

Le mécanique seul avec herse étrille reste satisfaisant (contrairement à la houe rotative, qui est décevante). Cela montre qu’un itinéraire de désherbage tout mécanique reste pertinent avec la herse étrille sur ces espèces (mercuriale annuelle, morelle noire et chénopode blanc). La herse étrille est bien plus intéressante que la houe rotative.

A retenir

Ainsi sur flore simple du soja (type mercuriale annuelle, chénopode blanc ou morelle noire), 3 itinéraires de désherbage peuvent être retenus car efficaces et satisfaisants :

  • La référence chimique (Prowl à 2 l/ha en prélevée puis pulsar à 0.625 l/ha à 2-3 feuilles puis renouvelé 8-10 jours après)
  • L’itinéraire mixte avec herse étrille (Prowl à 2 l/ha en prélevée puis herse étrille 2 à 3 fois en post-levée)
  • L’itinéraire tout mécanique avec herse étrille (herse étrille en prélevée puis 2 à 3 fois en post-levée)

Cela montre que dans ces conditions la herse étrille peut remplacer en partie ou totalement l’utilisation de ces herbicides, pour un résultat équivalent, à condition de travailler sur flore simple (exclure ambroisie, datura, xanthium, graminées, renouées…) à des stades très jeunes et de disposer de créneaux météo suffisants et sans risque de repiquage (portance du sol, absence de pluie suivant l’intervention).

 

Herse étrille dans soja

Mercuriale au stade cotylédons arrachée après un passage de herse étrille

Efficacité de ces stratégies sur graminées

Efficacités finales (%) au stade floraison du soja sur panic faux-millet et panic pied de coq :

 

Un essai 2021 financé dans le cadre de Cap protéines montre que les deux passages de herse étrille en post-levée après le Prowl ont permis de gagner 10-12% d’efficacité par rapport au Prowl seul. Néanmoins cette stratégie reste insatisfaisante sur graminées (alors qu’elle donnait une très bonne efficacité sur dicotylédones simples).

La modalité avec deux passages de herse étrille (en prélevée et à V1) puis Pulsar en post-levée a une meilleure efficacité (85% sur panic faux-millet et 100% sur panic pied de coq, donc équivalente au programme herbicide complet). Mais en comparaison avec la stratégie tout mécanique avec 3 passages de herse étrille, c’est le Pulsar qui a permis un rattrapage correct.

Herse étrille dans soja

Evaluation du coût et du temps de travail de ces stratégies

Une analyse économique permet d’évaluer le coût des différents itinéraires de désherbage testés, en prenant en compte le coût des passages, le coût du matériel et des produits, ainsi que le temps de travail.

 

Pour ces calculs, les hypothèses de matériel, de coût et de temps de travail sont les suivantes :

  • Prowl 400 à 25 €/ha
  • Pulsar 40 63 €/ha
  • Pulvérisateur trainé 24m, 2500 l, rampe tout équipée, utilisé à 800 ha/an : coût 9,4€/ha et temps de travail à 7,5 min/ha
  • Herse étrille portée de 12 m repliable hydraulique utilisée 200 ha/an avec un tracteur de 120 CV utilisé 700 h/an : coût de 13,2 €/ha et temps de travail à 7,5 min/ha
  • Houe rotative 4,5 m avec 2 rangs d'étoiles, roues pleines, portée, repliage hydraulique, utilisée 225 ha/an avec un tracteur de 120 CV utilisé 700 h/an : coût de 13,6 €/ha et temps de travail à 13,33 min/ha

Source : barème d’entraide 2015 Jura


Coûts totaux intègrent le coût de la main d'œuvre horaire, le coût du carburant et l'amortissement du matériel (tracteur et outil). Le temps de remplissage du pulvérisateur est inclus.

 

La modalité mixte avec herse étrille et la modalité tout mécanique avec herse étrille présentent les meilleurs ratios efficacité / coût et efficacité / temps de travail.

Désherbage mixte du soja avec bineuse

Désherbage mixte combinant binage et traitement sur le rang 

Plusieurs stratégies sont envisageables, avec un usage de la bineuse en complément ou substitution (totale ou partielle) de la post-levée selon les situations. Un premier passage précoce de bineuse peut également offrir la possibilité de limiter l’application de la prélevée en la localisant uniquement sur le rang (herbisemis). Ces stratégies réservées aux écartements larges, souvent au-delà de 45 cm, offrent globalement de bons résultats.

Il est alors intéressant de localiser sur le rang la pulvérisation d’herbicides, soit en herbisemis (kit spécifique est à installer sur le semoir) avec des herbicides de prélevée, soit en post-levée avec une rampe localisée de type Maréchal par exemple. Cela permet non pas de réduire la dose employée (risques de sélection de populations résistantes) mais de réduire les surfaces traitées (et donc les coûts herbicides et l’IFT). C’est la complémentarité du traitement sur le rang et du désherbage mécanique dans l’inter-rang qui est gagnante.

Des résultats tournesol sont extrapolables au soja : voir l'article

 

Désherbage mixte avec binage en substitution de traitements de post-levée

Un essai mené en 2022 et financé par Cap protéines montre qu’en année sèche, la référence chimique donne des résultats plus décevants car la sécheresse a dégradé l’efficacité de l’herbicide de prélevée et le Pulsar a été réalisé sur des adventices trop développées (application tardive sur des adventices mal détruites en prélevée). La stratégie mixte Prowl puis herse étrille en post-levée manque d’efficacité car la herse étrille a été passée sur des adventices trop développées pour les mêmes raisons.

En revanche, le binage apporte un bon complément d’efficacité à l’herbicide de prélevée en année sèche. Ainsi le binage exerce un rattrapage bien supérieur à la herse étrille et permet d’éviter une voire deux applications de Pulsar fractionné. De plus, la stratégie Prowl + binage est intéressante également en termes de réduction d’IFT et de coût herbicide.

 

Le binage en renfort des programmes herbicides sur flore difficile

En présence d’ambroisie, de xanthium ou de datura, il est conseillé d’intervenir en programme avec les herbicides adaptés à cette flore appliqués au bon stade et à la bonne dose. Pour renforcer la lutte contre ces espèces, un ou plusieurs binages peuvent être envisagées, en supplément du programme herbicide.

Conclusion 

Les principaux intérêts du désherbage mixte sont :

  • Les années sèches, le mécanique est efficace et apporte un bon complément sur des traitements qui ont une efficacité altérée par des conditions sèches. 
  • Il permet de palier aux problèmes de sélectivité de certains produits et à des contraintes réglementaires. 
  • Il permet une réduction des IFT, ce qui est intéressant pour les démarches de type HVE (en situation de flore classique)
  • Le binage en plus renforce les efficacités sur les flores difficiles.

 

Découvrir les caractéristiques des outils de désherbage mécanique sur soja.

Il y a d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes. Pour cela, il faut se renseigner sur les leviers agronomiques disponibles pour le soja.

 

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Pucerons noirs sur la féverole - Surveiller le début du printemps

 

À l’âge adulte, les pucerons noirs (Aphis fabae) mesurent environ 2 mm. Leur corps est trapu et noir. Ils se développent généralement en colonies au moment de la floraison par un temps chaud et ensoleillé et forment des manchons (taches noires sur la tige sur au moins 1 cm de long). Ils colonisent rarement la parcelle entière. Plus d’un millier d’individus peuvent être dénombrés par pied de féverole en cas de pullulation. La féverole d’hiver est en général moins touchée du fait du décalage de son cycle. 

pucerons noirs féverole

Aphis fabae - Fréquence : forte, nuisibilité : moyenne à forte

 

Anticiper en cas d’attaque précoce 

Ces pucerons noirs occasionnent des dégâts directs et indirects. Ils ponctionnent la sève de la féverole pour se nourrir et leur présence massive provoque un flétrissement et une décoloration des plantes, une moindre croissance et un avortement des fleurs. Ils peuvent également transmettre des virus. La production de miellat est à l’origine de brûlures sur le feuillage et du développement de fumagine (maladie due à un champignon). 

Au printemps 2020, les pucerons noirs sont apparus avant floraison, parfois  accompagnés du puceron vert du pois sur des plantes à des stades jeunes, entraînant une pression importante parfois difficile à maitriser, et une transmission de virus, très impactante. 

Le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum) adulte, qui mesure de 3 à 6 mm, peut parfois revêtir une teinte rose. Il a la propriété de se laisser tomber dès que la féverole est agitée. Sur féverole, il est moins nuisible directement que le puceron noir, mais il peut transmettre des viroses.

 

Règle de décision

Surveiller les parcelles de féverole dès le début du printemps surtout en cas d’hiver doux. 

Si les pucerons sont présents habituellement au moment de la floraison, observer les auxiliaires. En effet coccinelles et syrphes, naturellement présents dans les bordures de champs peuvent faire retomber la pression sous le seuil d’intervention. Si ces auxiliaires sont présents tôt, reporter la décision d’intervenir en fonction de l’évolution des populations. 

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Avant 6 feuilles (1) Observations directe sur plante Hiver doux

Plus de 10% des plantes portent des pucerons 

Si seuil atteint : préférentiellement pyréthrinoïde autorisé pucerons ou KARATE K 1.25 l/ha

De 6 feuilles à boutons floraux (2) Printemps 
chaud et sec
 

Plus de 10 à 20 % plantes avec des pucerons 

Si seuil atteint :  Karaté K 1.25 l/ha, MAVRIK JET 2.4 l/ha, TEPPEKI  0.14 kg/ha  

Floraison (3)

Plus de 20 % plantes avec manchons (4)  

Si seuil atteint : MAVRIK JET 2.4 l/ha, TEPPEKI  0.14 kg/ha 

(1) Si présence simultanée sitones et seuil dépassé, choisir une solution également autorisée sitones. Il est préférable de conserver les aphicides spécifiques pour de plus fortes infestations et/ou pour leur autorisation durant la floraison.  

(2) Si une nouvelle intervention est nécessaire en floraison, KARATE K ne sera pas utilisable.  Seuls MAVRIK JET et TEPPEKI seront utilisables mais attention, leur utilisation est limitée à une application.  

(3) KARATE K n’est pas utilisable en floraison. L’utilisation de MAVRIK JET et TEPPEKI est limitée à une application. 

(4) Lorsque les pucerons se développent et forment une colonie de plusieurs dizaines ou centaines d’individus accolés sur les tiges et forment une tache noire d’au moins 1 cm de long, on parle de manchon.

Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer les insecticides durant la floraison ou en période de production d'exsudat, à l'exception des usages bénéficiant de la mention abeille (F, PE, FPE) ou emploi possible durant la floraison et production d’exsudats. L'arrêté du 20 novembre 2021 encadre les horaires d’application : dans les 2 heures qui précèdent le coucher du soleil et dans les 3 heures qui suivent le coucher du soleil.

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Autres ravageurs de la féverole

Oiseaux

Pigeons (ramier, biset) et corbeaux (corbeaux freux, corbeille noire) sont à l’origine de dégâts sur féverole. Ils se nourrissent de semences au semis et de jeunes plantules en début de cycle.

pigeons dans champ de féveroles

 

Lapins, lièvres

Les lapins et les lièvres sont à l’origine de dégâts sur féverole. On observe généralement des plantes sectionnées entre le stade levée et 6 feuilles.

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Pucerons noirs, la bête noire de la féverole

 

À l’âge adulte, les pucerons noirs (Aphis fabae) mesurent environ 2 mm. Leur corps est trapu et noir. Ils se développent en colonies et forment des manchons (taches noires sur la tige sur au moins 1 cm de long). Ils colonisent rarement la parcelle entière. Plus d’un millier d’individus peuvent être dénombrés par pied de féverole en cas de pullulation. Ils sont favorisés par un temps chaud et ensoleillé. La féverole d’hiver est en général moins touchée.

pucerons noirs féverole

Aphis fabae - Fréquence : forte, nuisibilité : moyenne à forte

Dégâts

Sur féverole, les pucerons noirs peuvent entraîner jusqu’à 12 q/ha de pertes de rendement.

Les pucerons noirs occasionnent des dégâts directs et indirects. D’une part, ils ponctionnent la sève de la féverole pour se nourrir. Leur présence massive provoque un flétrissement et une décoloration des plantes, une moindre croissance et un avortement des fleurs. D’autre part, ils transmettent des virus lorsqu’ils piquent la plante. La production de miellat est à l’origine de brûlures sur le feuillage et du développement de fumagine (maladie due à un champignon).

 

Observer dès la mi-mai

Les pucerons noirs attaquent la féverole dès la mi-mai, mais le plus souvent début juin. Observer avant la floraison et jusqu’à fin floraison + 2 semaines.

 

Commencer la surveillance avant la floraison

S’il ne faut pas attendre que les pucerons soient trop nombreux pour intervenir, il faut également observer si des auxiliaires sont présents. En effet, le premier moyen de lutte sont les prédateurs, comme les coccinelles ou les syrphes, naturellement présents dans les bordures de champs qui peuvent faire retomber la pression sous le seuil d’intervention. Si ces auxiliaires sont présents tôt, reporter la décision d’intervenir en fonction de l’évolution des populations.

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Début floraison à fin floraison + 2 semaines Observations sur plante Hiver doux ; printemps chaud et sec

Avant floraison : 20% plantes avec manchon si Karaté  K (10 % si pyréthrinoïde)

Durant floraison : 10 % avec pyréthrinoïde

Avant toute intervention évaluer la présence auxiliaires


Avec le retrait du PIRIMOR G et l’absence de mention abeilles du KARATE K, il ne faut pas attendre que les pucerons soient trop nombreux pour intervenir. En effet, l’efficacité des pyréthrinoides utilisables en floraison n’ont pas l’effet choc de solutions à base de pyrimicarbe. Terres Inovia met en œuvre les actions nécessaires pour que cette situation reste transitoire.

Avec l’absence d’aphicide spécifique utilisable en floraison, un point avant floraison est indispensable

Les pucerons sont en général rares avant floraison. Néanmoins si les premières colonies de pucerons noirs sont observées sur plus de 20 % de plantes et si les conditions sont favorables à leur développement (temps chaud, auxiliaires peu actifs) intervenir avec KARATE K 1.25 l/ha. KARATE K 1,25 l/ha qui n'a pas de mention abeilles doit être utilisé impérativement avant floraison. En l’absence de KARATE K, utiliser un pyréthrinoïde autorisé et abaisser le seuil à 10 %. Une colonie est composée d’une à plusieurs dizaines de pucerons accolés sur les tiges, feuilles ou boutons floraux.

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Sitone, très friand de féverole

sitone adulte
larves de sitone féverole

Sitona lineatus - Fréquence : forte ; nuisibilité : faible

Le sitone est un charançon de 3,5 à 5 mm de long, de couleur gris-verdâtre à brun-rouge. La larve, de forme arquée, mesure de 0.5 à 5-6 mm selon le stade. Elle est de couleur blanche, présente une tête brune et aucune patte.

 

Un seul cycle par an

L’adulte hiverne dans les jachères ou les cultures de légumineuses, comme la luzerne ou le pois. Les hivers doux et secs lui sont favorables. Au printemps, il quitte ses zones refuges et envahit les parcelles de féverole par vols échelonnés. Le ravageur est actif par temps ensoleillé et lorsque la température est supérieure à 12°C.

Au moment de la récolte, les champs sont infestés par les nouveaux adultes qui viennent d’émerger. Les adultes issus des pontes de printemps, émergent du sol des parcelles de juin à septembre. quittent la culture pour hiverner dans différents abris naturels : feuilles mortes, mousses…
Le sitone du pois ne présente qu’une génération par an.

 

Feuilles dentelées, système racinaire attaqué

dégâts de sitones sur feuilles de féverole

Dégâts de sitones sur feuilles de féverole.

Les adultes de sitones mordent les bords des feuilles, occasionnant des encoches semi-circulaires reconnaissables. Le préjudice est présumé sans grande conséquence sur le rendement, en comparaison avec les dégâts qu’engendrent les larves sur le système racinaire de la féverole.

Les larves de sitones se développent dans les nodosités de la féverole puis dévorent les racines. Elles perturbent ainsi l’alimentation azotée de la culture. La nuisibilité sur le rendement est faible sauf en cas d'attaques précoces et nombreuses. Le phénomène est accentué dans les terres peu profondes, qui s’assèchent en avril-mai (diminution du nombre de nodosités).

 

Observer dès la levée

Jusqu'au stade 6 feuilles, observer si des encoches sont présentes sur le feuillage.

 

Lutter contre les adultes avant la ponte

Il n’y a pas de solution pour atteindre les larves dans les nodosités. La lutte vise donc les adultes avant la ponte. Cependant, leur arrivée très échelonnée rend difficile les traitements en végétation.

Seuil d’intervention

Lorsque toutes les plantes ont de nombreuses encoches sur toutes les feuilles. Ne pas intervenir après le stade 6 feuilles car les sitones ont déjà pondu. La nuisibilité induite par les encoches sur le feuillage réalisées par des adultes au cours de la floraison est a priori négligeable.

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
De la levée au stade 6 feuilles inclus Observations encoches sur plante

Favorable : hiver sec et froid, zones refuges : bois, haies, légumineuses

Actif par temps ensoleillé et T°> 12°C

Nombreuses encoches sur les feuilles
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