Diagnostiquer les maladies post-floraison

Le sclérotinia

Sclérotinia sur tige
Sclérotinia sur gousses

Le sclérotinia se manifeste par une pourriture blanche qui commence au niveau d’un nœud fleuri. Elle gagne la tige puis le haut de la plante se dessèche. En fin de cycle, des amas noirs (sclérotes) se forment dans et sur les tiges et les gousses. 

Optimiser l’irrigation pour réduire le risque sclérotinia 

Pour éviter le développement du sclérotinia, il est conseillé de ne pas irriguer trop tôt pour ne pas favoriser une végétation luxuriante favorable à la fermeture de la ligne créant un micro-climat propice aux contaminations des fleurs de soja par les spores de sclérotinia. De plus une végétation luxuriante augmente le risque de verse et la propagation du sclérotinia par contact plante à plante. 

Adapter l’irrigation en espaçant les tours d’eau et en augmentant la quantité d’eau apportée par tour (voir tableau). En sol profond, préférer les apports d'eau tous les 10 à 15 jours plutôt que chaque semaine

Stade et période conseillés pour l’irrigation :

Sols profonds Sols superficiels
Stade conseillé pour débuter l'irrigation 12 à 15 jours après le début de la floraison Début floraison
Période en année normale Du 10 au 15 juillet Du 25 juin au 1er juillet

Le diaporthe 

Le diaporthe attaque en végétation et se conserve sur les résidus de culture. Avec des semences certifiées, les attaques sont rares et les pertes de rendement sont très dépendantes de la sensibilité variétale. 

Les symptômes caractéristiques montrent des alignements de points noirs (pycnides) sur les tiges

Diaporthe sur tige
Diaporthe sur gousse

Le mildiou 

Le mildiou est fréquent mais sans incidence mesurable sur le rendement du soja. Il se manifeste par de petites taches jaune clair sur le feuillage de 1 à 5 mm sans halo de décoloration, évoluant en nécroses. Par temps humides, un duvet grisâtre est visible sur la face inférieure des feuilles.

Mildiou
Mildiou

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Anticiper le risque maladies sur soja

Réussir un soja en situation à risque sclérotinia 

Le sclérotinia constitue une des principales maladies du soja. Sans solution fongicide autorisée sur soja, la protection de la culture fait appel à différents leviers qui consistent à :  

  • Caractériser sa situation de risque au sclerotinia 
  • Miser sur le choix variétal 
  • Diminuer la pression sclerotinia par la lutte biologique au semis
  • Optimiser le semis pour réduire le risque sclerotinia
  • Optimiser l’irrigation pour réduire le risque sclerotinia 
  • Réduire le risque sclérotinia pour les cultures suivantes 

Dégâts du sclerotinia sur champ de soja

Dégâts du sclerotinia sur champ de soja 

Caractériser sa situation de risque au sclérotinia : 

Sont à considérer à risque sclérotinia, les parcelles ayant déjà subi des attaques sur soja il y a moins de dix ans, où il est pratiqué un retour fréquent (plus d’un an sur deux) d’une culture sensible au sclérotinia comme du tournesol, colza, melon… dans des sols moyennement profonds à profonds et irrigués.  

Le niveau de risque est défini dans la grille ci-après : 

  ​​​​​​​Irrigation
oui non
Fréquence de retour d'une culture à risque**
Présence antérieure de symptômes Type de sol Plus d'1 an sur 2 Moins d'1 an sur 2 Plus d'un 1 sur 2 Moins d'1 an sur 2
oui profond Risque fort Risque fort Risque fort Risque fort
superficiel Risque fort Risque fort Risque moyen Risque moyen
non profond Risque fort Risque moyen Risque moyen Risque faible
superficiel Risque moyen Risque faible Risque faible Risque faible

*  Présence significative de sclérotinia, il y a moins de dix ans, dans du soja ou dans une autre culture sensible (exemples : tournesol, pois, colza, melon)  

* * retour fréquent (plus d'un an sur deux) de cultures sensibles au sclérotinia

Miser sur le choix variétal 

Dans les parcelles à risque sclérotinia, privilégier les variétés peu sensibles (PS) à la verse et au sclérotinia (quand la sensibilité au sclerotinia est connue) à l’aide de l’outil myVar.

Réussir un soja sous pression rhizoctone 

Rhizoctone sur soja

rhizoctone sur soja 

La maladie se rencontre sur plus de 200 espèces dont la betterave sucrière et le maïs. Le précédent maïs semble favoriser le rhizoctone sur soja car ces deux cultures sont touchées par la même souche du champignon (Groupe Anastomose AG 2.2). Il en est de même pour le précédent betterave ; soja et betterave ont également en commun une souche (AG 5, plus rare que AG 2.2), qui provoque aussi des lésions racinaires. Ainsi, il est conseillé d’éviter les précédents maïs et betterave dans les parcelles où la maladie a déjà été identifiée. Il convient aussi de limiter les risques d'asphyxie des racines associés à une mauvaise structure du sol, des tassements et/ou une zone inondable, autant de milieux  propices au développement du rhizoctone. 

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Les débouchés diversifiés du tournesol

La graine de tournesol est valorisée à la fois comme source d’huile et de protéines.

Deux principaux types de tournesols sont cultivés en France : le tournesol linoléique (ou « classique ») et le tournesol oléique. En complément, il existe des marchés « de niche », avec des volumes limités : tournesol oisellerie, le plus souvent sous contrat de production, avec une utilisation en graine entière ; tournesol décortiqué comme ingrédient alimentaire (boulangerie, salades, …).

 

Des huiles variées

bouteille huile de tournesol
L'huile de tournesol reste la première huile alimentaire consommée en France, devant les huiles de table d’olive et de colza. Ses caractéristiques intrinsèques – richesse en oméga 6 (acide linoléique) - acides gras dit essentiel car ne pouvant être synthétisé par l’organisme et indispensable à son fonctionnement - et en vitamine E, puissant anti-oxydant, sont des atouts nutritionnels reconnus. L’huile de tournesol linoléique est notamment utilisée pour la fabrication des margarines. L’huile de tournesol oléique est caractérisée par sa richesse en acide gras oléique (oméga 9), de l’ordre de 80%, lui conférant des atouts en particulier comme huile de friture avec une grande résistance aux températures élevées. Ces deux types d’huile peuvent entrer dans la composition d’huiles combinées, en mélange avec d’autres huiles végétales (colza, olive, pépins de raisin, …).

 

 

Des tourteaux plus segmentés pour répondre aux demandes de l’aval

Les tourteaux de tournesol constituent une source importante de protéines qui contribue à réduire le déficit protéique de la France (47% en 2016-2017) et de l’Union Européenne (65% en 2016-2017). Deux principaux types de tourteau de tournesol sont aujourd’hui produits en France :

Les tourteaux dits « pailleux » ou « low pro », obtenus à partir de la trituration de graines entières, ont une richesse en protéines le plus souvent inférieure à 30 % sur matière sèche. Ils sont notamment appréciés pour l’alimentation des bovins viande.

tourteau de tournesol

Les tourteaux décortiqués obtenus après trituration de graines décortiquées. Le décorticage consiste à enlever de façon plus ou moins poussée l’enveloppe (coque) des graines. Les tourteaux ainsi obtenus sont plus riches en protéines. Parmi eux, les « high pro » dépassent 35% de protéines sur matière sèche. Récemment développés (usines de trituration de Bassens - 33 - et de Lezoux - 63), ils sont majoritairement valorisés pour l’alimentation des volailles. Les coques sont brûlées pour produire de la vapeur dans une chaudière à biomasse, contribuant à améliorer le bilan énergétique de la trituration. Ces coques peuvent être aussi valorisées en alimentation animale, notamment pour lapins.

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Pois chiche : récolte et stockage

 

Généralement, lorsque le stade maturité est atteint, les gousses ne s’ouvrent pas et les graines sont libres dans celles-ci. La hauteur de la première gousse, à 15-20 cm du sol, n’est pas limitante pour la moisson.

Le déclenchement de la récolte est possible dès 16 % d’humidité, afin de limiter la casse des grains. Un bon réglage de la machine limitera également la présence d’impuretés qui peuvent engendrer des tâches sur les grains.

Champ de pois chiche à maturité

Champ de pois chiche à maturité

La croissance des plantes est généralement interrompue par les conditions sèches en fin de cycle. En situation fraîche et plus humide, l'utilisation d'une faucheuse andaineuse sécurisera la récolte.

Objectifs et atouts du fauchage andainage

Le fauchage andainage permet d’homogénéiser la récolte (en se rapprochant des normes de commercialisation) tout en minimisant les graines tachées et les pertes. Il est tout à fait adapté aux cultures indéterminées comme le pois chiche. La récolte se réalise en deux passages, un pour le fauchage et la création de l’andain et un second pour la récolte, à l’aide d’un pick-up. On observe généralement 8 jours entre ces deux opérations culturales.

Il est nécessaire d’attendre que les grains aient atteint leur couleur définitive pour débuter le fauchage. Attention, si ce passage est trop tardif, il y aura un risque d’égrainage. Privilégier un andain homogène, sans vague, au risque de générer une mauvaise alimentation de la machine lors de la récolte. Dans des situations bien identifiées, le fauchage andainage a de nombreux intérêts. La multiplicité des passages entraine cependant un surcoût par rapport à une moisson classique.

 

La récolte du pois chiche s’échelonne de début juillet à fin août selon les secteurs : 1ère quinzaine de juillet dans le Sud-Est ; fin juillet et 1ère quinzaine d’août dans le Sud-Ouest ; 2ème quinzaine d’août dans la partie Nord.

Les graines de pois chiche ne sont pas concernées par les insectes au stockage, à conditions de respecter de bonnes pratiques durant cette période. Pour assurer une bonne conservation au stockage, ramener les graines à une température inférieure à 20°C rapidement après récolte (et à 5°C pendant l’hiver) et à une humidité comprise entre 12 et 14 %. En cas de mélange de grains mûrs et immatures, faire un passage en séchoir.

La gestion des impuretés est également essentielle pour le stockage (risque moisissures) et le débouché visé (critère pouvant être plus ou moins contraignant) :

  • La présence de morelle noire peut dégrader la qualité visuelle du pois chiche (tâches) et rendre impropre à la consommation les graines. S’assurer de son absence avant récolte est indispensable. Au stade maturité, l’arrachage manuel est le seul levier possible.
  • Certain client exigeant demande aucune trace de résidus d’insecticide du stockage. Eviter les contaminations croisées en privilégiant des circuits dédiés ou des silos sans traitement.
  • De même, veiller à l’absence de céréales dans les stocks de pois chiche par rapport au risque de présence de gluten (circuit dédié, nettoyage des locaux, calibrage des grains).
  • Limiter la casse des grains, qui est l’un des principaux critères de qualité pénalisant, en adaptant les circuits de manutention (éviter les coudes, matériaux amortissants).
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Héliothis ou noctuelle de la tomate (helicoverpa armigera)

Il a la capacité de pondre sur de nombreuses espèces (maïs, tomate, tabac, etc.) dont le pois chiche. Les larves percent la gousse et se développent à la place de la graine en formation. Les jeunes gousses sont plus sensibles. L’impact sur le rendement est directement lié à la pression du ravageur, avec des pertes de 20 à 30 %.

Héliothis dans une gousse de pois chiche

Héliothis dans une gousse de pois chiche

Suivre les réseaux de pièges à phéromones lorsqu’ils existent pour détecter le ravageur et adapter la stratégie de lutte, en fonction du stade et du début de vol.
Attention, certaines populations d’héliothis peuvent être résistantes aux pyréthrinoïdes.

Dans le Sud-Est (pourtour méditerranéen), semer tôt (du 15 décembre à début janvier) est une stratégie d'évitement et d'atténuation du ravageur.

 

Exemples de stratégies cible héliothis

schéma héliothis

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Identifier la bonne parcelle pour le pois chiche

Le pois chiche est une culture méditerranéenne qui appréciera les sols filtrants avec un bon pouvoir de réchauffement au printemps. Veiller à éviter toutes parcelles hydromorphes, la culture étant très sensible aux excès d’eau. Ce phénomène pénalise la levée et accentue fortement les pertes de pieds.

Le pH de la parcelle est un critère important qui influera la mise en place de la symbiose et des nodosités. Le Mesorhizobium est, à priori, présent dans les sols à pH alcalin (>7) du sud de la France.

Parcelle de pois chiche

Parcelle de pois chiche

Les limons froids, battant et/ou acide sont donc à éviter. De même, prudence dans les sols profonds et riches qui auront tendances à favoriser un développement végétatif exubérant. Cela accentuera le risque de verse, même si la culture y est généralement peu sensible.

Pour éviter tous risques de maladies (fusarioses, ascochytose), ne pas implanter de pois chiche sur une même parcelle avant une période d’au moins cinq à six ans.

Enfin, la valorisation de cette espèce est destinée à l’alimentation humaine. On évitera donc les parcelles où la présence de morelle, xanthium ou datura est avérée, au risque de voir sa culture déclassée.

A retenir

Privilégier les parcelles sans flore difficile, à réserve utile moyenne à superficielle, non hydromorphes, bien exposées et avec un pH compris entre 7 et 9. Les argilo-calcaires sont par exemple des sols propices à la culture. Rotation d’au moins 5 à 6 ans.

 

Mesorizobium et pois chiche

Le désherbage pour le pois chiche

Préparation du sol et semis du pois chiche 

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Le tournesol, une ressource clé pour les insectes pollinisateurs

Fournissant du pollen et du nectar, le tournesol est une espèce visitée par les insectes floricoles. Parmi ceux-ci, l’abeille domestique Apis mellifera L. est l’espèce la plus fréquente et également le principal agent pollinisateur.

L’importance du service de pollinisation rendu par les abeilles est cependant très variable et majoritairement sous la dépendance du niveau d’autofertilité des variétés considérées.

abeille sur fleur de tournesol

Abeille domestique sur capitule de tournesol

En zones de grandes cultures, le tournesol, culture à floraison de masse procure une ressource abondante au cœur de l’été, une période relativement creuse du point de vue des apports alimentaires nécessaires aux abeilles. Cependant, sa floraison est relativement courte : entre deux et trois semaines selon les conditions climatiques. A l’instar du colza, c’est une ressource clé pour l’apiculture professionnelle qui a favorisé son développement dans les années 80 : en 2019, le miel de tournesol représente 8% des 21636 tonnes de miel produites en France, (Source : Observatoire de la production de miel et gelée royale FranceAgriMer 2020).

Comme cela a été démontré chez d’autres espèces, l’attractivité du tournesol vis-à-vis des abeilles est sous la dépendance conjointe de facteurs génétiques en lien avec la production de nectar et de pollen et le niveau d’accessibilité de ces ressources pour les insectes et aussi de facteurs environnementaux (températures, hygrométrie, alimentation hydrique des plantes). Les stress thermiques et hydriques susceptibles d’intervenir au moment de la floraison peuvent de ce fait interrompre brutalement la fourniture de ressources et réduire considérablement le nombre de jours utiles à la collecte de nectar à l’échelle d’un territoire.

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Le tournesol : une culture qui s’adapte à différents modes d’implantation

Le tournesol est appelé à subir des stress hydriques plus ou moins contraignants selon les situations géographiques et le contexte pédologique. En l’absence d’irrigation, pendant la période de mise en place du potentiel, les besoins en eau et minéraux doivent être couverts pour assurer une surface foliaire suffisante.

Durant la phase de reproduction, fréquemment sèche, le potentiel exprimé est dépendant de bon fonctionnement de la plante et sa capacité à conserver une surface foliaire suffisante. Pour cela, la qualité d’enracinement est déterminante pour assurer l’alimentation en eau et ainsi limiter la chute rapide de l’indice foliaire, lors des phases contraignantes.

Assurer une bonne levée ainsi qu’un enracinement performant est indispensable pour obtenir un tournesol robuste capable de résister aux stress climatiques. Pour cela, il convient d’avoir un sol bien structuré.

Un couvert végétal, installé en été, peut précéder le tournesol. Une destruction hivernale laisse alors du temps pour préparer le sol. Certaines destructions sont plus tardives et modifient les stratégies d’implantation habituellement pratiquées. Quelle que soit la démarche, la levée doit être rapide et la croissance racinaire verticale sans obstacle pour limiter sa progression.

 

Le principe de base du travail du sol en tournesol : offrir une bonne structure de sol

racine tournesol

Le tournesol est une plante à racine pivotante et à cycle court. Ces deux caractéristiques en font une culture exigeante vis-à-vis de la structure du sol. Le travail du sol jusqu’au semis doit donc être raisonné en fonction de cet état structural, de l’encombrement en surface par les résidus végétaux (du précédent voire de l’éventuel couvert) et des fortes exigences de la culture par rapport à la qualité du lit de semences (présence de terre fine nécessaire). Un obstacle au développement racinaire de la culture (zone tassée ou lissée) ou un défaut de qualité du lit de semences peut occasionner des pertes importantes en rendement (> 10 q/ha) et une dégradation de la qualité (baisse du % d’huile).

 

Un choix en fonction de son sol

Les sols fragiles (taux d'argiles ≤ 15% ou faible taux de matières organiques) et les sols tassés (ex : récolte tardive du précédent en conditions humides) demandent en général une restructuration en profondeur. Le travail profond, par exemple avec un décompacteur, crée alors une structure de sol favorable à la progression des racines.

Les autres sols, à bonne capacité naturelle de restructuration et n'ayant pas subi de tassements, peuvent ponctuellement s’affranchir d’un travail profond. Cela peut être le cas dans les sols argileux ou riches en matières organiques. La réussite des techniques de travail très superficiel (< 5 cm) ou du semis direct est trop aléatoire en tournesol pour qu’elles soient conseillées. En effet, elles augmentent fortement les risques de tassement superficiel et de limaces, auquel le tournesol est très sensible. Elles allongent aussi la durée de levée à cause d’un réchauffement plus lent du sol au printemps.

Un labour réalisé en bonnes conditions permet l'ameublissement du sol en profondeur et assure en outre l'incorporation des pailles de la céréale précédente.

En non labour, un travail profond réalisé en conditions adéquates est conseillé, en particulier si le sol s'avère tassé. Ce travail de fissuration sera réalisé dès la fin de l'été en sol argileux pour constituer des éléments grossiers qui évolueront avec les séquences climatiques de l’automne-hiver (gel-dégel, sec-humidité). En sol limoneux, il aura lieu au printemps.

 

Cas d’un couvert détruit mécaniquement ou par le gel durant l’hiver.

travail mécanique sur tournesol
champ de tournesol

1. Labour hivernal pour implanter un tournesol; 2.Tournesol en milieu argilo calcaire, travail hivernal et affinage au printemps.

C’est un cas très courant. Le couvert disparait durant l’hiver, l’agriculteur peut donc faire un travail profond hivernal sous forme de labour ou avec un outil à dents. L’intervention se déroule en situation ressuyée ou sur un sol légèrement gelé.

En sols argileux, ce travail peut être grossier, les différentes séquences climatiques hivernales puis de début de printemps permettent généralement un effritement ou éclatement des mottes. Si les conditions météorologiques le permettent c‘est également l’occasion d’avoir des levées d’adventices. Si ces levées sont précoces, un travail superficiel de fin d’hiver doit les éliminer. Une nouvelle germination est également possible, elle sera détruite au moment du semis.

Ces deux passages, en situations saines permettent non seulement d’éliminer une ou deux levées d’adventices, mais aussi d’affiner, aplanir et réchauffer le lit de semences.

En sols légers, limono sableux par exemple, un travail profond hivernal de type labour ou passage d’outil à dents est possible. La reprise superficielle est dans ce contexte pédologique effectuée juste avant le semis pour éviter les risques de forte humidité du sol encourus en cas de fortes pluies sortie hiver. Ce travail de pré semis de niveler, affiner le lit de semence et d’éliminer les adventices.

 

Cas d’un couvert détruit très tardivement, juste avant le semis.

couvert « mulché » tournesol
couvert « mulché » tournesol

Le couvert « mulché » retient la terre et le tournesol, dans des coteaux très arrosés

Cette stratégie est fréquente en milieu sensible à l’érosion et en agriculture de conservation ou on limite autant que possible les interventions mécaniques, profondes en particulier.

Le couvert (féveroles et phacélies par exemple) est roulé quelques jours avant le semis. Un passage d’outil superficiel est parfois nécessaire. La herse rotative est privilégiée. Le fait que cette herse soit animée évite les risques de bourrage et l’effet « râteau ». Le semis peut ensuite avoir lieu sur un sol encombré certes mais avec des résidus hachés et répartis de façon à ne pas nuire à la qualité de positionnement de la graine. Ce passage d’herse peut également servir à détruire les jeunes adventices. Le rôle du couvert est bien entendu de limiter leur apparition (ombrage).

Cette pratique est envisageable si le sol est bien structuré, ce à quoi l’enracinement du couvert doit participer. Lors de l’implantation de la culture précédente, ou lors de l’installation du couvert, un travail profond peut être nécessaire pour fragmenter un sol qui présenterait des zones de compaction ou des ruptures de porosité dans la couche labourable. Un test bêche ou des sondages au pénétromètre sont conseillés pour prendre connaissance de l’état structural.

 

Cas du strip till

strip till tournesol

Semis de tournesol derrière fissuration de la ligne de semis avec un strip till en sol limono sableux.

L’utilisation de cet outil qui combine plusieurs éléments pour fissurer, affiner et rappuyer la zone travaillée en un seul passage est possible mais, à adapter au contexte pédologique.

En sol argileux, il semble préférable de privilégier un passage de fin d’été ou automnal en situation sèche, dans un couvert ou lors de son installation. La reprise de printemps est effectuée juste avant le semis et peut consister en un simple roulage ou roulage suivi d’un passage de herse rotative. Le semis du tournesol a lieu dans la zone fissurée. Le guidage est indispensable.

En sols légers, type limono sableux, le passage du strip-till peut avoir lieu juste avant ou au moment du semis, dans un couvert mulché et haché.

 

racines anciennes et les mottes

Le sol est fissuré sur 18 -19 centimètres. On observe des racines anciennes et les mottes se détachent facilement.

 

Cas du semis direct

Le tournesol apprécie les sols affinés, bien structurés avec un lit de semence réchauffé. A priori, la pratique du semis direct ne parait indiquée pour implanter le tournesol. Toutefois dans des situations très bien structurées, cette stratégie est possible. Il est conseillé d’attendre un réchauffement du sol suffisant pour assurer une levée et un début de croissance rapide. Les pratiques permettant d’évaluation de la qualité structurale sont indispensables (test bêche, pénétromètre).

 

En résumé

Efficacité des techniques de travail du sol en tournesol

 

tableau travail du sol tournesol

 

Le semis a lieu dès que les conditions le permettent

Le semis s’effectue sur un sol bien ressuyé. Il est préférable qu’il soit suffisamment réchauffé. Plus de 10° en surface et au moins 8° dans le lit de semence sont nécessaire pour assurer une levée rapide et régulière. Il est conseillé de débuter les semis dès le début d’une phase de réchauffement, en particulier si les prévisions météorologiques prévoient la poursuite de ce réchauffement. Il est évidement déconseillé de semer en sol frais sensible au tassement. La vitesse de semis doit être réduite (7 à 8 kilomètres/heure au plus) pour assurer un positionnement régulier de la graine à la profondeur souhaitée.

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Maladies du pois chiche : la fusariose

 

La maladie se développe si les températures sont supérieures à 25°C avec une forte humidité. Fusarium oxyporum fsp ciceris est un pathogène spécifique du pois chiche. La nuisibilité relative s’étend de 15 à 100 %. Il n’existe pas de solution au champ pour cette maladie.  

Le respect des règles agronomiques est indispensable (délai de retour, origine des semences et choix de la parcelle) pour gérer ces deux maladies à long terme. 

 

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Tournesol : les règles d'un semis réussi

La régularité du peuplement compte autant que la densité

Le tournesol compense mal un peuplement irrégulier et insuffisant, même si on peut observer des capitules plus gros en peuplement faible. Une densité de levée inférieure à 50 000 plantes/ha associée à un peuplement irrégulier dégrade fortement le rendement et la teneur en huile.

levée irrégulière du tournesol
levée régulière du tournesol

1. Levée irrégulière; 2. levée régulière

 

La densité de semis doit être adaptée aux conditions de levée attendues et à la contrainte hydrique

L’analyse des données d’essais menés de 1980 à 2012 a montré que la densité de semis optimale pour le rendement et la teneur en huile est d’autant plus élevée que la contrainte en eau est faible. Les effets physiologiques expliquant cette relation restent incertains. Ils impliquent probablement l’optimisation de la consommation d’eau en sol superficiel et du rayonnement en sol profond. La densité de semis doit aussi être adaptée en fonction des conditions attendues de levées (pression oiseaux limaces taupin et qualité du lit de semences).

Le tableau de conseil propose des densités optimales pour le rendement et la teneur en huile et la carte indique les zones climatiques.

tableau densité de semis du tournesol

 

Choisir un écartement de 40 à 60 cm

L’écartement entre rangs compris entre 50 et 60 cm est celui qui donne les meilleurs résultats. Pour un écartement de 75-80 cm (comparé à un écartement de 50 cm), des pertes moyennes de l'ordre de 1 à 4 q/ha sont enregistrées

 

Soigner l’opération du semis

Semer lentement, à une vitesse maximale de 5 km/h. Une vitesse de semis réduite améliore la régularité de répartition des pieds sur la ligne. Une vitesse trop élevée conduit à une irrégularité de la profondeur de semis et augmente les pertes à la levée.

La profondeur de semis doit être adaptée au type et à l’état du sol.

  Lit de semences frais Terre desséchée en surface
Terre battante 2-3 cm 3-4 cm
Terre non battante 2-3 cm 4-5 cm

 

 

Traitement de semences : à raisonner en fonction du choix variétal

Un seul traitement fongicide est autorisé contre le mildiou (Apron XF à base de métalaxyl-M ou méfénoxam). Il n’est pas obligatoire et son utilisation systématique peut conduire à une généralisation des résistances.

Pour les variétés dites RM8 et RM9 résistantes à la plupart des races de mildiou, préférez les semences non traitées notamment dans les secteurs sans attaques significatives ces dernières années. En Charente et Charente-Maritime, préférez des semences traitées pour les variétés dites RM8 en raison de la présence dans ce secteur de la race 334 à laquelle ces variétés sont sensibles.

 

Ne jamais retourner un tournesol à la légère

Implanter une culture de remplacement n’est pas toujours facile et peut se révéler onéreux.
Un faible peuplement, compris entre 25 et 30 000 pieds/ha, d’une culture de tournesol bien enracinée peut être maintenu, surtout si les plantes sont régulièrement réparties dans la parcelle. La perte de pieds doit être attestée par une observation précise : l’absence de cotylédons due aux attaques d’oiseaux peut être impressionnante, mais sans conséquences tant que l’apex n’est pas touché.

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