Le rapport d’activité 2023 est disponible
L’année 2023 a été riche en travaux et projets de R&D pour Terres Inovia.
L’institut technique des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre a d’abord poursuivi la dynamique enclenchée par le programme Cap protéines, achevé en 2022, avec le lancement de plusieurs projets de recherche et de développement sur les légumineuses. « Ils accompagnent les initiatives de structuration des filières locales dans les territoires et permettront via une meilleure valorisation des graines de créer de la valeur ajoutée pour les agriculteurs », précise Gilles Robillard, le président de Terres Inovia.
Une mobilisation forte sur la protection intégrée des cultures
2023 a également été marqué par l’engagement de l’institut pour anticiper le retrait potentiel de certaines substances actives et développer des techniques alternatives innovantes de protection des cultures, en particulier par l’animation du Plan d'action de sortie du phosmet avec Inrae. « L’institut s’est également fortement engagé dans le Parsada aux côtés des autres instituts techniques, un plan initié par les pouvoirs publics, pour apporter aux agriculteurs des solutions opérationnelles en matière de protection intégrée des cultures dans les cinq prochaines années », ajoute Gilles Robillard.
Accompagner les agriculteurs vers des systèmes de culture plus robustes
L’année a aussi été marquée par le lancement, à grande échelle, de la démarche Cap Agronomie® qui permet d’accompagner les agriculteurs dans leur transition vers des systèmes agroécologiques, multiperformants et robustes.
Enfin, l'institut s’est mobilisé également sur le sujet du changement climatique : « des adaptations sont nécessaires à l'échelle des itinéraires techniques comme à celle des systèmes de culture pour maintenir et augmenter la compétitivité de nos cultures », confirme le président de Terres Inovia.
Au fil de son rapport d’activité, Terres Inovia passe en revue les événements marquants de l’année, en mettant en avant son important tissu de partenariats, ses implantations ou encore sa stratégie de communication à 360°. Le rapport d’activité dresse un panorama des différents projets et travaux autour de douze thématiques, par exemple « innover autour du colza de demain », « démontrer les bénéfices des légumineuses à graines » ou « rendre les cultures plus résilientes face aux aléas climatiques ».
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Les membres du Collectif "en faveur de l’innovation variétale" regrettent l’absence de consensus des Etats membres sur le projet de règlement des NGT
Le 26 Juin 2024, les États membres de l'UE ne sont pas parvenus à s’accorder sur une approche générale du projet de règlement relatif aux nouvelles techniques génomiques (NGT) proposé par la Commission européenne. Cet échec est particulièrement regrettable après quatre années de travaux menés par la Commission européenne et le Parlement européen.
Le Collectif en faveur de l’innovation variétale, créé en 2019 et représentant de nombreux acteurs des filières agricoles et alimentaires, regrette que cette dernière étape, préalable à l’ouverture d’un trilogue, n’ait pu aboutir malgré tous les efforts de la Présidence belge pour trouver un compromis avant la fin du mois.
Alors que la génétique est l’une des solutions pour relever les défis de la transition agroécologique et du changement climatique permettant de garantir une souveraineté alimentaire et végétale, cet échec est incompréhensible. En fragilisant ainsi l’accès des semenciers européens aux nouvelles techniques de sélection, cela entrave le développement de variétés issues de ces techniques qui pourraient bénéficier aux agriculteurs ainsi qu’aux filières alimentaires et non alimentaires.
Les Présidences espagnole et belge ont beaucoup oeuvré pour proposer un cadre juridique clair et adapté à ces nouvelles techniques de sélection. Toutefois, la majorité requise pour stabiliser la position des Etats membres n’a pas été obtenue en raison notamment, de divergences sur la brevetabilité des plantes issues de NGT.
Les membres du collectif demandent instamment aux Etats membres de poursuivre les discussions pour définir un cadre juridique permettant l’accès attendu aux NGT. Les questions de propriété intellectuelle dores et déjà identifiées pourront faire l’objet de nouvelles mesures réglementaires à la suite de l’étude d’impact de la brevetabilité prévue par la commission européenne pour juin 2025. L’objectif étant bien de permettre une protection efficace des innovations tout en facilitant leur accès pour les programmes de recherche.
« L’Europe se fragilise en ne permettant pas à la nouvelle mandature d’ouvrir un trilogue sur des bases claires. Pendant ce temps, plusieurs régions du monde autorisent déjà ces techniques sur leur territoire. La proposition de règlement NGT étant une opportunité pour l’avenir de l’agriculture européenne, nous demandons aux États membres d'agir de toute urgence en faveur de l'innovation en matière de sélection végétale en Europe » réaffirment les présidents des organisations du Collectif en faveur de l’innovation variétale.
On 26 June 2024, the EU Member States failed to agree on a general approach to the draft regulation on new genomic techniques (NGT) proposed by the European Commission. This failure is particularly regrettable after four years of work by the European Commission and the European Parliament.
The Collectif en faveur de l'innovation variétale, which was set up in 2019 and represents a large number of players in the agricultural and food sectors, regrets that this final stage, prior to the opening of a trialogue, was not successful despite all the efforts of the Belgian Presidency to find a compromise before the end of the month.
While genetics is one of the solutions for meeting the challenges of agro-ecological transition and climate change, making it possible to guarantee food and plant sovereignty, this failure is incomprehensible. By undermining European seed companies' access to new breeding techniques, it is hindering the development of varieties derived from these techniques that could benefit farmers as well as the food and non-food sectors.
The Spanish and Belgian Presidencies worked hard to propose a clear legal framework adapted to these new breeding techniques. However, the majority required to stabilise the position of the Member States was not obtained, mainly due to differences of opinion on the patentability of plants derived from NGTs.
The members of the collective urge the Member States to continue discussions to define a legal framework that will allow the expected access to NGTs. The intellectual property issues already identified may be the subject of new regulatory measures following the patentability impact assessment planned by the European Commission for June 2025. The aim is to provide effective protection for innovations while facilitating access for research programmes.
"Europe is undermining itself by not allowing the new mandate to open a trialogue on a clear basis. Meanwhile, several regions of the world are already authorising these techniques on their territory. As the proposed NGT regulation represents an opportunity for the future of European agriculture, we call on the Member States to take urgent action to promote innovation in plant breeding in Europe," reiterate the presidents of the organisations in the Collectif en faveur de l'innovation variétale.
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Myvar : un choix variétal encore plus affiné pour le colza
Paris, le 19 juin 2024 – Terres Inovia a intégré dans Myvar, son outil gratuit d’aide au choix des variétés d’oléoprotéagineux et de chanvre, de nouvelles fonctionnalités pour accompagner les producteurs de colza dans la sélection des variétés les plus appropriées à leur contexte de production.
Afin de répondre au plus près à leurs besoins sur le terrain et de favoriser le rendement de la culture, la classification des variétés de colza disponibles dans Myvar prend désormais en compte la présence dans les parcelles de colza de larves d’altises et des symptômes. Ces deux paramètres ont ainsi été intégrés dans le calcul du mérite agronomique de l’outil. Avec Myvar®, les producteurs de colza disposent d’une approche globale qui prend en compte les critères agronomiques et identifie les variétés les mieux adaptées au contexte de la parcelle. L’outil d’aide à la décision est accessible sur www.myvar.fr.
Une première classification des variétés de colza quant à la présence de larves d’altises et de symptômes associés dans les parcelles a été intégrée dans Myvar. Ces deux paramètres deviennent de nouveaux critères de choix variétaux, s’ajoutant à la longue liste de caractérisations réalisées par Terres Inovia chaque année. Chaque utilisateur de l’outil peut choisir le niveau de « risque larvaire à l’automne » à prendre en compte lorsqu’il sélectionne les niveaux de risque associés à sa parcelle. Le groupe d’experts de Terres Inovia a programmé cet indicateur en prenant en compte 40% de la note « nombre de larves par plante » et 60% de la note « pourcentage de plantes avec symptômes », cette dernière variable ayant été jugée plus importante que la première.
Myvar permet de sélectionner les variétés les plus adaptées à chaque contexte de production via la mise en place d’un indice de mérite agronomique. Si le choix variétal repose encore fortement sur le critère rendement, celui-ci n’est autre que le résultat du comportement de la variété tout au long de son cycle : les contraintes pédoclimatiques tout comme le contexte sanitaire peuvent avoir un fort impact sur la production. Choisir des variétés sur leur profil agronomique, autant que sur leur potentiel de rendement est donc essentiel. L’outil d’aide au choix des variétés facilite ce choix par l’agrégation d’informations.
Le mérite agronomique dans Myvar intègre aujourd’hui le tournesol et le colza. Il est prévu d’y ajouter l’ensemble des espèces travaillées au sein de l’Institut pour lesquelles Terres Inovia dispose de suffisamment de critères pour établir un indice agronomique.
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Réglementation NBT : une étape décisive franchie par le Parlement européen
Le 24 avril 2024, le Parlement européen a examiné, en session plénière, la proposition de Règlement sur les techniques d’édition génomique (NGT). A l'approche de la fin de mandature, et en période de fortes revendications agricoles dans les différents Etats membres, les parlementaires européens ont fait le choix de l’innovation variétale en réaffirmant leur position favorable à ces nouvelles techniques de sélection.
Après plusieurs années de réflexions et de travaux, les membres du Collectif en faveur de l’innovation saluent une étape majeure pour la définition d’un cadre juridique européen adapté et clair sur les nouvelles techniques d’édition génomique (NGT). Le Parlement européen qui clôture cette semaine ses travaux de la mandature 2019-2024, a voté en réaffirmant sa volonté de mettre à disposition du monde agricole, un des outils nécessaires à sa transition. A l’heure où l’agriculture fait face à une crise sans précédent, il est primordial de donner un cap clair en faveur de l’innovation variétale, levier majeur de la transition agroécologique.
Alors que les attentes sont fortes et faute de consensus parmi les membres du Conseil de l’Union européenne, les trilogues, cycles de négociation entre les trois instances européennes, n’ont malheureusement pas pu débuter avant la fin de la mandature. Si le principe d’une réglementation adaptée est acquis, il reste quelques points de difficulté à corriger dans les prochains débats post élections.
Ainsi l’exigence de traçabilité et d’étiquetage des NGT1 jusqu’au produit final est inadaptée. En effet, le maintien d’une information claire auprès des agriculteurs au sein du catalogue officiel est pertinent afin de leur permettre de faire un choix éclairé. En revanche, prévoir un étiquetage jusqu’au consommateur final est disproportionné et entrainerait des coûts considérables pour les filières agricoles et agroalimentaires, ce qui n’est pas souhaitable dans un contexte inflationniste.
Par ailleurs, le Parlement européen a adopté l’interdiction de la brevetabilité pour les plantes NGT1. Le sujet de la propriété intellectuelle doit être traité au sein du corpus réglementaire dédié (droit de la propriété intellectuelle), pour mieux évaluer les améliorations potentielles du fonctionnement de la législation actuelle, garant de la coexistence brevets/COV (Certificat d’Obtention Végétale).
Pour relever les défis du changement climatique, de la diminution de l’usage des produits phytosanitaires et de la compétitivité, le monde agricole a plus que jamais besoin de l’innovation génétique. Le vote du Parlement est un engagement important pour l’avenir. Les membres du Collectif en faveur de l’innovation variétale soulignent cette avancée majeure. Cependant ils seront extrêmement attentifs à la décision du Conseil de l’Union européenne qui doit désormais trouver un accord afin que les négociations en trilogue puissent débuter et qu’une solution viable soit trouvée pour un développement des NGT.
On 24 April 2024, the plenary session of the European Parliament examined the proposal for a Regulation on genome-editing techniques (NBT). As the end of their term of office approaches, and at a time of strong agricultural demands in the various Member States, the MEPs have opted for varietal innovation by reaffirming their position in favour of these new breeding techniques.
After several years of reflection and work, the members of the Collectif en faveur de l'innovation welcome this major step towards the definition of an appropriate and clear European legal framework for new genome-editing techniques (NBT). The European Parliament, which this week concludes its work for the 2019-2024 term of office, has voted to reaffirm its desire to make available to the farming world one of the tools needed for its transition. At a time when agriculture is facing an unprecedented crisis, it is vital to set a clear course in favour of varietal innovation, a major lever for the agro-ecological transition.
While expectations are high, and in the absence of a consensus among the members of the Council of the European Union, the trilogues, cycles of negotiation between the three European bodies, were unfortunately unable to begin before the end of the mandate. While the principle of appropriate regulation has been accepted, there are still a few points of difficulty to be resolved in the forthcoming post-election debates.
The requirement for traceability and labelling of NBT1 up to the final product is therefore inappropriate. Maintaining clear information for farmers in the official catalogue is appropriate to enable them to make an informed choice. On the other hand, making provision for labelling up to the final consumer is disproportionate and would entail considerable costs for the agricultural and agri-food sectors, which is not desirable in an inflationary context.
Furthermore, the European Parliament has adopted a ban on the patentability of NBT1 plants. The subject of intellectual property needs to be addressed within the dedicated body of regulations (intellectual property law), to better assess the potential improvements to the operation of current legislation, which guarantees the coexistence of patents and PVP (Plant Variety Certificates).
To meet the challenges of climate change, reducing the use of plant protection products and improving competitiveness, the world of agriculture needs genetic innovation more than ever. Parliament's vote is an important commitment for the future. The members of the Collectif en faveur de l'innovation variétale welcome this major step forward. However, they will be paying close attention to the decision of the Council of the European Union, which must now reach an agreement so that the trialogue negotiations can begin and a viable solution can be found for the development of the European Union's agricultural sector.
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Agriculture numérique : l’Alliance H@rvest organise son premier colloque annuel
Le 30 mai, sur le campus d’AgroParisTech, à Palaiseau, cette chaire partenariale de mécénat, à laquelle Terres Inovia est l’un des membres fondateurs, organise son tout premier colloque annuel. Une belle occasion de découvrir les objectifs, missions et projets de ce consortium, qui se veut un catalyseur de solutions numériques pour l’agriculture.
Le numérique transforme l’agriculture, en fournissant des outils aux producteurs pour mieux gérer leurs exploitations grâce à la télédétection, aux objets connectés, à la gestion et au traitement des données…
La création de l’Alliance H@rvest va dans ce sens. Ce consortium a été lancé par une poignée d’acteurs publics et privés : AgroParisTech et sa fondation, Telecom Paris , AgreenTech Valley, Lasalle Rouen, Sofiproteol, la société du canal de Provence, le groupe Exxel et Terres Inovia.
Il vise à favoriser l’émergence de solutions numériques innovantes dans le domaine agricole, financées par des industriels et le programme d’investissement d’avenir, afin de relever les défis de la transition des systèmes de production agricoles en lien avec la révolution numérique.
Ses objectifs ? Ils sont concrets et opérationnels, par exemple, augmenter les rendements par l’exploitation de donnés massives à l’aide de satellites ou drones, mettre au point des outils d’aide à la supervision agricole ou encore proposer une offre pédagogique sur les métiers de l’agriculture connectée.
Pour valoriser les projets sur lesquels cette chaire partenariale est mobilisée, le consortium organise son premier colloque annuel, le 30 mai, sur le campus d’AgroParisTech à Palaiseau. Son but ? Eclairer le public sur les technologies d’avenir, avec un focus sur les capteurs du futur en agriculture.
Ce colloque, destiné largement à tous les acteurs de l’écosystème agricole (chercheurs, étudiants, entreprises privés, organismes publics…), est gratuit et ouvert à tous sur simple inscription.
Au programme du colloque
Midi – 13h30 : Déjeuner (buffet) • 13h30 : débat avec les étudiants d’AgroParisTech, UniLaSalle et Télécom Paris et des experts. |
Pour s'inscrire gratuitement
https://www.terresinovia.fr/-/colloque-annuel-alliance-harvest-les-capteurs-du-futur-en-agriculture
En savoir plus sur l’Alliance Harvest
https://alliance-harvest.com
Salon International de l’Agriculture : Terres Inovia mobilisée autour des transitions agroécologiques
Lors du 60ème Salon International de l’Agriculture, Terres Inovia a pu partager son expertise sur le stand de l’Acta, qui représentait les 19 instituts agricoles, mais aussi sur celui de Terres OléoPro, la bannière collective de la filière. Retour sur les faits marquants de l’événement phare du monde agricole.
Pour sa 60ème édition, le Salon International de l’agriculture a fait carton plein, avec quelques 603 652 visiteurs. Comme chaque année, Terres Inovia n’a pas manqué l’événement incontournable du monde agricole pour valoriser son expertise, montrant en particulier comment il accompagne et anticipe les transitions agroécologiques des systèmes agricoles et alimentaires.
Fertilité des sols : les travaux de Terres Inovia valorisés
Sur le stand de l’Acta, les visiteurs ont pu découvrir les travaux de recherche et développement et les actions de l’institut sur la fertilité des sols : évaluation de l’effet des pratiques agronomiques sur les sols, mise au point d’indicateurs simples pour évaluer le fonctionnement des sols, méthodologies innovantes pour accompagner les agriculteurs…
Retrouvez la plaquette sur la fertilité des sols
L’apport de Terres Inovia sur l’atténuation de l’empreinte carbone
Toujours sur le stand de l’Acta, une conférence organisée le 26 février synthétisait les actions des instituts techniques agricoles pour atténuer l’empreinte carbone dans l’agriculture.
Anne Schneider, chargée d’études durabilité et systèmes de légumineuses chez Terres Inovia, a rappelé que « dans le cadre de l’objectif est de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, l’action est menée collectivement au niveau des filières ». Comment ? « Par l’harmonisation des méthodes et des outils entre les filières afin de s’assurer qu’ils soient cohérents et adaptables sur le terrain ». Anne Schneider a également rappelé que « l’institut technique produit des références pour accompagner ces réflexions et projeter des scenarii bas carbone afin d’en évaluer les impacts. C’est là aussi possible grâce à une concertation entre les filières des grandes cultures, de l’élevage et des forêts ».
Innovation variétale : l’expertise technique de Terres Inovia au cœur des enjeux des filières
C’est sur le plateau Village de semences, de l’Interprofession Semae, que Gilles Robillard, président de Terres Inovia, Laurent Rosso, directeur général et David Gouache, directeur adjoint, ont pu représenter l’institut technique au cours de tables-rondes.
Le 24 février, lors de la table-ronde « Semences et plants : une arme pour la souveraineté alimentaire ? », Gilles Robillard a rappelé que le rôle de Terres Inovia était « de chercher des solutions pour les agriculteurs afin qu’ils conservent leur capacité de production face au changement climatique ». Or, au niveau des semences, « qui représentent le début de ce processus, Terres Inovia apporte une expertise sur l’évaluation variétale et, en particulier, élabore par exemple actuellement un projet de recherche sur les protéagineux pour améliorer les variétés sur le pois ». Gilles Robillard alerte sur la nécessité de « se donner du temps avec une trajectoire et une vision sur l’innovation variétale ; il faut une combinaison de leviers et un horizon a minima à trois ans pour que l’innovation variétale puisse avoir un impact sur l’usage des produits phytosanitaires ».
Laurent Rosso, directeur de Terres Univia, était, de son côté, mobilisé lors de la table-ronde « La sélection variétale française sera-t-elle au rendez-vous ? », indiquant que « la variété de lentille française que nous cultivons date des années 1960. On se retrouve face à des verrous de compétitivité et de stabilité de rendement. Nous avons besoin d’innovation variétale. »
Laurent Rosso a ainsi valorisé le rôle de Terres Inovia comme d’un « passeur d’innovations entre la connaissance générée par la recherche académique et les professionnels et qui travaille à trouver des solutions techniques sur le terrain. Or, dans la mesure où tous les changements présents et futurs nécessitent de revoir la façon de travailler des agriculteurs, l’institut technique est en première ligne pour fournir les bonnes références ». Le directeur général de Terres Inovia plaide ainsi pour une innovation variétale « à condition qu’elle soit raisonnable, raisonnée et compétitive ».
Du rôle des prospectives pour faire face aux enjeux de demain
Le 27 février, David Gouache, directeur adjoint de Terres Inovia, a participé à une table-ronde sur le rôle de la prospective pour relever les enjeux du futur. « Ces exercices de prospective se traduisent par un impact concret et réel plus rapidement qu’on ne l’imagine. Chez Terres Inovia, nous réalisons des scénarii variables. Cet outil nous a permis d’être source d’influence sur les politiques publiques, par exemple sur les protéines végétales ». En outre, grâce à la prospection, David Gouache rappelle que l’institut a pu concentrer ces recherches, par exemple, « sur la technologie d’implantation et de vigueur précoce, et a permis d’anticiper les difficultés sur le colza liées au changement climatique ».
Zoom sur les formations proposées par l’institut
Des rencontres BtoB ont été organisées avec Frédéric Fine, Maria Malkoun et Laurence Giraud, de la direction de la valorisation de l’institut, afin de présenter l’offre de formation de Terres Inovia.
Enfin, Terres Inovia a pu profiter des After Works organisés sur le stand de l’Acta pour rencontrer les écoles et les étudiants.
Les travaux de Terres Inovia portés à l’ISO au Japon
La réunion ISO au Japon concernait le comité technique relatif à l’agroalimentaire dans sa globalité et Vincent Jauvion est intervenu sur le volet graines et coproduits oléagineux.
Crédit : Service économique régional Japon-Corée (Ambassade de France au Japon).
Mi-janvier, Vincent Jauvion (à droite sur la photo ci-dessus), responsable du département transformation et valorisation des graines s’est rendu au Japon. Arrivé en octobre 2017 en tant que responsable du laboratoire de Terres Inovia basé à Ardon (45), il a également été élu depuis janvier 2024 président d’un sous-comité (SC) ISO : le "SC2 : Graines et fruits oléagineux et farines de graines oléagineuses" faisant lui-même partie d’un comité technique relatif à l’agroalimentaire, le TC34 au sein de l’ISO qui édite les normes internationales (voir schéma). "L’objectif de la réunion du TC34 était de discuter et partager les activités menées au sein de chaque SC (allant des graines, aux produits laitiers, viandes…) afin de coordonner les actions du secteur agro-alimentaire. La réunion ISO au Japon concernait ainsi le TC34 dans sa globalité et je suis intervenu sur le volet graines et coproduits oléagineux contenu dans le SC2", détaille Vincent Jauvion.
Des normes pour standardiser les échanges
Les normes sont des documents de référence approuvés par un institut de normalisation reconnu tel qu’Afnor, ISO ou d’autres. Ils comportent des solutions à des questions techniques et commerciales concernant des produits, des biens d’équipements ou des services.
Les normes dont Terres Inovia à la charge concernent principalement les méthodes d’analyses et d’échantillonnage des graines et tourteaux. Par exemple, la norme NF EN ISO 659 sur l’analyse de l’huile des graines oléagineuses indique comment opérer précisément (équipement, produits, mode opératoire…) pour mesurer le contenu en huile des graines.
La norme est le fruit d’un consensus entre l’ensemble des parties prenantes d’un marché ou d’un secteur d’activité, ce qui lui permet d’être reconnue et utilisée largement et de faire foi dans les transactions commerciales.
Une méthode de détermination de l’azote approuvée
Le positionnement international n’est possible que lorsque la normalisation nationale est active. Celle-ci, qui est le fruit d’une synthèse entre analyse technique et intérêt collectif de la filière, pourra ainsi être définie et défendue au niveau international. C’est un travail d’experts techniques qui nécessite aussi la connaissance du contexte économique et une capacité de conviction et d’ouverture pour atteindre le consensus.
Ainsi, la proposition de révision de la méthode de détermination de l’azote des protéines par la méthode Dumas sur graines oléagineuses et aliments des animaux (NF EN ISO 16634-1) a été acceptée lors du meeting japonais, ce qui permettra désormais à Vincent Jauvion de porter le travail de révision afin de conserver à jour cette norme très utilisée par les laboratoires à travers le monde.
Contact : V. Jauvion, v.jauvion@terresinovia.fr
The ISO meeting in Japan concerned the technical committee on agri-food in its entirety, and Vincent Jauvion spoke on the oilseeds and co-products section.
Copyright: Japan-Korea Regional Economic Department (French Embassy in Japan).
In mid-January, Vincent Jauvion (on the right in the photo above), Head of the Seed Processing and Development Department, travelled to Japan. He arrived in October 2017 as head of the Terres Inovia laboratory based in Ardon (45), and since January 2024 has also been elected chairman of an ISO subcommittee (SC): "SC2: Oilseeds, oil fruits and oilseed meals", which is itself part of a technical committee relating to agri-food, TC34 within ISO, which publishes international standards (see diagram). "The aim of the TC34 meeting was to discuss and share the activities carried out within each SC (ranging from seeds to dairy products, meat, etc.) in order to coordinate the actions of the agri-food sector. The ISO meeting in Japan therefore concerned TC34 as a whole, and I spoke on the oilseeds and oilseed co-products section of SC2", explains Vincent Jauvion.
Standards to standardise exchanges
Standards are reference documents approved by a recognised standards institute such as Afnor, ISO or others. They contain solutions to technical and commercial questions concerning products, capital goods or services.
The standards for which Terres Inovia is responsible mainly concern analysis and sampling methods for seeds and oilcakes. For example, standard NF EN ISO 659 on oil analysis of oilseeds indicates how to operate precisely (equipment, products, operating procedure, etc.) to measure the oil content of seeds.
The standard is the result of a consensus between all the stakeholders in a market or sector of activity, which means that it is widely recognised and used, and can be relied on in commercial transactions.
An approved method for determining nitrogen
International positioning is only possible when national standardisation is active. This is the fruit of a synthesis between technical analysis and the collective interests of the industry, and can thus be defined and defended at international level. This is a task for technical experts, which also requires knowledge of the economic context and a capacity for conviction and openness in order to reach a consensus.
For example, the proposal to revise the Dumas method for determining protein nitrogen in oilseeds and animal feed (NF EN ISO 16634-1) was accepted at the Japanese meeting, which will now enable Vincent Jauvion to lead the revision work to keep this standard, which is widely used by laboratories around the world, up to date.
Contact : V. Jauvion, v.jauvion@terresinovia.fr
L’expertise de Terres Inovia sur les transitions agroécologiques au 60e Salon international de l’Agriculture
Formations Terres Inovia pour les agriculteurs
La nouvelle saison des Pieds dans les champs s’intéresse à l’agroécologie