Pucerons : vigilance accrue si la variété n’est pas résistante à la jaunisse

Biologie

Le puceron vert, le puceron cendré du chou et le puceron du navet peuvent coloniser le colza à l'automne. Les dégâts directs dus à la présence de ces insectes dans les cultures restent exceptionnels. Ces trois pucerons peuvent cependant transmettre des viroses, essentiellement, deux mosaïques (CaMV et TuMV) et une jaunisse (TuYV).

Puceron vert
Puceron cendré du chou
Puceron du navet

 

1. Puceron vert (fréquent, nuisible) 2. Puceron cendré du chou (fréquent, peu nuisible) 3. Puceron du navet (peu fréquent, peu nuisible)

3 pucerons, 3 viroses

Le puceron vert, le puceron cendré du chou et le puceron du navet peuvent coloniser le colza à l'automne.  Si les dégâts directs avec des pertes de pieds restent exceptionnels, les trois pucerons sont redoutés pour leur capacité à transmettre des viroses, essentiellement, deux mosaïques (CaMV et TuMV) et une jaunisse (TuYV).

Le puceron vert est le plus redouté car il se disperse et peut coloniser de nombreuses plantes, et transmettre les 3 virus. Le puceron cendré du chou et le puceron du navet peuvent transmettre les mosaïques. 

Le virus de la jaunisse du navet (acronyme anglais : TuYV) est transmis principalement par le puceron vert - c’est la virose la plus fréquente. Le léger symptôme de jaunissement internervaire peut passer inaperçu à l’automne en l’absence de comparaison avec un témoin sain.

La nuisibilité de la jaunisse du navet est évaluée indirectement via la lutte contre les pucerons vecteurs. L’application d’un insecticide permettant d’éliminer les pucerons colonisant la parcelle permet un gain moyen de 2,5 quintaux par hectare (synthèse de 15 essais) mais elle peut être plus importante allant jusqu’à 8-10 q/ha lors d’importants vols de pucerons virulifères.

Le virus de la mosaïque du chou-fleur (CaMV) et le virus de la mosaïque du navet (TuMV) sont transmis par les trois pucerons. Les symptômes des mosaïques peuvent être violents : perturbations en montaison, tiges déformées mais aussi décolorations, rougissement et avortement des siliques. La nuisibilité de ces mosaïques est importante mais heureusement elles sont moins fréquentes.

Stade sensible Observation Seuil
Jusqu'au stade 6 feuilles inclus ou 6 semaines de végétation

Observer minutieusement la face inférieure de l'ensemble des feuilles du colza.

20% de pieds atteint

 

Un seul insecticide est efficace contre le puceron vert du colza.

Aujourd’hui seul TEPPEKI® à base de flonicamide (seconds noms commerciaux AFINTO, HINODE), est efficace sur puceron vert. Afin de régulariser et d’améliorer sa persistance, il est recommandé d’ajouter un adjuvant homologué bouillie insecticide.     

En effet, ce puceron vert présente des résistances aux autres solutions disponibles : résistance de cible aux pyréthrinoïdes liée à la mutation  KDR ou SKDR mais aussi résistance  de cible au pirimicarbe liée à la mutation  MACE ;  un autre mécanisme de résistance dit métabolique est également connu pour ce puceron et il peut induire une résistance à un large spectre d’insecticide comme les pyréthrinoïdes ou  le pirimicarbe Le puceron cendré et le puceron du navet sont toujours sensibles aux pyréthrinoïdes et pirimicarbe.

 

Que faire en présence de pucerons ?

La sensibilité du colza aux viroses est maximale jusqu'au stade 6 feuilles inclus. Lorsqu’une solution de protection est disponible et efficace, le seuil d'intervention est de 20% des pieds porteurs de pucerons (toutes espèces confondues).

En présence de puceron vert, si la variété de colza est résistante à la jaunisse (TuYV) ou si le colza a dépassé le stade 6 feuilles à l’arrivée des pucerons, le risque de jaunisse est faible et la protection efficace dans nos essais n’est pratiquement jamais rentable économiquement. Toutefois, elle peut l’être dans des cas exceptionnels de très forte présence de pucerons avec des dégâts directs (perte de pieds…).

Dans les autres cas (colzas inférieurs à 6 feuilles) :

  • si les pucerons sont déjà présents depuis plusieurs semaines les viroses ont probablement déjà été transmises.

  • si les pucerons sont installés depuis peu, il faut utiliser TEPPEKI. En effet l’utilisation d’insecticides à base de pyréthrinoïde seul ou associé à du pirimicarbe (type MAVRIK JET, KARATE K) peuvent être contre-productifs épargnant les pucerons résistants et réduisant la régulation naturelle par les auxiliaires. De plus ces applications spécifiques exerceront une pression de sélection supplémentaire sur les grosses altises et les charançons du bourgeon terminal.

 

 
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Gestion des ravageurs secondaires sur colza

Le colza est une espèce intéressante pour de nombreux insectes, nuisibles ou non. Certaines années des insectes qui ne s’attaquent pas spécifiquement au colza peuvent engendrer des dégâts mais ces attaques sont souvent conjoncturelles et liés aux conditions climatiques spécifiques de l’année.

Gestion des taupins (Agriotes sp.)

taupin
attaque de taupins dans un champ de colza

Fréquence : faible

Nuisibilité : moyenne 

Depuis une quinzaine d’années, on assiste à une recrudescence des attaques de taupins sur de nombreuses cultures. Des cas sont signalés sur colza bien que cette culture ne soit pas connue comme sujette aux attaques. Les problèmes sont plus présents dans le Sud-Ouest de la France et beaucoup plus localement en Bretagne, Basse-Normandie, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes ou encore Rhône-Alpes. Les causes pour expliquer ces attaques ne sont pas clairement établies mais pourraient être liés à l’évolution de certaines pratiques ou à de nouvelles populations de taupins à cycle de développement plus court. 

Description : Les taupins sont des coléoptères d’environ 2 cm de couleur brune. Les adultes ne sont pas nuisibles contrairement aux larves. Celles-ci, d’aspect filiforme et luisant, sont de teinte jaune-orangé et présentent 3 discrètes paires de pattes.  

Dégâts : Les larves s’attaquent à l’appareil racinaire.  Les plantules s'étiolent et les pieds disparaissent progressivement.  

Gestion : Afin de ne pas confondre ces attaques avec celles de noctuelles ou de limaces, vérifier la présence de larves dans le sol.  
Deux microgranulés TRIKA PERFECTR et TRIKA SUPERR sont autorisés en traitement du sol en application dans la raie de semis contre les ravageurs du sol du colza. 
Pour protéger les organismes aquatiques et les oiseaux, les microganulés doivent être entièrement incorporés dans le sol, à une profondeur minimum de 4 cm (donc sans diffuseur). S'assurer que le produit est également incorporé en bout de sillons et récupérer tout produit accidentellement répandu. (SPe2, SPe5 et SPe6)

- SPe 2 : Pour protéger les organismes aquatiques, le produit doit être entièrement incorporé dans le sol à une profondeur minimum de 4 cm. 

- SPe 5 : Pour protéger les oiseaux, le produit doit être entièrement incorporé dans le sol; s'assurer que le produit est également incorporé en bout de sillons.

- SPe 6 : Pour protéger les oiseaux, récupérer tout produit accidentellement répandu.

 

Gestion des noctuelles terricoles (Agrostis ipsilon et Agrostis segetum

noctuelles terricoles

Fréquence : faible (en progression), difficilement prévisible

Nuisibilité : faible à moyenne 

Description  : Les noctuelles sont des papillons nocturnes de couleur gris/brun. Les chenilles sont de gros vers gris pouvant atteindre plusieurs centimètres et ayant tendance à s’enrouler quand elles sont dérangées.  

Dégâts Les larves de noctuelle rongent le collet de jeunes plantules de colza, entraînant leur étiolement. Les attaques, difficilement prévisibles se font souvent par zone dans les parcelles. L’accumulation des dégâts peut s’arrêter spontanément lorsque la chenille termine son développement. 

Gestion  : Afin de ne pas confondre ces attaques avec celles des taupins ou de limaces, rechercher les larves dans les premiers centimètres du sol. En cas d’attaque, intervenir rapidement dès les premiers dégâts avec un traitement à base de cyperméthrine (uniquement Sherpa 100 EW, Aphicar 100 EW, Cyperfor 100  EW, Scipio 100 EW) avec un volume de bouillie important (500 l/ha), de préférence le soir car l’activité de ces insectes est nocturne. Si la parcelle est à risque taupins, l’application de  TRIKA PERFECTR ou TRIKA SUPERR aura aussi une efficacité sur noctuelles terricoles (source ephy). A incorporer à une profondeur minimum de 4 cm, donc sans diffuseur.

 

Gestion de la mouche du chou (Delia radicum

attaque mouche du chou sur colza
larve mouche du chou

Fréquence : faible à moyenne 

Nuisibilité : faible à moyenne 

La mouche du chou est un insecte qui se développe aux dépens de nombreuses crucifères. Même si elle semble encore peu ou moyennent fréquente sur la plupart des régions, les attaques ont augmenté ces dernières années et sont régulièrement constatées dans les Hauts-de-France, le Grand-Est, la Normandie, l’Ile-de-France, la région Centre-Val-de-Loire. 

Description : L’adulte ressemble à une mouche commune et est difficilement identifiable. Les larves sont des asticots de 2 à 8 mm que l’on observe sur les racines. 

Dégâts : La mouche du chou pond au collet des plantes. Les asticots rongent le pivot dans des galeries ouvertes mais parfois profondes. Si les pivots sont sectionnés (sur des colzas peu développés), le rendement peut être fortement affecté. 

Gestion : Une implantation de qualité favorise le développement des pivots et limite la gravité des attaques. Aucun moyen de lutte insecticide n'est disponible actuellement.

Cette espèce est régulée par de nombreux auxiliaires : les carabes et les staphylins qui dévorent les œufs, les hyménoptères parasitoïdes qui détruisent les pupes, les champignons entomopathogènes qui tuent les adultes ou les rendent stériles.

 

Gestion des tenthrèdes de la rave (Athalia rosea)

tenthrède de la rave

Fréquence : faible à moyenne 

Nuisibilité : faible à moyenne 

Description : L’adulte est un hyménoptère de 6 à 8 mm, au corps et appendices noirs. Son abdomen de couleur vive est jaune-orangé. La larve est une fausse chenille, de couleur gris-noir. Elle présente une bande longitudinale plus ou moins claire de chaque côté du corps et mesure entre 20 et 50 mm lors de son dernier stade de développement. 

Dégâts Les œufs sont insérés dans les bordures des cotylédons. Après s'être développées sans occasionner de dégâts très visibles, les larves devenues âgées se mettent à dévorer le limbe des feuilles en laissant les nervures. 

 Gestion : Les adultes peuvent être capturés en nombre dans les cuvettes mais cela ne présage en rien sur le niveau d’attaque par les larves.   

En cas de forte infestation larvaire, une dégradation rapide du feuillage peut être observée (évolution visible à l'œil nu, au jour le jour). Une intervention peut alors être nécessaire.  

 Attention : les attaques cessent d'elles-mêmes assez brutalement (les larves en fin de développement se réfugient dans le sol pour l'hiver)

Stade sensible Observation Déclenchement de vols Seuil indicatifs
De la levée au stade 6 feuilles inclus Observation des larves sur les plantes Automne chaud et sec ¼ de la surface foliaire consommé

Les ravageurs du colza sont tous régulés par de nombreux auxiliaires. Limiter les traitements insecticides autant que possible. Si un traitement se justifie, sur les insectes résistants, utiliser des produits efficaces au risque d’engendrer des pullulations d’insectes. 

Pour en savoir plus sur ces organismes, consulter l’article sur les auxiliaires

Afin de quantifier la fréquence et la nuisibilité des ravageurs d’automne secondaires du colza et anticiper d’éventuelles problèmes de gestion dans les années à venir, une enquête sera mise en ligne fin septembre.

 

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Les stades repères du lin

Gestion en cours de campagne des grosses altises adultes (altises d’hiver)

 

OAD "Estimation du risque lié aux altises adultes"

Cet outil vise à estimer le risque lié aux prélèvements foliaires par les altises des crucifères et altises d’hiver adultes, pour des levées avant le 1er octobre.

Accéder à l'outil

 

Fréquence: forte 

Nuisibilité : forte (avant le stade 4 feuilles)

Biologie

L’altise d’hiver aussi appelée grosse altise (Psylliodes chrysocephala) est un gros coléoptère « sauteur » de 3 à 5 mm. Il présente un corps noir et brillant avec des reflets bleus métalliques sur le dos. Les extrémités des pattes, des antennes et de la tête sont roux dorés. 

Cet insecte, fréquent et très nuisible, occasionne des morsures circulaires, perforantes ou non de quelques millimètres dans les cotylédons et les jeunes feuilles (dégâts identiques aux petites altises).

grosse altise sur colza

Gestion

La lutte insecticide contre les altises adultes doit se raisonner à la parcelle et ne s’envisager que si la survie de la culture est menacée, du stade cotylédons jusqu’au stade à 3-4 feuilles du colza, c’est-à-dire si la culture pousse moins vite qu’elle n’est dévorée.

La meilleure parade est la mise en œuvre de tous les leviers permettant d’assurer une levée précoce de la culture pour atteindre 3-4 feuilles à l’arrivée des grosses altises, seuil au-delà duquel les plantes supportent les prélèvements foliaires (sauf plantes chétives).

Les captures dans les cuvettes jaunes (position enterrée) servent à détecter l’arrivée puis l’activité des altises d’hiver. Les pièges jaunes ne sont pas un outil de décision de traitement. C’est l’observation très régulière, à la parcelle, de l’état du colza entre les stades cotylédons et 3-4 feuilles étalées qui guide le raisonnement. Observer au crépuscule, ou mieux, dans l’obscurité si les altises sont actives.

Stade sensible Piégeage Déclenchement des vols Seuil indicatif
De la levée au stade 3 feuilles inclus

Cuvette jaune enterrée

Surveiller les attaques sur plantules quotidiennement

Chute puis remontée des températures maximales journalières au-dessus de 20°C

Vols autour du 20 septembre (variable selon les régions)

8 pieds sur 10 avec morsures ET 25% de surface foliaire consommé *

Les stades les plus jeunes sont les stades les plus sensibles.

Cas particulier du Sud-Ouest : 3 pieds sur 10 avec morsures SI levée après le 1er octobre.

* Plus qu’un seuil basé sur le  % de plantes avec morsures et le % de surface foliaire détruite, ce sont la vitesse d’accumulation des dégâts et la vitesse de croissance de la culture qui pris en compte quasiment quotidiennement  permettent de  bien appréhender ce risque altises adultes.

Afin de faciliter la prise en compte de ces différents critères et la dynamique de croissance du colza, un OAD est disponible en ligne Consulter l’outil « Colza Risque Ravageurs ».

<25% surface foliaire consommée - >25% de surface foliaire consommée

 

Le recours aux insecticides doit tenir compte du statut de résistance connu ou suspecté (cf.carte).

Etat des résistances des populations d’altises d’hiver : les pyréthrinoïdes restent efficaces contre la grosse altise sur une grande partie du territoire (partie en orange et hachuré) – mise à jour juillet 2024.

Si une intervention est nécessaire : 

  • Pour les régions à forte résistance généralisée aux pyréthrinoïdes (secteur rouge), la seule stratégie de gestion passe par un semis et une levée précoce.
  • Dans les secteurs où les résistances fortes ne sont pas généralisées (en jaune ou hachuré), intervenir avec un pyréthrinoïde en soirée (adulte actif en début de nuit). Cette intervention précoce sur les adultes n’aura que peu d’impact sur les infestations larvaires de novembre. Privilégier l’application d’une pyréthrinoïde classique (lambdacyhalothrine, deltaméthrine et cyperméthrine). En effet, si 3-4 jours après application, l’étofenprox est comparable aux pyréthrinoïdes classiques pour limiter les dégâts d’adulte, à 7 jours il est inférieur. L’esfenvalérate est déconseillé (inférieur aux pyréthrinoïdes classiques à 3-4 jours et à 7 jours).

Les ravageurs du colza sont tous régulés par de nombreux auxiliaires. Limiter les traitements insecticides autant que possible. Si un traitement se justifie, sur les insectes résistants, utiliser des produits efficaces au risque d’engendrer des pullulations d’insectes. 

Pour en savoir plus sur ces organismes, consulter l’article sur les auxiliaires

 

Pour en savoir plus sur l'état des résistances.

 

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Prestation
Insectes ravageurs : caractérisation de la sensibilité aux pyréthrinoïdes

Détermination de la sensibilité à la lambda-cyhalothrine de populations de grosses altises, de petites altises, de méligèthes, de différentes espèces de charançons du colza, et de différentes espèces de bruches (de la féverole, du pois ou de la lentille).

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Insectes ravageurs : caractérisation de la résistance aux pyréthrinoïdes par mutation kdr

Recherche par analyse moléculaire de mutations sur le gène du canal sodium responsables de baisse d’efficacité des pyréthrinoïdes chez des populations de grosses altises, de méligèthes, de différentes espèces de charançons du colza ou de bruches de la féverole.

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Les stades repères du chanvre

Les stades repères du soja

Comment prévenir puis gérer les attaques de grosses altises adultes ?

La grosse altise fait parler d'elle ces dernières années. L'implantation du colza joue un rôle primordial dans la gestion du risque de ce ravageur. Une bonne croissance du colza à l'automne (levée rapide, bonne dynamique de développement) conduit à une sensibilité plus faible voire nulle face aux ravageurs, notamment la grosse altise, grâce à l'évitement ou à une compensation des dégâts. Il est néanmoins nécessaire de suivre la présence de la grosse altise (cuvette jaune) surtout dans le cas de levées difficiles et tardives où le colza peut être mis en péril.

 
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Les stades repères du colza

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