La fertilisation pour le pois chiche
Phosphore et potassium
Le pois chiche est une espèce considérée comme moyennement exigeant concernant les éléments phosphore et potassium. Le raisonnement vis-à-vis des apports P et K est réalisé à l’échelle de la rotation, en fonction des analyses de sols. Pour un rendement de 20-30q/ha, le pois chiche exporte 15 à 20 unités de P2O5 et 15 à 20 unités de K2O.
Azote
Si l’on observe des nodosités huit semaines après la levée c’est que la symbiose s’est mise en place. Aucun apport d’azote n’est alors nécessaire.
En l’absence constatée de nodosité, un apport d’azote est envisageable. Cet apport doit pallier un échec non prévisible en amont de la campagne. Avant toute intervention, il est indispensable de vérifier si la règlementation régionale encadre cette pratique (date, dose, fractionnement, etc.). L’objectif de rendement initial devra être revu à la baisse.
A ce jour, Terres Inovia n’a pas de position technique sur la dose à apporter et la période idéale pour sa valorisation. Respecter la législation en vigueur, éviter un apport trop précoce dans le cycle qui favoriserait la production de biomasse (feuille) et fractionner la dose retenue si nécessaire.
Oligo-éléments
A ce jour, aucuns travaux n’ont été menés sur cette thématique. Il semblerait que le pois chiche soit sensible à la présence d’oligo-éléments suivants : bore, fer, molybdène. Ces éléments sont généralement apportés en foliaire, durant la phase végétative ou au stade début floraison.
Le désherbage pour le pois chiche
Le pois chiche est une culture qui se développe lentement en première partie de cycle, jusqu’au début de la floraison.
Cette caractéristique est propice à l’enherbement de l’entre-rang, ce qui rend la culture sensible à la concurrence des adventices. On évitera les parcelles où la présence de morelle, xanthium ou datura est avérée, au risque de voir la production de la culture déclassée (valorisation en alimentation humaine).
Parcelle de pois chiches enherbée
Stratégies désherbage chimique
A ce jour, il existe peu de solution de post levée, une stratégie à base d’un herbicide de prélevée reste préférable. Pour assurer une efficacité acceptable de la stratégie, il est conseillé de bien connaître la flore attendue sur la parcelle. Dans les situations avec une flore difficile (ambroisies, repousses de tournesol, etc.), il est préférable de cibler une autre parcelle, indemne, au sein de l’exploitation.
Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité.
| Flore attendue | Position | Spécialité commerciale | Dose |
| Coquelicot, matricaire, laiteron, véronique de Perse | Prélevée | Challenge 600 | 3 l/ha |
| Renforcement sur renouées | Prélevée | Prowl 400 + Challenge 600 | 1,5 l/ha + 3 l/ha |
| Renforcement sur renouées (dont renouée des oiseaux), crucifères, morelle | Prélevée + postlevée | Nirvana S puis Challenge 600 | 2,2 l/ha puis 0,5 l/ha |
Seul le Challenge peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum).
Nirvana : en boulbènes et sols limoneux, abaissez la dose entre 1,5 et 2 l/ha. Déconseillé dans les sols sableux
Antigraminées : Kerb Flo, en prélevée, pourra être associé à d’autres spécialités commerciales homologuées. En semis tardif et en raison d’une température du sol plus chaude, son efficacité déclinera, notamment sur ray-grass. En post levée, les antigraminées foliaires homologuées de la famille des inhibiteurs de l’ACCase sont des solutions de rattrapage possibles, surtout sur panic-
sétaire-digitaire. Sur ray-grass, la résistance à ce mode d’action d’action est très fréquente d’où la nécessité de stratégies avec KERB FLO.
La quasi-absence de solution en post-levée pour la gestion à vue de la flore dicotylédones est une limite technique importante. Terres Inovia et ses partenaires sont fortement investi sur cette thématique (expérimentation en cours)
Désherbage mécanique – en complément du chimique ou en agriculture biologique
Ce type de désherbage pourra donner entière satisfaction s’il est bien mené. Selon le type de semoir choisi, deux solutions de désherbage mécanique seront possibles. Ces stratégies se complètent si le matériel est disponible.
- Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevés sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 2-3 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas arracher les pieds).
- Un passage de bineuse dans l’inter rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).
Le déclenchement des passages se fera selon la levée des adventices, le stade de la culture et les conditions météorologiques.
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Préparation du sol et semis du pois chiche
Préparation du sol
Comme pour de nombreuses légumineuses, le pois chiche apprécie un travail assez profond et un lit de semence fin qui facilitent la mise en place des racines et des nodosités. L’objectif est d’obtenir une structure aérée sur les quinze premiers centimètres.
Le roulage n’est pas obligatoire, puisque le pois chiche possède un port érigé. Toutefois, si la charge en cailloux est importante et/ou si une récolte via un fauchage puis andainage est prévu, cette intervention peut être nécessaire.
Semis
Aujourd’hui, pour le semis, on retrouve deux modes d’implantation qui nécessite des réglages particuliers.
Petit écartement (12-17 cm) avec un semoir à céréales : a l’avantage d’une fermeture de rang rapide mais un positionnement de la graine parfois non satisfaisant (perte de pieds, casse des grains au semis).
Large écartement (30-60 cm) avec un semoir de précision (disque à soja) : a l’avantage de favoriser une levée plus rapide si le semis est réalisé dans de bonnes conditions mais la fermeture du rang sera plus longue. Ce type de semis laisse la possibilité d’utiliser une bineuse.
Date de semis du pois chiche
En gras : période conseillée - (date limite)
| Risque important de non récolte |
La plage de semis possible est découpée par grande région. Cette plage est indicative, puisque durant cette période, il est fréquent d’observer des forts cumuls de pluie. Si les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. A noter que la température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour la germination. On retient généralement une température de sol idéale avoisinant les 12°C.
Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées. Il est donc conseillé de semer 65-70 graines/m² avec un semoir à céréales et 55 graines/m² avec un semoir monograine.
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Semer son tournesol tôt en sol suffisamment réchauffé
Le semis doit s'effectuer dans un sol ressuyé et suffisamment réchauffé (8°C à 5 cm de profondeur). On assure ainsi une levée rapide et régulière, moins exposée aux dégâts d'oiseaux, de limaces et de ravageurs du sol. Les dégâts d’oiseaux sont d’autant moins aigus que les semis sont regroupés.
Il y a intérêt à semer dès que les bonnes conditions de sol sont atteintes. Les semis tardifs risquent de manquer d'eau dès la floraison et d’avoir pour conséquence une récolte dans de mauvaises conditions.
Périodes de semis conseillées
Les dates de semis conseillées dépendent des climats régionaux et peuvent être adaptées selon le scénario météo de l’année. Privilégiez les variétés tardives quand les dates de semis le permettent.
Adapter la période de semis et la précocité à sa région
Avec des semis précoces, dans de bonnes conditions, on accroît les chances d’obtenir des rendements plus élevés. Les semis précoces permettent également de sécuriser une récolte avant le 20 septembre.
Source : enquêtes Terres Inovia 1998 à 2017.
Attention : ces dates de semis ne concernent pas la culture du tournesol en dérobé !
Gestion des adventices à la récolte du tournesol
En cas de parcelle infestée d’adventices au moment de la récolte du tournesol, les risques de bourrage dans la moissonneuse-batteuse sont élevés, en particulier si la flore de la parcelle est composée d’adventices volumineuses, ligneuses et encore vertes comme l’ambroisie, le liseron, l’ammi élevé…
Ambroisie dans un champ de tournesol à maturité
Pour éviter cela, il est conseillé de :
- Couper le tournesol le plus haut possible pour éviter au maximum de faire entrer dans la machine les graines d’adventices et leur biomasse
- Récolter à vitesse plus faible
- Régler les rabatteurs en position agressive pour que le flux de matière apporté au batteur soit continu et régulier (en effet, c’est lorsque la biomasse arrive par vagues en grande quantité que le risque de bourrage est le plus important). NB : sur un tournesol propre la vitesse suffit quasiment pour que la récolte entre dans la coupe.
- Augmenter la vitesse du batteur pour que son inertie diminue les risques de bourrage. (Surtout pour les cultures pour lesquelles la vitesse du batteur est faible)
- Eviter d’ouvrir au maximum le contre batteur, c’est-à-dire garder le contre batteur fermé à 1 ou 2 cran(s). En effet, il est prudent de se laisser la possibilité d’ouvrir complètement le contre batteur en cas de bourrage. Cette précaution donne de la souplesse pour évacuer les résidus bloquants.
- Surveiller les secoueurs : en cas de plusieurs hectares sales à récolter, consulter régulièrement les capteurs de bourrage ou s’arrêter régulièrement pour faire un contrôle visuel de l’état de la machine.
- Equiper le broyeur de couteaux affûtés pour hacher au maximum la biomasse à éliminer.
De plus, les mauvaises herbes risquent aussi de nuire à la qualité de la récolte : les graines étrangères polluent la récolte et la matière verte des adventices humidifie le grain récolté.
Pour éviter cela, il est conseillé de vérifier le réglage des grilles pour éviter le plus possible de salir la récolte de graines d’adventices (et de devoir la trier). En cas de présence de tournesol sauvage dans la parcelle, il faut trouver le bon compromis pour à la fois évacuer les grains de tournesol sauvage et ne pas perdre trop de grains de tournesol à récolter. Il faut donc être précis sur le réglage des grilles et exigeant sur celui des vents.
Enfin, les chantiers de récolte de parcelles infestées présentent un risque fort de disséminer cette infestation. Pour éviter au maximum la dissémination des adventices, il est conseillé de :
- Raisonner l’ordre de récolte des parcelles sales (voir exemples ci-dessous)
- Nettoyer consciencieusement la moissonneuse-batteuse
- L’idéal est d’avoir un compresseur à côté pour nettoyer la moissonneuse-batteuse après moisson d’une zone infestée
Exemples :
S’il y a qu’une parcelle sale, essayer de la récolter en dernier (toutes les parcelles propres à moissonner avant) pour ne pas disperser les graines de mauvaises herbes et pouvoir rentrer nettoyer la machine à poste fixe.
Si le chantier de récolte est mené par un entrepreneur ou qu’une zone fortement infestée se trouve dans une parcelle au milieu du chantier de récolte, il vaut mieux récolter la partie infestée d’adventices en premier pour que, en continuant la moisson, les graines soient évacuées dans la parcelle et la machine soit ensuite prête pour la récolte des autres parcelles sans risque de contamination. En d’autres termes, il vaut mieux disséminer au sein d’une même parcelle que de contaminer des nouvelles parcelles. Continuer à récolter le reste de la parcelle exempte d’adventices apporte de la matière pour vider la machine et permet de « faire le tampon » avant les parcelles suivantes. En revanche, par la suite il faudra être très vigilant sur la gestion des adventices de cette parcelle en question.
A la récolte, en cas de présence d’orobanche cumana, limiter au maximum la dissémination !
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Il y a d'autres moyens de gérer les mauvaises herbes, pour cela il faut se renseigner sur les leviers et méthodes de lutte agronomiques disponibles.
Récolte du tournesol : réglages de la moissonneuse-batteuse
Réglage de la moissonneuse-batteuse
Il est nécessaire de coupe le broyeur de la moissonneuse-batteuse pour régler convenablement les organes de battages et de séparation.
Une fois le broyeur arrêté, les capitules doivent ressortir entiers ou au maximum en 2 ou 3 morceaux.
Pour un batteur conventionnel
1. Batteur trop serré ou trop rapide : les capitules sont trop fragmentés, ce qui augmente les impuretés, l'humidité et la casse des graines.
2. Batteur bien réglé : l'égrenage est complet et les capitules sont entiers
Recommandations pour régler la moissonneuse-batteuse de type conventionnelle :
| Vitesse de rotation du batteur |
Pour un batteur de 600 mm, la vitesse de rotation doit être comprise entre 300 et 500 tours/minute. Cela correspond à 9 à 12 m/s de vitesse de défilement (c’est-à-dire du batteur par rapport au contre-batteur). Si les conditions sont humides, il faut augmenter la vitesse de rotation à 600 tours/minute. En cas de conditions sèches, il faut diminuer la vitesse pour éviter la casse des graines. |
| Ecartement du batteur et contre-batteur | L’écartement doit être l’épaisseur des capitules entre 25 et 35 mm. L’ouverture doit être égale et homogène sur l’avant et l’arrière du batteur/contre-batteur. |
| Vitesse de vents (ventilation) | Les vents doivent être orientés vers l’avant du caisson, là où la végétation est la plus lourde. En tournesol, le régime pour les vents doit être compris entre 900 et 1100 tours/minute, soit une réduction d’environ 10% par rapport au blé. |
| Ouverture des grilles supérieures |
Pour la grille supérieure, son ouverture ne doit pas être trop importante pour éviter de récupérer trop d’impuretés :
Pour la grille inférieure :
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| Ouverture des grilles inférieures | |
| Vitesse d’avancement | Plus la vitesse d’avancement de la moissonneuse-batteuse est rapide, plus le flux de matière à gérer est important. Cela peut réduire son efficacité. Il faudra donc adapter la vitesse aux conditions de récolte et à la capacité de la machine à faire du bon travail (choix de la barre de coupe). |
En cas de verse importante, pour récupérer le maximum de capitules au sol, privilégier les becs cueilleurs à tournesol.
En cas de fortes infestations des parcelles de tournesol par du datura, couper le plus haut possible, effectuer un nettoyage mécanique de la récolte en privilégiant des grilles à trous ronds de 3,5 mm de diamètre (ne pas utiliser les grilles à trous ronds de 2,2 mm ou les grilles a fentes rectangulaires de 1,5 x 20 mm). Cette précaution évitera de dépasser la limite maximale réglementaire de 0,1 % de graines de datura dans les aliments pour animaux.
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Choisir un système de coupe adapté au tournesol et au contexte de culture
Différents systèmes de coupe sont proposés par les constructeurs. Petit tour d'horizon de ces propositions, de leurs atouts à leurs limites.
Les coupes standards aménagées avec des plateaux pour récolter le tournesol
C'est une adaptation d'une coupe à céréales à paille, et le premier équipement qui s'est développé pour récolter le tournesol.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Investissement relativement limité : de l'ordre de 2,5 à 6,5 k€ HT3 selon la largeur comprise entre 4,4 m et 12 m. | Débit de chantier limité : plafond conseillé de surface récoltée estimé à 50 ha/an selon les constructeurs. |
| Ne nécessite pas l'achat d'une coupe spécifique. | Ne permet pas de récolter des tournesols versés |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements entre rangs. | Coupe des plantes au niveau du tiers inférieurs : surplus de matière possiblement verte dans le batteur (consommation accrue; difficulté de récolte de tournesol avec défaut de maturité) |
Dans ce groupe existent également des coupes mixtes colza et tournesol adaptées sur une coupe standard pour céréales à paille.
Les coupes intégrales spécifiques au tournesol
Elles sont spécifiques à la récolte du tournesol et peuvent être équipées d'un broyeur de cannes. Ce type d'équipement est en progression en France.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Débit de chantier élevé grâce à la vitesse d'avancement (8 à 15 km/h) | Investissement important (entre 22 k€ et 55 k€ HT) avec un prix indicatif HT de 3 à 7 k€ HT par mètre linéraire (tarifs 2024). Surcoût significatif du broyeur ou d'une coupe pliable. |
| Proposé sur des grandes largeurs de coupe (≥6 m) | Nécessite un investissement spécifique au tournesol |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements en rangs | Ne permet pas de récolter des tournesols versés. |
| Permet de récolter et broyer en un seul passage | Attention aux impacts des cannes courtes sur les pneumatiques avant de la moissonneuse-batteuse (il existe des systèmes pour les coucher à l'avant d'un pneu de la moissonneuse-batteuse). |
| Hauteur de coupe réglable, le plus souvent au niveau du tiers supérieur de la plante : réduction de la quantité de matière rentrant dans le batteur (réduction de consommation; moindre difficulté à récolter du tournesol avec défaut de maturité). | / |
Les coupes intégrales tournesol de type "stripper" (avec rouleau tracteur)
Faisant partie des coupes intégrales, les coupes de type "stripper" se caractérisent par le prélèvement du capitule uniquement grâce à un rouleau tirant la tige et qui permet de la couper juste en-dessous du capitule. Ces coupes sont avant tout destinées à la récolte de grandes surfaces grâce à leur débit de chantier très élevé. Avec des largeurs de coupes plus réduites, elles sont par ailleurs utilisées en tournesol de semences. En limitant la quantité de matière à battre, elles facilitent la récolte de culture encore humide, situation relativement fréquente en production de semences.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Débit de chantier très élevé grâce à la vitesse d'avancement (≈10 à 15 km/h) | Investissement important (proche de celui des autres coupes intégrales tournesol) et spécifique au tournesol. |
| Proposé sur des grandes largeurs de coupe (≥6 m) | Ne permet pas de récolter des tournesols versés |
| Permet de récolter des tournesols avec différents écartements en rangs | Nécessite un passage de broyeur spécifique car les parties non récoltées de tiges sont très hautes. |
| Pertes de capitule quasi nulles, selon les suivis de Terres Inovia | / |
| Récolte de la partie supérieure de la plante (coupe juste en-dessous du capitule) avec nette réduction de la quantité de matière qui entre dans le batteur, d'où une consommation réduite de carburant et une moindre difficulté à récolter du tournesol avec défaut de maturité. | / |
Les becs cueilleurs
Les becs cueilleurs sont de deux types :
• Les becs cueilleurs de type maïs grain avec un kit d’adaptation pour récolter le tournesol,
• Les becs cueilleurs spécifiques pour récolter le tournesol.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Investissement limité dans le kit d'adaptation (de l'ordre de 0,5 k€ par rang)3 | L'écartement entre rangs du cueilleur doit être adapté à celui du semoir : limite majeure notamment dans les ETA4 |
| Permet de récolter un tournesol versé (atout majeur) | Rend particulièrement peu pratique les va-et-vient entre les récoltes du tournesol et du maïs (limite majeure pour les ETA), car le démontage/remontage du kit est plus long qu'un changement de coupe. |
| Un seul cueilleur pour récolter le maïs grain et le tournesol | / |
| Adapté à des tournesols hauts et végétatifs et induisant de faibles pertes de capitules. | / |
3 les prix indiqués dans ce tableau sont indicatifs (1k€ = 1 000 €).
4 ETA : Entreprise de travaux agricoles.
| Principaux atouts | Principales limites |
| Permet de récolter un tournesol versé (atout majeur dans certains contextes ou certaines années) | Investissement important avec un prix indicatif HT de 3,5 à 5 k€ HT3 par rang et spécifique à la culture. |
| Débit de chantier élevé (selon le nombre de rangs) | L'écartement entre rangs du cueilleur doit correspondre à celui du semoir : limite majeure notamment dans les ETA4 |
| Particulièrement adapté à des tournesols hauts et végétatifs | / |
3 les prix indiqués dans ce tableau sont indicatifs (1k€ = 1 000 €).
4 ETA : Entreprise de travaux agricoles.
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Les caractéristiques et les atouts du pois chiche
Une espèce, trois types de graines
Le pois chiche est une plante annuelle à cycle court (6 à 7 mois), à feuilles composées et aux fleurs blanches ou roses pourpres. C’est une espèce autogame quasi stricte et ses gousses peuvent contenir 1 à 3 graines.
Sa croissance est de type indéterminé, interrompue en général par les conditions sèches en fin de cycle. En situation fraiche et plus humide, ce caractère marqué peut être un obstacle à la maturité et à la récolte.
Les fleurs sont sensibles aux températures fraîches (moyennes inférieures à 15°C), qui entraînent des coulures et une mauvaise nouaison (gousses sans graines).
Le potentiel de rendement moyen actuel est compris entre 15 et 30 q/ha en mode de production conventionnel.
| Type | Production sur le territoire français | Graines | ||
| Taille | Couleur | Aspect | ||
| Kalubi | oui, majoritaire | moyenne à grande | blanc-crème | peu ridé |
| Desi | oui | assez petite | variées(noir, vert,marron,beige | ridé |
| Gulabi | non | assez petite | blanc-crème | lisse |
Les atouts du pois chiche
Comme l’ensemble des légumineuses à graines tel que le pois protéagineux ou la féverole, le pois chiche est capable de fixer l’azote atmosphérique (si associé à son rhizobium spécifique) et ne nécessite pas d’apport d’engrais azoté.
Adaptée au climat méditerranéen, la culture peut supporter des stress hydriques relativement importants sans impact sur son potentiel de rendement.
La teneur en protéines du pois chiche varie de 17 à 23 %. Sa graine, bien pourvue en lysine, contient 5 à 6 % de matières grasses, sensiblement plus que toutes les autres légumineuses à graines riches en amidon.
Le débouché exclusif du pois chiche est l’alimentation humaine.
Composition moyenne d'une graine de pois chiche cuite
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Reconnaître le stade optimal de la récolte du tournesol
Le choix variétal et la date de semis doivent être adaptés pour viser une récolte fin septembre. Ne pas attendre que la partie la plus tardive de la parcelle soit au bon stade si, par ailleurs, la grande majorité est à surmaturité.
Degré d'humidité : Il faut avoir l’œil !
La mesure de l’humidité par prélèvement manuel a tendance à la sous-estimer par rapport à celle obtenue lors d’une récolte mécanique. Le mieux est de baser cette décision sur l’observation en s'aidant des photos ci-dessous.
La maturité affichée ici est indicative. Vérifier avec une mesure à l'humidimètre.
Stade optimal de récolte
Le dos du capitule vire du jaune au brun. Les feuilles de la base et du milieu de la tige sont sèches. Quelques feuilles hautes sont encore un peu vertes. Les fleurons tombent d’eux-mêmes. La tige devient beige clair.
Trop tôt
Les feuilles médianes, supérieures et la tige sont encore vertes. Le dos du capitule est jaune. La teneur en eau des graines est supérieure à 15 %.
Récolter à ce stade augmente le taux d’impuretés et les frais de séchage. Le battage est difficile et la vitesse de récolte plus lente.
Trop tard
Les feuilles sont complètement desséchées, le capitule est brun noir et les tiges brunes. Les pertes seront importantes à cause de la verse (perte de capitules) et de l’égrenage par le vent, les oiseaux ou les maladies (botrytis).
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Récolter le tournesol au bon stade pour maximiser la marge économique
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Récolter lorsque la majorité de la parcelle a atteint le stade optimal, c’est-à-dire lorsque :
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Points d’attention
Le séchage du tournesol n’est justifié qu’en cas d’atteinte trop tardive de la maturité récolte (au-delà du 10-15 octobre). Il doit rester exceptionnel. Son recours entraîne une forte baisse de la marge économique.
Il est inutile d’attendre la sur-maturité (plantes entièrement desséchées, noires) pour récolter car le risque de pertes de graines est important (dégâts d’oiseaux, botrytis sur capitule) et l’ajustement du tonnage aux normes n’est le plus souvent pas pratiqué par le collecteur. Ainsi une récolte trop tardive peut entraîner des pertes économiques elles aussi élevées.
Avant d’entamer le chantier de récolte, il est conseillé de réaliser une mesure d’humidité sur un échantillon récolté mécaniquement. Les prélèvements manuels de graines tendent à sous-estimer l’humidité.
En pratique à l’échelle de la parcelle, il faut souvent composer avec l’hétérogénéité due à des levées échelonnées, des irrégularités de peuplement importantes ou des différences de sol, plus ou moins séchant. Si l’hétérogénéité se prête bien au découpage de la parcelle (exemple de la zone de côteaux plus en avance que celle de fond de vallée), il est conseillé, dans la mesure du possible, d’échelonner les chantiers de récolte. Si ce n’est pas le cas, ou en raison de contraintes organisationnelles, il faut viser un compromis sans attendre que les pieds les plus tardifs aient atteint la maturité optimale. Le mieux est, dans la mesure du possible, de réaliser des essais avec la moissonneuse-batteuse.
Anticiper pour récolter au bon moment
- Agir dès le choix variétal et l’implantation pour sécuriser la récolte
La période optimale de récolte du tournesol est comprise entre mi-août et fin septembre. Au-delà du 10 octobre, la culture ne mûrit plus. Pour limiter le risque d’une récolte trop tardive pouvant induire des frais de séchage potentiellement élevés, il importe de choisir la date de semis adaptée au territoire avec la variété de précocité adaptée.
Terres Inovia propose un outil pour vous aider avant le semis du tournesol.
- Semer dès que les conditions de température du sol (≥ 8°C à 4 cm) et de ressuyage sont réunies en visant une levée régulière
Alors qu’un peuplement insuffisant est associé le plus souvent à de gros capitules épais et lents à sécher, une levée régulière et suffisante en densité (optimum de 5 à 6 pieds levés/m²) facilitera une maturation homogène de la culture.
Les pertes économiques importantes associées à la récolte à sous- ou sur-maturité
Dans la simulation présentée ci-dessous, le taux d’impuretés est considéré constant à 2% quelle que soit l’humidité de récolte, hypothèse minimisant les pertes économiques de récolte lorsque le stade n’est pas optimal.
Malgré cela, une récolte à sur-maturité à 5% d’humidité des graines fait baisser la marge de 55 €/ha (en l’absence de pertes de graines et de remise aux normes d’humidité) à 139 €/ha (avec une perte de graines de 2q/ha et toujours en l’absence de remise aux normes d’humidité), par rapport à une récolte au stade optimal de 9% d’humidité.
De même, une récolte avec une teneur en eau élevée s’accompagne d’une forte dégradation de la marge. Ainsi, par rapport à une récolte au stade optimal, la marge est réduite de 105 €/ha pour une récolte à 13% d’humidité, de 192 €/ha à 15% d’humidité (avec 1 q/ha de pertes aux normes) et de 312 €/ha à 18% d’humidité (avec 2 q/ha de pertes aux normes), taux d’humidité plafond pour un tournesol récoltable à la moissonneuse-batteuse.
Hypothèses de la simulation :
Tarifs indicatifs de séchage pratiqués à la récolte 2023
Prix des graines de tournesol aux normes (H+I = 11%) = 420 €/t
Charges opérationnelles (hors frais de séchage) = 420 €/ha
Rendements aux normes sans perte de graines = 30 q/ha
Aide PAC découplée = 200€/ha
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