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Calcul de la marge économique du tournesol

 

L’outil de calcul de marge de tournesol est destiné à vous aider à estimer la marge brute annuelle en €/ha de votre culture de tournesol. Ce calcul peut vous aider à identifier des marges de progrès dans la conduite afin d’améliorer la marge de cette culture. Cet outil n’intègre pas les effets de précédent et à l’échelle de la rotation qui peuvent survenir lorsque vous introduisez du tournesol dans une succession culturale (qualité de précédent, meilleur équilibre entre les cultures d’été et de printemps et les cultures d’hiver permettant une meilleure gestion du désherbage).

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La défoliation des colzas par broyage est-il un moyen de lutte alternatif efficace pour réduire les dégâts de larves d’altise ?

La défoliation des colzas d’hiver pour limiter les infestations et dégâts de larves d’altise est une stratégie de lutte alternative étudiée dans les pays anglosaxons, notamment au nord du Royaume-Uni où de très fortes pressions larvaires sont incontrôlables ces dernières années.

La réduction du nombre de larves par plante en éliminant les feuilles qui les hébergent est le but recherché. Mais ce n’est pas un critère suffisant pour juger de la pertinence de cette technique. En s’inspirant des travaux engagés par AHDB*, Terres Inovia a mis en place des essais en 2021 et 2022 pour évaluer cette pratique sous un climat océanique altéré et semi-continental.

Photo : Témoin non broyé et colza broyé le 23 novembre sur le site de Clémery (54). Photo du 15/12/2021, A.Baillet

​​​​​​​Le broyage réduit le nombre de larve mais sensibilise le colza

La défoliation réduit significativement le nombre de larves par plante, comme le confirment toutes les études conduites sur le sujet. Le taux de réduction varie selon la date d’intervention et la dynamique de l’infestation larvaire. Il est de l’ordre de -30 à-50% en Grand Est en 2022 (défoliation réalisée entre mi-novembre et mi-décembre).
Toutefois dans nos essais, la réduction du nombre de larves ne se traduit pas par une baisse des dégâts d’insectes sur plante, ni par un gain de rendement comme en témoignent les essais de Rosny-sur-Seine et Mondreville (78) en 2021 ou bien encore de Clémery (54) en 2022 (tableau 1). La pratique est agressive pour le colza et affecte la physiologie de la culture. Les blessures sensibilisent la culture au gel si celui-ci survient peu de temps après le broyage. La biomasse est fortement réduite. La montaison et l’entrée en floraison sont retardées pour toutes les cultures défoliées.
En situation de faible infestation, lorsque le colza est doté d’une forte biomasse entrée hiver (> 1.5 kg/m²), et lorsque les conditions hivernales et printanières sont favorables à la récupération de la surface foliaire, la pratique est neutre sur la production. Sur les sites de Clémery (54) et Mondreville (78), l’écart de rendement n’est pas significatif entre le colza défolié en entrée hiver et le témoin. En revanche, lorsque surviennent des aléas climatiques (gel en hiver et/ou au printemps, excès d’eau), ou lorsque le broyage est réalisé plus tard (début janvier dans les essais), la culture n’a pas la capacité de récupérer un niveau de biomasse suffisant au printemps. L’état général de la culture est dégradé par la défoliation et ce d’autant plus qu’elle intervient tardivement. Dans l’essai de Rosny-sur-Seine (78), le broyage occasionne des pieds buissonnants supplémentaires qui se traduisent en quintaux perdus. Une perte de rendement significative de plus de 5 q/ha est constatée entre le colza broyé début janvier et le témoin. Dans cette situation, le broyage a exacerbé conjointement la sensibilité de la culture au gel et la nuisibilité des insectes.

Tableau 1 – Impact de la défoliation par broyage sur les dégâts d’altise et le rendement du colza dans les essais conduits par Terres Inovia en 2021 et 2022

Une prise de risque importante et un bilan économique négatif

Au regard de ces expériences, nous retenons que le broyage du colza en hiver permet bien de réduire le nombre de larves de grosses altises par pied. Mais le bénéfice pour la productivité de la culture n’est pas démontré. Voire la pratique peut s’avérer risquée si des aléas climatiques, par définitions imprévisibles, surviennent après le broyage. La réduction de la biomasse du colza fragilise la culture et ralentit sa reprise de végétation, ce qui tend à accroitre la nuisibilité potentielle des larves si les conditions pédoclimatiques ne sont pas favorables au printemps. Il faut également ajouter le surcoût de cette pratique qui est de l’ordre de 50 € dans un contexte de prix raisonnables de l’azote et du fioul (références 2020 ; tableau 2). Pour ces raisons, Terres Inovia déconseille le broyage hivernal pour lutter contre les larves d’altise d’hiver dans les régions sous climat semi-continental. Dans des contextes sous influence océanique (littoral de la Manche, océan Atlantique) amenant des conditions poussantes pour le colza pendant l’hiver, la pratique gagne sans doute à être investiguée davantage. D’autant plus si les parcelles reçoivent des effluents organiques régulièrement.

Tableau 2 – Estimation du coût de la pratique
Exemple de la parcelle de Clémery (54) en 2022. La dose d’azote conseillée au printemps est plus élevée pour le colza broyé car elle prend en compte la plus faible biomasse en sortie d’hiver (www.regletteazotecolza.fr). Evaluation économique réalisée en partenariat avec les GEDA de la Marne.​​​​​

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Autre approche de la technique du broyage avec des colzas associés

La technique de broyage des colzas à l’automne a également été testée par le service R&D Alliance BFC dans le cadre de l’animation du Club Agro Ecos. Les travaux ont porté sur les colzas associés avec de la féverole avec une idée : ramener la biomasse aérienne au sol pour que les éléments minéraux (NPK) qu’elle contient soient plus rapidement remis en circulation et qu’ils profitent au colza dès la reprise au printemps. L’hypothèse testée semble d’autant plus pertinente a priori pour la féverole car la plante conserve un port dressé et est donc peu accessible aux micro-organismes du sol pour assurer sa décomposition. Les observations et mesures enregistrées sur 5 parcelles de 2018 à 2022 n’ont pas permis de démontrer la plus plus-value d’une telle technique sur la dynamique de restitution des éléments NPK. Pour cela, des travaux complémentaires sont à conduire. Aucun gain de rendement n’a été enregistré. Le broyage à l’automne (ici entre mi-octobre et fin novembre) a un effet neutre sur le rendement dans 4 situations sur 5 et un effet dépressif dans une situation (-5 q/ha en 2021).

 

* Agriculture and Hoticulture Development Board ​​​​​​​
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«Ces essais ont été réalisés dans le cadre de Cap Protéines 

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Pâturage du colza oléagineux à l’automne par des ovins : conduite, bénéfices et risques

Pâturage du colza oléagineux à l’automne par des ovins

Le colza oléagineux d’hiver peut, sous certaines conditions, être pâturé en fin d’automne par des ovins sans conséquence sur le rendement en grain. Cette pratique requiert toutefois une grande technicité, de la disponibilité et de la réactivité pour être mise en œuvre avec succès.

ovins colza pâturé

Un fourrage de qualité gratuit

Pour un polyculteur-éleveur, bénéficier d’une ressource fourragère gratuite qui permet de réduire les achats d’aliment est une opération gagnante dans la mesure où il ne dégrade pas la marge de la culture de vente. Le colza est riche en énergie et en azote. Son pâturage ne nécessite pas de transition alimentaire et n’occasionne pas de risque majeur de météorisation.

Préserver le rendement du colza

Le rendement du colza n’est pas affecté par le pâturage si ce dernier est parfaitement conduit. Dans le cas contraire, les pertes peuvent être importantes.
L’introduction d’une troupe ovine ne doit s’envisager que sur des colzas robustes bien développés, parfaitement enracinés, sans élongation, qui seront a priori capables de repartir de façon dynamique au printemps. Idéalement, les colzas pâturés atteignent la hauteur du genou. Au minimum, la biomasse aérienne du colza (poids vert) doit être de 1.2 - 1.5 kg / m².

Les ovins doivent consommer le limbe des feuilles, sans trop endommager les pétioles et surtout sans consommer l’apex, au cœur de la plante. L’intensité du pâturage est toujours hétérogène. Il est conseillé d’arpenter quotidiennement la parcelle et de bouger les animaux dès lors qu’une zone du paddock commence à être trop pâturée.

Le pâturage doit s'envisager sur les mois d'octobre et novembre lorsque le colza est bien installé. La culture doit avoir le temps de cicatriser et de produire de nouvelles feuilles avant les frimas de l’hiver.

Eviter le pâturage en conditions humides et dans les sols hydromorphes. Le piétinement des animaux sur un sol gorgé d’eau dégrade la culture voire la détruit par zones. Ces mauvaises conditions occasionnent également un gaspillage de la ressource alimentaire car les agneaux ou les brebis ne consommeront pas les feuilles souillées de terre.

En situation de très forte infestation larvaire (larves de grosse altise) à l’automne, le pâturage du colza est également déconseillé.

Retrouver l’intégralité des éléments de connaissance et les références chiffrées sur la conduite, les bénéfices et les risques dans le document de synthèse en fin d'article.

Action réalisée par Terres Inovia dans le cadre du projet ARPEEGE. Le projet, porté par la Chambre régionale d’agriculture du Grand Est, est soutenu financièrement par la Région et l’Europe.

Logo ARPEEGE
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Le progrès génétique en soja

Une étude a été menée sur les variétés de soja inscrites depuis les années 80. Elle révèle que le progrès génétique de cette culture porte principalement sur l’amélioration de la teneur en protéines et du rendement. La dynamique est plus marquée sur les groupes précoces, où l’offre variétale s’est largement étoffée depuis les 15 dernières années.

Une étude sur le progrès génétique en soja a été réalisée à partir des données du réseau commun inscription – post-inscription GEVES-Terres Inovia de 1989 à 2020. Cela représente 272 variétés, inscrites en France et en Europe, évaluées dans 775 essais. Seules les variétés évaluées au moins dans 5 essais ont été conservées.

Les variables rendement, teneur en protéines, hauteur de la première gousse, hauteur de plantes et tolérance à la verse ont été étudiées.

Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes

  • Rendement : amélioration moyenne de 0,27 q/ha/an sur la période étudiée toutes précocités confondues, en fonction du groupe de précocité, le gain de rendement est de 2 à 3,6 q/ha en 10 ans.
  • Teneur en protéines : La teneur en protéines a globalement progressé depuis 30 ans. Le progrès génétique représente en moyenne un gain de ½ point de protéines par tranche de 10 ans, toutes précocités confondues.
  • Hauteur de la première gousse : La hauteur de la première gousse montre également une progression significative de 0,5 cm en 10 ans, toutes précocités confondues.
  • Hauteur de plante : Aucun progrès génétique n’apparaît sur la hauteur des plantes. Le gain, estimé à 0,02 cm par an, n’est pas différent de zéro.
  • Verse : Il n’y a pas de différences significatives entre les groupes de précocité. Il existe, en revanche, un progrès génétique : la note de gravité de la verse perd environ ½ point par tranche de 10 ans.

L’étude menée sur cette base de données des essais GEVES-Terres Inovia de 1989 à 2020 permet de mettre en évidence qu’il existe à la fois un progrès génétique sur le rendement et sur la teneur en protéines. Le progrès est donc double et ne s’est pas fait au détriment de l’un ou de l’autre.

De même, le progrès génétique sur la tolérance à la verse est d’autant plus intéressant, que la hauteur des plantes n’a pas diminuée. A hauteur constante, les sojas ont donc gagné en tenue de tige. Enfin, on observe une augmentation de la hauteur de première gousse permettant ainsi de réduire les pertes à la récolte.

Télécharger l'étude complète

 

 

Préparation de campagne Atouts de la culture Soja Soja Céline Motard (c.motard@terresinovia.fr), Nadia Kangoyé (n.kangoye@terresinovia.fr), Célia Pontet (c.pontet@terresinovia.fr)

Colza et féverole, l'alimentation privilégiée par les abeilles en zone de grandes cultures

En 2021, l’institut technique agricole Terres Inovia se rapproche du négoce Ternoveo pour mettre en place une expérimentation scientifique. Elle concerne 30 colonies d’abeilles domestiques établies de manière pérenne sur des exploitations agricoles de grandes cultures autour de Saint-Quentin dans l’Aisne. Grâce aux balances connectées positionnées sous les ruches et aux suivis réalisés, la croissance des colonies et l’accumulation des réserves de nectar et de pollen ont été suivis tout au long de l’année.

L’objectif principal de ce projet de recherche est de mieux comprendre l’utilisation des plantes sauvages et cultivées par les abeilles et leur place relative dans le bol alimentaire des colonies ainsi que les liens existants entre les ressources disponibles à l’échelle d’un territoire et la production de miel.

Un dispositif s’appuyant sur le programme « Terre des abeilles »

Terre des Abeilles est un projet collectif déployé par Ternoveo qui regroupe 68 agriculteurs des Hauts-de-France engagés pour favoriser la biodiversité sur leurs exploitations.

Chaque agriculteur partenaire du programme est responsable de 3 ruches au minimum. Il s’engage à les accueillir en adoptant une démarche éco-responsable, en adoptant de bonnes pratiques culturales, et au besoin en semant des plantes mellifères. Le miel « Terre des Abeilles » reflète la flore de la région des Hauts-de-France et le lien indissociable entre son agriculture et la biodiversité.

Un réseau de ruches connectées pour étudier l’utilisation des ressources fleuries

  • 30 ruches sur balances connectées réparties sur 10 sites transmettent des données de gain de poids toutes les 12 minutes
  • 130 échantillons de miel frais et 130 échantillons de pollen de trappes collectés pour être analysés
  • analyses palynologiques réalisées en laboratoire pour déterminer l’origine florale des ressources collectées par les abeilles
  • Evaluation des populations d’abeilles en début de saison, après la floraison du colza et avant l’hivernage selon une méthode simple et rapide publiée par l’INRAE

Quels enseignements en 2021 ?

Colza, féverole et fruitiers, principales sources du pollen collecté par les abeilles !Du 14 avril au 17 juin, 10.6 kg de pollen ont été collectés en trappes et prélevés par les apiculteurs sur l’ensemble du dispositif pour la mise en œuvre des analyses polliniques. Ce pollen représente un échantillon indicatif du butin total collecté par les colonies suivies.

Trois espèces végétales dominantes sont à l’origine de ce pollen.

1. la féverole Vicia Faba (34% )
2. le colza Brassica napus (24%)
3. les arbres fruitiers Prunus/Pyrus (15%)

graphique origine pollen abeille colza feverole
graphique origine pollen par abeille

A gauche : Alimentation pollinique des colonies d’abeilles en suivi. 
Indications chiffrées : poids du pollen collecté en g du 14/04 au 17/06, toutes ruches confondues.

A droite : Origine florale des pollens collectés par les abeilles

 

Si on analyse la collecte de pollen totale d’un point de vue temporel (figure 2), on remarque que le colza et les arbres fruitiers représentent les principales ressources polliniques des colonies à l’étude jusque début mai. En début de saison, on notera également l’apport significatif du pissenlit et du saule, espèces sauvages à floraison très précoce. 

Ensuite, sur le mois de mai, c’est l’aubépine qui tient une place centrale, supérieure au colza qu’elle concurrence. Les érables permettent d’assurer une transition avec le mois de juin au cours duquel la féverole est largement dominante du point de vue des apports polliniques (entre 50 et 100% du bol alimentaire !), complété par le coquelicot, le cornouiller sanguin et la phacélie. Cette dernière espèce est très attractive pour les abeilles. Certains agriculteurs du projet l’ont implantée en couvert d’interculture. 

Ces résultats montrent la contribution importante de la féverole et du colza (58% des apports), deux grandes cultures mellifères à floraison massive à l’alimentation pollinique des abeilles. Ils montrent aussi la nécessité pour les abeilles de diversifier leurs apports protéïques en visitant des espèces sauvages herbacées, arbustives ou arborescentes comme le coquelicot, l’aubépine et les saules notamment.

Au total, ce sont 25 genres/espèces de plantes dont on a retrouvé du pollen dans les trappes mises en place devant les ruches à l’étude. Il est par ailleurs démontré qu’une alimentation pollinique diversifiée est pour les abeilles domestiques une des clés de la survie hivernale et de la résistance face aux stress environnementaux.

En 2021, année particulièrement froide et pluvieuse au début de la campagne apicole, le colza est l’espèce qui remporte la palme de la floraison la plus longue car elle a fourni aux abeilles des ressources en pollen jusqu’au 9 juin, ce qui est exceptionnel !

 

graph-evolution-masse-pollen-collecte
Les plus grandes quantités de pollen sont collectées en avril, au moment de la floraison du colza, des fruitiers et des saules, puis en juin au moment de la floraison de la féverole, période pendant laquelle l’alimentation pollinique des colonies est beaucoup moins diversifiée.

 

Evolution temporelle de la masse de pollen collectée en trappe sur les colonies suivies

 

Qu’en est-il des nectars ?

Dans notre étude, l’espèce dont le pollen est le plus souvent détecté dans le nectar est le colza. En effet 123 échantillons sur 130 en contiennent à hauteur de 83% en moyenne et plus de la moitié des échantillons en contiennent plus de 90% !

En tant que grande culture à floraison abondante produisant du nectar et du pollen en quantité, le colza est une ressource primordiale pour les abeilles en Hauts-de-France de laquelle les abeilles extraient des quantités de miel importantes. Sur les colonies à l’étude, la production de miel totale est en moyenne de 39 kg par ruche ; aucun doute que le colza y contribue grandement au vu de ces résultats !

Dans les nectars analysés, les pollens de 3 autres genres ou espèces de plantes ont également été détectés de manière significative : Il s’agit des arbres fruitiers, des saules et de la féverole, dont les pollens sont présents dans respectivement 32%, 30% et 14% des échantillons, à hauteur de 10%, 17% et 34% en moyenne.

Saules et féveroles exploités pour leur nectar mais…

On retrouve des pollens de saules et de féverole dans certains échantillons de nectars, est-ce que ce résultat en garantit l’origine ? pas tout à fait…en voici les raisons :

Le saule, et particulièrement le saule Marsault, est une espèce particulièrement attractive pour les abeilles. Les abeilles peuvent produire du miel de saule, même si c’est assez rare. Retrouver du pollen de saule dans le nectar n’indique pas qu’il s’agisse de nectar de saule car chez cette espèce, le pollen et le nectar sont produits sur des plantes différentes. Si du pollen de saules se retrouve dans le nectar, c’est donc de manière fortuite.

La féverole est une plante qui produit du nectar contenu dans les fleurs et aussi ce qu’on appelle du nectar « extra-foral » produit sur les parties végétatives et par conséquent facilement accessible pour les insectes auxiliaires notamment ceux dont les pièces buccales sont courtes. De ce fait, les abeilles peuvent produire du miel de féverole qui ne contient pas de pollen de féverole. Pour cette espèce, la présence de pollen dans le nectar peut renseigner sur l’origine du nectar mais pas nécessairement ce qui constitue une limite de l’étude.

Espèces végétales dont le pollen a été détecté dans les échantillons de nectars.
Plus les cercles sont gros, plus la fréquence de détection de l’espèce dans les échantillons de nectar est élevée.

Références

Chabert S., Requier F., Chadoeuf J., Guilbaud L., Morison N., Vaissière B.E., 2021.  Rapid measurement of the adult worker population size in honey bees. Ecological Indicators 122.

Remerciements

Nous remercions chaleureusement Nathalie Lanciaux ainsi que que les agriculteurs impliqués dans l’expérimentation et les apiculteurs sans qui ce travail n’aurait pu voir le jour : Arnaud Cras, Jean-François Lancry et Jean-François Vincette.

 

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10 bonnes raisons de cultiver le tournesol

Plante largement médiatisée, le tournesol bénéficie d’une image très positive auprès du grand public. Au-delà de ses qualités esthétiques dans le paysage, découvrons les atouts technico-économiques du tournesol qui en font une culture durable et compétitive à introduire et/ou maintenir dans les systèmes de cultures.

champ de tournesols

Une culture qui participe aux enjeux sociaux et sociétaux


1. Une culture économe en temps pour l’agriculteur

Son itinéraire cultural nécessite peu d’interventions même s'il faut soigner certains points techniques comme le choix variétal, l’implantation et le désherbage pour valoriser au mieux le potentiel des variétés. De la préparation du sol à la récolte la culture ne nécessite que 7 à 8 passages. La présence du tournesol sur une exploitation permet ainsi de répartir la charge de travail, grâce à son calendrier de travail complémentaire à celui des céréales d’hiver.


2. Des débouchés assurés contribuant à l’autonomie protéique  

Les débouchés du tournesol sont diversifiés et valorisent l’huile (pour usage alimentaire et industrielle) et les protéines contenues dans la graine. Parmi les filières innovantes citons la filière des biocarburants à bas GES (Gaz à Effet de Serre), l’oléochimie avec des protéines concentrées ou la production de tourteaux HighPro (haute teneur en protéines).
Sur le marché des graines oléagineuses et des huiles la demande est soutenue, comme en témoignent les 10 millions de tonnes d’huiles végétales consommées en Europe, soit 20% de plus que sa production. Avec ses 2 millions d’hectares (dont 35% de tournesol), la France est le premier producteur européen de graines oléagineuses. Le tournesol représente 25% de l’huile brute produite sur le territoire et constitue la 1ère huile consommée par les ménages français.
N’oublions pas non plus que les tourteaux de tournesol sont une source de matière riche en protéines et qu’ils contribuent à réduire le déficit protéique européen. Dans certaines unités de trituration, leur valeur nutritionnelle peut être améliorée par le décorticage.

 

De nombreux atouts agro-économiques


3. Une culture pilier de la compétitivité des exploitations

Le tournesol s’intègre à des systèmes de production variés, disposant ou non de l’irrigation, valorisant les dérobées pour des systèmes 3 cultures en 2 ans… Si le potentiel du tournesol est élevé en sols profonds, c’est aussi une des rares espèces d’été dont la rusticité est adaptée à des sols plus contraints.
Le tournesol est également très bien adapté à l’agriculture biologique. Il demande peu d’intrants, est adapté au désherbage mécanique et la génétique offre des solutions face au complexe parasitaire. Des coûts de production modérés, une valorisation intéressante et une faible variation des rendements en font une culture de choix en bio.

 

4. Un progrès génétique permettant de s’adapter à toutes les situations

Le tournesol bénéficie d'un réel progrès génétique depuis plus de trente ans et la recherche est toujours dynamique que ce soit pour étoffer les groupes de précocité ou faire progresser les tolérances aux maladies. Il existe ainsi une offre variétale adaptée à chaque contexte sanitaire et pédoclimatique prenant en compte des critères multiples : précocité, gestion des flores difficiles, mildiou, verticillium, phomopsis, sclérotinia, orobanche cumana... Le choix variétal devient donc une étape clé pour la réussite du tournesol.

 

5. Une culture rentable mobilisant une trésorerie limitée

La culture du tournesol mobilise peu de trésorerie et les immobilisations financières dues aux charges opérationnelles sont de courte durée, entre avril et septembre. Son cycle court permet donc un retour sur investissement rapide. Les charges opérationnelles sont maîtrisées et peu volatiles, variant en moyenne entre 300 et 450 €/ha. La fertilisation minérale peut être soumise à une forte volatilité interannuelle, ce qui est le cas actuellement. Le tournesol nécessitant peu d'engrais azotés par rapport à d’autres espèces, il présente une faible variabilité de ces charges et donc une stabilité des marges.

 

6. Un précédent aux multiples atouts  

Le tournesol est une tête de rotation à cycle court, qui occupe le sol peu de temps, il libère le sol tôt en laissant de faibles quantités de résidus. Lors de sa récolte, les sols sont le plus souvent secs, le risque de tassement est alors fortement réduit ; Le tournesol offre ainsi des conditions optimales d’implantation aux céréales d’hiver, en non labour superficiel ou en semis direct ou à un couvert hivernal. Son système racinaire pivotant concourt à la bonne structure du sol. L’effet bénéfique d’un précédent tournesol se traduit par une hausse moyenne de rendement de 15 % du blé qui suit, par rapport à un blé de blé.
Il permet également d'insérer des couverts végétaux dans une interculture longue avant son implantation.

 

7. Un bon candidat pour la diversification des systèmes

Dans les bassins où il est peu présent, le tournesol peut être une culture de diversification compétitive qui permet d’allonger les rotations tout en apportant une rentabilité aux exploitations. C’est en effet une culture de choix dans les rotations céréalières qui ne réclame pas de matériel spécifique hormis l’adaptation des plateaux sur la moissonneuse et permet d’améliorer la maîtrise du désherbage dans la rotation.
L’introduction de cette cuture d’été facilite la lutte contre certaines flores hivernales notamment les graminées (vulpin, ray-grass) et assure une rupture du cycle des maladies des céréales (fusariose, piétin).

 

Des performances environnementales

8. Une espèce peu gourmande en intrants

Le tournesol répond aux enjeux de réduction de l’usage des produits phytosanitaires par un faible IFT, grâce à une lutte sanitaire essentiellement génétique et une adaptation au désherbage mécanique et mixte. Le tournesol est peu gourmand en élément fertilisant, ce qui en fait une des cultures les moins émettrices de GES (faible apport d’engrais de synthèse) permettant une excellente valorisation en biocarburants à bas GES.

 

9. Une culture robuste quel que soit la contrainte hydrique

Face aux enjeux du changement climatiques, et aux sécheresses estivales qui se répètent, le tournesol possède une bonne capacité de tolérance au stress hydrique. Il peut être considéré comme l’une des cultures d’été les plus robustes, supportant le mieux les conditions sèches, même en sol superficiel.
Son alimentation optimale en eau requiert de disposer d’environ 420 mm sur l’ensemble du cycle, fournis par les pluies et la réserve en eau du sol. L’apparition d’une sécheresse modérée pendant la phase végétative induit un endurcissement du tournesol qui lui permet de mieux tolérer des stress hydriques ultérieures et de bien valoriser les pluies de fin de cycle.

En irrigué, cette culture est une opportunité car elle valorise très bien de faibles quantités d’eau, un atout lorsque la ressource en eau est limitée sur l’exploitation. Grâce à des besoins en eau précoces dans le cycle, il est possible de maintenir une irrigation optimale du tournesol même avec une interdiction d’irrigation avancée.

 

10. Une plante mellifère majeure pour les apiculteurs

Le tournesol concourt à la biodiversité en offrant une ressource alimentaire abondante au cœur de l’été. Source importante de nectar, fort apprécié par les pollinisateurs dont les abeilles, le tournesol contribue à la production de miel.

Téo, un plan d'action et de communication pour développer le tournesol

En savoir plus

 

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L'itinéraire technique de la lentille en 3 min

Gwénola Riquet fait un tour rapide de l'itinéraire technique de la lentille.

Pour cette filière, le plus important est d'assurer la sécurisation des débouchés. Pour cela, il faut passer par la contractualisation qui définit la variété mise en place dans la parcelle selon le débouché souhaité.
La première phase la plus importante pour la lentille, comme pour d'autres cultures, est l'implantation. Cette légumineuse couvre peu le sol lors de la première partie de son cycle.

Les consignes pour une bonne implantation de la lentille sont :

  • implanter dans un horizon bien travaillé,
  • un sol ressuyé et réchauffé pour favoriser un départ dynamique qui permet de mieux gérer l'enherbement par la suite.

L'autre phase importante est la gestion du salissement des parcelles. La lentille est une culture peu couvrante sur une bonne partie de son cycle (jusqu'à la phase de floraison)
les adventices ont tendance à en profiter pour se positionner rapidement dans les inter-rangs. Pour maîtriser ces adventices, plusieurs pistes existent en conventionnel et en bio :

  • chimique : application en pré-levée pour maitriser les adventices "classiques"
  • les différentess techniques de désherbage mécanique
  • association de la lentille avec d'autres cultures

La lentille est peu impactée par les ravageurs néanmoins certains d'entre eux peuvent être problématiques :

  • en début de cycle : les sitones et les pucerons
  • à la floraison : les bruches peuvent impactées la qualité de la récolte. Il n'existe aujourd'hui aucun moyen de lutter contre ce ravageur durant la campagne. La gestion pour la qualité des graines se passe en post récolte.

Le dernier point à surveiller est le développement des maladies tout au long du cycle. La première maladie qui impacte la lentille est aphanomyces que l'on retrouve également sur la culture du pois. Pour y remédier, il est nécessaire de bien choisir ses parcelles et éviter celles qui sont déjà infestées pour ne pas subir le développement de la maladie sur la culture.
Pour les maladies foliaires, il existe différents leviers afin de les gérer au champ (ex : densité d'implantation, traitement chimique quand elles sont déclarées ou en préventif).

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