Andainage : une alternative nécessaire dans certaines situations
Par rapport à la récolte directe avec une moissonneuse batteuse, l’andainage nécessite un passage supplémentaire. Ceci étant, il peut se justifier lorsque les conditions de cultures ne permettent pas de faire une récolte directe dans de bonnes conditions : végétation et graines trop humides).
Travail andaineuse poste inversé
Les cas de récoltes anticipées peuvent être provoquées par les situations suivantes :
- Régions côtières ou ventées, régions à orages très fréquents. Avec une aggravation de la situation en présence de culture à faible densité ou avec un mauvais état sanitaire de fin de cycle.
- Situations de parcelles très hétérogènes avec des différences de maturité marquées au sein de la parcelle
- Situations avec un enherbement mal contrôlé devenant envahissant à la récolte.
- Situations de colzas associés avec des plantes compagnes n’ayant pas été contrôlées par le gel ou un herbicide ciblé et qui envahissent la culture lors de la maturation.
- Variété reconnue très sensible à l’égrenage naturel, mais ce n’est plus le cas des variétés classiques actuelles.
Pratique de l’andainage :
Le colza est coupé dès que les graines dans les siliques passent du vert au rouge brun (graine autour de 35 % d’humidité). Repérer le stade avec les siliques à mi-hauteur de la plante. En année chaude, les graines brunissent plus rapidement avant d’arriver à 35 % d’humidité. Aucun égrenage ne peut avoir lieu à ce stade. Il sera ensuite possible d’andainer tant que les siliques n’ont pas tendance à s’égrener (graines à 25 % d’humidité).
Couper haut afin de laisser de l’air passer sous l’andain (0,50 à 0,60 minimum). Andain de l’ordre de 2 m de large pour une coupe de 6 à 7 m.
Reprise de l’andain :
Il suffit de reprendre l’andain avec une moissonneuse batteuse équipée d’une coupe suffisamment profonde spécifique colza afin de supprimer toute possibilité d’éjection de graines en dehors du tablier de la coupe de la machine. La végétation coupée sur une largeur importante se trouve regroupée en andain, la densité de siliques est supérieure à celle d’une culture récoltée en plein et l’éjection de graines est en proportion.
L’ajout de doigts releveurs d’épi est possible afin de ramasser la végétation qui peut être plaquée au sol.
La pratique de l’andainage permettra de récolter de façon plus précoce le colza (autour d’une semaine de différence par rapport à une récolte classique)
Avant de récolter avec la moissonneuse batteuse, le passage d’un broyeur entre les andains permet de supprimer la montée dans la machine des bouts de tiges vertes présents sur les côtés de l’andain. Ces volumes de tiges vertes sont des entraves à l’optimisation du triage sur les grilles.
Ceci n’est pas nécéssaire pour la reprise d’un andain avec un pick up, outil spécifique de la reprise d’andains. Nous n’avons pas à ce jour réalisé de tests de cet équipement vis-à-vis des pertes qu’il pourrait engendrer pour la récolte du colza.
Le seul handicap de l’andainage est la nécessité de prévoir un chantier supplémentaire avant récolte et le coût économique. Différents types d’équipements existent :
- Andaineuse Honey Bee
- Andaineuse Equip Agri
-
Andaineuse Pulvé Import 21 MAMECCE
Andaineuse Honey Bee
Andaineuse Equip Agri
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La problématique « mouche des semis »
Biologie
La mouche des semis (Delia platura) est l’un des ravageurs les plus préjudiciables au lupin, en particulier au lupin d’hiver. C’est un insecte très polyphage (plus de 40 plantes-hôtes).
Attirées par les sols humides, riches en matière organiques et fraîchement travaillés, la femelle dépose plusieurs centaines d'œufs dans le sol.
La durée de développement de la larve dure 3 semaines. Elle s'alimente aux dépens des matières animales ou végétales en décomposition sur lesquelles elle peut effectuer la totalité de son développement. Toutefois, très attirée par les graines en germination et les jeunes plants, elle y pénètre et creuse des galeries dans les cotylédons, les tigelles, les jeunes pousses avant leur sortie de terre. Les plantes sont vulnérables aux attaques pendant 3-4 semaines après la germination, jusqu’à ce que les tissus soient plus résistants.
Les larves se nymphosent ensuite sous forme de pupes dans le sol à des profondeurs variables. De 3 à 6 générations peuvent se succéder.
Typiquement, les plants attaqués ont le bourgeon terminal en partie ou entièrement noirci, pourri et fané. Parfois, l’apex est détruit. Souvent la base, et parfois le reste du cotylédon contiennent des galeries d’environ 1mm de diamètre, infestés par une ou deux larves de diptère. Les pieds touchés sont affaiblis, ils sont ensuite plus sensibles aux maladies fongiques et dépérissent souvent au cours de l’automne ou de l’hiver.
A partir du moment où les dégâts sont évidents, il est souvent trop tard pour mettre en place un contrôle adéquat.
Source : INRA ; Ségolène PLESSIX, Bruno Jaloux et Estelle Chenu (Agrocampus Ouest Angers) – projet PROGRAILIVE.
Méthode de lutte
Il n’existe pas de moyen de lutte en végétation contre la mouche des semis. Une lutte préventive s’impose via le travail du sol et la qualité de l’implantation.
Dès la récolte du précédent, et en particulier s’il s’agit d’une céréale, retirer les pailles pour limiter les quantités de matières organiques fraiches. Réaliser un ou des faux semis afin de diminuer le stock semencier. Rappuyer le sol avec un rouleau afin de conserver l’humidité.
Un mois avant le semis au minimum, un labour est indispensable afin d’enfouir au maximum la matière organique restante. Ce travail du sol attirera les mouches qui pondront, mais si le délai d’un mois est respecté, il n’y aura plus de risque pour la future culture de lupin au moment du semis.
Refermer le labour et ne plus toucher le sol jusqu’au semis.
Semer le lupin dans un sol chaud, bien ressuyé, à 2–3 cm de profondeur.
Avec semoir pneumatique, cela permet d'optimiser la répartition et la profondeur des graines. Bien rappuyer le sol pour favoriser un bon contact sol/graine. L’objectif est de favoriser une levée rapide de la culture, afin de passer la plus vite possible le stade de sensibilité à la mouche (apparition des premières feuilles).
Désherbage mécanique du lupin
Assurer le désherbage mécanique du lupin
Le lupin est une culture se prêtant facilement au désherbage mécanique. Bien qu’un lupin semé au semoir à céréales puisse se désherber à la herse étrille ou houe rotative, le désherbage sera en général beaucoup plus efficace si la bineuse peut être utilisée. Pour cela, anticiper l’action mécanique en adaptant l’écartement du semis (30-35 cm). Intervenir sur un sol bien ressuyé, sans pluie prévue dans les 2 jours suivants.
Il est conseillé de réaliser un premier passage de herse étrille ou houe rotative à l'aveugle (c’est-à-dire avant la levée) afin de limiter au maximum le développement des adventices pendant la phase de croissance relativement lente du lupin au départ. La herse étrille peut ensuite être utilisée en post-levée entre les stades 2 feuilles et 3-4 feuilles (dents souples, vitesse lente).
Bineuse
Un à plusieurs passages de bineuse sont à envisager en complément à des stades plus tardifs : ils permettent d’éliminer des adventices assez développées, qui auraient échappé aux premiers passages d’outils mécaniques ; ces passages deviennent essentiels en cas de non passage de herse étrille / houe rotative en pré ou post levée. Arrêter toute intervention mécanique dès l’apparition des fleurs.
Désherbage mécanique du lupin d'hiver
Désherbage mécanique du lupin de printemps
Il existe d'autres moyens de lutter contre les mauvaises herbes. Pour cela, se renseigner sur les leviers agronomiques disponibles pour la gestion des adventices sur le lupin.
Désherbage de prélevée et post-levée sur lupin
Le lupin est une culture peu couvrante en début et fin de cycle, qui peut se salir facilement.
Peu de molécules chimiques sont homologuées sur lupin : une intervention en prélevée est indispensable. La réhomologation récente du CENT 7 (isoxaben – AMM mars 2021), en association avec PROWL 400 ou CENTIUM 36CS, permet néanmoins la bonne gestion d’un grand nombre d’adventices.
CENT 7 de nouveau homologué sur LupinCet herbicide avait vu son AMM retirée suite au renouvellement des homologations en 2017. En effet, la règlementation UE 1107/2009 ne permettaient plus de remplir les conditions du dossier sur la LMR de l’isoxaben en graine de lupin. Terres Inovia s’était alors attaché à retrouver cet usage en culture mineure. Le comité technique opérationnel des usages orphelins (CTOP – animation DGAL) et la commission des usages orphelin (CUO – animation DGAL) ont été mobilisés et des essais résidus ont ainsi pu être financés pour le montage d’un dossier d’extension d’usage pour culture mineure (art51 du REG 1107/2007) en collaboration avec la société CORTEVA (dépôt mars 2020).
OU
Spe02 : pour protéger les organismes aquatiques, ne pas appliquer sur sol artificiellement drainé ayant une teneur en argile supérieure à 45% |
Produits homologués sur lupin (MAJ novembre 2022)
| Spécialité commerciale | Substances actives | Dose d’AMM | Nb max d’applications | Mention d’avertissement | Mentions de danger (règlement CPL) | DAR |
| CENTIUM 36 CS | clomazone 360 g/l | 0,3l/ha | 1 | - | H413 | - |
| PROWL 400 (3) | pendiméthaline 400 g/l | 3l/ha | 1 | Attention | H400-H410 (H400 - H401 - H410 = Baroud) | 63 j |
| CENT 7 | isoxaben 125g/l | 0.8l/ha prélevée | 1 | Attention | H400-H410 | 100 j |
| 0.4l/ha en prélevée PUIS 0.4l/ha en post levée | 1 | |||||
| AGIL / CLAXON / AMBITION | Propaquizafop 100 g/l | 1,2 l/ha (annuelles) ; 2 l/ha (vivaces) | 1 | Danger | H304-H319-H411 | 45 j |
| KERB FLO (lupin d’hiver uniquement) (2) |
Propyzamide 400 g/l | 1, 875 l/ha | 1 | Attention | H351-H410 | BBCH 14 |
| FUSILADE MAX | fluazifop-p-butyl 125 g/l |
1,5 l/ha (annuelles) 2,5 l/ha (vivaces) |
1 | Attention | H361d-H400-H410 | 90 j |
| PERTUS | clomazone 360 g/l | 0,25 l/ha | 1 | - | H411 - EUH401 | - |
(1) Lupins à destination de l'alimentation animale ou production de semence uniquement
(2) Autres spécialités génériques : attention, les produits à base de propyzamide n'ont pas tous une AMM (autorisation de mise sur le marché) sur graines protéagineuses.
(3) Autres spécialités : BAROUD SC, PENTIUM FLO
Programmes lupin d’hiver et de printemps et spectres
| Produit | Dose/ha | Efficacité |
| CENTIUM 36 CS (clomazone 360g/l) | 0,25-0,3 l/ha | Bonne efficacité sur éthuse, ammi-majus, gaillet, stellaire, renouée des oiseaux, chénopode Insuffisant sur matricaire, mercuriale, fumeterre, renouée liseron, crucifères, pensée |
| PROWL 400 (pendiméthaline 400g/l) | 3l/ha | Bonne efficacité sur Capselle, chénopode, coquelicot, laiterons, lamier, morelle, pensée Efficacité moyenne sur renouées, fumeterre, atriplex, matricaire, véroniques Insuffisant sur gaillet, ombellifère, sanve, ravenelle, morelle |
|
CENT 7 (isoxaben 125g/l) |
0,8 g/l/ha seul ; en programme : 0,4 l/ha puis 0,4l/ha au stade 2-4 feuilles |
Bonne efficacité sur fumeterre (0,8 l/ha), matricaire, pensée, crucifères, renouée des oiseaux, stellaire, véroniques Insuffisant sur renouée persicaire et renouée liseron, chénopode |
| CENTIUM 36 CS + PROWL 400 | 0,25l/ha + 2,5-3l/ha | Bonne efficacité sur capselle, chénopode, coquelicot, morelle, stellaire, renouées, gaillet, éthuse, ammi-majus, pensée Efficacité moyenne sur fumeterre, véroniques, matricaire, mercuriale Insuffisant sur sanves, ravenelle, géranium |
| CENT 7 + PROWL 400 | 0,6-0,8 l/ha + 2,5-3 l/ha | Bonne efficacité sur crucifères, chénopode, coquelicot, fumeterre, lamier matricaire, pensée, stellaire, véroniques, renouées, chénopode, pensée Insuffisant : éthuse |
| CENTIUM 36 CS + CENT 7 | 0,25-0,3 l/ha + 0,4 l/ha | Bonne efficacité sur capselle, gaillet, matricaire, éthuse, pensée, crucifères, chénopode, renouées, stellaire, véroniques Insuffisant sur coquelicot, fumeterre |
Gestion préventive des adventices
Le lupin est une culture peu concurrentielle des adventices : en agriculture biologique comme en conventionnelle, ne pas négliger l'intérêt du faux semis avant l'implantation, qui permet de diminuer le stock des graines d’adventices dans le sol.
Veiller à ne pas trop affiner un sol sensible à la battance. Effectuer un passage en fonction de l’adventice visée.
Cette préparation sera ensuite complétée par des interventions impératives en prélevée, qu’elles soient chimiques et/ou mécaniques.
Connaitre les adventices
Après avoir sélectionné l’adventice qui vous intéresse, vous accédez à des informations utiles sur sa description botanique (avec illustrations), sa biologie, son affinité vis-à-vis des milieux et des cultures, les facteurs favorables à son extension, et sa nuisibilité dans les grandes cultures, y compris les espèces porte-graines. Les différents moyens de lutte disponibles sont aussi passés en revue : méthodes préventives et agronomiques, choix des herbicides les plus adaptés et désherbage mécanique. Des recommandations de lutte spécifiques en agriculture biologique sont également fournies. |
Dates, densités et profondeur de semis
Semer le lupin d’hiver dans un sol encore chaud, bien ressuyé. Le semis doit avoir lieu entre le 10 septembre et 15 octobre, selon la variété et la localisation de la parcelle. Semer le lupin à 25/30 graines/m² et 2–3 cm de profondeur. L’écartement préconisé est de 35 à 40 cm. Si un désherbage mécanique est envisagé, l’écartement peut être augmenté.
Avec un semoir pneumatique, cela permet d'optimiser la répartition et la profondeur des graines. Bien rappuyer le sol pour favoriser un bon contact sol/graine. L’objectif est de favoriser une levée rapide de la culture, afin de passer la plus vite possible le stade de sensibilité à la mouche (apparition des premières feuilles), et d’atteindre une bonne résistance au froid avant l’hiver.
| Clovis, Magnus, Ulysse | Orus | |
| Nord-Ouest | 10-15/09 | 10-30/09 |
| Centre Ouest | 10-20/09 | 10-30/09 |
| Sud-Ouest | 10-15/10 | 20/09 – 15/10 |
| Centre Limousin | 10-15/09 | 5-20/09 |
Inoculation du lupin
Contrairement au pois ou à la féverole, Bradyrhizobium lupini, le rhizobium du lupin, n'est pas naturellement présent dans tous les sols français.
Pour une parcelle portant du lupin pour la première fois, il est donc conseillé d'apporter de l'inoculum. Un seul produit existe sur le marché : Vitalianz R Lupin. Ce produit peut être utilisé à sec ou avec de l'eau.
Associer le lupin d'hiver
Une réduction de la pression d’adventices
Le principal atout de la conduite en association du lupin est la réduction de la pression d'adventices de l'entrée d'hiver à la récolte.
On mesure dans nos essais, conduits en conventionnel, des réductions de biomasse adventices de l'ordre de -65 à -90 % à floraison par rapport à une modalité conduite en pur. Ces effets restent visibles jusqu'à la récolte (si les plantes compagnes sont conduites jusque-là).
La meilleure plante associée pour remplir cet objectif est le triticale (semé à 30% de sa densité classique), que l'on peut mener à une récolte simultanée avec le lupin. Selon le développement de la plante compagne, on peut espérer de quelques quintaux à 20 q/ha de triticale en cas de récolte, et ce quel que soit le mode de conduite (biologique ou conventionnel).
Attention tout de même, la conduite en association peut amener à une réduction significative du rendement du lupin.
Par ailleurs, en conduite conventionnelle, l'association complique le désherbage chimique de rattrapage notamment sur graminées. En effet, Kerb Flo, antigraminées racinaires, n'est pas sélectif de la céréale. En cas de forte pression de graminées, le choix de conserver la plante compagne pourra se poser.
Exemple d’un itinéraire technique en association lupin d’hiver/triticale en agriculture conventionnelle
Le lupin est semé à sa densité normale – 25/30 graines/m², 2 à 3 cm de profondeur, à la date de semis optimale. Le triticale est semé à 30 % de sa densité normale, soit 75 grains/m², en même temps que le lupin (en mélange dans la même trémie) ou en semis décalé environ 1 mois après le semis du lupin, semis au RTK en rang intercalé ou à la volée avec un passage de herse pour un léger enfouissement des graines de triticale. En cas de semis simultané, préférer une variété à reprise tardive en triticale. Le semis décalé diminue la compétition exercée par le triticale sur le lupin en début de cycle, tout en garantissant un développement suffisant du triticale pour jouer son rôle concurrentiel sur les adventices et notamment au printemps et en fin de cycle.
En cas de double récolte, l'usage de produits phytosanitaires doit être couvert sur les deux cultures en place : lupin et triticale. Un désherbage de prélevée avec du Prowl 400 (homologué sur les deux cultures) peut être réalisé juste après l'implantation du lupin.
La récolte est ensuite facilement triable, les graines étant de tailles bien différentes.
| Avant de se lancer dans des associations, il faut s’assurer d’avoir un débouché, soit en autoconsommation, soit triage à la ferme ou triage par votre organisme stockeur. |
Exemple d’un itinéraire technique en association lupin d’hiver/triticale en agriculture biologique
Semer le lupin à densité normale, 30-35 graines/m², et le triticale à 30% de la densité normale (90 gr/m²).
Plusieurs stratégies de désherbage mécanique sont possibles pour la conduite de l’association :
- Un semis en plein au semoir à céréales des deux espèces
- Semis au semoir à céréales des deux espèces mais en fermant un ou plusieurs éléments semeur pour élargir l’inter-rang.
La deuxième stratégie permet l’usage de la bineuse, qui reste un levier très efficace pour lutter contre les adventices sur l’inter-rang. Il est donc conseillé, en cas d’usage de la bineuse, de semer en mélange dans la même trémie, pour que lupin et céréales associées soient sur le même rang.
Attention à l’impact de la présence d’une plante compagne sur le rendement du lupin, qui peut être concurrentielle de ce dernier.
La récolte est ensuite facilement triable, les graines étant de tailles bien différentes.
| Avant de se lancer dans des associations, il faut s’assurer d’avoir un débouché, soit en autoconsommation, soit triage à la ferme ou triage par votre organisme stockeur. |
Documents à télécharger
Travail du sol pour limiter le risque « mouche des semis »
Afin de favoriser une bonne implantation et de limiter le risque « mouche des semis », votre sol doit être préparé avec soin.
Dès la récolte du précédent, et en particulier s’il s’agit d’une céréale, retirer les pailles pour limiter les quantités de matières organiques fraiches et récemment enfouies. Réaliser un ou des faux semis afin de diminuer le stock semencier. Rappuyer le sol avec un rouleau pour conserver l’humidité.
Un mois avant le semis au minimum, un labour est indispensable afin d’enfouir au maximum la matière organique. Ce travail du sol attirera les mouches qui pondront, mais si le délai d’un mois est respecté, il n’y aura que peu de risque pour la future culture de lupin.
Refermer le labour et ne plus toucher le sol jusqu’au semis.
En non labour, un travail du sol profond avant le semis, réalisé avec des outils à dents type chisel ou canadien, permet une bonne aération du sol et favorise la mise en place des nodosités.
Les coupler à un outil de travail superficiel (dents ou disques) pour affiner le lit de semences. En sol limoneux et sableux, ne pas trop affiner pour éviter la croûte de battance, qui pourrait bloquer la germination.
Fertilisation : le lupin assure sa nutrition azotée
Un lupin bien nodulé est capable d’assurer lui-même sa nutrition azotée, via la fixation symbiotique de l'azote de l'air, qui prend le relais de l’assimilation de l'azote minéral du sol par les racines, mécanisme activé en tout début de cycle du lupin.
Un apport d’engrais azoté sur la culture bloquerait la fixation symbiotique, et pourrait être néfaste au bon développement de la plante. Le tassement de sol et les sitones sont deux autres facteurs pouvant influer sur la nutrition azotée du lupin.
Nodosités sur des racines de lupin
Raisonner les apports de phosphore et de potasse à la rotation, en fonction de l'analyse de sol
A titre indicatif, pour un rendement de 30 à 40 q/ha, le lupin exporte 20 à 30 unités de P2O5 et 30 à 40 unités de K2O.