En période de mi-floraison, la féverole a besoin d’eau !
A partir de la fin de la floraison jusqu’à la maturité physiologique, la féverole a besoin de 180 mm d’eau (contre 150 mm pour le pois).
Si l’irrigation est possible, la féverole valorise bien l’eau apportée. Les besoins en eau de la féverole de printemps sont de 300 mm environ pour un rendement de 60-70 q/ha. Elle est sensible au déficit hydrique
En effet, la période de floraison et de formation des graines est relativement longue : de fin mai à mi-juillet suivant les secteurs géographiques. Le gain de rendement permis par l’irrigation est comparable à celui obtenu avec le pois : 4,5 à 6 q/ha pour 30 mm apportés.
Néanmoins, il ne faut pas irriguer avant la mi-floraison (sauf sécheresse très précoce), cela favoriserait un développement de végétation excessif, qui pénaliserait la formation des gousses par la suite. Il faut poursuivre les apports d’eau jusqu’au stade fin floraison + 20 jours.
Consommation en eau de la féverole et du pois (en mm)
| Période | Féverole | Pois |
| 7 feuilles à début floraison | 40 | 70 |
| Début à fin floraison | 80 | 80 |
| Fin floraison à maturité | 180 | 150 |
| Total (7 feuilles à maturité) | 300 | 300 |
En début de cycle, la féverole n’est pas exigeante en eau
Féverole et pois ont les mêmes besoins totaux en eau durant leur cycle. Cependant, des différences existent entre les deux espèces selon les phases. En début de cycle, la féverole n’est pas très exigeante en eau, alors qu’après la fin de la floraison (voir l'article) et jusqu’à maturité physiologique, elle nécessite 180 mm d’eau (contre 150 mm pour le pois).
Consommation en eau de la féverole et du pois (en mm)
| Période | Féverole | Pois |
| 7 feuilles à début floraison | 40 | 70 |
| Début à fin floraison | 80 | 80 |
| Fin floraison à maturité | 180 | 150 |
| Total (7 feuilles à maturité) | 300 | 300 |
Stockage de la féverole
Contrôler la température et l’humidité
Lors de l’arrivée en stockage, la température des graines de féverole peut être très élevée (> 35°C) ! Pour assurer une bonne conservation, ventiler l'air ambiant dès la mise en silo pour abaisser rapidement la température vers 18-20°C dans un premier temps (ventilation de nuit souhaitable), puis abaisser la température si possible en-dessous de 10°C avec 2-3 ventilations supplémentaires pour une conservation sur une longue durée.
Contrôler également l’humidité des graines, et réaliser si besoin un séchage pour baisser progressivement le taux d’humidité en-dessous de 14 % (qui est la norme commerciale) pour une conservation sur la durée.
Eviter la casse des grains
Le taux de graines cassées est un critère de qualité pour la féverole. Toutes les étapes de manutention peuvent avoir un impact négatif sur ce critère (récolte, réception sur site de stockage, élévateur, circuits de manutention). Il faut donc veiller si possible à réduire les hauteurs de chute, et éviter des chocs directs sur les parois, si possible avec du matériel adapté.
Un pH neutre et une teneur en bore à surveiller
Pour que la féverole se développe convenablement, elle a besoin d’un sol dont le pH est compris entre 6 et 7.
pH acide : la féverole supporte mal les sols acides au pH < 5,5, qui entravent le fonctionnement de l’activité symbiotique.
pH élevé : si le pH > 7,5, particulièrement dans les sols de limons battants à tendance hydromorphe, certains éléments minéraux comme le bore sont bloqués. Ce problème pourrait être à l’origine des féveroles sans gousses résultant d’un problème de fécondation des fleurs (Aisne, Ardennes, Marne et Seine-et-Marne). Dans ces parcelles à risque, en cas de printemps froid et humide, apporter 300 g/ha d’éléments bore au stade boutons floraux de la féverole pour assurer une bonne fécondation.
La féverole n’a pas besoin d’engrais azoté
Sur féverole, aucun apport d’azote n’est nécessaire
La nutrition azotée repose sur deux voies d’acquisition complémentaires : la fixation symbiotique de l'azote de l'air grâce aux nodosités et l’assimilation de l'azote minéral du sol par les racines.
La féverole fixe l’azote de l’air grâce à une symbiose avec des bactéries du genre Rhizobium qui forment donc les nodosités. Ces bactéries sont présentes naturellement dans le sol. Il est donc inutile d’inoculer les graines.
Des exigences modérées en phosphore et potasse
La féverole est moyennement exigeante en phosphore et en potasse. La dose d’engrais à apporter doit être raisonnée en fonction des exportations, de la teneur du sol en phosphore et en potasse, et du nombre d’années sans apport.
Pour un rendement en féverole de 50 q/ha et dans le cas d’un sol bien pourvu, compenser les exportations : apporter 60 kg/ha de P2O5 et 70 kg/ha de K2O.
Fertilisation phospho-potassique (pour un rendement de 50 q/ha)
| P2O5 | Sol pauvre | Sol bien pourvu | Sol très bien pourvu |
| si apport au cours des 2 dernières années | 100 | 60 | 0 |
| si apport plus ancien | 120 | 90 | 30 |
| K2O | Sol pauvre | Sol bien pourvu | Sol très bien pourvu |
| si apport au cours des 2 dernières années | 120 | 70 | 0 |
| si apport plus ancien | 140 | 90 | 50 |
En cas d'exportation des pailles de céréales avant la culture, ajouter à ces chiffres 30 à 40 u de K2O, seulement en sols pauvres.
Choisir sa parcelle pour la féverole
Choisir des sols profonds sans accident de structure
La féverole apprécie les sols profonds, aérés, non battants (elle est plus sensible à la battance que le pois). Elle craint les sols légers, hydromorphes ou asphyxiants. Son système racinaire doit pouvoir s’installer sans rencontrer d’obstacles.
Pendant la phase fin floraison – remplissage de la graine, la féverole a des besoins en eau élevés et craint les fortes températures (≥ 25°C). Semer de préférence en sols profonds à bonne réserve en eau.
La féverole peut être cultivée dans des sols contaminés par Aphanomyces euteiches, car elle n’est pas attaquée par ce pathogène. Dans les parcelles saines, il est possible d’alterner féverole et pois, car la féverole ne multiplie pas l’aphanomyces.
Deux féveroles espacées de 6 ans
Respecter un délai minimum de 6 ans entre deux féveroles pour limiter les risques sanitaires. Si cette culture revient trop souvent sur une même parcelle, la pression de certains bioagresseurs augmente (maladies racinaires en parti- culier). Si la présence de nématodes est avérée, ne pas semer de féverole. Eviter les retours trop fréquents de féverole en association avec le colza et dans des couverts en interculture car cela peut augmenter les risques sanitaires sur la féverole en culture principale.
Dans un souci d’optimisation de l’utilisation de l’azote, privilégier les précédents à faibles reliquats tels que céréales (une ou deux pailles), tournesol, maïs… notamment en agriculture biologique.
Les débouchés de la féverole
La féverole est utilisée majoritairement en alimentation animale (volaille, porc, bovin, poisson) en France ou à l’export. La teneur moyenne en protéines des graines se situe entre 28 % et 30 % de la matière sèche. Depuis trois ans, l’exportation de féveroles décortiquées vers la Norvège pour une utilisation en pisciculture est en augmentation. Le marché national de la meunerie (alimentation humaine) reste stable et représente environ 10 000 t. Le débouché alimentation humaine est valorisé de l’ordre de 30 à 40 €/t au-dessus du marché destiné à l’alimentation animale.
La quasi-totalité des féveroles de printemps cultivées en France sont à fleurs colorées. Les teneurs en protéines et en facteurs anti-nutritionnels, comme la vicine-convicine ou les tanins, sont variables entre variétés. En pratique, toutes les variétés peuvent convenir pour tous les débouchés, en alimentation animale comme en alimentation humaine.
Pour le débouché alimentation humaine (export vers l'Egypte)
Les féveroles sont commercialisées sous forme de graines entières. Les lots doivent donc présenter une bonne qualité visuelle. Le taux de graines bruchées doit se situer entre 1 % et 3% maximum. Cependant, ces dernières années, les lots de féverole présentaient des taux très élevés (> 10 %) en raison d’une lutte en végétation, limitée en nombre d’applications et avec des produits peu efficaces. La commercialisation sur ce marché est de ce fait devenue particulièrement difficile. Une tolérance plus importante en graines bruchées à 5-8 % est parfois observée dans les contrats.
A cause des tanins contenus dans les variétés à fleurs colorées, les graines foncent progressivement : éviter de mélanger des lots de 2 années de récolte différentes car ils n’auront pas la même couleur.
Les variétés à faible teneur en vicine-convicine permettent d’éviter les risques de favisme (forme d’anémie assez grave) chez les personnes sensibles (2 à 10 % de la population méditerranéenne). Ce critère n’est ni demandé, ni valorisé par le marché. Cependant, il pourrait apporter une certaine sécurité sur le marché de l’alimentation humaine.
En alimentation des volailles
Les variétés à teneur élevée en protéines sont appréciées. Les tanins et la vicine‑convicine diminuent la digestibilité de l’énergie et des protéines pour les volailles, et pour cette dernière entraîne aussi une baisse du poids de l’œuf, d’où l’importance du choix de variétés à faible teneur pour ce débouché.
En alimentation des poissons
Pour cette utilisation, les féveroles sont décortiquées, ce qui permet d’augmenter la teneur en protéines. Ce débouché est en augmentation depuis 3-4 ans (export vers la Norvège).
Les atouts économiques de la féverole
En ne retenant que les effets “rendement “ et “réduction de la fertilisation azotée” (sur la base de 40 kg N/ha en moins en moyenne), le gain de marge brute d’un blé de protéagineux (dont féverole) par rapport à un blé de blé est de l’ordre de +160 €/ha.
Les charges opérationnelles (semences, fertilisation, produits de traitement, irrigation, travaux de récolte) en féverole sont proches de celles du pois et donc inférieures à celles du blé ou du colza. Elles sont comprises le plus souvent entre 350 et 450 €/ha, à titre indicatif. Sur la base de prix de vente indicatifs départ ferme de l’ordre de 210 €/t en alimentation animale (majoritaire) et 250 €/t en alimentation humaine (meunerie essentiellement), les marges brutes moyennes de la féverole (hors aides DPB et couplées) sont comprises entre 400 et 800 €/ha selon la conduite et le contexte de sol et de climat.
En tant que protéagineux, la féverole bénéficie d’une aide couplée. Pour la récolte 2017, celle-ci s’est établie à 112 €/ha. Son montant est fixé annuellement après la récolte sur la base des surfaces déclarées en protéagineux.
Les atouts agronomiques de la féverole
Une tête d’assolement bénéfique pour la rotation
La féverole est une tête d’assolement qui assure des gains de rendement (+ 7,5 q/ha pour un blé après protéagineux par rapport à un blé de blé), des économies d’azote pour le blé suivant et une teneur en protéines améliorée. Introduire une féverole dans la rotation permet de diminuer la pression des maladies et des adventices.
La féverole est économe en eau et en intrants. Elle a les mêmes besoins en eau que le pois : 300 mm sur l’ensemble du cycle. Grâce à ses nodosités, la culture n’a pas besoin d’apport d’engrais azoté. Elle n’est pas attaquée par Aphanomyces euteiches et ne multiplie pas le champignon. La féverole permet donc de garder un protéagineux sans augmenter le niveau d’infestation des sols et d’alterner avec un pois dans les rotations.
La féverole de printemps offre des rendements moyens de 40-45 q/ha (jusqu’à 65-70 q/ha) en conditions de sols profonds et lors d’étés tempérés et humides (notamment dans le Nord-Ouest). Au cours des trois dernières campagnes, suite à des printemps chauds et secs, les rendements ont été assez irréguliers. La féverole d’hiver est intéressante dans le Centre Ouest de la France avec des rendements moyens autour de 35-40 q/ha et au maximum 60-65 q/ha dans les meilleures parcelles.
La culture de la féverole est possible en terrain argileux ou caillouteux.
Elle s’accommode d’un lit de semences grossier. La récolte de la féverole est facilitée grâce à sa tige rigide. La féverole supporte les grands écartements (binage possible). Dans les régions de production de légumes, l’introduction d’une féverole est intéressante car le matériel utilisé sur légumes peut l’être aussi sur la légumineuse.
Les féveroles d’hiver et de printemps permettent un étalement du temps de travail, puisque les dates de semis et de récole sont différentes de celles des céréales à paille et du colza. Le labour n’est pas indispensable avant la culture suivante.
Le tournesol : une culture qui s’intègre à toutes les exploitations agricoles
Pourquoi insérer un tournesol dans les systèmes de culture d'une exploitation ?
Parce que c’est une culture simple qui bénéfice du progrès génétique. Le progrès génétique du tournesol a été réel au cours des trente dernières années. Tant au niveau du rendement, de la teneur en huile que du comportement aux maladies et parasite (Orobanche cumana).
Depuis 2006 au travers de l’exemple du sud de la France (1er bassin de production national), alors que les rendements au champ sont stables en tendance, ceux des essais variétaux de Terres Inovia ont progressé en tendance de + 0,1 q/ha/an. La teneur en huile a augmenté en tendance de près de + 0.2 point/an tant dans les parcelles agricoles que dans les essais.
Un des gros atouts du tournesol est la simplicité de son itinéraire cultural. Cependant, pour valoriser au mieux le potentiel des nouvelles variétés, il est essentiel de soigner l’ensemble de la conduite notamment l’implantation, le choix variétal, la fertilisation et le désherbage. C’est un levier de progrès majeur pour cette espèce trop souvent considérée comme secondaire.
De même, visiter les parcelles au cours de l’été est un moyen de diagnostiquer l’état sanitaire des tournesols et ainsi mettre en place les leviers de lutte adéquats, immédiatement (arrachage des tournesols sauvages…), à la récolte (récolter en dernier les parcelles avec de l’orobanche…) ou au retour du tournesol (choix variétal, VTH si flore difficile…).
Parce que c’est une culture qui permet de répartir la charge en travail sur l’exploitation
Le calendrier de travail du tournesol est complémentaire de celui des cultures d’hiver, ce qui facilite l’organisation au sein de l’exploitation et la répartition de la charge de travail au cours de l’année.
Par ailleurs, le temps de travail est concentré sur quelques périodes, avec un nombre de passages limité. Au total, une culture de tournesol ne nécessite que 7 à 8 passages de la préparation du sol à la récolte.
Les charges de mécanisation spécifiques à cette culture sont également limitées à l’adaptation de la coupe sur la moissonneuse-batteuse (aménagement de plateaux ou cueilleur spécifique tournesol). Pour le semis, l’utilisation d’un semoir monograine reste conseillée (qualité de semis et de levée ; maîtrise de la densité ; régularité de peuplement).
Parce que c’est une bonne tête de rotation et un bon précédent au blé
Le tournesol profite d’un cycle de culture court, il occupe donc peu de temps le sol et son interculture longue offre ainsi la possibilité de fragmenter le sol dans de bonnes conditions. Il permet également de contribuer à gérer les limaces avant semis par le déchaumage. Il offre la possibilité d’insérer des couverts végétaux dans l’interculture avant le tournesol, sous certaines conditions.
Lorsque son enracinement est correct, le système racinaire en pivot du tournesol concours à la bonne structure du sol.
Parmi les cultures de printemps et d’été, le tournesol a l'avantage de libérer tôt le sol en laissant des quantités limitées de résidus (cannes). Avec des sols le plus souvent secs lors de sa récolte, le risque de tassement est fortement réduit. Ces atouts offrent des conditions optimales d’implantation aux céréales d’hiver en non labour superficiel (< 15 cm), en semis direct ou à un couvert végétal dans l’attente d’un semis de fin d’hiver ou de printemps.
Il permet la lutte contre certaines graminées (ray-grass, vulpin notamment) dans la rotation et assure une rupture du cycle des maladies des céréales (fusariose, piétin, etc.). Il contribue ainsi à l’équilibre des rotations.
L’effet bénéfique d’un précédent tournesol se traduit par une hausse moyenne de rendement de 15 % du blé qui suit, par rapport à un blé de blé.
En double culture dans le sud de la France, il peut être cultivé en irrigué après une orge précoce par exemple.
Parce que c’est une culture adaptée à des systèmes de productions variés
Une culture qui valorise tous les types de sol, en sec et en irrigué
Le tournesol valorise des milieux variés allant des sols superficiels à profonds. En sol superficiel, il fait partie des cultures de printemps et d’été les plus robustes, même conduit en sec. Pour les irrigants, cette culture est une opportunité car elle valorise très bien de faibles quantités d’eau, en échappant souvent aux restrictions puisque les besoins en eau sont précoces dans le cycle.
Une offre variétale pour s’adapter à chaque contexte de production
En fonction des enjeux principaux de la parcelle (gestion des flores difficiles, mildiou, vertillium, phomopsis, Orobanche cumana, sclérotinia du capitule), il existe une offre variétale en tournesol qui répond aux enjeux priorisés de la parcelle. La recherche variétale dynamique, qui permet cette offre variée, est un réel atout pour cette espèce.
Le soin apporté à la conduite culturale est un élément clé pour que le potentiel génétique s’exprime au mieux.
Une culture adaptée au désherbage mécanique et à l’agriculture biologique
Passage de herse étrille
Le tournesol convient parfaitement au mode de production biologique car il demande peu d’intrants, ne pose pas de problèmes techniques majeurs et est particulièrement adapté au désherbage mécanique. Les coûts de production relativement modérés en bio, la rémunération de la récolte et la faible variation des rendements d’une année à l’autre font du tournesol une culture de vente appréciée par de nombreux agriculteurs convertis ou en cours de conversion.
Une culture adaptable à l’agriculture de conservation
Le tournesol reste peu adapté au semis direct. Cependant réussir l’implantation en travail du sol simplifié est possible avec le strip till. La technique consiste à travailler le sol uniquement sur la future ligne de semis, ce qui permet au pivot de se développer correctement sans toucher l’inter-rang. Le bon usage de ce matériel demande des réglages précis.
Il est par ailleurs tout à fait possible d’implanter une céréale en semis direct après tournesol car cette culture laisse un sol bien structuré et peu de résidus gênants.
Enfin, l’interculture longue laissée par le tournesol permet d’intégrer des couverts dans la rotation.
Une culture pour diversifier les assolements
Dans des rotations à dominante de cultures d’hiver, insérer un tournesol, culture d’été, est un levier pour améliorer la maîtrise du désherbage, grâce à l’effet de rupture produit. Cette insertion permet en particulier d’améliorer la gestion des flores à dominante hivernale (dont vulpin, ray-grass, matricaires et géraniums) tout en maîtrisant les coûts herbicides.
Dans les bassins où le tournesol est peu présent, cette espèce peut s’avérer être une culture de diversification particulièrement compétitive, qui permet d’allonger les rotations, tout en apportant une rentabilité aux exploitations.
Dans les bassins « historiques », une culture à insérer parfois dans des rotations plus longues
Le tournesol garde toute sa compétitivité technico-économique dans les bassins de production qualifiés d’« historiques ». Cependant, afin de préserver son potentiel de rendement, il est préférable que le tournesol revienne dans les rotations avec un délai de retour ≥ trois ans. La gestion des maladies, mildiou en particulier, sera notamment facilitée.
Une culture qui contribue à la diversité des paysages
Même si ce critère n’est pas fondamental pour les producteurs, l’image très positive du tournesol auprès du grand public, la beauté des parcelles lors de la floraison et sa contribution à la production de miel participent à valoriser les paysages et le métier d’agriculteur auprès d’un large public. C’est un atout non négligeable de nos jours.