Guide de culture féverole : la nouvelle édition 2024 est disponible

Paris, le 10 juin 2024 - Terres Inovia a mis à jour son guide de culture dédié à la féverole. Ce tout nouveau guide complet accompagne pas-à-pas les producteurs de légumineuses et les conseillers dans la réussite de la culture de féverole. Il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Légumineuse performante dans la fixation de l’azote et la structuration des sols grâce à son système racinaire pivotant, la féverole est une légumineuse pilier dans les systèmes en recherche de cultures de diversification et d’autonomie grâce à sa richesse en protéines et à l’apport de nombreux services agronomiques et environnementaux.

Présentation du guide de culture féverole 2024

Ce guide permet aux producteurs et conseillers de tout savoir sur les féveroles d’hiver et de printemps : du choix des variétés, à la récolte et à la conservation, en passant par l’implantation, l’irrigation, la fertilisation, le désherbage ou bien encore la lutte contre les ravageurs et les maladies.

Dans cette édition, la conduite technique a été enrichie et a évolué sur la partie implantation, étape essentielle dans l’élaboration du potentiel final de la culture. Les attentes du profil du sol au semis sont plus détaillées afin de répondre aux besoins de la culture. La gestion des intercultures a été étoffée et les plages et secteurs de semis ont évolué en lien avec les conditions climatiques afin d’apporter plus de robustesse dans les potentiels de rendements.
Ce guide porte aussi une attention particulière au diagnostic précoce des maladies et pucerons
avec la présentation de stratégies de gestion adaptées à ces situations.

Commander le guide

La version digitale du guide peut être téléchargée gratuitement par toute personne ayant créé son compte personnel sur le site internet de l’institut : guide féverole 2024. Le guide en version imprimée peut également être commandé gratuitement, seule une participation aux frais de port est demandée.

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Avec PRECOTION, les chercheurs évaluent une méthode permettant de caractériser les variétés de colza face au sclérotinia.

Face aux enjeux de la transition agroécologique, les défis sont multiples pour déployer des leviers en vue de réduire l’usage de produits phytosanitaires. L’utilisation de variétés résistantes à certains bioagresseurs sont parmi les solutions qui peuvent être utiles et efficaces pour répondre à cet enjeu.

Très préjudiciable au rendement, le sclérotinia, maladie fongique du colza, peut être contrôlé par une protection fongicide appliquée au bon moment. Dans un contexte de forte nuisibilité potentielle et d'absence de solution curative, les cultures de colza sont majoritairement protégées par ce traitement préventif. Mais dans la grande majorité des cas la maladie ne s'exprimera pas, mettant en avant un axe d’amélioration pour réduire l’IFT du colza. Les efforts conduits par la recherche publique et privée depuis des années en vue d’améliorer la résistance génétique du colza à ce champignon, a permis la commercialisation récente de variétés à bon comportement face au sclérotinia, ouvrant la voie à de nouvelles stratégie de lutte en réduisant les applications phytosanitaires. Toutefois, aucun protocole n’existe pour évaluer ce caractère variétal dans les processus officiel d’inscription du CTPS.

Terres Inovia (Coord.), le GEVES, INRAE, Corteva et Innolea se sont mobilisés pour répondre à cette problématique, avec le projet PRECOTION, qui a débuté en 2022 et se terminera fin 2024 (financement FranceAgriMer, AO Connaissance).

Quelles méthodes ?

Depuis le début du projet, 12 essais (4 en 2022/2023 et 8 en 2023/2024) ont été mis en place en France, en vue d’évaluer une méthode de contamination artificielle en utilisant des grains de millet infectés. Cette méthode vise à améliorer le taux de réussite des essais, dans un contexte où le développement de la maladie en contamination naturelle est très aléatoire. Les grains contaminés servent de support au champignon pour favoriser les 1ères étapes de l’infection. Le dispositif au champ vise à évaluer le comportement de différentes constructions génétiques de colza (7 à 8 variétés) avec différentes doses/dates d’application d’inoculum. Une partie du dispositif est réservée à la contamination naturelle pour s’assurer de la validation de la méthode.

« Inoculation des plantes avec des grains de millet en 2023/2024 »

Des premiers résultats prometteurs

L’infection s’est révélée fructueuse la 1ère année sur deux essais inoculés garantissant au CTPS une probabilité forte de réussir leurs futurs essais même en conditions peu favorables, et des différences de comportement ont été observées entre les variétés.
Des incohérences ont été parfois observées entre l’expertise des obtenteurs sur leur matériel et les résultats acquis en contamination artificielle.

23 à 43% de plantes atteintes en moyenne selon l’essai toutes modalités confondues en 2022/2023.

Avant de valider la méthode, il reste cependant un point essentiel à vérifier : le test en contamination artificielle permet-il de refléter le comportement des variétés en contamination naturelle ? A ce jour, les données disponibles sont encore trop peu nombreuses pour le savoir, et surtout, l’absence de données en contamination naturelle dans nos essais ne permet pas de répondre à cette question. Le réseau d’essais implantés en 2023/2024 permettra d’enrichir le jeu de données pour conclure sur la ou les méthodes à utiliser dans l’évaluation des variétés de colza face au sclérotinia.

Quelle finalité ?

Au terme de ce projet, le ou les protocole(s) proposé(s) à la section CTPS Colza et autres crucifères permettront de réaliser une évaluation officielle au champ du comportement des variétés de colza vis-à-vis du sclérotinia dans le cadre des inscriptions lors des études VATE. La prise en compte de ce caractère dans un continuum de pré et post inscription permettra de valoriser le progrès génétique, et d’alimenter les référentiels des prescripteurs. La mise à disposition d’un test officiel permettra aux structures habilitées à accompagner les obtenteurs pour des éventuelles demandes de fiches CEPP.  Ces informations conduiront finalement à améliorer le conseil aux agriculteurs dans la conduite à tenir pour lutter contre le sclérotinia, avec à termes des stratégies de lutte réduisant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

 

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Contact : Christophe JESTIN (c.jestin@terresinovia.fr)

Faced with the challenges of the agro-ecological transition, there are many ways to deploy levers to reduce the use of phytosanitary products. The use of varieties resistant to certain bioaggressors is one of the solutions that can be useful and effective in meeting this challenge.

Sclerotinia, a fungal disease of oilseed rape, is highly detrimental to yield, and can be controlled by applying fungicide protection at the right time. In a context of high potential damage and lack of curative solutions, most rapeseed crops are protected by this preventive treatment. In the vast majority of cases, however, the disease does not develop, highlighting an area for improvement in reducing rapeseed IFT. Years of public and private research aimed at improving the genetic resistance of rapeseed to this fungus have recently led to the commercialization of varieties with good resistance to sclerotinia, opening the way to new control strategies and reduced phytosanitary applications. However, there is no protocol for evaluating this varietal character in the official CTPS registration process.

Terres Inovia (Coord.), GEVES, INRAE, Corteva and Innolea have joined forces to address this issue, with the PRECOTION project, which began in 2022 and will run until the end of 2024 (financed by FranceAgriMer, AO Connaissance).

Which methods?

Since the start of the project, 12 trials (4 in 2022/2023 and 8 in 2023/2024) have been set up in France, to evaluate an artificial contamination method using infected millet grains. This method aims to improve the success rate of trials, in a context where the development of the disease in natural contamination is highly uncertain. Contaminated grains serve as a support for the fungus to promote the 1st stages of infection. The field set-up aims to evaluate the behavior of different rapeseed genetic constructs (7 to 8 varieties) with different doses/dates of inoculum application. Part of the set-up is reserved for natural contamination to ensure validation of the method.

Inoculation of plants with millet grains in 2023/2024

Promising initial results

Infection proved successful in the 1st year on two inoculated trials, guaranteeing CTPS a high probability of success in future trials, even in less favorable conditions, and differences in behavior were observed between varieties.
Inconsistencies were sometimes observed between the expertise of breeders on their material and the results acquired in artificial contamination.

23 to 43% of plants affected on average in 2022/2023, depending on the trial, all modalities combined.

Before validating the method, however, one essential point remains to be verified: does the artificial contamination test reflect the behavior of varieties in natural contamination? To date, there is still too little data available to know, and above all, the absence of data on natural contamination in our trials means that we cannot answer this question. The network of trials to be set up in 2023/2024 will enable us to enrich the dataset in order to reach a conclusion on the method(s) to be used in the evaluation of rapeseed varieties against sclerotinia.

What purpose?

At the end of this project, the protocol(s) proposed to the CTPS Rapeseed and other Cruciferae section will enable an official field assessment of the behavior of rapeseed varieties with regard to sclerotinia, as part of VATE registration studies. The inclusion of this trait in a pre- and post-listing continuum will enable us to enhance the value of genetic progress, and to provide reference material for prescribers. The availability of an official test will enable authorized structures to assist breeders with any​​​​​​​ requests for CEPP files.  Ultimately, this information will lead to better advice for farmers on how to combat sclerotinia, and ultimately to control strategies that reduce the use of plant protection products.

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Contact : Christophe JESTIN (c.jestin@terresinovia.fr)

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Sclérotinia du colza : vers une stabilisation de l’observation de la résistance aux SDHI ?

Nuisibilité et fréquence d’attaque : rappels

Le sclérotinia est la maladie principale du colza si l’on considère que la lutte contre le phoma est avant tout une lutte génétique. Bien que la fréquence d’attaque soit considérée comme faible avec une attaque observée une à deux années sur dix à l’échelle nationale (variabilité au niveau régional à prendre en compte), la nuisibilité de Sclerotinia sclerotiorum est significative à partir de 10% de tiges principales atteintes. A partir de ce seuil, 1 à 1.5 quintal de nuisibilité à l’hectare est constaté par tranche de 10 % supplémentaire de tiges principales touchées. Les attaques sur ramifications sont rarement nuisibles sauf dans le cas de très fortes attaques c’est-à-dire à partir de 50 % de ramifications atteintes.

Rappelons que les facteurs favorables au développement de la maladie sont, au-delà de la phase de contamination, des températures douces et une humidité relative élevée. L’inoculum est rarement le facteur limitant pour le développement de la maladie comme le montrent les résultats des kits pétales réalisés à l’échelle des BSV régionaux (cf. les publications du BSV dans votre région).

Du fait de la nécessité d’intervention en préventif face à cette maladie (aucune solution curative à disposition), de la difficulté de prévision du développement de la maladie autrement que via la mise en place des kits pétales, et selon le contexte parcellaire (type de rotation, historique de pression sclérotinia…) une intervention au stade BBCH 69 (stade G1) peut être nécessaire.

► Plus d’informations : Article « Sclérotinia, est-il nécessaire de réaliser un traitement fongicide ? » 

Gestion du sclérotinia au stade BBCH 69 (stade G1)

Du point de vue des solutions fongicides disponibles, en dehors des solutions de biocontrôle (jugées insuffisantes en cas d’attaque nuisible), depuis la campagne 2022, un quatrième mode d’action a enrichi les choix possibles pour une action au stade G1 (BBCH 69) via l’homologation du TRESO.

► Plus d’informations sur les performances du TRESO :

Nouveauté pour cette campagne 2024 : l’homologation du REVYDAS, spécialité à base de boscalide et de méfentrifluconazole (nouvelle triazole disponible sur colza). Cette nouveauté fongicide sur colza présente des résultats à équivalence avec la référence PROPULSE dans les essais Terres Inovia (cf. figures ci-dessous) et élargit la gamme des solutions disponibles sur la culture.

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Figure 1 et 2 : Résultats d'essais fongicides Terres Inovia, obtenus en 2023 et 2021 en conditions de contamination naturelle.

Gestion des résistances du sclérotinia aux SDHI : point sur la situation

La note commune ANSES, INRAe, et Terres Inovia fait le point sur la situation en 2024 des résistances des souches de Sclerotinia sclerotiorum face aux fongicides et plus particulièrement face aux SDHI. Depuis 2020, le nombre de prélèvements de sclérotes en cours de campagne pour analyse a fortement diminué, en lien avec des pressions au champ faibles. Néanmoins, l’inoculum est bien toujours présent en parcelles (cf. résultats des Kits pétales dans votre région) et la vigilance quant à l’acquisition de résistance vis-à-vis des modes d’action disponible reste nécessaire.

Nuisibility and frequency of attack: reminders

Sclerotinia is the main disease of oilseed rape if we consider that the control of phoma is primarily a genetic control. Although the frequency of attack is considered to be low, with an attack observed one to two years out of ten on a national scale (variability at regional level to be taken into account), the harmfulness of Sclerotinia sclerotiorum is significant from 10% of the main stems affected. From this threshold, 1 to 1.5 quintals of damage per hectare are observed for each additional 10% of main stems affected. Attacks on branches are rarely harmful except in the case of very heavy attacks, i.e. from 50% of branches affected.

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Let us recall that the factors favourable to the development of the disease are, beyond the contamination phase, mild temperatures and a high relative humidity. The inoculum is rarely the limiting factor for the development of the disease as shown by the results of the petal kits carried out at the scale of the regional BSV (see the BSV publications in your region).

Due to the need for preventive intervention against this disease (no curative solution available), the difficulty of predicting the development of the disease other than by setting up petal kits, and depending on the plot context (type of rotation, history of sclerotinia pressure, etc.), an intervention at the BBCH 69 stage (G1 stage) may be necessary.
More information: Article « Sclerotinia, is it necessary to carry out a fungicide treatment? ».

Sclerotinia management at BBCH 69 (G1 stage)

From the point of view of available fungicide solutions, apart from biocontrol solutions (considered insufficient in case of harmful attack), since the 2022 campaign, a fourth mode of action has enriched the possible choices for action at G1 stage (BBCH 69).
More information: 2022 webinar « spring diseases and pests ».

Management of sclerotinia resistance to SDHI: update on the situation

The joint note from ANSES, INRAe, and Terres Inovia provides an update on the situation in 2022 regarding the resistance of Sclerotinia sclerotiorum strains to fungicides and more particularly to SDHI. Since 2020, the number of sclerotia samples taken during the season for analysis has decreased significantly, in connection with low field pressures. Nevertheless, the inoculum is still present in the plots (cf. results of the petal kits in your region) and vigilance regarding the acquisition of resistance to the available modes of action remains necessary.

Note: With the introduction of the fludioxonil-based solution, the number of available modes of action for sclerotinia control is increased to four. With the growing range of products on offer and the application of the recommendations, the sustainability of sclerotinia management is secured.

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Lancement de l’appel à projets 2024 de SELEOPRO dédié à la recherche semencière du colza et du tournesol

Terres Inovia, Terres Univia, l'établissement financier Sofiprotéol ainsi que l’Union Française des Semenciers viennent de lancer l’appel à projets SELEOPRO 2024, dédié au soutien de la recherche semencière du colza et du tournesol. Il sera clôturé le 15 mai.
 

Le dispositif SELEOPRO vise à soutenir des projets de recherche portés par des équipes académiques et des projets de recherche collaboratifs pilotés par des entreprises semencières privées. Le but : développer les connaissances, les méthodes et les outils d’intérêt pour la sélection et accélérer la création de variétés de colza et de tournesol disponibles pour les agriculteurs français.

Le financement de l’appel à projets est assuré par Sofiprotéol, gestionnaire du Fonds d’Actions Stratégiques pour les Oléoprotéagineux (FASO), par Terres Univia et par Terres Inovia au travers des fonds interprofessionnels, issus des Cotisations Volontaires Obligatoires (CVO) et également par l’UFS.

Quatre thématiques prioritaires de recherche identifiées

Pour que les travaux d’amélioration variétale puissent répondre au mieux aux intérêts de la filière et aux problématiques prioritaires de recherche identifiées au sein du comité scientifique SELEOPRO, les projets déposés devront s’inscrire dans au moins une des thématiques suivantes:


Lutte contre les bioagresseurs dans un objectif de réduction d’emploi des produits phytosanitaires, en ciblant en particulier les coléoptères ravageurs d’automne pour le colza et le mildiou pour le tournesol.
L’adaptation au changement climatique, en ciblant en particulier l’amélioration de l’implantation en conditions stressantes (rapidité de germination, développement du compartiment racinaire…).
• Spécifiquement pour le colza, l’adaptation de la sélection aux nouveaux itinéraires culturaux (conduites associés, bas niveau d’intrant…).
• Spécifiquement pour le tournesol, la prise en compte des critères de qualité des débouchés des huiles et protéines.
Ces thématiques ont vocation à orienter les efforts des sélectionneurs et organismes de recherche pour les années à venir, sans exclure pour autant toute autre thématique qui pourrait être jugée d’intérêt pour les cultures.
 
Les informations nécessaires au dépôt d’un projet, avant le 15 mai 2024, sont disponibles dans le document en pièce jointe.

Pour toutes questions relatives au dépôt d’un projets et pour l’envoi des dossiers de candidature, merci de vous adresser à :
Camille Jouan
Chargée de Projets Innovation et Filières, SOFIPROTEOL
Tel: 07-72-24-39-39
Email: camille.jouan@sofiproteol.com

 

 

Documents à télécharger

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Les guides de culture tournesol et soja 2024 sont disponibles

Paris, le 6 mars 2024 - Terres Inovia a mis à jour ses guides de culture tournesol et soja. Ces deux nouveaux guides complets qui accompagnent producteurs d’oléagineux et conseillers dans la réussite de ces cultures, sont téléchargeables gratuitement sur le site internet de l’Institut et peuvent être également commandés en version imprimée*.

« Culture robuste tolérante au stress hydrique et bon candidat pour la diversification des assolements dans les systèmes dominés par les cultures d’hiver, le tournesol valorise les conduites économes en intrants et s’adapte parfaitement au cahier des charges de l’agriculture biologique. La campagne 2024 nécessitera de faire les bons choix techniques pour viser de bons résultats économiques pour les exploitations », déclare Gilles Robillard, agriculteur et président de Terres Inovia.

« Le soja, cette légumineuse dont la culture nécessite peu d’intrants, s’intègre dans de nombreux systèmes de culture et permet de diversifier les assolements. Ses atouts : une culture qui se prête bien au désherbage mécanique et de nouvelles variétés performantes », ajoute Gilles Robillard.

Le guide de culture tournesol 2024

Le guide de culture permet de tout savoir sur cet oléagineux : du choix des variétés à la récolte et à la conservation, en passant par l’implantation, l’irrigation, la fertilisation, le désherbage et la lutte contre les ravageurs et les maladies. Il s’enrichit cette année d’une rubrique « atouts » dans laquelle sont mis en avant les intérêts économiques, environnementaux et sociétaux de cette tête de rotation aux débouchés multiples. En outre, cette édition 2024 présente les recommandations de Terres Inovia avec les dernières évolutions réglementaires. La partie dédiée à l’implantation a aussi bénéficié d’une refonte totale à la lumière du point technique implantation du tournesol paru récemment.

Téléchargez gratuitement ou commandez la version imprimée du guide tournesol 2024.

Guide de culture soja 2024

Mis à jour tous les deux ans, le guide de culture soja se décline en 14 chapitres qui présentent les conseils de Terres Inovia du semis à la récolte.
L’édition 2024 met en avant les atouts de la culture dans une dynamique de filière. L’itinéraire technique a également été actualisé à la suite des dernières évolutions réglementaires (programmes de désherbage).

Téléchargez gratuitement ou commandez la version imprimée du guide soja 2024.

*Les guides de cultures tournesol et soja 2024 peuvent être téléchargés gratuitement par toute personne ayant créé son compte personnel sur le site internet de l’Institut. Les guides en version imprimée sont également gratuits, seule une participation aux frais de port est demandée.

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Gestion des maladies aériennes de la féverole

Ces derniers jours, les premiers symptômes de botrytis observés sur féveroles tendent à se développer. L’identification précoce de ces premiers symptômes est indispensable dans le cadre de la gestion préventive du développement de la maladie.

Agir dès l’apparition des premiers symptômes de botrytis

Le botrytis est très présent dans le sud-ouest. Il se développe en particulier dans les situations de semis précoce. Cette relation entre la surface nécrosée par le botrytis en fonction de la date de semis, est illustré par le graphique ci-contre.

Figure 1 :  Relation entre la date de semis et la surface foliaire de la féverole nécrosée par le botrytis.

Dans le sud-ouest (carrés oranges) les attaques les plus marquées sont fortement influencées par des semis d’octobre jusqu’à début novembre dans le sud-ouest (données issues de l’observatoire conduit entre 2016 et 2018). Ce constat est plus marqué encore sur le bassin ouest (carrés bleus) sous influence océanique. De ce constat, découle la préconisation d’implantation à partir du 10 novembre. La maitrise de la densité constitue également un levier agronomique majeur pour freiner la progression de la maladie dans le couvert au printemps.
Caractérisée par de petites tâches de 2-3 mm qui s’agrandissent pour former entre elles des tâches rondes ovales entourées d’un halo brun, la maladie conduit à la nécrose et à la chute prématurée des feuilles. Ces symptômes peuvent s’observer également sur tige avec des tâches plus allongées mais plus rarement sur gousses. 
Le botrytis ne doit pas être confondu avec l’ascochytose de la féverole qui se manifeste par rarement plus de 2 tâches par feuille. Il s’agit de tâches diffuses au centre plus clair (type brûlure de cigarette). Voir les photos ci-dessous.
 

Le graphique ci-contre; Figure 2 : Résultats d'efficacité fongicide et rendement de la féverole, à Condom (32) en 2023 

traduit les résultats obtenus en 2023. On y observe que la surface foliaire touchée par le botrytis sur le témoin est de 65% au 15/05 et de 92% au 06/06. 
Le T1 a été réalisé peu de temps après l’apparition des premiers symptômes correspondant au début floraison, le 11/04. Le T2 a été réalisé à T1+24 jours, soit le 05 mai.

 

Nous remarquons que les stratégies en 2 passages, soit avec l’AMISTAR solo soit associé au SCALA, ont permis de réduire très nettement l’attaque. Le contrôle précoce de l’attaque, à l’apparition des premiers symptômes se traduit par un gain de rendement important, passant de 15q/ha sur le témoin à environ 30 q/ha sur ces 2 modalités.

La stratégie consistant à faire une impasse sur le T1 puis un AMISTAR en T2 a tout de même permis une réduction significative des attaques et un gain de rendement de 8 q/ha par rapport au témoin, dans le contexte 2023. Elle présente donc tout de même un intérêt, mais reste en net retrait par rapport à la stratégie en 2 passages.

La gestion du botrytis s’intègre dans une stratégie plus globale des maladies

Autre maladie impactant la féverole, la rouille est une maladie également très présente dans le sud-ouest où elle est au moins autant, voire plus nuisible que le botrytis sur ces dernières campagnes. Des pustules orangées, caractéristiques de la rouille peuvent apparaitre dès début mai, favorisée par les températures supérieures à 20°C en conditions humides.

 

Figure 3 : Résultats d'efficacité fongicide et rendement de la féverole, à Condom en 2023 Figure 4 : symptôme d'ascochytose sur feuilles de féverole

 

La stratégie de lutte doit prendre en compte le risque vis-à-vis de ces deux principales maladies : botrytis et rouille. Elle repose en particulier sur l’azoxystrobine et le pyrimethanil (SCALA). Le PROSARO (ou PIANO) et les solutions à base de metconazole (SUNORG PRO) peuvent aussi trouver un intérêt plus spécifiquement sur rouille.

Les attaques de botrytis sont d’autant plus difficiles à gérer, qu’elles ne sont pas prises aussitôt l’apparition des symptômes. Dès la mi-mars, et même courant février cette année, si les symptômes apparaissent, une première intervention à base de SCALA 0.75 l/ha + AMISTAR 0.5 l/ha est à réaliser. Il s’agit de situations à forte pression. Une seconde intervention d’AMISTAR peut-être réalisée à partir du début floraison. Une troisième application pourra être réalisée entre floraison + 15 j et la fin floraison pour gérer les premières attaques de rouille et compléter le programme sur Botrytis.

Dans des conditions de pression moyenne, avec apparition des premiers symptômes de botrytis autour de la floraison, la première application d’azoxystrobine, associée ou non à du SCALA peut être réalisée début floraison, avant de revenir si besoin avec de l’azoxystrobine entre 15 et 30 jours plus tard selon l’évolution de la maladie. En cas d’une seconde application, et si de la rouille apparait par la suite, il sera toujours possible de réintervenir avec du metconazole (SUNORG PRO).

Vos contacts régionaux

  • Arnaud Micheneau (a.micheneau@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
  • Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr) - Ouest Occitanie
  • Laura Cipolla (l.cipolla@terresinovia.fr)- Auvergne-Rhône-Alpes, PACA

 

 

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Tournesol : le Carrefour de la sélection SELEOPRO fait le point sur les recherches

Le 35ème Carrefour de la Sélection du Tournesol SELEOPRO, organisé par Terres Inovia avec le soutien de Sofiprotéol, s’est tenu le 6 février dernier. Il a permis d’échanger sur les travaux de recherche sur le tournesol qui présentent un intérêt pour la sélection et la filière.


Quelles avancées de la recherche permettent d’améliorer la sélection du tournesol ? Quels sont les enjeux à venir pour cette culture en France ? Tels étaient les sujets du Carrefour de la Sélection du Tournesol, qui s’est déroulé le 6 février sur le site de l’Inrae Auzeville (31).

Il a réuni 70 participants, parmi lesquels de nombreux représentants des sélectionneurs de tournesol opérant en France ainsi que des acteurs de la recherche publique et de la filière oléoprotéagineuse.

Il était animé cette année par Martine Leflon, responsable du département Génétique et Protection des cultures de Terres Inovia, et animatrice de la commission tournesol de SELEOPRO.

En savoir plus sur SELEOPRO

 

Gestion des bioagresseurs à l’honneur

Une large part des échanges a porté sur la présentation de travaux de recherche sur la gestion des maladies et de l’orobanche avec :
•    Une présentation du projet Optimildiou (Plant2Pro) et ses suites, par Alexandra Legendre (Inrae, LIPME) portant sur le développement de marqueurs moléculaires pour identifier différentes races du mildiou, maladie majeure du tournesol. Cette équipe envisage de continuer d’exploiter le séquençage des génomes de ce champignon pour développer de nouveaux marqueurs.
•    La présentation de deux projets en cours sur l’interaction entre la plante parasite Orobanche cumana et le tournesol. L’une des présentations portait sur le décryptage du dialogue moléculaire de la germination des graines d’Orobanche cumana (Projet STIGO - ANR) par Elena Dangla (Inrae / Innolea). L’autre portait sur l’étude de l’effet des cultures intermédiaires multi-services (CIMS) pour lutter contre la plante parasite (Projet COTAGENE– PlantAlliance) par Thibault Roudaire (Inrae).

Claire Ortega (Terres Univia) et Raphaëlle Girerd (Sofiprotéol) ont dressé un état des lieux concernant la production, les marchés et le positionnement stratégique industriel dans la filière tournesol.

Des travaux sur l’impact du changement climatique et sur l’adaptation du tournesol

Plusieurs présentations ont également fait écho aux enjeux du changement climatique. Le sujet a été introduit par Raphaëlle Girerd avec la restitution d’une étude sur l’impact du changement climatique sur la culture du tournesol en France, et s’est poursuivi avec :


•    Une étude en cours portant sur l’impact potentiel des variétés de tournesol pour l’attractivité des pollinisateurs en conditions de stress hydrique (Projet Heliopollen – Seleopro) par Olivier Catrice (Inrae, ASTR)
•    La présentation par Nicolas Langlade du projet européen Hélex , coordonné par Inrae. Ce projet qui débute réunit 18 partenaires économiques et scientifiques, avec un financement Horizon Europe. Il a pour objectif principal d’employer des espèces extrêmophiles d'Helianthus sauvages, le genre regroupant le tournesol et le topinambour, pour accélérer la création de variétés de tournesol plus résistantes aux impacts du réchauffement climatique, notamment la sécheresse et les températures élevées.

Le Carrefour a enfin permis à Marie-Claude Boniface et Nicolas Langlade (Inrae) de faire un point d’étape sur le matériel généré et les actions à venir dans le projet HeliaWild, soutenu par SELEOPRO, et visant au développement et au maintien des ressources génétiques utiles pour la sélection du tournesol.

 

The 35th Carrefour de la Sélection du Tournesol SELEOPRO, organised by Terres Inovia with the support of Sofiprotéol, was held on 6 February. It provided an opportunity to discuss sunflower research of interest to breeding and the industry.


What advances have been made in research to improve sunflower breeding? What are the future challenges for this crop in France? These were the topics of the Sunflower Breeding Forum, held on 6 February at the Inrae Auzeville site (31).

It was attended by 70 participants, including many representatives of sunflower breeders operating in France, as well as players from public research and the oilseed industry.

Martine Leflon, head of Terres Inovia's Genetics and Crop Protection department and chair of SELEOPRO's sunflower committee, was this year's moderator.

 

 

Spotlight on pest and disease management

Much of the discussion focused on research into disease and broomrape management:
- A presentation of the Optimildiou project  (Plant2Pro) and its follow-up, by Alexandra Legendre (Inrae, LIPME) on the development of molecular markers to identify different races of downy mildew, a major sunflower disease. This team plans to continue exploiting the sequencing of the genomes of this fungus to develop new markers.
- The presentation of two ongoing projects on the interaction between the parasitic plant Orobanche cumana and sunflowers. One of the presentations concerned the deciphering of the molecular dialogue of Orobanche cumana seed germination ( STIGO project - ANR) by Elena Dangla (Inrae / Innolea). The other was a study of the effect of multiservice intermediate crops (MSICs) in controlling the parasitic plant ( COTAGENE-PlantAlliance project) by Thibault Roudaire (Inrae).
Claire Ortega (Terres Univia) and Raphaëlle Girerd (Sofiprotéol) gave an overview of production, markets and strategic industrial positioning in the sunflower sector.


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Work on the impact of climate change and sunflower adaptation

A number of presentations also focused on the challenges of climate change. The subject was introduced by Raphaëlle Girerd, who reported on a study into the impact of climate change on sunflower cultivation in France:

- An ongoing study into the potential impact of sunflower varieties on the attractiveness of pollinators under water stress conditions (Heliopollen - Seleopro project) by Olivier Catrice (Inrae, ASTR).
- Presentation by Nicolas Langlade of the European Hélex project, coordinated by Inrae. This project, which is just getting under way, brings together 18 economic and scientific partners with Horizon Europe funding. Its main aim is to use extremophilic species of wild Helianthus, the genus that includes sunflowers and Jerusalem artichokes, to speed up the creation of sunflower varieties that are more resistant to the impacts of global warming, particularly drought and high temperatures.
Lastly, Marie-Claude Boniface and Nicolas Langlade (Inrae) gave a progress report on the material generated and future actions in the HeliaWild project, supported by SELEOPRO and aimed at developing and maintaining genetic resources useful for sunflower breeding.

 

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