Les maladies de la lentille en période de floraison

L'aphanomyces

Aphanomyces est due à un pathogène tellurique (Aphanomyces euteiches) ; les spores flagellées se déplacent dans l’eau libre du sol, et colonise les racines des lentilles, entrainant une pourriture du système racinaire (racines molles et brunes puis desséchées). En végétation, la maladie s'exprime le plus souvent sous forme de foyers dans lesquels les plantes sont nanifiées et/ou jaunissantes.

Outre le pois et la lentille, d’autres légumineuses sont plus ou moins sensibles à aphanomyces, et multiplient l’inoculum.

Il n’existe pas de moyen de lutte contre cette maladie. La prévention doit ainsi se faire à l’échelle de la rotation, en espaçant d’au moins 5 ans deux cultures sensibles.

Espèces non-hôtes ou très résistantes :

Féverole, lupin, soja, pois chiche, fenugrec, lotier, sainfoin

Espèces sensibles :

Lentille, luzerne, gesse

Espèces présentant des variétés résistantes et des variétés sensibles

Espèce Variétés totalement
résistantes
à très résistantes
(INR⩽1)
Variétés
partiellement
résistantes
à sensibles (INR>1)
Trèfle Trèfle d’Alexandrie
(T. alexandrinum)
Maremma, Polaris,
Sacromonte, Tabor,
Tigri
 
Trèfle hybride
(T. hybridum)
Aurora  
Trèfle incarnat
(T. incarnatum)
Bolsena, Carmina,
Cegalo, Contea,
Diogene, Kardinal,
Tardivo, Trincat
 
Trèfle violet
(T. pratense)
Diplo, Formica,
Lemmon, Lestris,
Merviot
Larus, Mistral
Trèfle blanc
(T. repens)
Aber daï, Aberace,
Giga, Lune de Mai,
Tara
Abercrest,
Abervantage,
Alberta, Aran,
California,
Grasslands demand,
Grasslands
Huia, Grasslands
Tahora, Ladino,
Luclair, Seminole,
Menna, Merwi,
NFG Gigant, Régal,
Rivendel, Sonja,
Podkowa
Trèfle de Perse
(T. resupinatum)
Ciro, Laser Lightning
Vesce Vesce commune
(V. sativa)
Aneto, Ardente,
Capucine, Caravelle,
Catarina, Corail,
Malachite, Marine,
Melissa, Mikaela,
Nacre, Pepite,
Scarlett, Topaze, Vigile
Amethiste,
Barvicos, Beta,
Candy, Caribou,
Cristal, Delphi,
Granit, Jade,
Nikian, Opale,
Platine, Rubis,
Safran, Spido,
Spinelle
Vesce pourpre
(V. benghalensis)
  Barloo, Bingo,
Popany
Vesce velue
(V. villosa)
  Hungvillosa, Massa,
Savane, Villana


Afin de savoir si une parcelle est infestée, il est important de réaliser un test aphanomyces.

Ce test consiste en un prélèvement de terre à réaliser sur la parcelle ; cet échantillon doit ensuite être adressé à un laboratoire pour analyse. Le résultat se présente sous la forme d’une note allant de 0 à 5 : si la note de PI est inférieure à 1, la lentille peut être cultivée. En cas de printemps très humide, des ronds jaunes pourraient apparaitre, mais l’impact sur le rendement sera faible. Si la note de PI est supérieure à 1, il est déconseillé de cultiver une lentille, l’impact du pathogène sur le rendement pouvant être important.

Pour plus de renseignements sur le prélèvement, se reporter à la fiche « Aphanomyces – test prédictif de potentiel infectieux »

 

L'ascochytose

L’ascochytose (Ascochyta lentis) est la maladie la plus préjudiciable à la lentille.

Elle se développe sur les feuilles, les tiges et les gousses sous forme de nécroses brunes. Des pycnides sont souvent visibles au centre des lésions. Une attaque précoce et importante peut entrainer la chute prématurée des feuilles et le dépérissement des jeunes plantes. Une attaque importante courant floraison peut entrainer l'avortement des fleurs et des gousses, impactant alors le rendement.

La maladie est favorisée par les printemps chauds et pluvieux.

Nuisibilité

Elle peut être importante en cas d’attaque précoce ou de développement rapide de la maladie.

Méthode de lutte

Assurer une protection préventive avec une intervention à début floraison. En cas d’attaque précoce, intervenir dès les premiers symptômes.

Intervenir avec Amistar 0,5 l/ha (azoxystrobine) + Prosaro 0,5 l/ha (prothioconazole + tébuconazole).

 

Le botrytis

Le botrytis de la lentille (Botrytis cinerea), appelé également « pourriture grise », se développe dans des conditions humides et douces. Il se développe principalement sur les jeunes gousses, provoquant leur avortement.

Nuisibilité

Elle peut être importante en cas d’attaque importante.

Méthode de lutte

Le botrytis se gère de la même manière que l’ascochytose : assurer une protection préventive avec un intervention à début floraison. En cas d’attaque précoce, intervenir dès les premiers symptômes.

Intervenir avec Amistar 0,5 l/ha (azoxystrobine) + Prosaro 0,5 l/ha (prothioconazole + tébuconazole).

Article co-rédigé avec

   

Bouches-du-Rhône (13) Finistère (29) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Floraison Maladies Lentille Gwénola RIQUET (g.riquet@terresinovia.fr), Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr)

Les ravageurs de la lentille en période de floraison

Cécidomyie

La cécidomyie de la lentille (Contarinia lentis) est un diptère (petite mouche) qui pond dans les bourgeons floraux. Ses larves se nourrissent des tissus des plantes, provoquant des « galles » puis l’avortement des boutons. 

Les vols de cécidomyies s’observent 2-3 jours avant le début floraison, et jusqu’à pleine floraison. Il faut impérativement traiter l’adulte avant la ponte pour limiter les dégâts. 

Difficile à observer, elle nécessite d’être détectée en plaçant une cuvette jaune (ou blanche) dans les parcelles. Quand il y a un vol de cécidomyies, la cuvette "devient noire" de moucherons. 

 

Surveiller  le puceron vert

Le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum), mesure de 3 à 6 mm et est de couleur vert clair, parfois rose. En s’installant sur les lentilles pour y prélever de la sève, il provoque des dégâts directs (affaiblissement de la lentille, avortement des boutons floraux, gousses ouvertes, réduction du nombre de gousses et du PMG) et est également vecteur de virus. S’il colonise les parcelles en général au début de la floraison, il peut, comme en 2020, arriver de manière précoce sur des plantes à des stades jeunes, entraînant une pression importante parfois difficile à maitriser, et une transmission de virus qui peut entraîner un fort impact sur la culture.

 

Règle de décision

Surveiller les parcelles de lentille dès le début du printemps surtout en cas d’hiver doux. 
  
Si les pucerons apparaissent à la date habituelle au moment de la floraison, observez les auxiliaires. En effet coccinelles et syrphes, naturellement présents dans les bordures de champs peuvent faire retomber la pression sous le seuil d’intervention. Si ces auxiliaires sont présents tôt, reporter la décision d’intervenir en fonction de l’évolution des populations. 

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Avant boutons floraux (1) Observation directe sur plante

Hiver doux

Printemps chaud et sec

Plus de 10% des plantes portent des pucerons 
 
Si seuil atteint : pyréthrinoïde autorisé pucerons
6 feuilles -avant début floraison (2)    

Plus de 10% des plantes portent des pucerons 

*Si seuil atteint : pyréthrinoïde autorisé pucerons ou TEPPEKI 0.14 kg/ha

Floraison (2)     2-3 pucerons par plante 

Si seuil atteint : TEPPEKI 0.14 kg/ha

(1) Avant 6 feuilles, si les sitones nécessitent également une intervention, utiliser CYTHRINE MAX seul pyréthrinoïde autorisé pucerons et sitones. 

(2) TEPPEKI est utilisable en floraison mais attention son utilisation est limitée à une seule application sur la culture.

Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer les insecticides durant la floraison ou en période de production d'exsudat, à l'exception des usages bénéficiant de la mention abeille (F, PE, FPE) ou emploi possible durant la floraison et production d’exsudats. Dans l'arrêté du 20 novembre 2021, la lentille n'est pas considérée comme une culture attractive et n'est donc pas concernée par les horaires d'application.

 

Pollinisateurs

Phrase SPe 8 : Dangereux pour les abeilles. Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer durant la floraison ou en période de production d'exsudat, à l'exception des usages bénéficiant de la mention abeille (F, PE, FPE) ou emploi possible. L'arrêté du 20 novembre 2021 encadre les horaires d’application : dans les 2 heures qui précèdent le coucher du soleil et dans les 3 heures qui suivent le coucher du soleil.

 

Tordeuse du pois

La tordeuse du pois (Cydia nigricana) est un petit papillon brun dont les larves se développement dans les graines. 

Les vols de tordeuses s’observent à partir de début formation des gousses jusqu’à la fin du remplissage des gousses. Leur nuisibilité est considérée comme faible. 

 

Bruche : la bête noire de la lentille

Bruche sur fleur de lentille
oeufs de bruche sur lentille

Sur lentille en France, on identifie principalement Bruchus signaticornis qui est différente de la bruche du pois (Bruchus pisorum) et de la féverole (Bruchus rufimanus). La femelle pond sur les jeunes gousses ; les larves non baladeuses se développement dans les graines avant d’en ressortir au moment de la récolte ou en cours de stockage, laissant à leur place un « trou », fortement préjudiciable pour le débouché de l’alimentation humaine et semences. 

Même si elles arrivent avant l’apparition des fleurs pour se reproduire et se nourrir, la période de risque débute à la formation des premières gousses et se poursuit jusqu’à la fin du développement principal des gousses (fin floraison +2 semaines environ). Des températures moyennes durant plusieurs jours de 19°C ou plus favorisent leur activité. Les solutions autorisées contre la bruche ne permettent pas de couvrir toute la phase de risque : la gestion se fait principalement au stockage aujourd’hui, mais les recherches se poursuivent. Cette lutte doit être collective si on veut réduire significativement les populations présentes dans l’environnement.

Bouches-du-Rhône (13) Finistère (29) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Floraison Ravageurs Lentille Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr), Céline ROBERT (c.robert@terresinovia.fr); Laurent RUCK (l.ruck@terresinovia.fr)

Les maladies de début de cycle de la lentille

L'aphanomyces

Aphanomyces est due à un pathogène tellurique (Aphanomyces euteiches) ; les spores flagellées se déplacent dans l’eau libre du sol, et colonise les racines des lentilles, entrainant une pourriture du système racinaire (racines molles et brunes puis desséchées). En végétation, la maladie s'exprime le plus souvent sous forme de foyers dans lesquels les plantes sont nanifiées et/ou jaunissantes.

Outre le pois et la lentille, d’autres légumineuses sont plus ou moins sensibles à aphanomyces, et multiplient l’inoculum.

Il n’existe pas de moyen de lutte contre cette maladie. La prévention doit ainsi se faire à l’échelle de la rotation, en espaçant d’au moins 5 ans deux cultures sensibles.

Espèces non-hôtes ou très résistantes :

Féverole, lupin, soja, pois chiche, fenugrec, lotier, sainfoin

Espèces sensibles :

Lentille, luzerne, gesse

Espèces présentant des variétés résistantes et des variétés sensibles

Espèce Variétés totalement
résistantes
à très résistantes
(INR⩽1)
Variétés
partiellement
résistantes
à sensibles (INR>1)
Trèfle Trèfle d’Alexandrie
(T. alexandrinum)
Maremma, Polaris,
Sacromonte, Tabor,
Tigri
 
Trèfle hybride
(T. hybridum)
Aurora  
Trèfle incarnat
(T. incarnatum)
Bolsena, Carmina,
Cegalo, Contea,
Diogene, Kardinal,
Tardivo, Trincat
 
Trèfle violet
(T. pratense)
Diplo, Formica,
Lemmon, Lestris,
Merviot
Larus, Mistral
Trèfle blanc
(T. repens)
Aber daï, Aberace,
Giga, Lune de Mai,
Tara
Abercrest,
Abervantage,
Alberta, Aran,
California,
Grasslands demand,
Grasslands
Huia, Grasslands
Tahora, Ladino,
Luclair, Seminole,
Menna, Merwi,
NFG Gigant, Régal,
Rivendel, Sonja,
Podkowa
Trèfle de Perse
(T. resupinatum)
Ciro, Laser Lightning
Vesce Vesce commune
(V. sativa)
Aneto, Ardente,
Capucine, Caravelle,
Catarina, Corail,
Malachite, Marine,
Melissa, Mikaela,
Nacre, Pepite,
Scarlett, Topaze, Vigile
Amethiste,
Barvicos, Beta,
Candy, Caribou,
Cristal, Delphi,
Granit, Jade,
Nikian, Opale,
Platine, Rubis,
Safran, Spido,
Spinelle
Vesce pourpre
(V. benghalensis)
  Barloo, Bingo,
Popany
Vesce velue
(V. villosa)
  Hungvillosa, Massa,
Savane, Villana


Afin de savoir si une parcelle est infestée, il est important de réaliser un test aphanomyces.

Ce test consiste en un prélèvement de terre à réaliser sur la parcelle ; cet échantillon doit ensuite être adressé à un laboratoire pour analyse. Le résultat se présente sous la forme d’une note allant de 0 à 5 : si la note de PI est inférieure à 1, la lentille peut être cultivée. En cas de printemps très humide, des ronds jaunes pourraient apparaitre, mais l’impact sur le rendement sera faible. Si la note de PI est supérieure à 1, il est déconseillé de cultiver une lentille, l’impact du pathogène sur le rendement pouvant être important.

Pour plus de renseignements sur le prélèvement, se reporter à la fiche « Aphanomyces – test prédictif de potentiel infectieux »

 

L’ascochytose

L’ascochytose (Ascochyta lentis) est la maladie la plus préjudiciable à la lentille.

Elle se développe sur les feuilles, les tiges et les gousses sous forme nécroses brunes. Des pycnides sont souvent visibles au centre des lésions. Une attaque précoce et importante peut entrainer la chute prématurée des feuilles et le dépérissement des jeunes plantes. Une attaque importante au cours de la floraison peut entrainer l'avortement des fleurs et des gousses, impactant alors le rendement.

La maladie est favorisée par les printemps chauds et pluvieux.

Nuisibilité

Elle peut être importante en cas d’attaque précoce ou de développement rapide de la maladie.

Méthode de lutte

Assurer une protection préventive avec un intervention à début floraison. En cas d’attaque précoce, intervenir dès les premiers symptômes.

Intervenir avec Amistar 0,5 l/ha (azoxystrobine) + Prosaro 0,5 l/ha (prothioconazole + tébuconazole).

N.B : Les semis trop denses amplifient le phénomène.

 

Les maladies racinaires

La lentille est très sensible aux maladies racinaires.

Pythium et fusarium sont responsables de nécroses racinaires et de jaunissement des parties aériennes.

La gestion se fait à l’échelle de la rotation : respecter un délai de retour d’au moins 5 ans entre deux cultures de lentille, et semer dans de bonnes conditions.

 

Bien choisir son fongicide

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Bouches-du-Rhône (13) Finistère (29) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Début de cycle / croissance Maladies Lentille Gwénola RIQUET (g.riquet@terresinovia.fr), Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr), Franck DUROUEIX (f.duroueix@terresinovia.fr)

Les ravageurs de début de cycle de la lentille

Les thrips

Les thrips du lin et des céréales (Thrips angusticeps), communément appelés « mouche(tte)s d'orage » ou « bêtes d’orage », sont des insectes allongés, de petites tailles (1 à 2 mm), noirs, pourvus de quatre ailes étroites longuement frangées et de pièces buccales piqueuses suceuses asymétriques.

thrips lentille

L’adulte est actif pour des températures supérieures à 7-8°C. Il pique les jeunes plantes et leur injecte une salive toxique, qui stoppe leur développement. Les plantes restent naines, le bourgeon terminal dégénère, et la plante finit par disparaitre.

Le thrips est à surveiller entre la levée et le stade 4 feuilles de la lentille.

 

Le sitone

Le sitone (Sitona lineatus) est un charançon de 3,5 à 5 mm de long, de couleur brun-rouge. L’adulte hiverne dans les jachères ou cultures de légumineuses, comme la luzerne ou le pois.

Les hivers doux et secs lui sont favorables. Au printemps, il quitte ses zones refuges et envahit les parcelles de lentille par vols échelonnés. Le ravageur est actif par temps ensoleillé et lorsque la température est supérieure à 12°C.

Si les adultes de sitones occasionnent des dégâts visibles, sous forme d’encoches semi-circulaires, ils sont cependant peu préjudiciables à la culture.

Ce sont principalement les dégâts de larves qui sont préjudiciables : ces dernières s’attaquent au système racinaire, et se développent dans les nodosités de la lentille, perturbant ainsi sa nutrition azotée.

La nuisibilité sur le rendement est généralement faible, sauf en cas d'attaques précoces et nombreuses.

 

Le puceron vert

Le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum), mesure de 3 à 6 mm et est de couleur vert clair, parfois rose. En s’installant sur les lentilles pour y prélever de la sève, il provoque des dégâts directs (affaiblissement de la lentille, avortement des boutons floraux, gousses ouvertes, réduction du nombre de gousses et du PMG) et est également vecteur de virus. S’il colonise les parcelles en général au début de la floraison, il peut, comme en 2020, arriver de manière précoce sur des plantes à des stades jeunes, entraînant une pression importante parfois difficile à maitriser, et une transmission plus impactante de virus.

Puceron vert sur lentille

Règle de décision
Surveiller les parcelles de lentille dès le début du printemps surtout en cas d’hiver doux.
 
Si les pucerons apparaissent à la date habituelle au moment de la floraison, observez les auxiliaires. En effet coccinelles et syrphes, naturellement présents dans les bordures de champs peuvent faire retomber la pression sous le seuil d’intervention. Si ces auxiliaires sont présents tôt, reporter la décision d’intervenir en fonction de l’évolution des populations.

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Levée à 6 feuilles (1) Observation directe sur plante  

Plus de 10% des plantes portent des pucerons

*Si seuil atteint : pyréthrinoïde autorisé pucerons

6 feuilles à  boutons floraux (2)

Hiver doux

Printemps chaud et sec

Plus de 10% des plantes portent des pucerons

*Si seuil atteint : pyréthrinoïde autorisé pucerons ou TEPPEKI

Début floraison à fin floraison + 2-3 semaines  

2-3 pucerons par plante

(Mention abeilles impérative).

Si seuil atteint : TEPPEKI

(1)    Avant 6 feuilles, si les sitones nécessitent également une intervention, utiliser un pyréthrinoïde autorisé pucerons et sitones.
(2)    Si une nouvelle intervention est nécessaire en floraison, TEPPEKI est limité à une application.

 

Pollinisateurs

Phrase SPe 8 : Dangereux pour les abeilles. Pour protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, ne pas appliquer durant la floraison ou en période de production d'exsudat, à l'exception des usages bénéficiant de la mention abeille (F, PE, FPE) ou emploi possible. L'arrêté du 20 novembre 2021 encadre les horaires d’application : dans les 2 heures qui précèdent le coucher du soleil et dans les 3 heures qui suivent le coucher du soleil.

Bouches-du-Rhône (13) Finistère (29) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Début de cycle / croissance Ravageurs Lentille Gwénola RIQUET (g.riquet@terresinovia.fr), Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr), Céline ROBERT (c.robert@terresinovia.fr); Laurent RUCK (l.ruck@terresinovia.fr)

Le désherbage post-levée de la lentille

fleurs lentille

En complément d’une intervention en prélevée, un rattrapage peut être réalisé en post levée au stade 3-4 feuilles de la culture sous forme chimique ou mécanique (herse étrille).

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Le désherbage de prélevée de la lentille

désherbage lentille

 

Le désherbage chimique

La lentille est sensible à la concurrence des adventices – le désherbage est donc une étape clé de l’itinéraire technique.

Peu de solutions herbicides sont homologuées sur lentille, une intervention en post-semis prélevée reste indispensable pour limiter le salissement de la culture.

 

Le désherbage mécanique, une solution complémentaire

Seul ou en complément du désherbage chimique, la herse étrille peut être utilisée en post semis - pré levée en un passage dit « à l’aveugle », qui permettra la destruction précoce d’adventices. Ces passages pourront être complétés par des interventions au stade 3-4 feuilles de la culture.

 

Et l’association ?

Hors agriculture biologique, des essais d’association de la lentille avec du lin, des céréales (blé, orge) ou de la cameline sont en cours.

Les premiers résultats semblent décevants : si l’aide à la gestion de l’enherbement via une meilleure couverture du sol est assurée, la concurrence sur la disponibilité en eau en fin de cycle s’exerce fortement, et impacte significativement le rendement de la lentille.

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Tout savoir sur l'implantation de la lentille

Le travail du sol

Travailler le sol de façon régulière sur les 15 premiers centimètres afin d’obtenir un lit de semence affiné, meuble et aéré, permettant une bonne installation du système racinaire faiblement prospectif et des nodosités.

La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 6°C pour favoriser la germination.

Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée.

Implantation de la lentille en France

En cas de présence importante de cailloux, il est possible de rouler la lentille entre le semis et la levée, avant l'application de l'herbicide de prélevée. Si le roulage n'a pas été réalisé avant la levée, attendre le stade 3-4 feuilles pour le faire, avec un rouleau lisse à faible vitesse et en conditions ressuyées. Patienter au moins 8 jours avant d'appliquer un herbicide. Toutefois cette pratique peut engendrer des blessures sur les plantules et n’est pas à privilégier.

Date, densité et profondeur de semis

densité semis lentille

Semer tôt afin de limiter au maximum le risque de stress hydrique pendant la période de floraison et de remplissage des gousses :

  • Semer dès la mi-février dans le Sud/Sud-Ouest et l’Ouest
  • Semer entre le 5 et le 20 mars en plaine (Centre Val de Loire, Champagne, Aube, Yonne)
  • Semer entre le 15 mars et le 15 avril en altitude

Il faut semer à 2-3 cm de profondeur et adapter la densité à la date de semis. Eviter la surdensité : la lentille est une culture qui ramifie ; semer en surdensité limite la capacité de ramification de la plante, et favorise les maladies et la verse :

  • Semis précoces : 270 graines/m² (75 kg/ha)
  • Semis tardifs : 300 graines/m² (90 kg/ha)
  • En altitude : 300-320 graines/m² (90-95 kg/ha)

 

Densité de semis et PMG

Densité de semis (graines/m²) Poids de mille grains (PMG) (g)
26 28 30
270 70 kg/ha 75 kg/ha 81 kg/ha
300 78 kg/ha 84 kg/ha 90 kg/ha
320 84 kg/ha 90 kg/ha 96 kg/ha


N.B : En AB, les densités de semis sont majorées afin d’assurer une gestion du salissement de la parcelle acceptable. Selon les terroirs cette majoration varie entre +10 et +30 % par rapport aux densités préconisées en conventionnel.

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Le test aphanomyces sur lentille

Tout comme le pois, la lentille est une culture sensible à Aphanomyces euteiches. Avant d’envisager d’implanter une lentille, il est donc recommandé de réaliser un test de potentiel infectieux (PI), afin d’écarter tout risque de perte de la culture.

parcelle de lentille

Ce test consiste en un prélèvement de terre à réaliser sur la parcelle ; cet échantillon doit ensuite être adressé à un laboratoire pour analyse. Le prélèvement peut être effectué à tout moment de l’année, afin d’anticiper et de prévenir le risque. Le résultat du test est donné selon une échelle de 0 (pathogène non détecté) à 5 (risque très élevé) : si la note de PI est inférieure à 1, la lentille peut être cultivée. En cas de printemps très humide, des ronds jaunes pourraient apparaitre, mais l’impact sur le rendement sera faible. Si la note de PI est supérieure à 1, il est déconseillé de cultiver une lentille, l’impact du pathogène sur le rendement pouvant être important.

Pour plus d’informations sur la maladie et les cultures sensibles, se reporter à la page pois.

Pour plus de renseignement sur le prélèvement, se reporter à la fiche « Aphanomyces – test prédictif de potentiel infectieux ».

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Fertilisation et inoculation de la lentille

 

Comme les autres légumineuses, la lentille a la capacité de fixer l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec une bactérie du genre Rhizobium (Rhizobium leguminosarum), présente naturellement dans les sols français. Il n’est donc pas nécessaire d’inoculer la lentille.

fleur lentille

La lentille est peu exigeante : elle exporte 1,6 u/q de phosphore et 6 u/q de potassium.

Ainsi, pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Ces apports sont à raisonner et à adapter en fonction de l’analyse de sol.

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Choisir sa parcelle pour cultiver la lentille

La lentille valorisera des types de sols variés (argilo-calcaires superficiels, sols volcaniques…).

Attention cependant aux sols hydromorphes ou des sols très séchants en raison de la sensibilité de la culture aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle.

De même, des sols à grosse réserve utile favoriseront un développement végétatif exubérant au détriment du rendement.

Les sols trop caillouteux seront aussi à éviter pour faciliter la récolte, car la lentille a une tendance à la verse en fin de cycle.

parcelle lentille

Privilégier des parcelles sans flore adventice difficile, notamment si on note la présence de datura, morelle, ambroisie, bleuet ou ortie royale (risque de déclassement de la récolte vers un débouché alimentation animale).

Un point d’attention particulier doit être porté sur le retour de la lentille dans les parcelles. Cette culture est sensible à Aphanomycès euteiches, et autres pathogènes telluriques (fusarium, pythium) qui conduisent à la mort des plantes par destruction du système racinaire (nécroses des racines). Un délai de retour d’au moins 5 ans doit être observé entre deux lentilles. En cas de présence d’autres cultures sensibles à ces pathogènes dans votre rotation (pois, vesce, gesse…), un délai de 5 ans entre ces cultures est préconisé. Il est possible de réaliser un test pour déterminer la présence d’aphanomycès dans les parcelles.

Pour plus d’information sur la maladie et les cultures sensibles, se reporter à la page pois.

Enfin, éviter les pH inférieurs à 6 qui freineraient le fonctionnement des nodosités.

Privilégier les parcelles peu à moyennement profondes, drainantes et relativement propres.

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