Hemp: key steps for successful cultivation

The establishment of hemp is a crucial step for successful cultivation. As a short-cycle species, it cannot tolerate any interruption in growth after sowing. The aim is therefore to achieve rapid and uniform emergence through appropriate soil structure and controlled nitrogen fertilization management.

L’implantation du chanvre est une étape déterminante pour la réussite de la culture. Espèce à cycle court, il ne tolère aucun arrêt de croissance après le semis. L’objectif est donc d’obtenir une levée rapide et homogène grâce à une structure du sol adaptée et une gestion maitrisée de la fertilisation azotée.

Viser une levée rapide grâce à une bonne structure du sol

Le chanvre, malgré son système racinaire pivotant et sa forte capacité d’adaptation, reste très sensible à une mauvaise structure du sol. Il est essentiel que la préparation du sol permette un enracinement profond pour absorber eau et nutriments, et un lit de semences fin, aéré et réchauffé pour assurer une levée rapide et homogène. Pour limiter les tassements nuisibles aux racines, il est recommandé de réduire les passages sur la parcelle en utilisant des trains d’outils adaptés ou des équipements tels que des roues jumelées ou des pneus à basse pression.

Optimiser le lit de semences grâce au faux semis

Après le labour, (qu’il soit hivernal ou printanier), l’utilisation d’un outil à dents permet d’ameublir le sol, favorise la pénétration racinaire, accélère le réchauffement du lit de semences et limite le dessèchement. Cette technique fait germer les adventices, qui seront éliminées mécaniquement avant le semis.

Semer dans des conditions optimales

La levée du chanvre, idéale entre 4 et 10 jours après semis, est une étape critique. Les conditions de semis suivantes doivent être respectées :

  • Profondeur : 1 à 2 cm 
  • Température du sol : 12°C à 3 cm de profondeur
  • Période de semis de fin mars à début mai selon les régions
  • Semer en ligne avec un semoir à céréales classique à disques, idéalement équipé d’une roulette de rappui, avec un écartement de 9 à 17 cm. 

Après le semis, le roulage n’est pas une étape systématique. Il se justifie dans deux situations :

  • En sol sec et absence de pluie annoncée dans les cinq jours : le roulage favorise un meilleur contact entre les graines et le sol, assurant ainsi l’humidité nécessaire à la germination.
  • En présence importante de cailloux en surface : ces derniers peuvent nuire à la qualité des pailles à la récolte. Le roulage les enfonce et améliore les conditions de récolte.
     

Limiter les adventices grâce à une couverture rapide

Une levée réussie permet une couverture rapide du sol. Environ quatre semaines après le semis, le feuillage forme un écran empêchant la photosynthèse des adventices déjà germées.

Adapter la densité de semis selon les débouchés et les modes de récolte

Le poids de 1 000 grains varie habituellement de 15 à 17 g. 

 

Débouchés

Paille (mode non battu)

Mixte (mode battu)

Graines

Textile fibres longues

Densité en kg/ha

50-55

45-50

25-30

75-85

Peuplement en pieds levés/m²

280-320

240-280

200-250

400-500

Source : Terres Inovia “Guide de culture chanvre 2026” 

D’un point de vue réglementaire, pour les cultures à usage industriel, une dose minimale de semis de 25 kg/ha doit être respectée. 
 

Garantir un bon démarrage avec l’azote

La fertilisation minérale vise à compléter les fournitures d’azote du sol, avec un besoin total de 13-15 unités/t de matière sèche. Il est recommandé de se référer aux valeurs définies dans les GREN et de respecter les doses maximales fixées par les arrêtés de la Directive Nitrates de votre région.

Le chanvre absorbe près de la moitié de cet azote entre le semis et le stade 5-6 paires de feuilles. Pour des raisons pratiques, les apports sont généralement réalisés en totalité au moment du semis, mais un fractionnement est possible : deux tiers de la dose avant le semis/levée, le reste au stade 50-60 cm de la plante. Les formulations liquides sont à proscrire en végétation car elles peuvent provoquer des brûlures. 

Pour les fibres longues, la fertilisation azotée ne doit pas dépasser 70 unités/ha, reliquats compris. Au delà, les risques de verse sont importants.

Ainsi une préparation soignée du sol, un semis dans de bonnes conditions, une densité adaptée et une fertilisation maîtrisée sont essentiels pour assurer une implantation rapide et performante du chanvre.
 

Implantation Entire France Implantation Chanvre Louis-Marie ALLARD (lm.allard@terresinovia.fr); Victor FLEURY (v.fleury@terresinovia.fr)

Sunflower pre-seeding preparation: a crucial stage for establishment

Preparing the plots before sowing is already a key step towards obtaining a robust sunflower. The main challenge this year will be to prepare the soil in good moisture conditions.

Preparing the plots before sowing is already a key step towards obtaining a robust sunflower. The main challenge this year will be to prepare the soil in good moisture conditions.

There are two major issues to consider when carrying out seedbed preparation operations:

1-Preserve soil structure

On clay soils, the structural state of the soil must not be degraded by seed preparation operations. In late winter, deep tillage should be avoided. Only in conditions of perfect drainage at working depth, which should be extremely rare this year, can clay soils be cracked and aerated.

For silty soils, deep cracking or ploughing may be necessary, even late in the season, just before sunflower sowing.

2-Get a seedbed with at least as much fine soil as clods, to ensure good soil-seed contact.

Caution: too many passes can result in excess fine soil, which can be detrimental in soils prone to capping or erosion.

Raisonner le type d’outils, ainsi que le nombre de passages est indispensable

La préparation des parcelles en sortie d’hiver s’appuie sur 2 piliers :

  • Travailler des sols ressuyés, à consistance friable sur tout le profil travaillé. C’est le cas si les mottes, pétries dans la main, s’émiettent sans coller et donnent de la terre fine. Cette règle fondamentale invite à réaliser des observations très régulières de la consistance du sol, sur toute la profondeur de travail envisagée. Cela semble particulièrement crucial après l’hiver très pluvieux que nous venons de connaitre, afin de déclencher les opérations de reprise dès que les premiers créneaux favorables se présenteront (la fenêtre risque d’être courte cette année), et d’être prêt à semer dès le début du mois d’avril.
  • Le choix et les conditions d’utilisation des outils de travail du sol.  

    Outre l’état du sol au moment de l’intervention, ces deux autres critères s’avèrent déterminants pour réussir la préparation au semis.

  • Privilégier les outils à dents non animés pour préparer le lit de semences. Si 2 passages sont envisagés, le 1er peut être réalisé à 10-15cm de profondeur, sans rouleau pour favoriser le réchauffement du sol. Le 2ème passage à 6-8cm aura pour objectif principal de niveler et d’affiner
  • Combiner les outils pour limiter le nombre de passages  
  • Lutter contre la compaction du sol, en utilisant des équipements de type roues jumelées ou pneus basse pression. En l’absence de tels équipements, vérifier et adapter la pression des pneumatiques.  

Dans quel cas réaliser des faux semis printaniers ?

Sur des flores printanières et estivales qui lèvent tôt en saison comme l’ambroisie, la renouée liseron, le xanthium ou même un peu plus tardivement le datura, le faux-semis peut s’avérer efficace pour réduire les infestations dans le tournesol.  

Le faux-semis consiste à réaliser un travail superficiel du sol assez tôt en saison pour faire lever les adventices, bien rappuyé avec un rouleau et positionné de préférence avant une pluie.  1 à 3 semaines après, on détruira ces levées, soit chimiquement dans les situations où le glyphosate est autorisé, soit mécaniquement, en veillant à remuer le sol le moins possible pour éviter de provoquer de nouvelles germinations. Cette stratégie s’accompagne souvent d’un décalage de la date de semis du tournesol de 15 à 20 jours, nécessaire à la réalisation de cette chaine d’interventions.

Attention, des semis tardifs de tournesol, au-delà du 1er mai, peuvent pénaliser les résultats de la culture. Un compromis est donc à trouver entre bénéfices retirés du faux-semis, et risques occasionnés pour le tournesol. Ce décalage de la date de semis est à réserver aux situations où il est prioritaire d’alléger la pression exercée par les flores dites « problématiques », car difficiles à détruire et exerçant une forte concurrence sur la culture (ambroisie, renouée liseron, tournesol sauvage, xanthium).    

Vos contacts régionaux

  • Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
    Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées 
  • Alexandra DENOYELLE - Terres Inovia (a.denoyelle@terresinovia.fr) - Auvergne Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d'Azur

 

Implantation Auvergne East Occitania Western Occitania PACA Rhônes-Alpes South Aquitaine Implantation Préparation du sol Tournesol Compatible Matthieu ABELLA - Terres Inovia - m.abella@terresinovia.fr

Sunflower sowing: golden rules for successful planting

A robust sunflower that limits biotic stresses (pests, diseases, weeds) and abiotic stresses (climatic factors) throughout the cycle requires good planting. This is conditioned, on the one hand, by demanding soil preparation and, on the other, by successful sowing to secure the stand.

A robust sunflower that limits biotic stresses (pests, diseases, weeds) and abiotic stresses (climatic factors) throughout the cycle requires good planting. This is conditioned, on the one hand, by demanding soil preparation and, on the other, by successful sowing to secure the stand.

Adapt the sowing period and earliness to your region

Sowing in good conditions and in sufficiently warm soil (8°C at a depth of 5 cm) is essential to ensure a rapid start to the crop. Adapting the sowing period and varietal earliness helps limit the risk of late harvests. Recommendations by sector are given in the table below.

La bonne densité pour faire succès

Semez entre 65 000 et 75 000 graines/ha selon la situation de la parcelle, afin de viser 50 000 à 60 000 plantes levées. Les écartements de 40 à 60 cm permettent généralement de gagner quelques quintaux par rapport à un écartement plus large de type maïs (75 à 80 cm), à densité équivalente.
 

Semez avec un semoir monograine à 5 km/h maximum, à une profondeur de 2 à 3 cm si le sol est frais, et plus profondément, entre 4 et 5 cm, si le sol est sec en surface.

Cotylédon de tournesol
Implantation Préparation de campagne Great East Hauts-de-France Bourgogne-Franche-Comté Implantation Tournesol Compatible Mathys MIQUET (m.miquet@terresinovia.fr)

Sowing sunflowers safely: points to check

The economic context and the reversal of winter crops can lead to plots being re-inserted with sunflower, which is benefiting from favourable market conditions. To ensure the crop's success, it is essential to observe a few agronomic principles.

Le contexte économique et des retournements de cultures d’hiver peuvent conduire à réassoler les parcelles avec du tournesol qui bénéficie d’une conjoncture favorable. Pour sécuriser la réussite de la culture, il est nécessaire de respecter quelques principes agronomiques.

1. Le délai de retour dans la rotation

Tête de rotation à cycle court, doté d'une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, le tournesol s'adapte à de nombreux contextes de production. Appartenant à la famille des Astéracées, la culture permet une certaine rupture avec les autres familles botaniques. Idéalement, le tournesol doit revenir tous les 4 ou 5 ans dans la rotation (minimum 3 ans). Un tournesol sur tournesol ou un tournesol tous les deux ans entraîne un risque sanitaire important, notamment vis à vis du mildiou, pathogène à très forte nuisibilité. 
 

2. Gestion de l’interculture

Idéalement, Terres Inovia conseille de détruire les couverts au plus tard deux mois avant le semis afin d’éviter les effets dépressifs sur le tournesol liés à une quantité importante de débris végétaux, au risque de salissement, et à la concurrence pour l’eau. Toutefois, cette année, les conditions météorologiques pluvieuses rendent la gestion des couverts difficile et des couverts sont encore en place dans certaines parcelles. La destruction chimique est à envisager si le couvert n’a pas gelé et que la destruction mécanique n’est pas possible. En cas d’utilisation de 2,4-D, le semis ne peut intervenir qu’après un délai d’un mois minimum suivant l’application. Dans tous les cas, Il est essentiel d’intervenir uniquement sur un sol ressuyé pour prévenir le tassement et préserver la structure du sol.
 

3. Culture de remplacement et rémanence des herbicides

Si le tournesol est envisagé en substitution d’une culture d’hiver défaillante, il est nécessaire d’étudier la faisabilité en fonction des herbicides appliqués.
En cas de retournement d’une parcelle de colza, de nombreux herbicides auront peu d’impact sur la croissance du tournesol (cf. tableau 1). Un labour profond est néanmoins recommandé si le désherbage du colza comportait du CALLISTO (mésotrione), du CENT 7 (isoxabène), du Rapsan TDI (métazachlore + quinmérac) ou du CENTIUM (clomazone).
 

Une vigilance particulière s’impose également concernant les délais de rémanence (indiqués entre parenthèses dans le tableau) pour IELO, LADIVA et surtout TRIVALDI. En cas d’application de LONTREL 100 ou SG sur le colza, l’implantation d’un tournesol est à proscrire.
 

Tableau 1 : Remplacement de la culture après retournement du colza

 

En cas de retournement d’une céréale d’hiver, la liste des herbicides déconseillés avant un tournesol est plus restrictive (cf. tableau 2). Le tournesol est ainsi à exclure comme solution de remplacement en cas d’utilisation de chlortoluron, seul ou associé (TABLO 700, CONSTEL…).
 

MATENO (diflufénican + aclonifène) et KALENKOA (diflufénican + mésosulfuron + iodosulfuron + méfénpyr) sont également non recommandés par la firme avant l’implantation d’un tournesol.
 

Pour le diflufénican utilisé seul (DFF) ou en association avec la pendiméthaline (CODIX), un labour est recommandé.
 

À noter que le tableau comporte plusieurs inconnues selon les matières actives : la prudence reste donc de mise. 
 

Tableau 2 : Possibilité de réimplantation des cultures de printemps en fonction des programmes d’automne (essais ARVALIS, Boigneville (91) de 2013 à 2015) 

4. Travail du sol

Le tournesol est une culture exigeante vis-à-vis de la qualité d’implantation. L’objectif du travail du sol est de corriger les éventuels défauts de structure (compaction, faible porosité) et d’ameublir le sol (présence de terre fine nécessaire) afin de favoriser un bon enracinement. Un lit de semences de mauvaise qualité peut entraîner des pertes de rendement importantes (> 10 q/ha) ainsi qu’une dégradation de la qualité (baisse du % d’huile).
 

Les sols tassés, ainsi que ceux présentant un taux d’argile ≤ 15 % ou un faible taux de matière organique, nécessitent généralement une restructuration en profondeur, par exemple à l’aide d’un décompacteur, afin de recréer une structure favorable à la progression racinaire. Attention toutefois aux conditions d’humidité lors des décompactages hivernaux, qui peuvent provoquer un phénomène de lissage et « faire pire que mieux ».
 

Si les sols bien structurés peuvent s’affranchir de ce travail, la réussite des techniques très superficielles (< 5 cm) ou du semis direct reste souvent aléatoire. Le strip-till peut constituer, selon le type de sol, une alternative intéressante, à condition de travailler suffisamment en profondeur (15–20 cm).
 

Traditionnellement, pour la reprise en sortie d’hiver, deux passages d’outils (déchaumeur à dents, herse, vibroculteur, rotative…) sont préconisés afin d’éclater les mottes, affiner, aplanir et réchauffer le lit de semences.
 

Tracteur qui sème du tournesol
Great East Hauts-de-France Bourgogne-Franche-Comté Implantation Tournesol Mathys MIQUET (m.miquet@terresinovia.fr)

Spring flax planting, the key stage in good crop management!

Choisir sa parcelle

Le lin est sensible au stress hydrique dès le début floraison qui a lieu courant juin, il faut donc éviter les sols séchants et superficiels pour implanter le lin de printemps. Les parcelles se réchauffant vite au printemps seront également à privilégier pour permettre des levées rapides.

Enfin, le lin est une culture peu couvrante et sensible à la concurrence des adventices et disposant de peu de solutions chimiques pour le désherbage. Il est fortement conseillé de l’implanter sur une parcelle à très faible enherbement, en particulier pour les graminées. 

Dans les régions concernées, les parcelles infestées en orobanche rameuse peuvent être implantées en lin de printemps. Le lin de printemps est une espèce faux hôtes de l’orobanche rameuse : elle stimule la germination des graines d’orobanches par ses exsudats racinaires, mais celles-ci ne peuvent se fixer aux racines du lin et dépérissent rapidement, on parle de « germination suicide ». 

Apporter un soin particulier à la préparation du lit de semences

L'objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer un enracinement optimal. Le lin oléagineux de printemps est une plante assez exigeante en eau au cours de la floraison, il est important que la culture puisse exploiter au mieux la réserve hydrique du sol (ses racines peuvent explorer plus de 90 cm de profondeur).

Une levée rapide et homogène du lin sera facilitée par une structure superficielle, fine et aplanie, si possible rappuyée pour optimiser le contact sol-graine (Rester vigilant face aux phénomènes de battance qui peuvent pénaliser la levée). Il est également conseillé d’éviter au maximum les amas de débris végétaux (veiller à la bonne destruction des couverts végétaux et à la bonne répartition des résidus avant le semis du lin).  Cette levée rapide permet également de limiter l’impact des altises du lin, qui consomment les cotylédons du lin. 
 

Date de semis

Les dates de semis optimales pour le lin de printemps sont à adapter à la zone géographique.

Attention aux décalages de dates de semis trop importants par rapport aux dates optimales : les semis les plus tardifs seront potentiellement plus sensibles aux conditions de sec de l’été. Les stress hydriques et thermiques pendant la floraison peuvent directement impacter le potentiel de rendement.

En agriculture biologique, retarder le semis (fin-mars à mi-avril) pour que le sol soit suffisamment réchauffé. Une levée rapide de la culture permettra de limiter les dégâts d’altises.
 

Maitriser la densité, la profondeur et la vitesse de semis

800 graines/m² (selon pertes estimées à la levée) au semoir à céréales pour obtenir un peuplement de 450 à 550 plantes / m². Dans les secteurs où la reprise est plus tardive au printemps (type Lorraine, Bourgogne), il est souvent conseillé de semer à 750-800 graines / m². Les graines de lin sont fluides : contrôler la densité du semis car le Poids de Mille Grains peut varier de 5 à 8 g selon les variétés.

En agriculture biologique, il est conseillé de semer entre 75 et 80 kg/ha pour une meilleure couverture du sol et anticiper les pertes liées au désherbage mécanique.

Calculer la densité de semis (en kg/ha) selon le PMG du lin de printemps

PMG (g)

Nombre désiré de graines / m²

650

800

5

33

40

5.5

36

44

6

39

48

6.5

42

52

7

46

56

7.5

49

60

8

52

64

*Lecture du tableau : pour un PMG de 7 g, semer environ 46 kg/ha pour avoir 650 graines / m² en lin de printemps.

Semer à 1-2 cm de profondeur, au semoir à céréales. Une vitesse de semis réduite favorise la bonne répartition des graines sur la ligne de semis.
En cas de faible densité, le lin est capable de compenser en émettant des tiges supplémentaires. Cependant, le lin de printemps ramifie moins que le lin d’hiver (0 à 1 ramification en moyenne par plante). Avec 300 plantes/m², correctement réparties, le potentiel de la culture est affecté mais la parcelle peut généralement être conservée si les adventices sont maîtrisées.
 

Fertilisation azotée

Le lin n’est pas une culture exigeante en azote et supporte mal les surplus d’azote. L’excès d’azote augmente le risque de verse et peut altérer la qualité finale de la récolte en impactant les teneurs en oméga 3 de la graine. Il est donc fortement conseillé de réaliser une analyse de reliquats d’azote avant lin de printemps et de prendre en compte l’azote que pourra restituer le couvert intermédiaire pour calculer la dose d’azote prévisionnelle.

Il est recommandé d’apporter la dose d’azote au semis en incorporé. Si la dose à apporter est supérieure à 80 unités, fractionner en deux l'apport pour limiter le risque verse : 30 à 50 unités au semis et le complément, sous forme solide, à l'apparition des boutons floraux.
Si la parcelle reçoit régulièrement des apports de matière organique, réduire la dose d’azote à apporter d’environ 30 à 40U (selon types d’effluents et l’historique d’apports sur la parcelle).
 

► Se référer aux règles de calcul des doses d’azote à apporter dans vos régions.
 

Fertilisation en Zinc, en cas général, l’enrobage de la semence suffit

Le lin exporte beaucoup de zinc, de l’ordre de 300 g/ha d’élément pur. Le calcaire actif bloquant le zinc, éviter de réaliser un chaulage avant une culture de lin. Le lin de printemps est plus sensible aux carences en zinc que le lin d’hiver. 

Cas général : l’enrobage des semences avec du zinc est suffisant, mais en l’absence d’enrobage, procéder à l’application de sulfate ou du chélate de zinc (volume de bouillie conseillée = 400 l/ha) au stade cotylédons-premières feuilles apparentes (= 2 cm). 

Dans les situations à risque de carence (sols superficiels argilo-calcaires, sols sableux, pH supérieur à 7,5, apports de chaux et de résidus d’origine agro-industrielle) : opter pour des semences enrobées et prévoir l’application de sulfate de zinc ou du chélate de zinc (forme plus sélective en conditions gélives ou en présence de morsures d’altises) au stade cotylédons-premières feuilles apparentes (volume de bouillie conseillée = 400 l/ha). 

► Ne pas faire d'applications en cas de risque de gelées nocturnes
 

Et le choix de ma variété ?

Consultez la synthèse variétale de lin de printemps 2023 sur le site 


Zoé Le Bihan - z.lebihan@terresinovia.fr - Référente lin et lentilles zone Centre & Ouest

Implantation Entire France Implantation Lin de printemps Partiel Zoé Le Bihan

Planting lentils in good conditions

Lentils have their place in crop rotations, provided they are carefully planted. From plot selection to fertilization and soil preparation, there are several technical levers that can help secure yield potential and harvest quality.

La lentille trouve pleinement sa place dans les rotations, à condition de soigner son implantation. Du choix de la parcelle à la fertilisation en passant par la préparation de sol, plusieurs leviers techniques permettent de sécuriser le potentiel de rendement et la qualité de la récolte.

Choisir la parcelle adéquate

Pour garantir une bonne mise en place des nodosités qui sont essentielles à la nutrition azotée de la culture, il est recommandé d’implanter la lentille dans des sols drainants, bien aérés avec de faibles reliquats azotés. 
La lentille s’adapte donc particulièrement bien aux sols superficiels présentant une réserve utile faible à moyenne. Les sols argilo-calcaires superficiels à moyens, ainsi que certains sols volcaniques ou granitiques dans le Velay (premier bassin historique de production de lentille), offrent des conditions favorables à son développement. Les craies de Champagne sont également des types de sol propices à la lentille. 
Les sols hydromorphes, les limons battants ou, à l’inverse, les sols très séchants sont donc à éviter. Des sols fertiles et profonds favorisent un développement végétatif excessif, augmentant les risques de verse et la sensibilité aux maladies foliaires. 
 

Anticiper les maladies telluriques

La lentille est sensible à l’Aphanomyces euteiches, ainsi qu’à des complexes de Fusarium spp. et Pythium spp. La gestion est essentiellement préventive. Il est indispensable d’éviter les retours trop fréquents de la lentille ou d’autres cultures hôtes (pois, luzerne…) sur une même parcelle. L’allongement des rotations constitue le principal levier de maîtrise.

Miser sur des parcelles propres

Au début de son cycle, la lentille supporte mal la concurrence avec les adventices. Les parcelles à faible salissement sont à privilégier, notamment celles exemptes d’adventices problématiques comme le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines espèces, telles que les morelles, le xanthium ou l’ambroisie, peuvent entraîner un déclassement de la récolte vers l’alimentation animale, avec des conséquences économiques directes. 

Soigner le lit de semences et le semis

Dans l’Ouest et le Sud de la France, les semis peuvent débuter dès la mi-février. Dans les régions plus froides, il est préférable d’attendre le mois de mars et un réchauffement suffisant des sols.
Un travail du sol soigné sur les 15 premiers centimètres et un sol bien ressuyé sont indispensables. Une température supérieure à 6 °C au moment du semis favorisera une levée rapide et homogène.
La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm avec un semoir à céréales. En sols caillouteux, un roulage post-semis peut être envisagé pour niveler la surface, en veillant à intervenir avant le stade 7–8 feuilles.
L’objectif de peuplement est de 220 à 250 plantes levées/m². En agriculture biologique, une majoration de densité de 10 à 30 % est souvent pratiquée pour renforcer la compétitivité vis-à-vis des adventices. Attention cependant, une densité trop élevée favorise l’auto-compétition, réduit les ramifications et accroît les risques de verse et de maladies fongiques. 

Une fertilisation raisonnée

Grâce à sa symbiose avec Rhizobium leguminosarum, bactérie naturellement présente dans les sols, la lentille fixe l’azote atmosphérique et ne nécessite pas d’apport azoté. Pour les autres éléments fertilisants, ses besoins restent modérés. Les apports conseillés se situent autour de 30 à 50 unités de phosphore, 60 à 80 unités de potasse et 20 à 25 unités de magnésium.

Levée de lentille
Implantation Entire France Implantation Lentille Compatible Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr) - Solana VERA (s.vera@terresinovia.fr)

The 2026 growing guide for sunflowers is now available

Terres Inovia has updated its sunflower growing guide. This comprehensive guide, updated with the institute's new visual identity, will accompany growers and advisors step-by-step through the coming campaign. As in previous years, it can be downloaded free of charge from the Terres Inovia website, or ordered in printed form.

Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Économe en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.

Le guide de culture tournesol de Terres Inovia permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol : choix variétal, implantation, stratégie de lutte contre les bioagresseurs, conservation des graines, etc.

Dans cette édition 2026, Terres Inovia a actualisé l’ensemble de ses conseils et positions techniques, à l’instar des recommandations pour lutter contre le mildiou, les caractéristiques réglementaires des solutions préconisées, ou encore la liste des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.

 

Le guide de culture tournesol 2026 peut être téléchargé gratuitement sur le site internet de l’institut.

 

Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Le guide de culture tournesol 2026 sera livré à partir du 23 février 2026.

 

Entire France Biodiversité OAD Accidents climatiques Couverts végétaux Implantation Désherbage Job opportunities Fertilisation Cover crop Orobanche Irrigation Ravageurs Récolte Stockage Maladies Tournesol Terres Inovia

Winter beans: Intense and early disease pressure as soon as winter emerges

The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.

The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.

A few reminders about disease recognition

Botrytis

Botrytis is a very common aerial disease of winter beans, caused by the fungus Botrytis fabae. Symptoms are evenly distributed throughout the plot, and take the form of numerous small brown spots that spread and merge as the disease develops. Eventually, the disease causes defoliation and flower blight. It appears particularly in early and/or densely-sown plots.

Weather conditions at the start of the year were particularly favorable to the development of the disease, especially on plots sown early (mid-October) and/or in valley bottoms heavily exposed to recent excess water. The first symptoms are also visible on plots sown later (during November). In these circumstances, the risk of damage is already very high.

(Area of Auch (32) on 02/02/2026 - Photo credit: Terres Inovia)

Ascochytose:

Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.

Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.

La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.

(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)

 

La Cercosporiose


La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible. 
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
 

La Rouille

La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.

Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.

(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )

 

Comment agir si la maladie est déjà présente ?

Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis

Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :

  1. La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
  2. L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)

En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis. 

Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.

Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?

Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).

Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.

En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.

Vos contacts régionaux

  • Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
  • Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées 
     
Levée East Occitania Western Occitania South Aquitaine Accidents climatiques Maitrise des maladies Implantation Féverole d'hiver Compatible Quentin LEVEL - Terres Inovia - q.level@terresinovia.fr

Successful planting of spring peas and field beans

Sowing of spring protein crops begins at the end of January in Poitou-Charentes/Vendée, and will continue until mid-March in all production basins in the northern half of France. Planting is a key stage in ensuring the crop's development and future yield potential.

Choisir sa parcelle

Les protéagineux de printemps sont sensibles au stress hydrique de fin de cycle (floraison à remplissage), il faut éviter de les implanter en sols séchants et superficiels. En conduite pluviale, les sols profonds sont donc à privilégier avec une réserve utile idéalement de 150 mm et plus (>100 mm à minima). Attention également aux argiles lourdes et limons hydromorphes, pouvant compliquer leur implantation.

Les parcelles saines d’aphanomyces sont à privilégier pour implanter un pois de printemps. L’Aphanomyces étant la maladie tellurique la plus préjudiciable sur le pois (pertes de rendement importantes), le risque doit être évalué avant l’implantation (évaluer le risque avec l’outil EVA de Terres Inovia). La féverole n’est pas concernée par la maladie.

Préparer une structure favorable aux nodosités

L’objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer l’enracinement du pois et développer les nodosités. Le lit de semences doit être meuble sur les 8-10 premiers centimètres du sol pour favoriser un bon contact sol/graine et une levée rapide. Une structure poreuse sur les 15-20 premiers centimètres permettra aux nodosités et radicelles de se développer correctement. Le pois est très sensible aux asphyxies racinaires, les zones compactes doivent être évitées afin de favoriser le ressuyage. 

En cas de mauvais nivellement ou de sol refermé durant l’hiver, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation. Pour les sols à risque de battance, ne pas hésiter à laisser quelques mottes en surface (2-3 cm). Un roulage est conseillé (hors sol battant) pour assurer le contact sol-graine et protéger de la phytotoxicité des herbicides.

Date de semis, profondeur et densité

Les dates de semis des protéagineux de printemps sont à adapter à la zone géographique.  En Poitou-Charentes et en Vendée, les semis peuvent démarrer dès fin janvier si le sol est bien ressuyé et si des températures gélives fortes ne sont pas attendues dans les 2 à 3 jours qui suivent le semis (gel possible des graines lors de l’imbibition). À noter qu’il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée. Si les conditions de portance le permettent, favoriser les semis précoces, qui permettent de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique). 

En termes de réglementation et d’usage des herbicides, les protéagineux semés avant le 01/02 sont considérés comme des protéagineux d’hiver, et à partir du 01/02 comme des protéagineux de printemps (peu importe le type variétal, « hiver » ou « printemps »). Certaines solutions disponibles en pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps et inversement. La date de semis est donc à prendre en compte dans la stratégie de désherbage. 

Semer à 4-5 cm de profondeur les pois et 6-7cm pour les féveroles. Attention à ne pas semer trop dense, au risque de surinvestir le poste de semences et de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement.

 

 

Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de pois de printemps :

Conseils pour un taux de germination de 90%
 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

Sol calcaire

70 à 80 graines/m²

90 graines/m²

105 graines/m²

PMG 230 g

160 à 180 kk/ha

205 kg/ha

240 kg/ha

PMG 260 g

180 à 210 kg/ha

235 kg/ha

275 kg/ha


Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de féveroles de printemps :

Conseils pour un taux de germination de 90%
 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

40 à 45 graines/m²

45 à 50 graines/m²

PMG 400 g

160 à 180 kg/ha

180 à 200 kg/ha

PMG 450 g

180 à 200 kg/ha

200 à 225 kg/ha

Le pois s’adapte à des écartements de 12 à 35 cm. La féverole peut se semer de 17 à plus de 45 cm d’écartement. Les semis au monograine permettent de diminuer la densité de 5 grains/m² et d’envisager des stratégies de binage.

 

 

Fertilisation

Aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire : les protéagineux sont autonomes pour leur nutrition azotée grâce à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique. 

Le pois et la féverole sont moyennement exigeants en phosphore et potasse. Cependant, ces éléments restent essentiels au bon développement de la plante et des nodosités. La dose est à raisonner en fonction des exportations, de la teneur du sol en P et K et du nombre d’années sans apport. 

Doses moyennes conseillées

Pois

Féverole

PhosphorePailles non exportées

55

60

Pailles exportées

65

60

PotassePailles non exportées

85

70

Pailles exportés

145

100*

Doses conseillées en kg/ha pour un rendement de 55q/ha en pois et 40 q/ha en féverole
* seulement si sol pauvre, autrement pas de compensation supplémentaire

Choisir sa variété

Consultez la synthèse variétale Pois de printemps (graines jaunes) 2025 et la synthèse féverole de printemps sur le site myvar de Terres Inovia.


Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest

Implantation Entire France Implantation Féverole de printemps Pois de printemps Non Solana Vera and Bastien Rémurier

Planting lentils in good conditions

Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.

Photo : Zoé Le Bihan

Choisir sa parcelle

La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.

Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires. 

Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.

Limiter les risques liés aux maladies telluriques

Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle. 

Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces

Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices

La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.

Préparation du lit de semences et semis des lentilles

En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.

La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture. 

La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture). 

Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées

En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.

La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.

Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.

Fertilisation

Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.

La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Choisir sa variété

Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.

Implantation Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Implantation Lentille Oui Zoé Le Bihan