Implantation

Planting lentils in good conditions

Lentils have their place in crop rotations, provided they are carefully planted. From plot selection to fertilization and soil preparation, there are several technical levers that can help secure yield potential and harvest quality.

La lentille trouve pleinement sa place dans les rotations, à condition de soigner son implantation. Du choix de la parcelle à la fertilisation en passant par la préparation de sol, plusieurs leviers techniques permettent de sécuriser le potentiel de rendement et la qualité de la récolte.

Choisir la parcelle adéquate

Pour garantir une bonne mise en place des nodosités qui sont essentielles à la nutrition azotée de la culture, il est recommandé d’implanter la lentille dans des sols drainants, bien aérés avec de faibles reliquats azotés. 
La lentille s’adapte donc particulièrement bien aux sols superficiels présentant une réserve utile faible à moyenne. Les sols argilo-calcaires superficiels à moyens, ainsi que certains sols volcaniques ou granitiques dans le Velay (premier bassin historique de production de lentille), offrent des conditions favorables à son développement. Les craies de Champagne sont également des types de sol propices à la lentille. 
Les sols hydromorphes, les limons battants ou, à l’inverse, les sols très séchants sont donc à éviter. Des sols fertiles et profonds favorisent un développement végétatif excessif, augmentant les risques de verse et la sensibilité aux maladies foliaires. 
 

Anticiper les maladies telluriques

La lentille est sensible à l’Aphanomyces euteiches, ainsi qu’à des complexes de Fusarium spp. et Pythium spp. La gestion est essentiellement préventive. Il est indispensable d’éviter les retours trop fréquents de la lentille ou d’autres cultures hôtes (pois, luzerne…) sur une même parcelle. L’allongement des rotations constitue le principal levier de maîtrise.

Miser sur des parcelles propres

Au début de son cycle, la lentille supporte mal la concurrence avec les adventices. Les parcelles à faible salissement sont à privilégier, notamment celles exemptes d’adventices problématiques comme le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines espèces, telles que les morelles, le xanthium ou l’ambroisie, peuvent entraîner un déclassement de la récolte vers l’alimentation animale, avec des conséquences économiques directes. 

Soigner le lit de semences et le semis

Dans l’Ouest et le Sud de la France, les semis peuvent débuter dès la mi-février. Dans les régions plus froides, il est préférable d’attendre le mois de mars et un réchauffement suffisant des sols.
Un travail du sol soigné sur les 15 premiers centimètres et un sol bien ressuyé sont indispensables. Une température supérieure à 6 °C au moment du semis favorisera une levée rapide et homogène.
La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm avec un semoir à céréales. En sols caillouteux, un roulage post-semis peut être envisagé pour niveler la surface, en veillant à intervenir avant le stade 7–8 feuilles.
L’objectif de peuplement est de 220 à 250 plantes levées/m². En agriculture biologique, une majoration de densité de 10 à 30 % est souvent pratiquée pour renforcer la compétitivité vis-à-vis des adventices. Attention cependant, une densité trop élevée favorise l’auto-compétition, réduit les ramifications et accroît les risques de verse et de maladies fongiques. 

Une fertilisation raisonnée

Grâce à sa symbiose avec Rhizobium leguminosarum, bactérie naturellement présente dans les sols, la lentille fixe l’azote atmosphérique et ne nécessite pas d’apport azoté. Pour les autres éléments fertilisants, ses besoins restent modérés. Les apports conseillés se situent autour de 30 à 50 unités de phosphore, 60 à 80 unités de potasse et 20 à 25 unités de magnésium.

Levée de lentille
Implantation Entire France Implantation Lentille Compatible Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr) - Solana VERA (s.vera@terresinovia.fr)

The 2026 growing guide for sunflowers is now available

Terres Inovia has updated its sunflower growing guide. This comprehensive guide, updated with the institute's new visual identity, will accompany growers and advisors step-by-step through the coming campaign. As in previous years, it can be downloaded free of charge from the Terres Inovia website, or ordered in printed form.

Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Économe en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.

Le guide de culture tournesol de Terres Inovia permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol : choix variétal, implantation, stratégie de lutte contre les bioagresseurs, conservation des graines, etc.

Dans cette édition 2026, Terres Inovia a actualisé l’ensemble de ses conseils et positions techniques, à l’instar des recommandations pour lutter contre le mildiou, les caractéristiques réglementaires des solutions préconisées, ou encore la liste des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.

 

Le guide de culture tournesol 2026 peut être téléchargé gratuitement sur le site internet de l’institut.

 

Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Le guide de culture tournesol 2026 sera livré à partir du 23 février 2026.

 

Entire France Biodiversité OAD Accidents climatiques Couverts végétaux Implantation Désherbage Job opportunities Fertilisation Cover crop Orobanche Irrigation Ravageurs Récolte Stockage Maladies Tournesol Terres Inovia

Winter beans: Intense and early disease pressure as soon as winter emerges

The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.

The wet and relatively mild conditions of January were favorable to the early and rapid development of leaf diseases in winter faba bean crops in the South-West of France, mainly Botrytis, but also Ascochytosis (formerly Anthracnose) to a lesser extent. In the most severe cases, and in situations where destruction was not initially planned, the question may arise of maintaining the plot and choosing a replacement crop.

A few reminders about disease recognition

Botrytis

Botrytis is a very common aerial disease of winter beans, caused by the fungus Botrytis fabae. Symptoms are evenly distributed throughout the plot, and take the form of numerous small brown spots that spread and merge as the disease develops. Eventually, the disease causes defoliation and flower blight. It appears particularly in early and/or densely-sown plots.

Weather conditions at the start of the year were particularly favorable to the development of the disease, especially on plots sown early (mid-October) and/or in valley bottoms heavily exposed to recent excess water. The first symptoms are also visible on plots sown later (during November). In these circumstances, the risk of damage is already very high.

(Area of Auch (32) on 02/02/2026 - Photo credit: Terres Inovia)

Ascochytose:

Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.

Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.

La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.

(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)

 

La Cercosporiose


La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible. 
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
 

La Rouille

La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.

Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.

(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )

 

Comment agir si la maladie est déjà présente ?

Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis

Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :

  1. La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
  2. L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)

En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis. 

Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.

Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?

Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).

Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.

En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.

Vos contacts régionaux

  • Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
  • Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées 
     
Levée East Occitania Western Occitania South Aquitaine Accidents climatiques Maitrise des maladies Implantation Féverole d'hiver Compatible Quentin LEVEL - Terres Inovia - q.level@terresinovia.fr

Successful planting of spring peas and field beans

Sowing of spring protein crops begins at the end of January in Poitou-Charentes/Vendée, and will continue until mid-March in all production basins in the northern half of France. Planting is a key stage in ensuring the crop's development and future yield potential.

Choisir sa parcelle

Les protéagineux de printemps sont sensibles au stress hydrique de fin de cycle (floraison à remplissage), il faut éviter de les implanter en sols séchants et superficiels. En conduite pluviale, les sols profonds sont donc à privilégier avec une réserve utile idéalement de 150 mm et plus (>100 mm à minima). Attention également aux argiles lourdes et limons hydromorphes, pouvant compliquer leur implantation.

Les parcelles saines d’aphanomyces sont à privilégier pour implanter un pois de printemps. L’Aphanomyces étant la maladie tellurique la plus préjudiciable sur le pois (pertes de rendement importantes), le risque doit être évalué avant l’implantation (évaluer le risque avec l’outil EVA de Terres Inovia). La féverole n’est pas concernée par la maladie.

Préparer une structure favorable aux nodosités

L’objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer l’enracinement du pois et développer les nodosités. Le lit de semences doit être meuble sur les 8-10 premiers centimètres du sol pour favoriser un bon contact sol/graine et une levée rapide. Une structure poreuse sur les 15-20 premiers centimètres permettra aux nodosités et radicelles de se développer correctement. Le pois est très sensible aux asphyxies racinaires, les zones compactes doivent être évitées afin de favoriser le ressuyage. 

En cas de mauvais nivellement ou de sol refermé durant l’hiver, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation. Pour les sols à risque de battance, ne pas hésiter à laisser quelques mottes en surface (2-3 cm). Un roulage est conseillé (hors sol battant) pour assurer le contact sol-graine et protéger de la phytotoxicité des herbicides.

Date de semis, profondeur et densité

Les dates de semis des protéagineux de printemps sont à adapter à la zone géographique.  En Poitou-Charentes et en Vendée, les semis peuvent démarrer dès fin janvier si le sol est bien ressuyé et si des températures gélives fortes ne sont pas attendues dans les 2 à 3 jours qui suivent le semis (gel possible des graines lors de l’imbibition). À noter qu’il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée. Si les conditions de portance le permettent, favoriser les semis précoces, qui permettent de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique). 

En termes de réglementation et d’usage des herbicides, les protéagineux semés avant le 01/02 sont considérés comme des protéagineux d’hiver, et à partir du 01/02 comme des protéagineux de printemps (peu importe le type variétal, « hiver » ou « printemps »). Certaines solutions disponibles en pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps et inversement. La date de semis est donc à prendre en compte dans la stratégie de désherbage. 

Semer à 4-5 cm de profondeur les pois et 6-7cm pour les féveroles. Attention à ne pas semer trop dense, au risque de surinvestir le poste de semences et de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement.

 

 

Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de pois de printemps :

Conseils pour un taux de germination de 90%
 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

Sol calcaire

70 à 80 graines/m²

90 graines/m²

105 graines/m²

PMG 230 g

160 à 180 kk/ha

205 kg/ha

240 kg/ha

PMG 260 g

180 à 210 kg/ha

235 kg/ha

275 kg/ha


Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de féveroles de printemps :

Conseils pour un taux de germination de 90%
 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

40 à 45 graines/m²

45 à 50 graines/m²

PMG 400 g

160 à 180 kg/ha

180 à 200 kg/ha

PMG 450 g

180 à 200 kg/ha

200 à 225 kg/ha

Le pois s’adapte à des écartements de 12 à 35 cm. La féverole peut se semer de 17 à plus de 45 cm d’écartement. Les semis au monograine permettent de diminuer la densité de 5 grains/m² et d’envisager des stratégies de binage.

 

 

Fertilisation

Aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire : les protéagineux sont autonomes pour leur nutrition azotée grâce à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique. 

Le pois et la féverole sont moyennement exigeants en phosphore et potasse. Cependant, ces éléments restent essentiels au bon développement de la plante et des nodosités. La dose est à raisonner en fonction des exportations, de la teneur du sol en P et K et du nombre d’années sans apport. 

Doses moyennes conseillées

Pois

Féverole

PhosphorePailles non exportées

55

60

Pailles exportées

65

60

PotassePailles non exportées

85

70

Pailles exportés

145

100*

Doses conseillées en kg/ha pour un rendement de 55q/ha en pois et 40 q/ha en féverole
* seulement si sol pauvre, autrement pas de compensation supplémentaire

Choisir sa variété

Consultez la synthèse variétale Pois de printemps (graines jaunes) 2025 et la synthèse féverole de printemps sur le site myvar de Terres Inovia.


Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest

Implantation Entire France Implantation Féverole de printemps Pois de printemps Non Solana Vera and Bastien Rémurier

Planting lentils in good conditions

Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.

Photo : Zoé Le Bihan

Choisir sa parcelle

La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.

Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires. 

Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.

Limiter les risques liés aux maladies telluriques

Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle. 

Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces

Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices

La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.

Préparation du lit de semences et semis des lentilles

En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.

La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture. 

La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture). 

Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées

En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.

La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.

Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.

Fertilisation

Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.

La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Choisir sa variété

Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.

Implantation Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Implantation Lentille Oui Zoé Le Bihan

Sunflower planting: aim for emergence before May 1

In a context of climate change, seizing the first sowing windows and positioning the seed in perfectly structured soil have become essential conditions for crop success.

Dans un contexte de changement climatique, saisir les premiers créneaux de semis et positionner la graine dans un sol parfaitement structuré sont devenus des conditions incontournables de réussite de la culture.

implantation tournesol Terres Inovia

Un tournesol robuste doit valoriser au mieux les ressources hydriques estivales, et n’être limité ni par son peuplement, ni par sa surface foliaire. Or, les dernières campagnes ont été discriminantes selon la période à laquelle a été semée la culture. Ce fut particulièrement vrai en 2025 ; les tournesols semés en mai ont été exposés dès mi-juin à des fortes températures et à des déficits hydriques alors qu’ils étaient encore en début de phase végétative. Ces stress, s’ils sont marqués, limitent la surface foliaire déployée par la plante ; les tournesols restent chétifs et la perdent une part du potentiel de production.

Eviter cet écueil nécessite de saisir les premiers créneaux favorables au semis, dès que la température du sol dépasse 8°C à 5 cm de profondeur. L’enjeu est de positionner au mieux le cycle de la culture par rapport à l’offre climatique. Un tournesol semé début avril atteindra la floraison au tout début de l’été, statistiquement plus arrosé que le reste de cette saison. En outre, la probabilité de recevoir des cumuls importants de pluie augmente à partir de mi-avril et jusqu’à fin mai (figure 1). Ainsi, laisser passer un créneau favorable peut décaler le semis de plusieurs semaines.

Détruire les couverts à temps

Être prêt à semer début avril nécessite d’avoir bien géré la destruction des couverts végétaux, dont la réussite repose sur un compromis entre l’humidité du sol et l’état du couvert. Une destruction précoce est indispensable si le couvert est envahi d’adventices (notamment de graminées), s’il présente un risque de grenaison, s’il ne comporte pas de légumineuses (destruction au moins deux mois avant le semis du tournesol) ou s’il a atteint 3 à 4 tonnes de matière sèche. Au-delà de cette biomasse, il pourrait impacter la réserve hydrique des sols.

Lors de cette période clé, un suivi rigoureux de l’humidité des sols contribuera à déclencher la destruction au bon moment. Ne pas s’interdire de faire plusieurs tentatives en reportant l’intervention si le résultat n’est pas satisfaisant, et rester vigilant à la présence de résidus trop grossiers qui risquent de nuire au contact sol-graine, et de générer une activité plus importante des limaces au printemps.
 

Ne pas intervenir sur sols trop humides

Les interventions d’automne ont vocation à obtenir une structure ouverte sur les 20-30 premiers centimètres de sol, afin que les pivots du tournesol soient le moins possible coudés ou fourchus. Cet état structural doit absolument être préservé durant la préparation au semis. Autre enjeu de cette séquence, produire un lit de semences comportant au moins autant de terre fine que de mottes pour assurer un bon contact terre-graine.

ttention toutefois à un trop grand nombre de passages qui entrainerait un excès de terre fine, préjudiciable dans les sols sensibles à la battance ou à l’érosion. Intervenir sur sols à consistance friable sur tout le profil travaillé est essentiel. En fin d’hiver, le travail profond des sols argileux est donc à éviter. Pour les sols limoneux, un travail profond de fissuration ou un labour peuvent, s’ils sont nécessaires, être envisagés même tardivement. Enfin, les outils à dents non animés seront privilégiés pour préparer le lit de semences. Si deux passages sont envisagés, le 1er sera réalisé à 10-15 cm de profondeur, sans rouleau, pour favoriser le réchauffement du sol. Le 2nd passage à 6-8 cm aura pour objectif principal de niveler et d’affiner.

Ne décaler le semis que pour des raisons sanitaires

Les semis tardifs peuvent pénaliser les résultats du tournesol. Toutefois, le décalage de la date de semis peut se justifier dans les parcelles où une priorité sanitaire existe. Sur ambroisie à feuille d’armoise et ray-grass par exemple, dont les populations progressent dans les parcelles agricoles, le faux-semis constitue un levier de lutte efficace.

Autre motif pouvant justifier un report du semis, l’annonce d’un fort abat d’eau, condition propice aux contaminations par le mildiou. Dans les autres situations, l’objectif est de faire lever la culture avant le 1er mai. Un semis à une profondeur régulière (2-3 cm) à vitesse modérée favorisera une levée rapide. Celle-ci est essentielle à la prévention des dégâts de ravageurs de début de cycle, tels que les limaces, dont l’activité est forte depuis trois campagnes à l’échelle nationale et dont la surveillance doit débuter en amont du semis.

Qu’en est-il des dégâts d’oiseaux ?

Les oiseaux sont souvent cités comme un frein aux semis précoces. En tendance, les attaques ne sont pourtant pas plus fréquentes sur les premiers semis ; ceux-ci sont même, certaines années, les moins impactés. Rappelons que pour l’heure, l’effarouchement couplé à une surveillance régulière à la levée restent les solutions les plus efficaces face aux dégâts d’oiseaux. Si peu d’avancées récentes ont été notées sur le terrain, le constat est différent pour la R&D. Le projet Lido a permis d’objectiver les facteurs de risque (forêts, tournesol isolé, dates de semis décalées…) et de mieux décrire la fréquentation des parcelles selon les espèces, avec à la clé des perspectives nouvelles d’alerte ou de déclenchement de l’effarouchement. En outre, les effaroucheurs progressent sur les signaux (laser), la réactivité (reconnaissance optique) et la technologie (utilisation de drones). Il faudra néanmoins lever les questions réglementaires et résoudre l’équation économique.
 

Retrouvez tous les articles des éditions d'Arvalis & Terres Inovia infos ici : https://www.terresinovia.fr/fr/actualites/consultez-le-dernier-numero-darvalis-terres-inovia-infos-6

 

champ tournesol implantation Terres Inovia
Entire France Implantation Tournesol Compatible Matthieu Abella

Successful chickpea sowing: an update before you start

For chickpeas, as for other oilseeds, planting is a crucial stage. Terres Inovia takes a look at the key factors for successful planting.

Choose your plot carefully and don't grow more than one chickpea every 5 years.

Chickpea thrives on non-hydromorphic soils, with medium to superficial reserves and good spring warming capacity. As a value-added niche crop, clay-limestone soils are particularly well-suited to this crop. To ensure nodule formation, the pH must be between 7 and 9. We also recommend plots free of difficult weed flora (datura, xanthium, nightshade, ragweed, sunflower regrowth).

No more than one chickpea every 5 years! To minimize the risk of disease (fusariosis and ascochytosis), chickpeas should not be planted on the same plot for at least five to six years.

The map below shows the presence of mesorhizobium specific to chickpea in the area, according to expert opinion. This mesorhizbium is necessary for the establishment of nodules, which provide the bulk of nitrogen requirements. In the shaded areas, the specific bacteria are not present, and this will severely limit the crop's potential. Other grain legumes are certainly better suited to these areas.

Attention à la provenance des graines semées !

L’ascochytose (anciennement anthracnose), maladie la plus fréquente sur pois chiche, se conserve principalement sur les graines. Ainsi, la prise de risque est forte lorsqu’on réutilise des graines contaminées. En effet, on s’expose à une contamination primaire des plantes, dès la levée, avec des pertes associées estimées entre 25 et 75% du rendement. En plus des autres leviers agronomiques, l’utilisation de semences certifiées, est une première barrière à la maladie. 

 

Un seul traitement de semence efficace contre l’ascochytose est disponible à ce jour : Prepper (Fludioxonil 25 g/l). Le Prepper permet de diminuer le pourcentage d’attaque de près de 80% de plantes atteintes 40 jours après la levée en situation de fortes attaques (essai 2023).

 

Consultez les résultats des variétés commercialisées sur notre site Myvar

Reprise des sols : tenez compte du niveau de ressuyage avant d’intervenir

Avant d'intervenir, il est recommandé de vérifier (avec une bêche) la profondeur réellement ressuyée. Il faudra alors adapter la profondeur de travail à cette observation, en particulier limiter le travail à la zone ressuyée, aller au-delà provoquerait la création de mottes, ou au contraire un lissage, défavorables à la levée et à l’exploration racinaire. Optez pour un outil à dents léger type vibroculteur ou herse plate et éviter les outils à disques. Comme toutes les légumineuses à graines, le pois chiche nécessite un sol bien structuré avant l’implantation, ce qui permettra une exploration racinaire optimale tout en garantissant le bon fonctionnement des nodosités.

Sol réchauffé et bien ressuyé indispensable pour un semis dans de bonnes conditions

Tenez compte de la plage de semis idéale pour votre région:

Pour une grande partie du territoire, la période de semis optimale se situe de mi-février à mi-mars (voir carte ci-contre). Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour favoriser la germination. Dans les secteurs concernés, attention aux dégâts de corvidés, pigeons ramier et/ou de sangliers au moment des semis. 

Un semoir monograine de préférence

Aujourd’hui, Deux modes de semis sont possibles. Le semis à faible écartement (semoir à céréales), apprécié pour sa couverture rapide du sol, et le semis large écartement (semoir monograine), qui assurera une meilleure précision de la dose et de la profondeur de semis. Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées. 

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter ces articles:

Implantation Levée Entire France Implantation Inoculation Pois chiche Compatible Quentin Lambert - Terres Inovia

Consult the latest issue of Arvalis & Terres Inovia infos

All four editions of the January 2026 issue of Arvalis & Terres Inovia infos are available online.

Les quatre éditions du numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos de janvier 2026 sont disponibles et consultables en ligne.

Tournesol et oléoprotéagineux

  • Tournesol : les variétés évaluées par Terres Inovia en 2025
  • Implantation du tournesol : viser une levée avant le 1er mai
  • Tournesol sauvage : faire front commun pour en venir à bout !
  • Légumineuses de printemps : surveiller les thrips, sitones et pucerons dès la levée
  • Pois et féveroles : les solutions disponibles pour protéger

Bonne lecture !

Entire France Choix variétal Désherbage Maitrise des maladies Implantation Ravageurs Tournesol Pois d'hiver Pois de printemps Féverole d'hiver Féverole de printemps Lupin d'hiver Lupin de printemps Lentille Compatible Terres Inovia et Arvalis

Mastering camelina cultivation

Expert and operational training on camelina: mastery of technical itineraries, analysis of outlets, feedback from trials and field diagnostics to secure the integration of the crop and its development.

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Camelina: transforming a diversification crop into a technical and economic opportunity.
Boosted by a rapidly expanding market, camelina requires precise control of its cultivation itinerary if it is to achieve its full potential. This training course offers a complete technical and economic approach to successfully integrating camelina into cropping systems.

The program includes

1. camelina: basics and challenges

  • Origin, development cycle and agronomic characteristics
  • Crop strengths and positioning in cropping systems

2. market opportunities and value-adding framework

  • Main outlets: sustainable fuels, food and feed, cosmetics, industrial uses
  • Regulatory context

3.camelina technical itineraries

  • Conditions for success and choice of plot
  • Planting and varietal selection
  • Fertilization and weed management
  • Pest and disease management
  • Adapting the itinerary to the type of crop: main crop, summer or winter catch crop, intercropping

4 Harvesting and securing production

  • Key harvesting principles and settings
  • Mowing and raking

5.camelina in organic farming

  • Agronomic benefits
  • Technical specificities and outlets

6.economic performance

  • Comparison of margins according to technical itineraries
  • Economic analysis at crop system level

7.field diagnosis

  • Observation of plots and/or trials
  • Collective analysis of situations encountered

At the end of the course, participants will be able to :

  • Understand the agronomic, economic and regulatory issues involved in growing camelina.
  • Identify the various outlets for camelina and their requirements
  • Recommend key cultivation techniques for successful camelina production, whatever the cropping method (main crop, catch crop, combination, organic farming).
  • Adapt camelina technical itineraries to soil and climate conditions and to production objectives.

Face-to-face format with a field component (depending on conditions and training period):

  • Theoretical classroom input: Presentation of the crop, its outlets and technical itineraries (main crop, catch crop, combination), illustrated by trial results and concrete case studies.

  • Field observation: Analysis of real-life situations in plots and observation of trials to carry out collective diagnoses and illustrate technical levers.

Active methods: Presentations, case studies, practical exchanges, questions and answers, applied diagnostics.

Assessment: Quiz to validate knowledge acquired, questions and answers throughout the course, self-assessment by participants, individual satisfaction survey.

Theoretical support: Presentations, lectures, regulatory texts and summary documents given to participants.

Case studies: Real-life situations based on experimental results and feedback from the field, analyzed collectively.

Practical exchanges: Sharing of experiences between participants and trainers to enrich technical analysis and diagnoses.

Technicians, agricultural advisors, farmers, agents of structures working with camelina for biofuel production Q&A, quiz, individual satisfaction survey, self-positioning

If you have any requests for adaptations to help you succeed in your course, please contact the Disability Advisor:

Christel CARO

Tel: 01 30 79 95 09

Mail: formation@terresinovia.fr

Aucun 0€ TTC https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/h17x4yzwmvzfgytkjb6Aq7zA3flf2q6khf1xmsczn8qAw8jpnz5sw4brlfk2kAbynAvwgpj5h35tqtkdkrhg3rtsm7yAyrjA4rzs9vlhjr7g4pj8 1 Jour 102 Intra-entreprise

Successful pea and faba bean crops in the South-West

Field training (1 day, South-West): master pea and faba bean production adapted to the local climate, optimized technical itineraries, precise diagnostics and promotion of regional outlets. Practical expertise and feedback to secure your crops

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Peas and faba beans: make the most of their potential in South-West systems
Crops with high agronomic and economic value, peas and field beans play a key role in rotations in the South-West. Adapted to the region's varied soils and climatic constraints, they can be used to diversify crop rotations while reducing inputs. To get the best out of them, careful management is essential: choice of plot, varieties, technical itinerary... This training course will guide you step-by-step in securing and optimizing these crops in your local context.

Program:

1. understanding how crops work in the South-West of France

  • Pea and faba bean physiology: key stages, environmental requirements
  • Agronomic, environmental and economic advantages in the regional context

2. crop management adapted to local conditions and associated decision rules

  • Varietal selection adapted to the South-West climate
  • Planting and sowing density according to regional soil types
  • Phytosanitary protection: specific issues (Aphanomyces, Sclerotinia, aphids, etc.)

3 Diagnosis and management of hazards

  • Identification of the main crop accidents observed in the region

4.value-adding and outlets

  • Specific regional outlets (human food, export, local animal sectors)
  • Storage and sorting strategies adapted to South-West markets

5.performance and sustainability

  • Technical and economic analysis of itineraries in a local context
  • Input reduction, nitrogen savings and benefits for the following crop

Training organized in collaboration with FILEG (free for their members)

At the end of the course, participants will be able to :

  • Identify the key success factors for pea and faba bean cultivation in the pedoclimatic context of the South-West,
  • Choose and adapt technical itineraries according to soil, climate and local sanitary pressures,
  • Diagnose the main crop failures in regional conditions,
  • Assess the economic and environmental performance of these crops in a localized context.

Theoretical input: technical and scientific presentations adapted to the pedoclimatic context of the South-West.

Case studies: analysis of real situations encountered by farmers in the region.

Feedback from field experience: sharing of practices and solutions tried and tested by participants and trainer.

Interactive exchanges: time for questions, discussions and sharing between professionals.

Plot visit or field diagnosis (depending on the season): practical application of knowledge in the field.

Evaluation: quiz, questions and answers and individual satisfaction survey to measure skills acquisition.

The course is led by Quentin LAMBERT, a regional expert, guaranteeing local roots and a precise response to the specific challenges of the area.

Teaching aids: technical and summary documents given to participants (memo sheets, illustrated presentations, practical guides).

Visual illustrations: diagrams, photos and concrete examples to facilitate understanding of technical itineraries and diagnostics.

Case studies: analysis of real-life situations, diagnosis of crop accidents, and technico-economic performance studies.

Plot visits (where possible): direct observation of crops, soils and cultivation practices in real-life conditions.

Agricultural technicians and advisors, Farmers and producers, Agricultural teachers and trainers, Agronomic and technical sales managers in agricultural distribution, Agri-food / processing industry players Quizzes, Q&As and individual satisfaction surveys to measure skills acquisition

If you have any requests for adaptations to help you succeed in your course, please contact the disability referent:

Christel CARO

Tel: 01 30 79 95 09

Mail: formation@terresinovia.fr

Aucun 480€ TTC 5 15 https://public.dendreo.com/4rsx27tf4npws6tp4zAwc/media/38gvc6snjf8gw8lhmz6Acwbxnbrfcn5zmrvg4Ady4v3227brmvdhss5fnr3tmnry4vjd1pj5h35AAs5p4fm24wkplf7tm5t4l16A7mtfkbfw4pj8 1 Jour Quentin LAMBERT 95 Inter-company and intra-company