Published on 14 January 2026 | Updated on 16 January 2026

Planting lentils in good conditions

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Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.

Photo : Zoé Le Bihan

Choisir sa parcelle

La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.

Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires. 

Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.

Limiter les risques liés aux maladies telluriques

Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle. 

Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces

Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices

La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.

Préparation du lit de semences et semis des lentilles

En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.

La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture. 

La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture). 

Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées

En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.

La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.

Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.

Fertilisation

Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.

La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Choisir sa variété

Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.