Planting lentils in good conditions
Lentils have their place in crop rotations, provided they are carefully planted. From plot selection to fertilization and soil preparation, there are several technical levers that can help secure yield potential and harvest quality.
La lentille trouve pleinement sa place dans les rotations, à condition de soigner son implantation. Du choix de la parcelle à la fertilisation en passant par la préparation de sol, plusieurs leviers techniques permettent de sécuriser le potentiel de rendement et la qualité de la récolte.
Choisir la parcelle adéquate
Pour garantir une bonne mise en place des nodosités qui sont essentielles à la nutrition azotée de la culture, il est recommandé d’implanter la lentille dans des sols drainants, bien aérés avec de faibles reliquats azotés.
La lentille s’adapte donc particulièrement bien aux sols superficiels présentant une réserve utile faible à moyenne. Les sols argilo-calcaires superficiels à moyens, ainsi que certains sols volcaniques ou granitiques dans le Velay (premier bassin historique de production de lentille), offrent des conditions favorables à son développement. Les craies de Champagne sont également des types de sol propices à la lentille.
Les sols hydromorphes, les limons battants ou, à l’inverse, les sols très séchants sont donc à éviter. Des sols fertiles et profonds favorisent un développement végétatif excessif, augmentant les risques de verse et la sensibilité aux maladies foliaires.
Anticiper les maladies telluriques
La lentille est sensible à l’Aphanomyces euteiches, ainsi qu’à des complexes de Fusarium spp. et Pythium spp. La gestion est essentiellement préventive. Il est indispensable d’éviter les retours trop fréquents de la lentille ou d’autres cultures hôtes (pois, luzerne…) sur une même parcelle. L’allongement des rotations constitue le principal levier de maîtrise.
Miser sur des parcelles propres
Au début de son cycle, la lentille supporte mal la concurrence avec les adventices. Les parcelles à faible salissement sont à privilégier, notamment celles exemptes d’adventices problématiques comme le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines espèces, telles que les morelles, le xanthium ou l’ambroisie, peuvent entraîner un déclassement de la récolte vers l’alimentation animale, avec des conséquences économiques directes.
Soigner le lit de semences et le semis
Dans l’Ouest et le Sud de la France, les semis peuvent débuter dès la mi-février. Dans les régions plus froides, il est préférable d’attendre le mois de mars et un réchauffement suffisant des sols.
Un travail du sol soigné sur les 15 premiers centimètres et un sol bien ressuyé sont indispensables. Une température supérieure à 6 °C au moment du semis favorisera une levée rapide et homogène.
La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm avec un semoir à céréales. En sols caillouteux, un roulage post-semis peut être envisagé pour niveler la surface, en veillant à intervenir avant le stade 7–8 feuilles.
L’objectif de peuplement est de 220 à 250 plantes levées/m². En agriculture biologique, une majoration de densité de 10 à 30 % est souvent pratiquée pour renforcer la compétitivité vis-à-vis des adventices. Attention cependant, une densité trop élevée favorise l’auto-compétition, réduit les ramifications et accroît les risques de verse et de maladies fongiques.
Une fertilisation raisonnée
Grâce à sa symbiose avec Rhizobium leguminosarum, bactérie naturellement présente dans les sols, la lentille fixe l’azote atmosphérique et ne nécessite pas d’apport azoté. Pour les autres éléments fertilisants, ses besoins restent modérés. Les apports conseillés se situent autour de 30 à 50 unités de phosphore, 60 à 80 unités de potasse et 20 à 25 unités de magnésium.
Autres documents
Successfully destroying winter cover crops
The period for destroying winter cover crops is approaching. This operation, which is designed to completely remove the plant cover and create a soil structure favorable to the next crop, must be carried out under optimum soil moisture conditions. However, in the event of a rainy winter, as is the case this year, monitoring soil moisture levels is crucial to identifying the rare windows of opportunity that will arise for destruction.
The period for destroying winter cover crops is approaching. This operation, which is designed to completely remove the plant cover and create a soil structure favorable to the next crop, must be carried out under optimum soil moisture conditions. However, in the event of a rainy winter, as is the case this year, monitoring soil moisture levels is crucial to identifying the rare windows of opportunity that will arise for destruction.
Comment choisir la période de destruction des couvert hivernaux ?
Le déclenchement de la destruction doit faire l’objet du meilleur compromis entre l’atteinte des bénéfices du couvert (protection contre l’érosion, piège à nitrates, …), et le fait d’éviter de porter préjudice à la culture suivante par épuisement des ressources du sol, dégradation de la structure, ou augmentation de la pression ravageurs (limaces). Elle doit en outre être raisonnée en fonction du stade du couvert, sa composition, la présence d’adventices et la date prévisionnelle du semis de la culture suivante.
- Pour un couvert à dominante crucifères ou graminées, la destruction doit survenir au moins deux mois avant la date prévisionnelle de semis de la culture suivante, afin d’éviter une faim d’azote sur les premiers stades de développement de la culture.
- Pour un couvert à dominante légumineuses, la destruction peut être plus tardive, jusqu’à trois semaines avant la date prévisionnelle de semis. Dans ce cas de figure, le principal point de vigilance concerne la présence de résidus non dégradés au moment du semis.
Les conditions d’intervention sont cruciales pour les destructions mécaniques, tout particulièrement sur sols argileux. Les couverts contribuent au ressuyage du sol durant l’hiver, ils participent également au maintien d’une humidité au sol, d’autant plus importante avec des fortes biomasses ou s’ils contiennent des graminées. Il est ainsi primordial de détruire le couvert dès qu’une fenêtre favorable se présente, en d’autres termes, dès que le sol est suffisamment ressuyé sur tout le profil travaillé (consistance friable, ou au pire semi-plastique) pour limiter les risques de tassement ou de lissage. Pour cela, un suivi régulier des conditions d’humidité du sol s’impose à partir de février.
La destruction tardive d’un couvert hivernal à forte biomasse peut conduire à l’assèchement de sols à faible réserve utile, surtout si la fin d’hiver et le début du printemps sont marqués par un déficit de pluviométrie. L’alimentation hydrique de la culture suivante risque alors d’être pénalisée, en particulier en conduite pluviale.
Aussi, il faut savoir arrêter la progression d’un couvert quand il atteint 2 à 4 tonnes de biomasse par hectare (1 à 2 kg de matière verte par m²).
Vouloir trop « pousser » un couvert tardivement, peut conduire, en cas de scénario climatique défavorable, a des destructions trop tardives.
Quel mode de destruction pour mes couverts ?
Les techniques de destruction sont multiples et doivent être choisies en bonne cohérence avec les caractéristiques des espèces implantées et les propriétés du sol. En fin d’hiver, le labour ou des travaux profonds ne pourront être envisagés que sur les sols limoneux ou sableux. Sur sols argileux, le ressuyage suffisant du sol et des interventions qui restent superficielles, sont 2 conditions indispensables. Dans des situations avec des couverts bien développés, un broyage préalable peut être nécessaire.
Les travaux menés par Terres Inovia dans le cadre du réseau Syppre Lauragais ont montré que sur des couverts à tige creuse (féverole, phacélie), de nombreux matériels présentent des résultats satisfaisants de destruction (herse rotative, scalpeurs, déchaumeurs à disques indépendants, rouleaux hacheurs). La herse rotative sans rouleau, utilisée à faible profondeur (5-7cm) sur des couverts moyennement développés, assure la dévitalisation des plantes et la création d’un lit de semence favorable à la culture suivante. Le débit de chantier reste toutefois faible, tout comme l’efficacité sur les plantes à pivots et les graminées.
La difficulté principale consiste bien souvent à détruire les graminées adventices qui peuvent se développer dans le couvert pendant l’hiver, auquel cas, les outils à bon recouvrement ou équipés d’ailettes se détachent en termes d’efficacité, même si celle-ci est rarement totale. Aussi, la présence d’adventices et notamment de graminées justifie une destruction précoce, afin d’intervenir sur des stades jeunes, et viser une implantation de la culture suivante sur un sol propre.
Si le choix se porte sur la destruction chimique, des couverts développés vont demander des doses élevées de glyphosate. L’ajout de 2-4D peut améliorer l’efficacité de destruction des dicotylédones, mais s’il est utilisé, veiller rigoureusement au délai d’application avant semis du tournesol (30 jours). Précisions également que le levier de destruction chimique peut être mobilisé après une 1ère étape de destruction mécanique, si des graminées adventives n’ont pas été détruites et si les conditions d’humidité ne sont pas favorables. Dans ce cas de figure, il conviendra de moduler les doses utilisées.
Quel que soit le mode de destruction, il faudra être vigilant à la présence de résidus non dégradés ou trop grossiers qui risquent de perturber le passage de l’élément semeur de la culture suivante, ou nuire au contact sol-graine. Les résidus peuvent également générer une activité plus importante des mollusques au printemps. Une surveillance particulière doit être mise en place pour éviter des potentiels dégâts sur la culture suivante.
Pour aller plus loin
Clémence DE SAINTIGNON - Terres Inovia - c.desaintignon@terresinovia.fr
Successful planting of spring peas and field beans
Sowing of spring protein crops begins at the end of January in Poitou-Charentes/Vendée, and will continue until mid-March in all production basins in the northern half of France. Planting is a key stage in ensuring the crop's development and future yield potential.
Choisir sa parcelle
Les protéagineux de printemps sont sensibles au stress hydrique de fin de cycle (floraison à remplissage), il faut éviter de les implanter en sols séchants et superficiels. En conduite pluviale, les sols profonds sont donc à privilégier avec une réserve utile idéalement de 150 mm et plus (>100 mm à minima). Attention également aux argiles lourdes et limons hydromorphes, pouvant compliquer leur implantation.
Les parcelles saines d’aphanomyces sont à privilégier pour implanter un pois de printemps. L’Aphanomyces étant la maladie tellurique la plus préjudiciable sur le pois (pertes de rendement importantes), le risque doit être évalué avant l’implantation (évaluer le risque avec l’outil EVA de Terres Inovia). La féverole n’est pas concernée par la maladie.
Préparer une structure favorable aux nodosités
L’objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer l’enracinement du pois et développer les nodosités. Le lit de semences doit être meuble sur les 8-10 premiers centimètres du sol pour favoriser un bon contact sol/graine et une levée rapide. Une structure poreuse sur les 15-20 premiers centimètres permettra aux nodosités et radicelles de se développer correctement. Le pois est très sensible aux asphyxies racinaires, les zones compactes doivent être évitées afin de favoriser le ressuyage.
En cas de mauvais nivellement ou de sol refermé durant l’hiver, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation. Pour les sols à risque de battance, ne pas hésiter à laisser quelques mottes en surface (2-3 cm). Un roulage est conseillé (hors sol battant) pour assurer le contact sol-graine et protéger de la phytotoxicité des herbicides.
Date de semis, profondeur et densité
Les dates de semis des protéagineux de printemps sont à adapter à la zone géographique. En Poitou-Charentes et en Vendée, les semis peuvent démarrer dès fin janvier si le sol est bien ressuyé et si des températures gélives fortes ne sont pas attendues dans les 2 à 3 jours qui suivent le semis (gel possible des graines lors de l’imbibition). À noter qu’il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée. Si les conditions de portance le permettent, favoriser les semis précoces, qui permettent de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique).
En termes de réglementation et d’usage des herbicides, les protéagineux semés avant le 01/02 sont considérés comme des protéagineux d’hiver, et à partir du 01/02 comme des protéagineux de printemps (peu importe le type variétal, « hiver » ou « printemps »). Certaines solutions disponibles en pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps et inversement. La date de semis est donc à prendre en compte dans la stratégie de désherbage.
Semer à 4-5 cm de profondeur les pois et 6-7cm pour les féveroles. Attention à ne pas semer trop dense, au risque de surinvestir le poste de semences et de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement.
Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de pois de printemps :
Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | Sol calcaire | |
70 à 80 graines/m² | 90 graines/m² | 105 graines/m² | |
PMG 230 g | 160 à 180 kk/ha | 205 kg/ha | 240 kg/ha |
PMG 260 g | 180 à 210 kg/ha | 235 kg/ha | 275 kg/ha |
Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de féveroles de printemps :
Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | |
40 à 45 graines/m² | 45 à 50 graines/m² | |
PMG 400 g | 160 à 180 kg/ha | 180 à 200 kg/ha |
PMG 450 g | 180 à 200 kg/ha | 200 à 225 kg/ha |
Le pois s’adapte à des écartements de 12 à 35 cm. La féverole peut se semer de 17 à plus de 45 cm d’écartement. Les semis au monograine permettent de diminuer la densité de 5 grains/m² et d’envisager des stratégies de binage.
Fertilisation
Aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire : les protéagineux sont autonomes pour leur nutrition azotée grâce à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique.
Le pois et la féverole sont moyennement exigeants en phosphore et potasse. Cependant, ces éléments restent essentiels au bon développement de la plante et des nodosités. La dose est à raisonner en fonction des exportations, de la teneur du sol en P et K et du nombre d’années sans apport.
Doses moyennes conseillées | Pois | Féverole | |
| Phosphore | Pailles non exportées | 55 | 60 |
| Pailles exportées | 65 | 60 | |
| Potasse | Pailles non exportées | 85 | 70 |
| Pailles exportés | 145 | 100* | |
Doses conseillées en kg/ha pour un rendement de 55q/ha en pois et 40 q/ha en féverole
* seulement si sol pauvre, autrement pas de compensation supplémentaire
Choisir sa variété
Consultez la synthèse variétale Pois de printemps (graines jaunes) 2025 et la synthèse féverole de printemps sur le site myvar de Terres Inovia.
Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest
Planting lentils in good conditions
Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.
Choisir sa parcelle
La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.
Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires.
Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.
Limiter les risques liés aux maladies telluriques
Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle.
Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces
Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices
La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.
Préparation du lit de semences et semis des lentilles
En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.
La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture.
La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture).
Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées.
En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.
La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.
Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.
Fertilisation
Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.
La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.
Choisir sa variété
Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.
Controlling weed in chickpea: act early to be effective
Chickpea is a slow-growing crop in the first part of the cycle, right up to the start of flowering, which is conducive to inter-row weed infestations. At present, a strategy based on a pre-emergence application is essential to ensure acceptable efficacy. This can be followed by a post-emergence application, depending on the flora.
Application de la prélevée
Selon les conditions climatiques, la levée du pois chiche peut être relativement longue. Toutefois, il est conseillé de ne plus appliquer d’herbicides dans les quelques jours qui précèdent la levée afin d’éviter tout risque de phytotoxicité. Le positionnement de la prélevée au plus près du semis est donc à privilégier. L’humidité dans les premiers centimètres du sol conditionnera l’efficacité de ces herbicides racinaires dans les semaines qui suivent l’application. Pour leurs larges spectres, deux stratégies sont privilégiées : Prowl 400 2l/ha + Challenge 600 2l/ha ou Nirvana S 1,8 à 2l/ha (voir tableau ci-dessous). Attention, dès cette camapagne, le Prowl 400 n’est plus utilisable sur les pois chiches semés avant le 01/02.
Antidicotylédones en post-levée : deux spécialités commerciales disponibles
Le Challenge 600 peut être utilisé en post levée (à 0,5 l/ha), sous conditions d’une impasse de cette spécialité commerciale en prélevée. Il doit être appliqué tôt, au stade 2-3 feuilles du pois chiche sur des adventices jeunes (2-3 feuilles maximum). ONYX (Pyridate 600 g/l) apporte un bénéfice net sur la postlevée avec une efficacité régulière sur datura, repousses de tournesol, morelle et renouées. Comme le Challenge, il doit être appliqué tôt, à partir de 2 feuilles (et jusqu’à 8 feuilles) sur des adventices entre 2 et 4 feuilles. Une application par an et fractionnable en 2x 0,75l/ha. Un effet dose est constaté sur datura, morelle, renouées et matricaire (1,5 l plutôt que 0,75 ou 1 l).
(1) Utilisation possible seulement si semis réalisé après le 01/02.
(2) En fonction du type de sol, moduler la dose de Nirvana entre 1,5 et 2 l/ha maximum. Déconseillé dans les sols sableux.
(3) Si Challenge 600 non utilisé en prélevée
(4) Renouées en relais d’une prélevée efficace uniquement
(5) Fractionnement à 7-10 jours d’intervalle
(6) Non couvert par les firmes
Voir le tableau complet des herbicides en fin d'article
Désherbage mécanique
En complément ou en substitution, des solutions de désherbage mécanique sont possibles et montrent chez certains producteurs des efficacités tout à fait acceptables.
- Un passage d’herse étrille « à l’aveugle » en post semis prélevée sera profitable, puis de nouveau en végétation, à partir du stade 3-4 feuilles (le pivot des plantes est alors assez développé pour ne pas être arraché par l’outil). En adaptant la vitesse et l’agressivité, le passage de herse étrille est possible dès 1 feuille.
- Un passage de bineuse dans l’inter-rang est possible, si l’implantation est réalisée au semoir monograine, à partir du stade 4-5 feuilles (en veillant à ne pas recouvrir les plantes).
Le déclenchement des passages mécaniques se fera selon la levée des adventices (privilégier des interventions sur adventices jeunes), le stade de la culture (voir tableau ci-dessous) et les conditions météorologiques (intervenir toujours par temps séchant : sol bien ressuyé et pas de pluie annoncée dans les jours suivants, afin d’éviter le repiquage des adventices ou la mise en germination de nouvelles graines).
Dans nos essais, en situation de printemps humide, écartement à 60 cm, nous avons pu constater qu’une stratégie basée uniquement sur l’utilisation de la herse étrille en début de cycle à 1-2 feuilles, n’a pas donné satisfaction. De même, une stratégie basée uniquement sur du binage à partir de 4 feuilles ne permet pas une efficacité comparable à une stratégie combinant les deux outils : Herse étrille à 1-2 feuilles puis binage à partir de 3-4 feuilles, stratégie qui pour le coup a présenté de bons résultats en expérimentation. La météo de l’année et la diversité de la flore dans la parcelle ont une grande influence sur les résultats.
Désherbage mécanique du pois chiche, réglages et possibilités de passage en fonction du stade de la culture et du choix de l'outil.
Désherbage mixte
Allier chimique et mécanique prend tout son sens, d’autant plus pour une culture mineure où les solutions disponibles sont peu nombreuses et ne permettent pas toujours de répondre à toutes les flores rencontrées. En situation sèche au semis ou pluvieuse au printemps par exemple, une stratégie tout en prélevée peut s’avérer insuffisante : inefficacité de la prélevée ou re-salissement au printemps. On peut alors adopter, en substitution ou complément de la prélevée, une stratégie avec herbicide de post-levée appliqué à 3-4 feuilles en combinaison avec un ou plusieurs passages de bineuse à partir de 4-5 feuilles. L’application de la post-levée sera considérée en fonction des levées d’adventices. Cette stratégie donne de bons résultats en flore simple à moyenne (dans notre essai 2023 : renouée liseron, mercuriale, véronique des champs et ray-grass).
Pour aller plus loin
Successful chickpea sowing: an update before you start
For chickpeas, as for other oilseeds, planting is a crucial stage. Terres Inovia takes a look at the key factors for successful planting.
Choose your plot carefully and don't grow more than one chickpea every 5 years.
Chickpea thrives on non-hydromorphic soils, with medium to superficial reserves and good spring warming capacity. As a value-added niche crop, clay-limestone soils are particularly well-suited to this crop. To ensure nodule formation, the pH must be between 7 and 9. We also recommend plots free of difficult weed flora (datura, xanthium, nightshade, ragweed, sunflower regrowth).
No more than one chickpea every 5 years! To minimize the risk of disease (fusariosis and ascochytosis), chickpeas should not be planted on the same plot for at least five to six years.
The map below shows the presence of mesorhizobium specific to chickpea in the area, according to expert opinion. This mesorhizbium is necessary for the establishment of nodules, which provide the bulk of nitrogen requirements. In the shaded areas, the specific bacteria are not present, and this will severely limit the crop's potential. Other grain legumes are certainly better suited to these areas.
Attention à la provenance des graines semées !
L’ascochytose (anciennement anthracnose), maladie la plus fréquente sur pois chiche, se conserve principalement sur les graines. Ainsi, la prise de risque est forte lorsqu’on réutilise des graines contaminées. En effet, on s’expose à une contamination primaire des plantes, dès la levée, avec des pertes associées estimées entre 25 et 75% du rendement. En plus des autres leviers agronomiques, l’utilisation de semences certifiées, est une première barrière à la maladie.
Un seul traitement de semence efficace contre l’ascochytose est disponible à ce jour : Prepper (Fludioxonil 25 g/l). Le Prepper permet de diminuer le pourcentage d’attaque de près de 80% de plantes atteintes 40 jours après la levée en situation de fortes attaques (essai 2023).
Consultez les résultats des variétés commercialisées sur notre site Myvar
Reprise des sols : tenez compte du niveau de ressuyage avant d’intervenir
Avant d'intervenir, il est recommandé de vérifier (avec une bêche) la profondeur réellement ressuyée. Il faudra alors adapter la profondeur de travail à cette observation, en particulier limiter le travail à la zone ressuyée, aller au-delà provoquerait la création de mottes, ou au contraire un lissage, défavorables à la levée et à l’exploration racinaire. Optez pour un outil à dents léger type vibroculteur ou herse plate et éviter les outils à disques. Comme toutes les légumineuses à graines, le pois chiche nécessite un sol bien structuré avant l’implantation, ce qui permettra une exploration racinaire optimale tout en garantissant le bon fonctionnement des nodosités.
Sol réchauffé et bien ressuyé indispensable pour un semis dans de bonnes conditions
Tenez compte de la plage de semis idéale pour votre région:
Pour une grande partie du territoire, la période de semis optimale se situe de mi-février à mi-mars (voir carte ci-contre). Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour favoriser la germination. Dans les secteurs concernés, attention aux dégâts de corvidés, pigeons ramier et/ou de sangliers au moment des semis.
Un semoir monograine de préférence
Aujourd’hui, Deux modes de semis sont possibles. Le semis à faible écartement (semoir à céréales), apprécié pour sa couverture rapide du sol, et le semis large écartement (semoir monograine), qui assurera une meilleure précision de la dose et de la profondeur de semis. Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter ces articles:
Declaration of bird damage
Form for declaring bird damage on agricultural plots.
The purpose of this declaration is to inform the Directions Départementales des Territoires (DDT) of bird and game damage to oilseed crops.
It will be used to obtain information for the possible classification of species as pests, in particular wood pigeon or wood pigeon, in your department. It can also be used by Terres Inovia to produce a national report and carry out studies, while guaranteeing the anonymity of respondents.
Reports
Camelina planting
Whether as a main crop or as a summer catch crop, successful sowing is the key to success.
Whether as a main crop or as a summer catch crop, successful sowing is the key to success.
General
The small size of the seed, with a GMP ranging from 0.7 to 1.8 g, represents a challenge for successful planting. Soil cultivation and sowing methods must provide a seedbed conducive to good contact between seed and soil, while limiting the impact of residues from the previous crop.
Summer intercropping with camelina
The success of camelina in summer intercropping depends largely on its rapid establishment. This crucial stage requires rapid, uniform and vigorous emergence. Everything must be done to ensure that the cycle is completed as quickly as possible, so that harvesting can take place at an acceptable date, maximizing the chances of harvesting camelina under favorable climatic conditions and having no impact on the following crop.
To maximize the chances of early emergence, it is crucial to choose a suitable crop precedent, enabling harvesting before July 10, the latest date for sowing camelina. The optimum sowing date is before the beginning of July. The most suitable crops are protein or canning peas and winter barley.
Previous pea crop
Sowing should be carried out as soon as possible after harvesting the previous crop, ideally within 24 to 48 hours, to take advantage of any remaining soil moisture.
Direct sowing with tines is strongly recommended. In the case of shallow stubble ploughing, do not go deeper than 3 cm to maintain soil moisture.
Seeding depth :
- Direct seeding: seed 3 cm deep
- Tilled seeding: seed 1-2 cm deep
- Surface seeding: not recommended
Regarding sowing density, we recommend sowing at 8 kg/ha with a row spacing of 12.5 - 15 cm, to aim for a stand of around 200 plants/m2.
If you have irrigation, we strongly recommend applying 10-20 mm just after sowing to boost emergence.
Previous winter barley
The only difference between winter barley and peas concerns harvesting, which should be carried out as high up as possible (between 25 and 30 cm).
It is important to remove the straw, as it can consume nitrogen as it decomposes, and adversely affect sowing quality by disturbing contact between the seed and the soil.
Straw should also be evenly distributed over the entire surface.
All other recommendations for planting remain identical to those applied to previous peas.
Planting camelina as a main crop
Sowing should be carried out in well-aerated, uncompacted soil. Due to the small size of its seeds, camelina requires particularly careful, fine and well-reconsolidated seedbed preparation. Tillage should aim for a homogeneous profile, with no marked areas of compaction, and a surface area comparable to that required for rapeseed sowing.
For spring camelina, the soil should be worked when it is well drained. To reduce the risk of soil compaction, we recommend reducing the number of tractor passes as much as possible, and favouring the use of combined implements. Rolling prior to sowing can be considered to even out the seedbed and ensure good contact between the seed and the soil, a condition favorable to successful germination.
Sowing takes place between late March and early April, using a cereal drill with a narrow row spacing (12.5 to 15 cm). The recommended sowing density is 5 kg/ha, aiming for a minimum population of 200 plants/m². Sowing depth should be between 1 and 1.5 cm. If required, seeds can be mixed with sand or semolina to facilitate even distribution.
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Camelina: choice of plot for summer catch crop
To maximize the chances of success for camelina as a summer catch crop, it's essential to think in terms of crop succession. Camelina should therefore be planted as soon as the main crop is planted.
To maximize the chances of success for camelina as a summer catch crop, it's essential to think in terms of crop succession. Camelina should therefore be planted as soon as the main crop is planted.
Selection criteria
- Main crop harvested early (winter barley, winter peas, etc.)
- Choose legumes to avoid fertilization
- Avoid plots with a spring herbicide program at risk
- Choose plots free of weeds
After which main crop?
The first criterion is to choose an early-harvested preceding crop, enabling camelina to be planted between June 20 and July 10, to guarantee a harvest before the end of October. The main candidate crops are winter peas and winter barley, but other early-harvested crops may also be suitable: canning peas, garlic, onions, etc.
The map below illustrates the importance of sowing early, showing the date at which maturity is reached for very short-cycle varieties according to different emergence dates. For example, for an emergence on July 1, camelina reaches maturity before October 10 throughout France, whereas for an emergence on July 8, it reaches maturity after October 10 in the northern part of France, and for an emergence on July 15, it reaches maturity after October 20 in almost the northern half of France.
Planting camelina after a legume (e.g. winter peas) is particularly interesting, as it allows you to limit or even do without nitrogen fertilization, thus reducing the ITK's operating costs.
Focus on main crop herbicide program
Camelina grown as a summer catch crop is sensitive to the persistence of certain herbicides, mainly those in group 2(ALS1 inhibitors) with herbicides from the sulfonylurea family such as metsulfuron, mesosulfuron, etc., as well as imazamox (applied to winter peas). It also appears to be sensitive to group 14 herbicides (PPO2 inhibitors such as bifenox) and group 32 herbicides (solanesyl diphosphate synthase inhibitors, includingaclonifen, applied to winter peas).
There is therefore a risk of phytotoxicity (leaf discoloration, foot loss, etc.) for camelina when these herbicides are applied in spring to the main crop, a risk that is all the greater in dry conditions, when applied late and when there is little or no tillage between the harvest of the main crop and the planting of camelina. Despite this, the effects of these herbicides can vary according to a number of factors (rainfall, soil type, tillage, date and dose of application, etc.) and are still poorly understood and quantified.
Weed pressure on the plot
Camelina is a well-established crop that competes well with weeds. In spite of this, weed pressure remains one of the main limiting factors for camelina as a summer catch crop, so it's vital to use every possible means to manage weeds effectively.
We recommend choosing a weed-free plot at sowing time. If weeds are present when the main crop is harvested and you wish to direct seed, a glyphosate pass may be useful to manage weeds before seeding.
1ALS: acetolactate synthase
2PPO: protoporphyrinogen oxidase
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Varieties available for camelina
The range of varieties on offer is not very well developed, and seeds are sometimes hard to come by, particularly in the organic sector. However, in view of the growing interest in camelina on the part of industrialists, particularly in catch crops for biofuel production, some seed companies are now taking an interest.
The range of varieties on offer is not very well developed, and seeds are sometimes hard to come by, particularly in the organic sector. However, in view of the growing interest in camelina on the part of industrialists, particularly in catch crops for biofuel production, some seed companies are now taking an interest.
For example, Bayer recently acquired camelina germplasm from the Canadian company Smart Earth Camelina, in order to diversify into the biofuels sector.
A major challenge in breeding varieties suitable for catch crops is to develop very short-cycle varieties.
There are winter varieties and spring varieties (but in areas where the climate is mild - winter temperatures do not exceed -10°C - spring varieties can also be planted in autumn). Recent breeding efforts have focused on spring-type varieties.
Here is a non-exhaustive list of existing varieties:
Variety | Seed company | Registration year | Type | Comments |
VERA | Camelina Company* | 2019 | Spring | Suitable for catch crop |
ALBA | Camelina Company* | 2019 | Spring |
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CAMARES | Panam |
| Spring |
|
MELINA | Panam |
| Spring |
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ARCADIA | Panam |
| Spring |
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CELINE | A2P | 1998 | Spring |
|
EPONA | A2P | 1998 | Winter |
|
CALENA | Saatbau | 1996 | Spring |
|
OM | Sanctum Mediterranean | 2014 | Spring |
|
LUC | DANISCO SEEDS SA | 1995 | Spring |
|
CAMELATE | Lidea |
| Spring | Suitable for intercropping (late flowering) |
CAMELIA | Lidea |
| Spring | Suitable for intercropping |