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Le tournesol est une plante à pivot et à cycle court, ce qui rend cette culture très exigeante vis-à-vis de la qualité d’implantation, notamment pour assurer l’installation du peuplement et mieux supporter les périodes de stress hydrique par un bon enracinement. Tout défaut d’enracinement entraine une perte de rendement (jusqu’à 10 q/ha) et de qualité (% d’huile).
La préparation du sol vise 4 objectifs principaux :
- Assurer la porosité du sol,
- Assurer un lit de semence homogène et rappuyé,
- Favoriser un réchauffement rapide du sol,
- Contrôler la présence précoce des adventices.
Assurer un bon état structural
L’objectif du travail du sol est de corriger les défauts de structure pour ameublir le sol et permettre un bon enracinement. L’idéal est de viser 15 cm de structure poreuse (cf. illustration ci-dessous).
Un bon enracinement aidera la plante à s’adapter aux périodes de stress hydrique, notamment durant la floraison où le tournesol est le plus sensible à la restriction d’eau.
L’adaptation du tournesol aux différents modes d’implantation est récapitulée dans le tableau ci-dessous.
Adapter la préparation au contexte de l’année et au type de sol
ATTENTION : avant de réaliser un travail du sol, vérifier son état d’humidité en profondeur. Cette observation se fait à l’aide d’une bêche. La présence de mottes encore humides entre 15 et 20 cm de profondeur vous incitera à décaler l’intervention de quelques jours pour permettre le ressuyage et limiter la création d’une zone non favorable à la croissance de la racine. Cette année, cette observation est d’autant plus importante, compte tenu des précipitations hivernales.
Source : Arvalis
Si vous réalisez un travail profond en sortie hiver dans un sol encore humide en profondeur, vous risquez de tasser le sol et/ou limiter l’efficacité du passage de l’outil. Sur la photo ci-dessous, un passage d’outil a été réalisé à 15 cm dans un sol encore en condition plastique. Vous observez la restructuration sur le passage de la dent mais son action a été insuffisante entre les dents. Dans ces conditions, l’implantation du tournesol sera pénalisée.
Gestion des sols argileux
Les sols argileux présentent une forte capacité de rétention en eau, une sensibilité au compactage et une tendance à former des mottes si le travail est réalisé en conditions humides.
Dans la plupart des situations, un travail d’hiver a déjà été réalisé (soit un labour, soit un passage d’outil profond sur 15-20 cm). Les préparations profondes à la dent durant l’été montrent aujourd’hui de belles structures en comparaison des interventions durant l’hiver (passages sur le gel) du fait de conditions de sol plus favorables (sol suffisamment sec et friable).
Hivers plus pluvieux : l’été devient la clé pour préparer les sols
Si le changement climatique entraine une augmentation des pluviométries hivernales, ces interventions profondes, pour restructurer le sol durant l’été et complétées par le semis d’un couvert végétal, seront à favoriser.
Une reprise superficielle (5 à 8 cm selon les outils) sera à réaliser dès que les conditions de sol le permettront afin d’assurer le ressuyage et la préparation du lit de semence. Un second passage sera réalisé quelques jours avant le semis pour finaliser la préparation, niveler et réchauffer le sol. Les outils à disques sont à éviter pour limiter les risques de lissage. Privilégier les outils à dents, voire la herse rotative (pas idéal mais possible dans ce type de sol pour sa capacité à casser les mottes). L’alternance de l’un et l’autre est souvent observée.
Gestion des sols limoneux
Ces sols présentent moins de contraintes que les sols argileux. Ils restent plus faciles à travailler mais sont sensibles à la battance si la surface du lit de semence est trop affinée.
Un travail profond (15-20 cm) peut être réalisé dès que les conditions de ressuyage du sol le permettront (labour ou outil à dents). Par la suite, 1 à 2 interventions seront nécessaires pour affiner le lit de semence, le niveler et le réchauffer. Veiller à ne pas faire trop de terre fine en surface, ce qui augmente le risque de battance. Dans ces conditions, les outils trop énergiques (type herse rotative) sont à proscrire. Privilégiez les outils à dents (type vibro ou herse lourde) qui conserveront des mottes en surface.
Dans les situations de non-labour, le recours à un herbicide non sélectif peut être envisagé pour détruire les adventices notamment les vivaces et les graminées développées qui seront difficiles à détruire mécaniquement et risqueraient de repiquer dans le tournesol.