Dégâts d’oiseaux sur tournesol en fin de cycle

 

Les déprédations sont globalement plus rares qu’à la levée même si elles peuvent être localement importantes. Aussi bien les corvidés que les colombidés peuvent être impliqués. Récolter tôt, dès que la maturité est atteinte, est la seule parade pour limiter les prélèvements de graines par les oiseaux.

degat pigeon tournesol

Les dégâts de pigeons peuvent être localement très pénalisants

 

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Dégâts d’oiseaux : un challenge pour la R&D

La prévention des dégâts d’oiseaux est ardue car ces organismes se déplacent sur de larges distances et ne se contentent pas de réagir à des signaux : ils se souviennent, raisonnent et communiquent entre eux. Des recherches en partenariat sont en cours sur des pigeons équipés de GPS pour comprendre comment ils sélectionnent les ressources alimentaires sur la parcelle proprement dite et au sein du paysage. D’autres visent à étudier les choix alimentaires des corvidés au champs.

En parallèle de ces recherches indispensables, diverses solutions appliquées sont en cours de développement ou d’évaluation :

 

Semis sous couverts

Terres Inovia et ses partenaires travaillent sur des couverts d’orge et de féverole sortie hiver et détruits au moment du semis du tournesol. Ces couverts permettent de diminuer le taux d’attaques mais la conduite doit être adaptée pour éviter une concurrence préjudiciable au tournesol. Les premiers résultats montrent que l’orge est facilement agressive si le semis est trop précoce et suivi de conditions poussantes. En revanche, la féverole a dans certaines situations un effet bénéfique sur le tournesol en termes de biomasse et de rendement. Ces travaux sont en cours de consolidation pour trouver des alternatives mécaniques à la destruction des couverts par le glyphosate. Des développements sont envisagés sur la valorisation d’intercultures longues.

semis tournesol dans féverole

Semis de tournesol dans de la féverole : une technique pour perturber les oiseaux

 

Effaroucheurs lasers

Différents modèles sont disponibles, plus ou moins abordables, de la torche au dispositif autonome sur parcelle. Ils permettent de viser des individus, mais peu d’information sur une éventuelle efficacité sur des groupes de colombidés et corvidés.

 

Drones effaroucheurs

Différents concepts sont aujourd’hui développés : du drone terrestre au drone volant biomimétique, avec possibilités de réaction à l’environnement (détecteur de mouvements). L’analyse d’image en temps réel est un axe de travail prometteur sur lequel Terres Inovia travaille en partenariat avec l’INRA dans le cadre de l’institut Carnot Plant2Pro®

 

Perchoirs à rapace

Cette technique est peu coûteuse. Les perchoirs en zone de grandes cultures sont utilisés par des prédateurs trop peu puissants pour s’attaquer au pigeon ramier (par exemple buse variable), mais un effet dissuasif est possible. Une protection contre les corvidés est peu plausible.

 

Approche territoriale et gestion des habitats

Le couplage de méthodes de répulsion (effarouchement) et d’attraction (bandes ressources) est évoqué dans la littérature, mais implique l’acquisition de connaissances précises sur la façon dont les oiseaux exploitent les ressources dans les paysages agricoles.

À plus long terme, la gestion des populations de déprédateurs doit être pensée dans un cadre global de gestion des habitats. L’objectif est d’obtenir des communautés plus diversifiées et de favoriser la nidification de prédateurs naturels (comme l’autour des palombes et le faucon pèlerin).

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Déclarer ses dégâts d’oiseaux et visualiser les zones à risque

Déclarer ses dégâts est important pour une reconnaissance de l’enjeu au niveau national et pour informer les commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage qui proposent le classement « susceptible d’occasionner des dégâts » de certaines espèces. Cela permet aussi de réaliser des études pour mieux comprendre les variations des attaques et ainsi mettre au point des méthodes de prévention plus performantes.

 

Signaler des dégât en ligne

 

 

 

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Tirs et piégeages d’oiseaux et petits gibiers: agir dans le respect de la réglementation

La réglementation offre des possibilités de protection des parcelles qui varient selon le statut des espèces et les départements.

Une espèce peut être déclarée « susceptible d’occasionner des dégâts » (anciennement « nuisible ») au niveau départemental. Cela autorise des opérations dites de « destruction » par des particuliers hors période de chasse. Des opérations de régulation administrative sous l’égide des lieutenants de louveterie sont aussi possibles pour toutes les espèces quel que soit leur statut. Il s’agit d’une procédure exceptionnelle soumise à enquête publique.

 

Statut des principales espèces d’oiseaux déprédatrices des grandes cultures

Espèce Statut Type de régulation
Protégé Susceptible d'occasionner des dégâts Régulation en période de chasse Destruction hors période de chasse Régulation administrative
Corneille noire          
Corbeau freux          
Choucas des tours          
Pigeon ramier          
Pigeon biset          
Etourneau sansonnet          

Les formalités pour la destruction des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » comportent deux étapes :

  1. Demande d’autorisation individuelle de destruction à transmettre à la DDT, complétée par une délégation du droit de destruction si le demandeur n’est pas chasseur ou piégeur agréé.
  2. Déclaration de destruction (bilan) à transmettre à la DDT après les opérations.

La destruction est possible par piégeage (sauf pour les pigeons ramiers) ou tir. Les formalités et modalités de destruction peuvent varier d’un département à l’autre. Il convient de se rapprocher des DDT et Fédérations des chasseurs pour les connaitre précisément. Même si les autorisations peuvent être données rapidement, il convient d’anticiper la réalisation des dégâts qui peut couvrir un court laps de temps.

L'identification précise des oiseaux est nécessaire avant d'entreprendre une démarche.

 

Classements « susceptible d’occasionner des dégâts » pour la campagne cynégétique courant jusqu’au 30 juin 2020

carte nuisible pigeon ramier tournesol

L’arrêté ministériel triennal du 30/06/2015 établissant pour chaque département la liste des espèces d'animaux classées espèces susceptibles d'occasionner des dégâts, est prolongé jusqu'au 30 juin 2019 par l'arrêté n°2018-530 du 28 juin 2018.

Carte corbeau freux 2015
Carte corneille noire 2015

 

Obtenir le classement « susceptible d'occasionner des dégâts » des espèces déprédatrices

Pour obtenir ce classement ou bien le renouveler, il convient de déclarer les dégâts pour alimenter les travaux des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage. C’est possible via une déclaration en ligne sur le site de Terres Inovia, ou bien via les Fédérations des chasseurs et chambres d’agriculture de votre département.

 

Pour plus d’information

La réglementation relative aux animaux sauvages est assez complexe car elle a hérité d’une histoire très riche. Notre guide fait le point sur la réglementation (à télécharger en fin d'article)

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Tournesol : prévenir les dégâts d’oiseaux

Les oiseaux sont un risque majeur aux premiers stades du tournesol. Les informations collectées ces dernières années (déclarations de dégâts, enquêtes) indiquent un ordre de grandeur de plus d’un tiers des parcelles attaquées au niveau national, avec une forte incidence du pigeon ramier. Les variations entre années ne doivent pas cacher une tendance de long terme à l’aggravation du problème Les dégâts sont particulièrement dommageables en cas de resemis.

Les corvidés, corneille ou corbeau freux, peuvent causer des dégâts dés le semis. Les colombidés, pigeons ramiers et pigeons de ville, consomment les cotylédons. La fréquence des espèces dépend des zones géographiques. Les corbeaux freux sont notamment moins fréquents dans le Sud-Ouest. Le guide d’identification recensent les principales espèces déprédatrices.

pigeon ramier

Le pigeon ramier est le principal oiseau déprédateur à la levée

 

Soigner l’implantation

La fenêtre de sensibilité des plantules de tournesol aux dégâts de pigeon ramier est étroite : environ 2 semaines de l’émergence à la première paire de feuilles. Les dégâts sont d’autant plus faibles que la levée est rapide et homogène. Semer dans un sol suffisamment réchauffé (8°C à 5 cm de profondeur), si possible en même temps que vos voisins.

 

Méthodes préventives : effarouchement et produits répulsifs.

Les engrais foliaires à effets répulsifs utilisables en plein sur plantules montrent une efficacité limitée. Aucun produit répulsif n’est autorisé en protection de semences

De nombreux modèles d’effaroucheurs sont disponibles utilisant des signaux visuels ou sonores (les listes sont disponibles en téléchargement en fin d'article)

L’usage des effaroucheurs sonores est soumis à des règles de bon voisinage qui peuvent être rappelées par des arrêtés municipaux. Ces dispositifs ne présentent pas une garantie d’efficacité absolue. Le principal problème est l’accoutumance des oiseaux qui peut être contrebalancée par les mesures suivantes :

  1. Ne pas poser les effaroucheurs top tôt, mais juste avant le stade sensible : de l’émergence à première paire de feuilles en cas de risque colombidés. Dés le semis en cas de risque corvidés.
  2. Ne pas hésiter à déplacer les effaroucheurs sur la parcelle tous les 2/3 jours.
  3. Pour les effaroucheurs sonores faire varier les signaux et les intervalles de diffusion.
  4. Observer le paysage avoisinant les cultures attaquées pour orienter les effaroucheurs en direction d’une alimentation alternative (comme des feuilles vertes, des baies, des glands, etc.).
  5. Envisager une combinaison d’effaroucheurs peut réduire l’accoutumance telle que l’utilisation de canons à gaz associés aux ballons/cerfs-volants ou associés aux moyens pyrotechniques par exemple.

Le recours à un fauconnier est efficace sur pigeon ramier d’après un test réalisé sur notre station d’En Crambade, mais il reste coûteux dans un cadre individuel.

 

Tirs et piégeages

L’élimination par tir ou piégeage est possible hors période de chasse si l’espèce cible est classée « susceptible d’occasionner des dégâts » sur votre département. La démarche requiert l’identification de l’espèce visée, une demande d'autorisation à la préfecture et délégation du droit de destruction si le demandeur n’a pas de permis de chasse. Il est possible d’en savoir plus sur notre article dédié [lien].

Notre outil de déclaration permet de signaler vos dégâts et de visualiser les déclarations en temps réel.

 

Resemis : le dernier recours

dégâts d

Seuls les dégâts sur tige sont fatals contrairement aux dégâts sur cotylédons

Le resemis ou le remplacement par une autre culture ne doit être envisagé qu’après observation attentive des dégâts. En effet, les lésions des cotylédons ne portent pas à conséquence contrairement aux dégâts sur tige. La décision de resemis doit donc être basée sur les seuls manques ou symptômes de tiges coupées.

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Reconnaitre les oiseaux déprédateurs du tournesol

 

Chaque espèce d’oiseau a son comportement propre, occasionne des dégâts à certains stades (semis, levée, maturité) et bénéficie d’un statut juridique particulier. Le classement « susceptible d’occasionner des dégâts » (anciennement « nuisible ») concerne le niveau taxonomique de l’espèce.

Les informations sur les dégâts doivent être remontées à ce niveau pour être prises en compte. Il est par ailleurs indispensable de savoir si une espèce est protégée avant d’envisager d’éventuelles opérations de destruction.

Les confusions les plus fréquentes concernent les espèces de corvidés (« corbeaux ») et de colombidés (« pigeons »). En vue de faciliter la déclaration de dégâts et le choix de moyens de lutte adaptés, notre guide permet d’identifier les principales espèces déprédatrices des cultures oléagineuses et protéagineuses.

corbeau freux

Source : Terres Inovia

corneille noire

Source : Terres Inovia

pigeon ramier

Source : Terres Inovia

Corbeau freux

Corneille noire

Pigeon ramier

pigeon biset

Source : Terres Inovia

tourterelle turque

Source : Haha (CC BY-SA 2.0)

etourneau sansonnet

Source : Pierre Selim (CC BY-SA 3.0)

Pigeon biset

Tourterelle turque

Etourneau sansonnet

choucas des tours

Source : Terres Inovia

   

Choucas des tours

   

 

 

Corbeau freux

Longueur : 41 à 49 c - Envergure : 81 à 94 cm - Poids : 380 à 520 g

Couleur : Noir à reflets violet rougeâtre. Chez l’adulte, la peau nue autour de la base du bec est blanc grisâtre. Le jeune ressemble beaucoup à la corneille noire. La mue des plumes du bec a lieu la seconde année, entre février et mai.

Morphologie : L'oiseau est trapu. Le dessus de la tête est conique et le ventre plat. Le bec est pointu.

Alimentation : Se nourrit surtout d'insectes, de vers de terre, parfois de graines et de débris végétaux.

Habitat et comportement : Vit en campagne cultivée, en colonies, repérables par les nids volumineux regroupés en haut des arbres. Se nourrit en groupe dans les labours, souvent en compagnie de choucas. Oiseaux peu farouches lorsqu’ils ne sont pas chassés.

Risque de confusion

Adulte : aucun risque de confusion à cause de la base du bec blanchâtre
Jeune : risque de confusion avec la Corneille noire mais celle-ci a le bec bombé sur le dessus.

Statut
Chassable : OUI
Protégée : NON
Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : OUI

Source : BROUARD G. 2006. Guide d’identification à l’usage des piégeurs de corvidés. FREDON Rhône Alpes

 

Corneille noire (Corvus corone corone)

Longueur : 44 à 51 cm - Envergure : 84 à 100 cm - Poids : 450 à 600 g

Couleur : Noire avec des reflets métalliques verts.

Morphologie : Le corps est légèrement plus fin que le corbeau freux. Le bec est plus gros, arqué sur sa partie supérieure et partiellement recouvert de plumes.

Alimentation :Omnivore. se nourrit de déchets, charognes, insectes divers, petits animaux des champs, baies, fruits, graines.

Habitat et comportement : Sédentaire dans la majorité de l’Europe, elle habite les forêts, les grands parcs, les cultures. Comportement agressif envers les rapaces, qu’elle chasse bruyamment.

Risque de confusion :

  • avec le jeune corbeau freux, mais celui-ci possède un bec plus pointu et non bombé
  • avec le choucas des tours, qui est plus petit et donc les cris sont plus aigus.

Statut

  • Chassable : OUI
  • Protégée : NON
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : OUI

Source : BROUARD G. 2006. Guide d’identification à l’usage des piégeurs de corvidés. FREDON Rhône Alpes

 

Pigeon ramier (Columba palumbus)

Longueur : jusqu’à 42 cm - Envergure : jusqu’à 76 cm - Poids : en moyenne 500g

Couleur : Le plumage est gris, avec sur chaque aile une large bande blanche caractéristique, rendant l'oiseau facilement identifiable en vol. On observe de chaque côté du cou des petites tâches blanches (sauf chez les jeunes de l’année) et des reflets verts et pourpres.

Alimentation : Presque exclusivement végétale.

Habitat et comportement : Espèce répandue en zone cultivée, surtout à proximité d’arbres ou de zones boisées (bosquets, bois, haies…). Elle est plus rare dans les zones montagneuses. Elle peut réaliser jusqu’à 3 nichées par an.

Risque de confusion :

  • avec le pigeon biset, mais celui-ci est plus petit, présente 2 larges bandes noires sur les ailes et aucune tâche blanche sur le côté du cou.
  • avec la tourterelle turque, qui est plus petite

Statut

  • Chassable : OUI
  • Protégée : NON
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : OUI

Source : Terres Inovia. 1967. La protection des cultures contre les oiseaux – Etude sur les dégâts provoqués par Pigeons, Corvidés et Passereaux et les moyens de les limiter. Publication ACTA. 152 p

 

Pigeon biset (Columba livia)

Longueur : jusqu’à 32 cm - Envergure : jusqu’à 63 cm - Poids : jusqu’à 300 g

Couleur : Le plumage est gris-bleu, avec des reflets verts et lilas sur les côtés du cou. Le croupion et le dessus des ailes sont blanchâtres. La queue présente une barre noire à son bout, et les ailes 2 larges barres noires transversales, observables en vol.

Alimentation : Presque exclusivement végétale.

Habitat et comportement : L'oiseau niche souvent en colonies. Il peut ainsi être nuisible dans les zones cultivées surtout à proximité immédiate des villes.

Risque de confusion

• avec le pigeon ramier mais celui-ci est plus gros et présente des tâches blanches sur le côté du cou.

Statut

  • Chassable : OUI
  • Protégée : NON
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : NON

Source : Terres Inovia. 1967. La protection des cultures contre les oiseaux – Etude sur les dégâts provoqués par Pigeons, Corvidés et Passereaux et les moyens de les limiter. Publication ACTA. 152 p

 

Tourterelle turque (Streptopelia decaocto)

Longueur : environ 32 cm - Poids : entre 125 et 240 g

Couleur : Le plumage est gris sable plutôt clair, avec un demi collier noir autour de la nuque, souligné de blanc. Le cou et la poitrine tirent vers le gris vineux et le blanc au niveau du ventre. Les ailes présentent des liserés clairs et les plumes du bout des ailes sont foncées.

Morphologie : L'allure est élancée. Le bec est noir, court et fin.

Alimentation : Essentiellement granivore.

Habitat et comportement : L'oiseau vit en zone urbaine et rurale, vergers, bosquets… Il est visible près des stocks de grains. L'espèce est grégaire (vit en groupe) et vit généralement en couple.

Risque de confusion : avec le pigeon ramier mais celui-ci est plus gros.

Statut

  • Chassable : OUI
  • Protégée : NON
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : NON

 

Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)

Longueur : 18 cm - Envergure : 37 cm

Couleur : Le plumage est noirâtre aux reflets violets/verts. Des tâches triangulaires blanc roussâtre sont observables sur le dos, le dessus de la tête et le cou. La queue est bordée de roux. Chez les jeunes, le plumage est brun/gris et la gorge blanchâtre.

Morphologie : Les ailes sont pointues, la queue courte. Le bec est effilé et conique.

Alimentation : Insectivore (surtout pendant la nidification), frugivore et granivore (plutôt en automne).

Habitat et comportement : L'oiseau est très social, il vit en bandes d’effectifs variables selon les périodes de l’année. Les bandes se réunissent le soir dans des dortoirs pouvant compter plusieurs centaines de milliers d’individus. Elles se dispersent au printemps au moment de la nidification (couples isolés). L'oiseau réalise des vols importants dans la journée dans les champs et peut s’associer au corbeau freux.

Statut

  • Chassable : OUI
  • Protégée : NON
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : OUI


Source : Terres Inovia. 1967. La protection des cultures contre les oiseaux – Etude sur les dégâts provoqués par Pigeons, Corvidés et Passereaux et les moyens de les limiter. Publication ACTA. 152 p

 

Choucas des tours (Corvus monedula)

Longueur : 40 cm - Envergure : 64 à 73 cm - Poids : 220 à 270 g

Couleur : Presqu’entièrement noire, légèrement plus claire sur les flancs et la poitrine. Iris blanc. Chez les juvéniles, le plumage est terne et moins contrasté.

Morphologie : Allure générale compacte. Le bec est court.

Risque de confusion :Le choucas de tours ne doit pas être confondu avec d’autres corvidés plus corpulents et aux cris beaucoup plus graves comme la corneille noire et le corbeau freux.

Statut

  • Chassable : NON
  • Protégée : OUI
  • Susceptible d’occasionner des dégâts (selon le territoire) : NON

Source : www.oiseaux.net

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Le rendement du pois de printemps

Pois de printemps à maturité

Un rendement en pois de 45 à 60 q/ha 

Le rendement du pois est de 45 q/ha en moyenne française sur ces dernières années. Les seuils de rentabilité varient selon les régions : de 35-40 q/ha dans les terres superficielles du Sud-Ouest à 50-55 q/ha dans les limons profonds du Bassin parisien, soit 10-15 q/ha au-dessus du rendement local du colza.  

Certaines variétés, comme KAYANNE, peuvent même atteindre ou dépasser 60 q/ha dans les secteurs les plus favorables.  

Élaboration du rendement 

Une même densité quel que soit le taux de ramification  

Les essais densité ont montré que l’optimum économique est le même, que les variétés ramifient peu ou beaucoup. Il est donc inutile d’augmenter la densité de semis pour les variétés qui ramifient peu. En revanche, à faible densité de peuplement (< 50 plantes/m²) les variétés qui ramifient le plus sont les moins pénalisées.  

Exemples :

  • la variété LUMINA ramifie toujours un peu et le nombre de tiges fertiles/plante se situe en général entre 1,4 et 1,7 (moyenne de 1,55) ;  
  • les variétés qualifiées de « monotige » comme KAYANNE, ramifient moins et ont entre 1,1 et 1,5 tiges fertiles/plante (moyenne à 1,3).  

Durée de floraison 

La durée de la floraison dépend en grande partie de l’alimentation en eau de la culture :

  • en cas de bonne alimentation en eau (sol profond et temps assez pluvieux) : 7 étages sur 8-9 en fleurs portent effectivement des gousses ;  
  • en situation de stress hydrique important : sur 3 étages de fleurs, seulement 2,5 peuvent porter des gousses.  

Poids de 1000 graines 

En pois, pour une même variété, le PMG (Poids de 1000 graines) varie peu, sauf dans les situations extrêmement sèches où il peut être assez fortement réduit ou en cas de forte pression ascochytose en fin de cycle. Le rendement dépend donc essentiellement du nombre de graines formées.  

Composantes optimales pour un bon rendement 

Exemple avec la variété KAYANNE  

  • Objectif de rendement : 60 q/ha  
  • PMG récolte : 250 g  
  • Nombre de graines récoltées : 2400 graines/m²  
  • Nombre de plantes/m² : 70  
  • Nombre d’étages fructifères : 5 à 7
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Le rendement du pois d’hiver

Pois hiver à maturité

Un rendement en pois de 45 à 60 q/ha 

Le rendement du pois est de 45 q/ha en moyenne française sur ces dernières années. Les seuils de rentabilité varient selon les régions : de 35-40 q/ha dans les terres superficielles du Sud-Ouest à 50-55 q/ha dans les limons profonds du Bassin parisien, soit 10-15 q/ha au-dessus du rendement local du colza.  

Certaines variétés, comme ENDURO, peuvent même atteindre ou dépasser 60 q/ha dans les secteurs les plus favorables.  

Élaboration du rendement 

Une même densité quel que soit le taux de ramification  

Les essais densité ont montré que l’optimum économique est le même, que les variétés ramifient peu ou beaucoup. Il est donc inutile d’augmenter la densité de semis pour les variétés qui ramifient peu. En revanche, à faible densité de peuplement (< 50 plantes/m²) les variétés qui ramifient le plus sont les moins pénalisées.  

Exemple: le taux de ramifications est généralement plus élevé qu’en pois de printemps, notamment pour les variétés comme JAMES ou GANGSTER.  

Durée de floraison 

La durée de la floraison dépend en grande partie de l’alimentation en eau de la culture.  

  • en cas de bonne alimentation en eau (sol profond et temps assez pluvieux) : 8 étages sur 9-10 en fleurs portent effectivement des gousses ;  
  • en situation de stress hydrique important : sur 5 étages de fleurs, seulement 4 peuvent porter des gousses.  

Poids de 1000 graines 

En pois, pour une même variété, le PMG (Poids de 1000 graines) varie peu, sauf dans les situations extrêmement sèches où il peut être assez fortement réduit ou en cas de forte pression ascochytose en fin de cycle. Le rendement dépend donc essentiellement du nombre de graines formées.  

Composantes optimales pour un bon rendement 

Exemple avec la variété ENDURO  

  • Objectif de rendement : 60 q/ha  
  • PMG récolte : 200 g  
  • Nombre de graines récoltées : 3000 graines/m²  
  • Nombre de plantes/m² : 70  
  • Nombre d’étages fructifères : 6 à 9  
Le PMG des pois d’hiver est nettement plus faible que celui des pois de printemps. Il est compris entre 170 et 200 g selon les variétés. La production de pois d’hiver en nombre de graines/m² doit donc être supérieure à celle du pois de printemps pour obtenir le même rendement (q/ha).
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Stockage du pois

Bruches sur graines de pois

Bruches sur graines de pois

Ventiler  

Lors de l’arrivée en stockage, la température des graines de pois peut être très élevée (> 35°C) ! Pour assurer une bonne conservation, ventiler l'air ambiant dès la mise en silo pour abaisser rapidement la température vers 18-20°C (ventilation de nuit souhaitable) et abaisser progressivement le taux d’humidité (<14 % pour une conservation sur la durée).  

Intervenir contre la bruche

A la récolte, il reste souvent des graines bruchées d’où sortiront des adultes au cours du stockage. Or, il ne doit pas y avoir d’insectes vivants pour commercialiser les graines. La lutte contre les bruches au stockage contribue à réduire les populations l’année suivante.

  • La fumigation phosphine (phosphure d’aluminium ou de magnésium) tue tous les insectes y compris les larves à l’intérieur des graines. Elle ne laisse aucun résidu, mais très peu d’OS français sont équipés (nécessité de silos étanches et d’un opérateur agréé). Cette technique est utilisée essentiellement dans les ports de chargement ;
  • L’insecticide de stockage K-OBIOL ULV 6 (à base de deltaméthrine et pipéronyl butoxide) est le seul produit homologué sur pois (et lentille) en France. Le produit n’est pas cher et n’engendre pas de risque de dépassement de la LMR (limite maximale de résidus). Attention sur féverole, cet insecticide ne peut pas être utilisé car la LMR de deltaméthrine est abaissée à 0,01 mg/kg à partir de décembre 2024, et donc toute application au stockage rendrait la féverole non conforme. Bien qu’efficace, il semble assez peu utilisé par les OS ;
  • Le chauffage est un traitement coûteux qui impose un compromis entre températures élevées pour tuer les bruches mais pas trop pour ne pas altérer la couleur des graines ;
  • Le tri mécanique en hiver consiste à éliminer les déchets après que les bruches adultes sont sorties des graines. Cette pratique est assez fréquente, notamment en agriculture biologique, mais nécessite un délai avant la commercialisation. Il existe un risque de dispersion de bruches dans l’environnement.

Abaisser la température des graines ne permet pas de lutter contre les bruches, seulement d’assurer leur bonne conservation.

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Récolte du pois  destiné à l'alimentation humaine

Récolter en fonction des variétés et des débouchés 

Agir avec précaution 

Lorsqu’elles sont sèches, les graines de pois se cassent facilement lors du battage et de la manutention. La récolte doit être menée avec précaution afin de ne pas dépasser le seuil de 10% de graines fissurées ou cassées. Au-delà, le lot ne peut plus être valorisé en alimentation humaine.  

graines de pois

Procéder par étape 

1 - Récolter le pois dès que possible à partir de 16-17 % d'humidité, puis ventiler pour le ramener à 14-15 % d’humidité. A partir de 15 % d’humidité, les graines deviennent très fragiles. 
L’intérêt aussi de ne pas attendre une maturité trop avancée des graines est que la paille de pois est plus facile à récolter et de bonne qualité : 1,5 à 3 t/ha de paille de qualité. Si un défanage chimique a été réalisé, les pailles ne doivent pas être récoltées pour les animaux. Attention également à l’exclusion de cette technique dans des contrats spécifiques.  

2 - Intervenir tôt le matin et arrêter quand il fait très chaud et que l’humidité du pois est basse.  

3 - Viser une vitesse maximale du batteur de 10-15 mètres linéaires par seconde, soit 300 à 500 tours/min pour un diamètre de batteur de 60 cm. 
Ajuster l’écartement du contre-batteur : 20 mm à l’avant et 10 mm à l’arrière pour un batteur conventionnel, minimum 10 à 15 mm pour un batteur axial.  

4 - Manipuler les graines avec précaution pour éviter tout choc préjudiciable. 

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