Pas d’engrais azoté sauf en cas de défaut de nodulation

Exceptionnellement, en cas d’échec de la nodulation, réaliser un apport d’azote en végétation*.

nodosité sur racine de soja

Vérifier l’état du soja et la présence de nodosités sur les racines à la mi-juin, pour décider d’apporter ou non de l’azote. Si la végétation de la parcelle présente globalement un aspect jaunâtre et si plus de 30 % des plantes ne portent pas de nodosités, un apport d’azote est exceptionnellement recommandé.

Apporter, en une ou deux fois, 80 à 150 unités entre le stade R1 (début floraison) et le stade R3 (premières gousses), si possible avant une irrigation. Préférer la forme perlurée.

*Attention, en zone vulnérable, la règle générale des arrêtés préfectoraux est de ne pas apporter d'azote sur légumineuses. Toutefois certaines régions ont obtenu des dérogations avec des apports possibles en cas de défaut de nodulation, quelles que soient les formes d'azote ou uniquement sous forme minérale. Les doses apportées doivent être conformes aux arrêtés préfectoraux de votre région.

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Reconnaître les symptômes de carence en bore sur tournesol

A ce stade, il est trop tard pour réaliser un apport de bore. De plus, la carence s'exerçant avant que les symptômes ne se manifestent, il est inutile d'intervenir après leur apparition car il n'y a pas d'action curative.

Les symptômes de carence en bore

La carence s’exprime sur les feuilles du tiers supérieur de la plante, 10 à 15 jours après un défaut d’alimentation, par un gaufrage puis une décoloration et une grillure sèche de la base du limbe (zones internervaires, côté pétiole). La surface foliaire, essentielle au remplissage des graines, est alors réduite.

Dans les cas graves, des crevasses transversales avec émission de gomme conduisent parfois au cisaillement de la tige et à la chute du capitule, dès le stade bouton dégagé. Des graines vides peuvent également être observées.

Des déficiences précoces (lors de l'initiation florale) peuvent entraîner des malformations de capitules (fleurs ligulées ou bractées au centre du capitule).

carence bore tournesol

1. Grillure de la base du limbe - 2. Cisaillement de la tige - 3. Malformation de pièces reproductrices

 

Risques de confusion

  • Symptômes de sécheresse : les bords du limbe sont alors flétris.
  • Dégâts liés au vent : couleur vert foncé.
  • Maladie (phomopsis) : attaque à partir du bord du limbe en suivant une nervure.
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Ne pas commencer les irrigations trop tôt

Le soja a des besoins élevés en eau. Dans le sud de la France, l’irrigation est indispensable pour obtenir des rendements élevés.

irrigation d

Une irrigation bien conduite permet de gagner 8 à 10 q/ha pour 100 mm apportés et de sécuriser la teneur en protéines.

La date de début d’irrigation est à moduler en fonction du climat de l’année. Retarder le premier apport en cas de pluies abondantes en mai-juin et l’avancer en situation inverse.

Effectuer le premier arrosage :

  • en sols superficiels, au stade R1 (apparition des premières fleurs), vers le 25 juin/1er juillet pour un semis de mi-avril à début mai, avec une variété groupe I ou groupe II ;
  • en sols profonds, 12 à 15 jours après l’apparition des premières fleurs, vers le 10-15 juillet pour un semis de mi-avril à début mai, avec une variété groupe I ou groupe II.

Pourquoi et comment irriguer le Soja ? (Chambre d'Agriculture de la Gironde)

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Irriguer son tournesol à bon escient pour assurer les quintaux

 

Par climat sec et sur terres à réserve en eau limitée, 2 apports d'eau de 35 à 40 mm à partir de la floraison garantissent un gain de 8 q/ha et de 2 à 4 points d'huile.

Irrigation du tournesol

 

Une culture très tolérante aux conditions sèches

Si la structure du sol n’entrave pas sa croissance racinaire, le tournesol est capable d'exploiter les horizons les plus profonds (jusqu’à 2 m), et d'extraire la totalité de l'eau disponible, là où d'autres cultures ne peuvent extraire que les 2/3 de la réserve utile.

Le tournesol est également une plante qui répond bien à l’irrigation surtout si sa croissance végétative est modérée avant la floraison. Du tout début floraison à la fin du remplissage de la graine, le tournesol doit consommer 230 mm d’eau pour assurer un rendement de 30 q/ha. L’eau d’irrigation est particulièrement bien valorisée à cette période, lorsque la réserve en eau du sol est épuisée. Les essais et les observations en culture ont montré des gains moyens de l’ordre de 8 q/ha pour des apports de 100 mm avec une irrigation bien gérée.

 

Rendement du tournesol (q/ha) et intensité de la sécheresse estivale

Niveau de remplissage de la réserve d'eau utile du sol le 21 juillet en %

Lors d'années humides (2007 ou 2011), les rendements nationaux ont pu atteindre 27 q/ha

Lors d'années sèches (2006 ou 2010), les rendements moyens ont stagné à 22-24 q/ha.

shéma rendement du tournesol par rapport à l

 

 

Un à trois tours d'eau suffisent

Le tournesol irrigué présente deux atouts majeurs particulièrement intéressants lorsque l’eau disponible pour l’irrigation est limitée ou lorsque le calendrier d’irrigation de l’exploitation est chargé :

  • de faibles volumes d’eau requis : 30 à 120 mm d’eau d’irrigation suffisent ;
  • une période d’irrigation centrée sur juillet et début août.

 

Débuter l’irrigation suivant l’état végétatif du tournesol

Le choix de la date de début d’irrigation dépend de l’état de croissance végétative du tournesol avant la floraison et de l’état des réserves en eau du sol. Il est en effet nécessaire d’éviter l’exubérance des plantes avant la floraison : l’efficacité des arrosages s'en trouve améliorée. Arrêter l’irrigation quand le dos du capitule vire du vert au jaune citron.

 

Pilotage de l'irrigation

Croissance au stade bouton A disposition :
1 tour d'eau 30/40 mm 2 tours d'eau 60/80 mm 3 tours d'eau 90/120 mm

Faible à modérée

irrigation faible

 

Juste avant la floraison ou plus tôt si les feuilles de la base jaunissent

Juste avant la floraison ou plus tôt si les feuilles de la base jaunissent

Fin floraison

Sols superficiels :

Bouton étoilé

Début floraison

Fin floraison*

Sols profonds :

Début floraison

Fin floraison

10 jours plus tard

Normale à exubérante

irrigation tournesol forte

 

Fin floraison

Fin floraison

10 jours plus tard

Ne pas dépasser 2 tours d'eau

En sol profond, l’irrigation est justifiée uniquement en année sèche. Un tour d’eau en fin floraison est conseillé.
* Dans le Sud-Est (vallée du Rhône et bordure méditerranéenne), la forte évapotranspiration et la faible pluviométrie justifient souvent un tour d’eau supplémentaire 10 jours après la fin de la floraison.

Après la première irrigation, la durée du tour d’eau recommandée est d’une dizaine de jours, tant qu’il ne pleut pas. Après une pluie, décaler le tour d’eau d’un jour par tranche de 5 mm. Préférer des doses de 30-35 mm à chaque tour d’eau à des apports plus faibles et plus rapprochés.

​​​​​​​

Attention au sclérotinia et au phomopsis

  • Ne pas irriguer en pleine floraison si le temps est humide, pour éviter les attaques de sclérotinia du capitule.
  • Veiller particulièrement au phomopsis en choisissant une variété très peu sensible ou peu sensible, protégée si nécessaire par un traitement en végétation.
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Jamais d’engrais azoté pendant la phase végétative

En bref

En zone vulnérable, la règle générale des arrêtés préfectoraux est de ne pas apporter d'azote sur légumineuses.

​​​​​​​

champ de soja

Pendant son cycle, le soja absorbe l'azote du sol et fixe l’azote de l’air contenu dans le sol, grâce aux bactéries situées dans les nodosités de ses racines.
Cette double activité permet à la culture de s’alimenter en azote sans qu’il soit nécessaire d’apporter des engrais azotés.
Attention ! Un apport d’engrais azoté aux alentours du semis est nuisible car il empêche les nodosités de s’installer et de fonctionner, ce qui pénalise la culture durant tout son cycle.

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Jamais d’engrais azoté au semis

En bref

En zone vulnérable, la règle générale des arrêtés préfectoraux est de ne pas apporter d'azote sur légumineuses.

champ de soja
Pendant son cycle, le soja absorbe l'azote du sol et fixe l’azote de l’air contenu dans le sol, grâce aux bactéries situées dans les nodosités de ses racines.

Cette double activité permet à la culture de s’alimenter en azote sans qu’il soit nécessaire d’apporter des engrais azotés.
Attention ! Un apport d’engrais azoté aux alentours du semis est nuisible car il empêche les nodosités de s’installer et de fonctionner, ce qui pénalise la culture durant tout son cycle.

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Irriguer est souvent nécessaire dans le Sud pour sécuriser les rendements

Dans le Sud-Ouest et en agriculture conventionnelle, le soja en sec n'est compétitif que dans des sols très profonds (sols argilo-limoneux de fond de vallée avec une réserve utile supérieure ou égale à 150 mm) et dans les zones les moins contraintes au niveau hydrique (sud de l'Aquitaine, sud-ouest du Gers).

irrigation d

Dans ces situations, les rendements moyens de soja en sec sont le plus souvent compris entre 20 et 25 q/ha, avec une variabilité entre années supérieure au soja irrigué.

Dans le Sud, hormis les situations peu contraintes en eau, le risque d'obtenir des rendements de soja inférieurs à 15 q/ha est élevé en sec. L'irrigation, avec un nombre suffisant de tours d'eau, est alors nécessaire pour sécuriser et augmenter ces rendements.

Réserve utile en eau du sol Rendement moyen du soja conduit avec une irrigation optimale Rendement moyen du soja en sec (q/ha)* Rendement moyen du soja en sec obtenu sur 5 années parmi les 10 plus sèches (q/ha)
Sol profond (RU=150 mm) 35 - 40 q/ha 21 14
Sol intermédiaire (RU=100 mm) 35 - 40 q/ha 15 9

* étude fréquentielle sur la station de Blagnac-31, période 1990-2003, données climatiques Météo-France, rendements estimés en fonction de la disponibilité en eau sur le cycle du soja.

Bouches-du-Rhône (13) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Isère (38) Landes (40) Loire (42) Haute-Loire (43) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Rhône (69) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Préparation de campagne Irrigation Soja Soja Charlotte CHAMBERT (c.chambert@terresinovia.fr), Luc CHAMPOLIVIER (l.champolivier@terresinovia.fr)

Punaises vertes : prévenir les pullulations

Biologie 

Description
Adulte : punaise de 12 à 16 mm de long, de couleur verte en printemps-été et brun violacé en automne-hiver avec un écusson triangulaire à l’arrière du thorax. Présence de 3 petits points clairs, parfois 5, à la base de l’écusson.
Larves : 5 stades larvaires se succèdent.

  • Stade 1 : couleur brun rouge
  • Stade 2 : couleur noire
  • Stade 3 : verte, ponctuée de blanc, de jaune et de noir
  • Stade 4 : verte avec de larges zones encore noires
  • Stade 5 : verte

Œufs : ils sont pondus par groupes, en rang serrés, le plus souvent sous les feuilles. 

 

Cycle de vie
La punaise verte (Nezara viridula) peut se développer aux dépens de nombreuses plantes hôtes. Elle réalise deux générations par an. La première est réalisée sur divers cultures hôtes à partir de mars/avril. Fin juin, la nouvelle génération d’adultes investit le soja, dès la floraison.
Les femelles peuvent pondre plusieurs centaines d’œufs, par plaques de 30 à 80 œufs, sur la face inférieure des feuilles. Les « larves » passent par 5 stades de couleurs variées. Les stades 1 à 3 sont grégaires. Les stades 4 et 5 se répartissent progressivement dans le champ. Les punaises passent ensuite l’hiver sous forme adulte.

Les adultes puis les larves, sont généralement peu nombreux dans les premières semaines de la floraison. Mais des conditions favorables et des pontes abondantes peuvent faciliter l'envahissement progressif des parcelles et conduire à de véritables pullulations dans les 4-6 dernières semaines de végétation jusqu’à la récolte.

 

 

oeufs de punaises vertes
Punaises au stade 4
Punaise adulte

Œufs de punaises groupés | Punaises au stade 4 | Punaise adulte

 

Dégâts sur gousses et graines

Les dégâts sont liés aux prélèvements alimentaires effectués par les adultes et les larves sur les organes de la plante, surtout les gousses et les graines. Il s’ensuit :

  • une perte de rendement par avortement de gousses, de graines, diminution du poids des graines
  • une chute de la qualité germinative des graines
  • un risque de transport de maladies fongiques, bactériennes ou virales 
  • une instabilité des graines au stockage

 

Symptômes sur gousses
Les attaques sur jeunes gousses entraînent des malformations, des dessèchements prématurés et même des avortements complets de gousse.  

Dégats punaises soja
Gousse avortée punaise soja

1. Ponctuations brunes en surface correspondant à des piqûres dans les graines  - 2. Gousse avortée   

Symptômes sur graines
Suivant le stade de développement et l’intensité de la ponction par la punaise, la graine peut aller jusqu’à l’avortement.

Diminution poids graines soja

    Diminution du poids des graines (de gauche à droite)

1. Graines saines 

2. Légère attaque 

3. Graines très touchées 

Nuisibilité
Les punaises vertes plus présentes jusqu’à il  y a quelques années dans la moitié sud, sont aujourd’hui aussi observées  dans d’autres régions.
L’importance des populations est variable selon les années. Lors d’années à fortes attaques les pertes de rendement s’élèvent en moyenne à 2-4 q/ha, jusqu’à 10 q/ha, avec un impact fort sur la qualité. 

 

Gestion : plusieurs stades de développement sont nuisibles

Règle de décision

Compte tenu du nombre d'oeufs par ponte et de la tendance des jeunes à rester groupés, une observation ponctuelle de nombreuses punaises sur quelques plantes ne constitue pas une information déterminante.  

Une fois par semaine de mi-juillet à mi-août, observez la culture sur plusieurs zones de la parcelle en bordure et à l’intérieur du champ (6 à 8 points de quelques mètres carrés).  
Si présence de quelques punaises (2 à 3 minimum) sur plus d’un point d’observation sur deux, un traitement est conseillé. 

Les larves L2 et L3 font déjà des dégâts. Les larves L4 et L5 sont les plus dommageables. Les adultes causent aussi des dégâts très importants .

 

Choix des insecticides
Une seule substance active est utilisable, la lambda-cyhalothrine (liste non exhaustive : Karaté Zéon, Karaté Xflow, Ninja Pro, Kusti, Karaïbe Pro, Sentinel Pro, Lambdastar, Estamina à 0,075 l/ha….) avec un délai d’emploi avant la récolte de 35 jours.

Le traitement à base de lambda-cyhalothrine visant la punaise a une certaine efficacité contre les vanesses présentes. En revanche, l'efficacité sur noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera) n'est pas garantie car certaines populations sont résistantes.

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Fertilisation du tournesol: diagnostic foliaire des carences

Le diagnostic est à réaliser en début de floraison

L'analyse de la teneur en éléments minéraux du tournesol constitue un bon indicateur de l'état nutritionnel des plantes. Il est nécessaire d'envoyer au laboratoire un échantillon d'au moins 500 grammes de feuilles fraîches en sac papier.
Les teneurs optimales en éléments minéraux figurant dans le tableau ci-dessous s'appliquent pour un diagnostic foliaire réalisé au début de la floraison sur les 5 et 6ème feuilles numérotées à partir du capitule.
Il est toujours préférable de réaliser les analyses par couple (un échantillon de feuilles prélevées sur des plantes présentant des symptômes et un échantillon de feuilles prélevées sur des plantes saines de croissance sensiblement équivalente). Dans ce cas, le diagnostic peut être réalisé à tout stade.

Coût moyen d’un diagnostic foliaire au SAS laboratoire :
- 3 éléments (N, P, K) : environ 60 € HT
- 6 éléments (N, P, K, Ca, Mg,Na) : environ 65 € HT
- 11 éléments (N, P, K, Ca, Mg, Cu, Zn, Mn, Fe, Bo, Na) : environ 70 € HT

Exemple de laboratoire pratiquant ce type d'analyses :

AUREA
270, avenue de la Pomme de Pin
45160 ARDON
https://aurea.eu/

 

Teneurs optimales en éléments minéraux dans les feuilles au début de la floraison

Eléments majeurs et mineurs

Teneurs optimales (en % de la matière sèche)

Phosphore (P) 0.3 - 0.5
Potasse (K) 3 - 4.5
Calcium (Ca) 0.8 - 2
Magnésium (Mg) 0.3 - 0.8
Soufre (S) 0.15 - 0.2
Oligo-éléments

Teneurs optimales (en ppm de matière sèche)

Fer (Fe) 80 - 120
Cuivre (Cu) 10 - 20
Zinc (Zn) 30 - 80
Manganèse (Mn) 25 - 100
Bore (B) 35 - 100
Molybdène (Mo) 0.4 - 1

 

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Identifier et lutter contre les chenilles défoliatrices

Identifier les chenilles défoliatrices 

Le soja abrite plusieurs chenilles défoliatrices dont la vanesse de l'artichaut (Vanessa carduii) et la noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera).

Vanesse

Chenille de vanesse | Chenille de noctuelle de la tomate

  Adulte Larve (chenille)
Noctuelle de la tomate
(Helicoverpa armigera)
Papillon nocturne

-3 à 3.5 cm de long en fin de développement

-corps jaunâtre ou verdâtre, ligne blanche tout le long du flanc soulignée en dessous par une zone plus foncée 

-tête jaune-brunâtre

-6 pattes thoraciques et 10 fausses pattes abdominales

Vanesse du chardon
(Vanessa cardui)

-envergure de 40 à 70 mm  

-ailes fauve orangé ponctuées de taches noires et blanches

-longues épines beiges à extrémité noire 

-corps gris clair avec bandes noires dorsales et bande jaune ininterrompue sur les flancs

 

Cycle de vie

La vanesse de l’artichaut migre d’avril à juin depuis le nord de l’Afrique ou de l’Espagne jusqu’à la Scandinavie avec un retour inverse à l’automne.  Elle présente 2 à 3 générations par an en Europe, la dernière migrant vers le Sud. On observe les larves de vanesses dans les sojas à partir des premières feuilles trifoliées pour la 1ère génération, puis en juillet-Août pour la 2nde génération. Les œufs sont déposés individuellement sur les feuilles de la plante hôte. Les larves se nourrissent entre 2 et 6 semaines avant de se nymphoser. Cette dernière étape dure entre 7 et 17 jours.

Les premiers vols de noctuelle de la tomate (surtout présente dans le Sud de la France), sont détectés à partir de mai et se poursuivent jusqu’en octobre. Certaines populations sont sédentaires et d’autres sont migratrices. Plusieurs générations se succèdent. Les femelles peuvent pondre plusieurs centaines d’œufs sur tous les organes de la plante. A l’issue de son développement la chenille s’enfonce en profondeur dans le sol pour entrer en diapause jusqu’au printemps suivant.

 

Dégâts

Les adultes sont inoffensifs contrairement aux chenilles qui dévorent les limbes des feuilles généralement avant la floraison. Les attaques peuvent parfois sembler spectaculaires. La noctuelle de la tomate peut aussi attaquer les gousses.

 

Nuisibilité

La nuisibilité des chenilles défoliatrices est généralement faible sur soja, sauf ponctuellement en cas de pullulation. Des vols spectaculaires avec pullulation ont pu être observés à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années. De fortes attaques d’Helicoverpa armigera sur gousses peuvent nuire fortement au rendement des parcelles.

Gestion des chenilles phytophages du soja

Les vols de noctuelles ne sont pas réguliers et difficiles à anticiper. Les températures élevées favorisent leur apparition et intensifient leur pression. Le stade de la culture n’influence pas le choix de de la noctuelle de la tomate pour sa plante hôte (pas de lien floraison / arrivée des noctuelles).

L’observation régulière en cours de culture et la pose de piège à phéromones sont les seuls moyens de repérer les vols d’Helicoverpa armigera et ainsi de déclencher un traitement sur les chenilles encore jeunes et peu nombreuses. 

Les solutions à base de bactéries Bacillus thuringiensis var. kurstaki ou Bacillus thuringiensis var. aizawai (usage « traitements généraux ou usage soja et traitement des parties aériennes des chenilles phytophages ») sont efficaces sur les jeunes chenilles de noctuelles défoliatrices comme Helicoverpa armigera (stades larvaires 1 et 2) et autorisées en agriculture biologique.

Exemples (environ 30€/ha)

  • Dipel DF® 1,0 kg/ha ou CostarWG® - Bacillus thuringiensis var. kurstaki
  • XenTari® 1.0 kg/ha - Bacillus thuringiensis var. aizawai

Helicovex® est un insecticide à base de baculovirus utilisable en agriculture biologique qui doit être positionné sur les œufs et jeunes larves (stade larvaire 1) d’Helicoverpa armigera et s’utilise à 0.2 l/ha – 39 €/ha (usage soja « traitement des parties aériennes chenilles phytophages »).

Bien que spectaculaires, les attaques de vanesses sont le plus souvent sans incidence. Leur pullulation peut entrainer une dégradation poussée du feuillage mais seules les infestations massives et précoces peuvent nécessiter une intervention. Certaines préparations à base de bactéries Bacillus thuringiensis sont alors les seules solutions autorisées.

Bouches-du-Rhône (13) Finistère (29) Gard (30) Haute-Garonne (31) Gers (32) Gironde (33) Hérault (34) Ille-et-Vilaine (35) Indre (36) Indre-et-Loire (37) Isère (38) Jura (39) Landes (40) Loir-et-Cher (41) Loire (42) Haute-Loire (43) Loire-Atlantique (44) Loiret (45) Lot (46) Lot-et-Garonne (47) Lozère (48) Maine-et-Loire (49) Manche (50) Marne (51) Haute-Marne (52) Mayenne (53) Meurthe-et-Moselle (54) Meuse (55) Morbihan (56) Moselle (57) Nièvre (58) Nord (59) Oise (60) Orne (61) Pas-de-Calais (62) Puy-de-Dôme (63) Pyrénées-Atlantiques (64) Hautes-Pyrénées (65) Pyrénées-Orientales (66) Bas-Rhin (67) Haut-Rhin (68) Rhône (69) Haute-Saône (70) Saône-et-Loire (71) Sarthe (72) Savoie (73) Haute-Savoie (74) Paris (75) Seine-Maritime (76) Seine-et-Marne (77) Yvelines (78) Deux-Sèvres (79) Somme (80) Tarn (81) Tarn-et-Garonne (82) Var (83) Vaucluse (84) Vendée (85) Vienne (86) Haute-Vienne (87) Vosges (88) Yonne (89) Territoire de Belfort (90) Essonne (91) Hauts-de-Seine (92) Seine-Saint-Denis (93) Val-de-Marne (94) Val-d'Oise (95) Phase végétative Floraison Ravageurs Soja Soja Soja Céline ROBERT (c.robert@terresinovia.fr), Laurent RUCK ( l.ruck@terresinovia.fr)