Semis - Rechercher les conditions optimales
Le semis joue un rôle capital dans l’obtention d’un tournesol robuste. La réussite de cette opération clé doit se traduire par un démarrage rapide de la culture et une moindre exposition des jeunes plantules aux ravageurs de début de cycle (limaces, oiseaux, taupins), par l’obtention d’un peuplement régulier, et par la limitation du risque mildiou.
Réaliser les dernières préparations sur sols ressuyés
En sortie d’hiver, les conditions d’humidité dans lesquelles sont réalisées les opérations de destruction des couverts végétaux et de préparation au semis sont déterminantes. Un passage d’outil dans des conditions d’humidité du sol inadaptées aura des conséquences rédibitoires sur l’enracinement du tournesol, le pivot du tournesol étant très sensible aux accidents structuraux tel que tassements ou lissages. Il convient par conséquent i- de saisir les créneaux favorables (sol à consistance friable, sous les doigts, les mottes s’émiettent sans coller et donnent de la terre fine), sinon ii- d’attendre, avant de réaliser toute intervention, un ressuyage correct. Cela implique une surveillance régulière de l’état d’humidité du sol. En présence d’un couvert en phase de croissance rapide (cas d’une féverole en préfloraison), de surcroit avec des températures douces, une surveillance quotidienne s’impose.
Viser une levée avant le 1er mai
Les semis précoces, s’ils sont réalisés dans de bonnes conditions, montrent un avantage sur les résultats techniques du tournesol. Cette tendance a été majoritairement observée sur les dernières campagnes de production. Elle est corroborée par une analyse multivariée des enquêtes sur les pratiques culturales du tournesol réalisées par Terres Inovia entre 1996 et 2019 (sur treize campagnes). Celle-ci met en évidence un intérêt significatif des semis précoces (avant le 15 avril) par rapport au rendement.
Si les conditions météo sont favorables, sans pluies abondantes au cours des jours suivant le semis, tenir l’objectif d’un semis avant la mi-avril sera possible dans un grand nombre de situations. Il s’agit d’être opportuniste pour ne pas manquer les bons créneaux, et ainsi positionner au mieux le cycle de la culture par rapport à l’offre climatique (températures, et surtout esquive de la contrainte hydrique estivale). Le tournesol doit lever avant le 1er mai pour viser une entrée en floraison début juillet. Précisons enfin que les dates de semis doivent être adaptées à la précocité de la variété choisie.
Ne décaler la date de semis que pour des raisons sanitaires
- En situation de risque mildiou (symptômes observés par le passé), il est recommandé de retarder le semis, si de fortes pluies sont annoncées dans les 5 jours. La contamination des plantules ayant lieu au moment de leur émergence, la présence d’eau libre durant cette phase favorise la germination des spores de mildiou qui vont alors infecter le tournesol.
- En situation fortement infestée par des adventices estivales difficiles (ambroisie, datura, xanthium), la réalisation de faux-semis printaniers peut s’avérer un levier efficace. Cette pratique nécessite de décaler la date de semis pour laisser le temps aux adventices de lever, puis d’avoir une fenêtre climatique favorable pour les détruire. Ce décalage de la date de semis est à réserver pour les situations où la priorité est placée sur la gestion des flores problématiques. En effet, en l’absence de ces adventices il n’est pas spécialement conseillé de décaler le semis du tournesol, pour ne pas risquer d’entamer le potentiel de rendement.
Attendre que le sol soit suffisamment réchauffé
Il est impératif de semer sur un sol ressuyé et suffisamment réchauffé à 5 cm de profondeur, avec une température supérieure à 8°C durant plusieurs matinées consécutives.
- Une mesure de la température, avec un simple thermomètre de sol, au niveau du lit de semence est par conséquent un indicateur utile pour décider de la date de semis.
- Consulter les prévisions météorologiques est également nécessaire. L’annonce d’une baisse notable des températures doit inciter à la prudence, surtout si le sol est humide.
- A l’inverse, si le sol est bien ressuyé, un semis en conditions fraiches peut être envisagé si un réchauffement des températures est annoncé pour les prochains jours.
- Le lit de semence doit être assez fin pour permettre un bon contact sol/graine et une parfaite fermeture du sillon, en évitant toutefois l’excès de terre fine, en particulier en sol battant. En argilo-calcaire l’idéal est de rechercher une proportion équivalente de mottes et de terre fine.
Prendre le temps de semer
Parce que la régularité de peuplement compte autant que la densité, le semis doit être réalisé à vitesse modérée, 4km/h, avec un maximum de 6km/ha. Les semoirs monograines de nouvelle génération, dit « rapides » à distribution électrique, permettent néanmoins d’augmenter le débit de chantier.
Des essais menés en 2021 et 2022 ont montré que des semis réalisés à 10-12 km/h avec ce type de semoir « rapide » donnaient lieu à une levée, un peuplement et un rendement similaires à ceux obtenus avec un semoir classique à vitesse modérée. Pour des vitesses de semis au-delà de 12 km/h, une perte de rendement est observée.
Prendre le temps de semer permet une meilleure maitrise de la profondeur de semis.Viser 2 à 3 cm de profondeur dans un sol frais, et 4 à 5 cm grand maximum si le sol est sec en surface. Cette profondeur est évaluée par rapport « à l’épaisseur de terre que le tournesol a au-dessus de la tête », on ne tient pas compte de la hauteur des billons formés par les chasse-mottes. Attention sur les sols légers car les billons peuvent s’affaisser; la graine peut alors se retrouver à une profondeur trop importante.
Décider d’une densité de semis adaptée à chaque situation
Outre les conditions de semis, le peuplement dépend particulièrement de la densité semée.
L’optimum de densité est dépendant de la contrainte hydrique de la parcelle (type de sol et profondeur), de l’écartement entre rangs et du secteur géographique, en particulier si la parcelle est située dans une région qualifiée de « fraîche » ou à fin de cycle humide qui va impacter la capacité des capitules à sécher rapidement.
- En moyenne la densité de semis optimale se situe entre 65 et 70 000 graines/ha pour atteindre les objectifs de rendement et de richesse en huile visés.
- Dans les situations à large écartement (supérieur à 60 cm), attention aux surdensités sur la ligne qui peuvent induire une concurrence entre les pieds.
- Préférer un écartement de 40 à 60 cm : selon les régions et le potentiel de la parcelle, 1 à 4 q/ha sont à gagner par rapport à un écartement large de type maïs (75 à 80 cm) à densité équivalente de semis.
Maitriser les dégâts des ravageurs de début de cycle
Les dégâts seront d’autant plus faibles que la levée sera rapide ; au-delà de la première paire de feuilles, les jeunes plantes seront hors risque oiseau, il faudra attendre le stade 2 paires de feuilles pour être hors risque limaces !
Limaces
Les plantules de tournesol sont vulnérables de la levée jusqu’au stade 2 feuilles
- Si les conditions au semis sont humides et si une attaque est attendue (risque à évaluer avant le semis en fonction de l’historique et des pratiques), appliquer une protection anti-limaces à la surface du sol juste après le semis (une ou des applications relais peuvent être nécessaires en fonction de l’activité du ravageur et de la vitesse de délitement des granulés).
- Pour les parcelles jouxtant un cours d’eau, utilisez un appareil qui contrôle l’épandage en bordure (type SPANDO TDS), ou utilisez un anti-limace à base de phosphate ferrique (autorisé en culture BIO).
Taupins et noctuelles terricoles
Ils occasionnent dans certaines situations des pertes de pieds importantes. Outre une levée rapide, une légère augmentation de la densité de semis permettra d’anticiper et compenser les pertes éventuelles. Pour les situations à risque taupin – antécédents d’attaques ou précédents favorables (prairie, friches, culture fourragère ou légumineuse) – un insecticide pourra être appliqué au semis.
Plusieurs produits en micro-granulé sont autorisés en application au semis. Veillez à respecter les prescriptions réglementaires sur l’utilisation des diffuseurs: en particulier, les microgranulés à base de lambda-cyhalothrine et de téfluthrine doivent être incorporés respectivement à 4 et 3 cm de profondeur minimum et donc sans diffuseur.
- Belem 0.8MG/Daxol (cyperméthrine) à 12kg/ha,
- Karate 0.4GR (lambda-cyhalothrine) de 12 à 15 kg/ha,
- Trika Expert+ (lambda-cyhalothrine) à 15 kg/ha
- Force 1.5G (téfluthrine) à 10 kg/ha
Votre contact régional
• Arnaud Micheneau (a.micheneau@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
• Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Occitanie
• Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr) – Auvergne Rhône alpes et Provence Alpes Cote d’Azur
Bien implanter le chanvre : les étapes essentielles pour une culture réussie
L’implantation du chanvre est une étape cruciale qui conditionne environ 70 % de la réussite de la culture. Espèce à cycle court, le chanvre ne tolère aucune rupture de croissance après le semis.
Implantation homogène réussie (Crédit photo : Louis-Marie Allard)
Viser une levée rapide grâce à une bonne structure du sol
Bien que doté d’un système racinaire pivotant et d’une grande capacité d’adaptation, le chanvre reste très sensible aux défauts de structure du sol. Il est donc essentiel que la préparation du sol permette :
• En profondeur : un enracinement de qualité favorisant ainsi l’absorption de l’eau et des nutriments.
• En surface : un lit de semences fin, bien aéré et suffisamment réchauffé pour garantir une levée rapide et homogène.
Pour éviter les tassements du sol nuisibles au système racinaire, il est conseillé de réduire le nombre de passages sur la parcelle grâce à des trains d’outils ou d’utiliser des équipements adaptés, comme des roues jumelées ou des pneus à basse pression.
Si la levée est retardée (au-delà de 15 à 20 jours après le semis) en raison de problèmes de structures ou de conditions défavorables à la croissance, les adventices peuvent rapidement se développer et concurrencer la culture. Par ailleurs, en début de cycle, le chanvre est particulièrement sensible à l’hydromorphie : les semelles de labour ou les zones compactées, entravant l’écoulement de l’eau et provoquant des stagnations, risquent d’asphyxier les racines et de compromettre l’implantation.
Optimiser le lit de semences grâce à un faux semis
Après le labour, qu’il soit hivernal ou printanier, l’utilisation d’un outil à dents permet d’ameublir le sol, de faciliter la pénétration des racines, d’améliorer le réchauffement du lit de semences et de limiter le dessèchement. Cette technique favorise également la germination des adventices, qui pourront être éliminées mécaniquement (technique du faux semis).
Semer dans des conditions optimales
La levée du chanvre, idéalement entre 4 et 10 jours après semis, est une phase critique. Elle nécessite :
• Un semis régulier, à une profondeur de 2 à 3 cm, dans un sol bien structuré, réchauffé (10-12°C) et parfaitement drainé.
• Un semis en ligne, avec un semoir classique à socs, à un écartement de 9 à 17 cm. Les écartements réduits sont recommandés pour limiter la concurrence entre les plantes sur une même ligne, ce qui réduit le risque de pieds morts en fin de cycle.
Les semis s’effectuent généralement entre fin mars et début mai, selon les régions. En cas de conditions difficiles, il est possible de décaler le semis jusqu’à début juin, mais cela peut entrainer une diminution du rendement en paille.
Assurer une couverture rapide pour limiter les adventices
Lorsque l’implantation du chanvre est réussie, il couvre rapidement le sol et limite la prolifération des adventices. Quatre semaines après semis, les feuilles de chanvre forment un écran qui empêche l’activité photosynthétique des mauvaises herbes, même si celles-ci ont pu germer.
Les photos ci-dessous illustrent la cinétique idéale de croissance pour le chanvre.
Photos : source Terres Inovia
Adapter la densité de semis aux débouchés et aux modes de récolte
Pour une récolte en mode non battu (récolte de la plante entière sans récolte de la graine), la dose de semis sera comprise entre 50 et 55 kg/ha.
Pour une récolte en mode battu (récolte de la graine et de la paille), on visera une dose de semis de 45 à 50 kg/ha.
Avec une variété exclusivement destinée à la graine telle que EARLINA8 FC, il n’est pas nécessaire de la semer à une densité très élevée. Celle-ci se situera entre 25 et 30 kg/ha.
Pour le débouché textile, on recherche des tiges fines et pas trop hautes. Pour cela la densité de semis sera comprise entre 75 à 85 kg/ha.
Une fois le semis effectué, un roulage peut être nécessaire pour favoriser la germination des graines en permettant la remontée capillaire de l’humidité au sol, limiter la présence de cailloux et niveler le sol et ainsi garantir de bonnes conditions de récolte.
Garantir un bon démarrage de la culture avec une disponibilité en azote
La fertilisation minérale vise à compléter les fournitures d’azote du sol (méthode des bilans). Les besoins totaux s’élèvent à environ 13 à 15 unités par tonne de matière sèche. Il est recommandé de se référer aux valeurs définies dans les GREN et de respecter les doses maximales fixées par les arrêtés de la Directive Nitrates de votre région.
Le chanvre connaît une phase de croissance initiale très rapide, durant laquelle il absorbe près de la moitié de ses besoins en azote entre l’émergence et le stade 5-6 paires de feuilles. Durant cette période, un apport suffisant en azote est essentiel pour assurer une couverture rapide du sol et limiter le développement des adventices.
Pour des raisons pratiques, les apports sont généralement réalisés en totalité au moment du semis. Toutefois, un fractionnement reste possible. Dans ce cas, il est recommandé d’apporter au moins deux tiers de la dose d’azote minéral avant le semis ou avant la levée, puis le solde au stade limite passage du tracteur (soit 50 à 60 cm de hauteur). En cours de végétation, l’utilisation de formulations liquides est interdite pour éviter tout risque de brulure. Un apport excessif à ce stade peut retarder la maturité du chanvre et, en cas de conditions climatiques défavorables, affecter le rendement.
Les incontournables de la préparation du sol avant les semis du tournesol
Assurer une bonne implantation est essentiel pour obtenir un tournesol robuste. La préparation du sol avant le semis est une étape déterminante qui doit être réalisée dans des conditions idéales d’humidité.
Deux enjeux majeurs pour la préparation au semis
1-Préserver l’état structural du sol
Sur sols argileux, les opérations d’automne ont dû permettre l’obtention d’une structure ouverte sur les 20-30 premiers centimètres de sol, afin que les pivots du tournesol soient le moins possible coudés ou fourchus, et qu’ils atteignent au moins 20cm de profondeur. Cet état structural doit absolument être préservé durant la préparation au semis. Aussi, en fin d’hiver, le travail profond des sols argileux est à éviter, hormis en conditions exceptionnelles de parfait ressuyage sur la profondeur de travail qui peuvent ponctuellement être rencontrées et offrir des possibilités de fissuration et d’aération du sol.
Pour les sols limoneux, un travail profond de fissuration ou un labour peuvent, s’ils sont nécessaires, être envisagés même tardivement, juste avant le semis du tournesol.
2-Obtenir un lit de semence qui comporte au moins autant de terre fine que de mottes pour assurer un bon contact terre-graine.
Attention, un trop grand nombre de passages peut générer de la terre fine en excès, ce qui peut être préjudiciable dans les sols sensibles à la battance ou à l’érosion.
Raisonner le type d’outils, nombre de passages est indispensable
La préparation des parcelles en sortie d’hiver s’appuie sur plusieurs piliers :
- Travailler des sols ressuyés, à consistance friable sur tout le profil travaillé. C’est le cas si les mottes, pétries dans la main, s’émiettent sans coller et donnent de la terre fine. Cette règle fondamentale invite à un suivi régulier du sol, pour déclencher les opérations de reprise dans les meilleures conditions d’humidité possibles. Si la fin d’hiver est pluvieuse, l’expérience de la campagne 2024 est encore bien présente dans les esprits, il s’agit de ne pas rater les premiers créneaux favorables et d’être prêt à semer dès le début du mois d’avril.
- Le choix et les conditions d’utilisation des outils de travail du sol. Outre l’état du sol au moment de l’intervention, ces deux autres critères s’avèrent déterminants pour réussir la préparation au semis.
- Privilégier les outils à dents non animés pour préparer le lit de semences. Si 2 passages sont envisagés, le 1er peut être réalisé à 10-15cm de profondeur, sans rouleau pour favoriser le réchauffement du sol. Le 2ème passage à 6-8cm aura pour objectif principal de niveler et d’affiner
- Combiner les outils pour limiter le nombre de passages
- Lutter contre la compaction du sol, en utilisant des équipements de type roues jumelées ou pneus basse pression. En l’absence de tels équipements, vérifier et adapter la pression des pneumatiques.
Dans quel cas réaliser des faux semis printaniers ?
Sur des flores printanières et estivales qui lèvent tôt en saison comme l’ambroisie, la renouée liseron, le xanthium ou même un peu plus tardivement le datura, le faux-semis peut s’avérer efficace pour réduire les infestations dans le tournesol.
Le faux-semis consiste à réaliser un travail superficiel du sol assez tôt en saison pour faire lever les adventices, bien rappuyé avec un rouleau et positionné de préférence avant une pluie.
1 à 3 semaines après, on détruira ces levées, soit chimiquement dans les situations où le glyphosate est autorisé, soit mécaniquement, en veillant à remuer le sol le moins possible pour éviter de provoquer de nouvelles germinations. Cette stratégie s’accompagne souvent d’un décalage de la date de semis du tournesol de 15 à 20 jours, nécessaire à la réalisation de ces interventions.
Attention, des semis tardifs de tournesol, au-delà du 1er mai, peuvent pénaliser les résultats de la culture. Un compromis est donc à trouver entre bénéfices retirés du faux-semis, et risques occasionnés pour le tournesol. Ce décalage de la date de semis est à réserver aux situations où il est prioritaire d’alléger la pression exercée par les flores dites « problématiques », car difficiles à détruire et exerçant une forte concurrence sur la culture.
Votre contact régional
- Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr) – Auvergne-Rhône-Alpes & Provence-Alpes-Côte-d’Azur Arnaud Micheneau (a.micheneau@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
- Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr) - Occitanie
Vidéo - L'implantation des pois de printemps en zone Nord&Est
Les conditions pluvieuses de ce début d'année compliquent/retardent les chantiers de préparation de sols et de semis des pois de printemps. Michael GELOEN revient sur 3 points en vidéo. L'importance d'une bonne préparation du sol Les règles de réussite du semis (précocité, densité, profondeur) La gestion de la nutrition du pois de printemps (azote et phosphore)
Le nouveau guide de culture lin oléagineux vient de paraître !
Paris, le 4 février 2025 - Terres Inovia a mis à jour son guide de culture lin oléagineux. Ce nouveau support complet, qui accompagnera les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne, est téléchargeable gratuitement sur le site internet de l’institut technique et peut également être commandé en version imprimée.
Les atouts agronomiques et environnementaux conjugués aux propriétés de son huile, riche en oméga 3, font du lin oléagineux une culture de diversification que l’on peut introduire en type "hiver" ou "printemps" dans une large gamme d’assolements. Le lin oléagineux d’hiver représente aujourd’hui environ 80 % des surfaces de lin oléagineux cultivées.
Le guide de culture lin oléagineux 2025
Ce guide de culture permet de tout savoir sur le lin oléagineux d’hiver et de printemps : du choix des variétés, à la récolte et à la conservation, en passant par l’implantation, la fertilisation, le désherbage et la lutte contre les ravageurs et les maladies. Dans cette édition 2025, la partie dédiée à la gestion des adventices a également été mise à jour au regard des dernières actualités.
Le guide de culture lin oléagineux 2025 peut être téléchargé gratuitement par toute personne ayant créé son compte personnel sur le site internet de l’Institut.
Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée.
Contact : Z. Le Bihan, z.lebihan@terresinovia.fr
Comment assurer la bonne implantation de la lentille ?
Les semis de lentille pourront démarrer à partir de mi-février dans les secteurs les plus précoces, et début mars sur la majorité des bassins de production. Les objectifs d’une implantation correcte de la lentille sont la levée rapide et homogène de la culture et un enracinement suffisant pour la bonne mise en place de la nodulation.
Bien choisir sa parcelle : le pré-requis pour réussir la culture de la lentille
Les sols superficiels sont bien adaptés pour la culture de la lentille
La culture de la lentille est idéale pour valoriser les sols superficiels présentant une réserve utile faible à moyenne.
L’objectif sera de cibler des parcelles de sols argilo calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques. Il est recommandé de privilégier des sols drainants, aérés et appuyés dont les réserves azotées sont modérées. Les sols à forte réserve utile sont à éviter car ils favorisent une végétation exubérante, augmentant le risque de verse. La mise en place de la nodulation peut être négativement impactée par des sols à forts reliquats azotés et les sols compactés. Enfin, les sols très caillouteux peuvent compliquer les chantiers de récolte.
Limiter les risques biotiques dès le choix de la parcelle
La lentille présente des sensibilités aux champignons telluriques, tels que Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. Ces pathogènes pénètrent et impactent l’appareil racinaire, caractérisés par des symptômes de nécroses. L’appareil végétatif pourra présenter un jaunissement, un retard de croissance ou des flétrissements foliaires. La lutte contre ces pathogènes est préventive, en évitant le retour trop fréquent de la lentille sur une même parcelle.
Pour Aphanomyces euteiches, le délai de retour de la lentille préconisé est d’au moins 5 ans. La sensibilité à ce ravageur des autres légumineuses est également à prendre en compte. Les autres cultures sensibles à ces pathogènes, (pois, luzerne, certains trèfles…) sont également à prendre en compte dans la rotation (voir tableau ci-dessous).
L'évaluation du potentiel infectieux des parcelles peut être réalisée avant l'implantation :
► Aphanomycès du pois : test du potentiel infectieux d'un sol
Privilégier également des parcelles indemnes de flore adventice difficile, telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. En effet, les solutions de désherbage sur lentille restent limitées ce qui complique la gestion de certaines flores. De plus, la présence de certaines adventices (morelles, xanthium, ambroisie ou encore datura) peut entrainer un déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.
Un semis précoce dans un sol ressuyé
Les semis des parcelles de lentille commencent dès mi-février dans les bassins du Sud-Ouest, de la côte atlantique et du Sud-Est, ils se poursuivent jusqu’en mi-avril pour le Centre-Val de Loire, le bassin Champenois ainsi que les nouveaux secteurs de production du Nord et Est. Enfin, les secteurs d’altitudes, comme le Cantal ou la Haute-Loire, réalisent des implantations plus tardives jusqu’à fin mai.
Le sol de la parcelle doit être ressuyé et suffisamment réchauffé afin d’éviter les tassements. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 6°C pour favoriser une germination rapide.
La préparation d’un lit de semence aéré et meuble sur les 15 premiers cms est un facteur important pour une bonne implantation de la lentille. En effet, la culture possède un système racinaire fasciculé peu puissant : un travail du sol adéquat permettra une exploration racinaire favorable à une bonne alimentation hydrique lors des périodes plus sèches au cours du cycle.
Semer entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales et viser 220-250 plantes/m² levées. Attention aux semis trop denses qui favorisent le développement de maladies et augmentent le risque de verse.
| Semis précoces | Semis tardifs | En altitude |
| 270 gr/m2 | 300 gr/m2 | 300-320 gr/m2 |
En conduite biologique, les densités de semis sont majorées si un désherbage mécanique est prévu. Selon les terroirs, cette majoration varie entre +10 % et +30 % par rapport aux densités préconisées en conventionnel.
Un écartement entre 12 et 17cm sera optimal pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de présence de cailloux, un roulage des parcelles post semis est recommandé pour niveler le sol, il peut être réalisé jusqu’au stade 5-6 feuilles.
La lentille requière une vigilance pour le désherbage mais est peu exigeante en fertilisation.
Lors des premiers stades de son développement, la croissance de la lentille est lente, ce qui limite sa compétitivité avec les adventices. La mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance de ces adventices.
Pour faire le point sur le désherbage, n'hésitez pas à consulter cet article complet : Le désherbage de la lentille : allier prélevée et post-levée pour optimiser la maitrise de la flore adventice
La nodulation de la lentille avec Rhizobium leguminosarum, naturellement présent dans les sols permet à la culture la fixation de l’azote atmosphérique. Elle est peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.
Et le choix de la variété ?
Consultez les résultats complets des essais variétés 2024 sur le site :
Zoé Le Bihan - z.lebihan@terresinovia.fr - Référente lin et lentilles zone Centre & Ouest
Implantation de la féverole de printemps - campagne 2025
L’implantation de la féverole de printemps approche. De la réussite de ce chantier dépend une bonne partie du bon développement végétatif de la culture, et de l’expression de son potentiel final. Rappel des principales règles de réussite de l’implantation.
Choisir une parcelle à bonne réserve hydrique et bien structurée
La féverole de printemps s’adapte à de nombreux sols mais reste sensible aux réserves hydriques faibles (<100mm) car la fin de son cycle s’expose souvent à des stress hydriques (juin-juillet). Privilégier les parcelles possédant une bonne réserve utile.
Également, éviter les sols séchants, les argiles lourds et les limons battants hydromorphes, moins propices au développement de la féverole et de ses nodosités en début de cycle.
Même si la féverole possède un pivot puissant, il reste nécessaire de faciliter son enracinement et sa nodulation en s’assurant de la bonne structuration du sol sur les 15-20 cm, profondeur où se développent la plupart de ses nodosités ainsi que ses radicelles, garantes de l’essentiel de son alimentation en nutriments. Ses racines doivent pouvoir atteindre le second horizon afin de mieux valoriser l’eau.
Si le sol est mal nivelé ou refermé après un hiver pluvieux, une reprise sur 5-10 cm est conseillé avant toute implantation.
La féverole s’adapte bien à des préparations grossières du lit de semence, la rendant accessible à de nombreux types d’implantation (du labour au semis direct). Attention, cependant, à bien assurer le positionnement de la graine à une bonne profondeur.
Semer tôt sur un sol ressuyé pour éviter les stress climatiques
Pour réussir une féverole de printemps, il faut opérer une implantation dans des conditions correctes. L’objectif est d’obtenir une levée homogène, mais surtout un développement optimal des racines et des nodosités afin d’assurer les besoins de la culture par la suite. Tout ennoiement et tassement sont des facteurs de risque pouvant ralentir voire bloquer le développement de la féverole.
Si la météo le permet, (absence de pluie, sol ressuyé ou gelé portant) il est recommandé de semer tôt, au début des plages de semis conseillées (cf. carte). Semer tôt permet d’avancer le cycle de la féverole et de diminuer les stress en fin de cycle permettant de sécuriser son potentiel de rendement.
Maitriser le peuplement et la profondeur de semis pour mieux maitriser le potentiel
La féverole de printemps se sème à 6-7 cm de profondeur pour un semis précoce en février et/ou sur sol gelé. La profondeur passe à 5cm pour un semis courant mars. Dans les situations de semis sur sol gelé ou de semis avant une faible gelée, vigilance à bien enfouir la graine à 7 cm de profondeur pour la protéger du froid.
La féverole peut se semer avec un semoir à céréales. Cependant, la qualité du semis est meilleure avec un semoir monograine, permettant d’abaisser de 5 grains/m² la densité. Avec un grand écartement (45cm et +), l’introduction du binage et des interventions localisées sont possibles.
Il est important de respecter les densités de semis selon les sols (cf. tableau). Une surdensité entraine des risques de maladies plus importants à la floraison, une moindre accessibilité des produits de contact contre certains ravageurs et augmente la compétition hydrique.
Dans le cas d’utilisation de semences de fermes, un test du taux de germination est fortement recommandé et la densité doit être ajustée en conséquence.
| Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | |
| 40 à 45 graines/m² | 45 à 50 graines/m² | |
| PMG 400g | 160 à 180 kg/ha | 180 à 200 kg/ha |
| PMG 450g | 180 à 200 kg/ha | 200 à 225 kg/ha |
Implantation du pois de printemps - campagne 2025
L’implantation du pois de printemps approche. De la réussite de ce chantier dépend une bonne partie du bon développement végétatif de la culture et l’expression de son potentiel final. Rappel des principales règles de réussite de cette étape.
Choisir une parcelle à bonne réserve hydrique et bien structurée
Le pois de printemps s’adapte à de nombreux sols mais reste sensible aux réserves hydriques faibles (<100mm) car la fin de son cycle s’expose souvent à des stress hydriques (juin-juillet). Privilégier les parcelles possédant une bonne réserve utile.
Également, éviter les sols séchants, les argiles lourds et les limons battants hydromorphes, moins propices au développement des pois et de leurs nodosités en début de cycle.
Le système racinaire des pois reste sensible au tassement du sol et à tout phénomène d’anoxie. Ces phénomènes freinent son enracinement et sa nodulation, affectant son alimentation et son autonomie en azote. Afin d’assurer un développement optimal du système racinaire et des nodosités, le pois doit bénéficier d’un sol aéré sur 15-20 cm. Si le sol est mal nivelé ou refermé après un hiver pluvieux, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation.
Le lit de semence du pois demande une bonne préparation et d’être rappuyé si nécessaire.
Cependant, n’hésitez pas à ne pas trop affiner la structure du lit de semence et à laisser des mottes (2-3 cm) dans des cas de risques de battance.
Assurez-vous de l’absence de risque d’aphanomyces
Par son cycle printanier, le pois de printemps est très sensible à l’aphanomyces, pathogène tellurique propagé par diverses légumineuses sensibles (pois, lentille, gesse, luzerne, certaines variétés de vesces et de trèfles ...)
Si les sols calcaires tels que les craies sont moins réceptifs à la maladie, ce n’est pas le cas des autres sols où l’insertion du pois doit être raisonnée par rapport à l’historique des légumineuses sensibles.
Afin de conforter son choix, Terres Inovia a développé l’outil EVA, permettant d’établir une première évaluation de risque.
L’outil EVA est disponible à ce lien.
Semer tôt sur un sol ressuyé pour éviter les stress climatiques
Pour réussir un pois de printemps, il faut opérer une implantation dans des conditions correctes. L’objectif est d’obtenir une levée homogène, mais surtout un développement optimal des racines et des nodosités afin d’assurer les besoins de la culture par la suite. Tout ennoiement et tassement sont des facteurs de risque pouvant ralentir, voire bloquer le développement du pois.
Si la météo le permet (absence de pluie, sol ressuyé ou gelé portant), il est recommandé de semer tôt, au début des plages de semis conseillées (cf. carte). Semer tôt permet d’avancer le cycle du pois et de diminuer les stress en fin de cycle permettant de sécuriser son potentiel de rendement.
Dans les situations de semis sur sol gelé ou de semis avant une gelée, vigilance à bien enfouir la graine à 5 cm de profondeur pour la protéger du froid.
Un pois robuste commence par une densité de semis sans excès
Le pois de printemps se sème à 5 cm de profondeur pour les semis précoces et 4 cm pour les semis plus tardifs. L’écartement peut aller de 12 à 25cm.
Il est important de respecter les densités de semis selon les sols (cf. tableau). Une surdensité entraine des risques de maladies plus importants à la floraison, une moindre accessibilité des produits de contact contre certains ravageurs et augmente la compétition hydrique.
Dans le cas d’utilisation de semences de fermes, un test du taux de germination est fortement recommandé et la densité doit être ajustée en conséquence.
| Sol limoneux | Sol argileux ou caillouteux | Sol de craie | |
| 70 à 80 graines/m² | 90 graines/m² | 105 graines/m² | |
| PMG 230g | 160 à 180 kg/ha | 205 kg/ha | 240 kg/ha |
| PMG 260g | 180 à 210 kg/ha | 235 kg/ha | 275 kg/ha |
Niveler son semis pour plus de sécurité
Le roulage permet de sécuriser la récolte et de limiter les risques de phytotoxicité des produits de prélevée.
Rouler les pois de printemps entre le semis et la levée, avant l'application de l'herbicide de prélevée. Si le roulage n'a pas été réalisé avant la levée, attendez le stade 3-4 feuilles pour de le faire, avec un rouleau lisse à faible vitesse et en conditions ressuyées. Patientez au moins 8 jours avant d'appliquer un herbicide.
Terres Inovia publie son premier guide de culture colza bio
Fruit d’un travail collaboratif mené dans le cadre du projet Secolbio*, Terres Inovia publie le tout premier guide de culture colza bio. Ce nouvel outil complet accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers dans la réussite de cette culture exigeante en leur proposant une vision complète des avancées techniques et des leviers de réussite identifiés par les experts. Le guide de culture colza bio 2024 est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Avec un peu plus de 13 600 hectares en 2023, la culture du colza en agriculture biologique est réputée difficile. Si le colza bio est exigeant en azote et confronté à de nombreux ravageurs tout au long de son cycle, cette culture possède également de nombreux atouts agronomiques, en premier lieu desquels la diversification.
La première édition du guide de culture colza bio est disponible à la commande.
Un guide complet pour accompagner les producteurs
Structuré en 10 chapitres, le guide colza bio 2024 délivre des conseils pratiques opérationnels à chaque étape de la culture : du choix de la parcelle à la récolte et à la conservation, en passant par l’implantation, la fertilisation, la gestion des adventices, des ravageurs, des auxiliaires et des maladies. Un chapitre est également consacré au colza bio associé.
Cette édition sensibilise les producteurs à la nécessité de bien gérer le risque économique et partage les références de rendements obtenues dans le cadre du projet Secolbio (2021-2023) dans six grandes régions de production.
Commander le guide
Le guide de culture colza bio 2024 est téléchargeable gratuitement en version digitale par toute personne disposant d’un compte personnel sur le site internet de Terres Inovia. Une version imprimée du guide peut également être commandée en ligne gratuitement ; seule une participation aux frais de port est demandée.
Pour en savoir plus : visionner le replay du webinaire Jeudi de TI consacré aux leviers pour réussir le colza bio.
*Le projet Secolbio
Coordonné par Terres Inovia et financé par le CASDAR, le projet « Sécuriser la conduite du colza biologique au sein des territoires » (Secolbio) avait pour objectif d’identifier les facteurs limitants du colza biologique et de proposer aux producteurs un itinéraire technique adapté régionalement. Il a associé 13 partenaires entre 2020 et 2023 : les chambres régionales d’agriculture de Bretagne, des Hauts-de-France, des Pays de la Loire, les chambres départementales d'agriculture de Dordogne, de Meurthe et Moselle, de la Drôme, des Landes, du Gers, du Lot et Garonne, du Rhône, le GAB 56, l’Union française d'agriculture biologique et l’union de coopératives agricoles AgriBioUnion.
Pour en savoir plus : visionner le replay du webinaire Jeudi de TI sur les enseignements du projet Secolbio
Formations 2024-2025 : découvrez la nouvelle édition du catalogue des formations Arvalis et Terres Inovia
Terres Inovia et Arvalis sont fiers de présenter la nouvelle version de leur catalogue de formation pour 2024-2025. Cette édition de plus de 110 programmes, enrichie de 20 nouveautés, reflète l'engagement des deux instituts à accompagner les agriculteurs et les professionnels du secteur dans leur transition vers des pratiques agricoles durables et performantes.
Parmi les formations innovantes proposées par Terres Inovia, voici les 7 nouvelles sessions qui viennent enrichir l'édition 2024-2025 :
- Réussir l’implantation pour obtenir un colza robuste : Une formation essentielle pour maîtriser les techniques d’implantation du colza, assurant une culture résistante face aux bioagresseurs et aux aléas climatiques et ainsi, obtenir un colza robuste.
- Les bases des cultures oléo-protéagineuses : idéale pour les novices, cette formation offre une introduction complète aux cultures oléo-protéagineuses et aux différents enjeux agronomiques autour des pathogènes, insectes ...
- Les techniques de production des oléo-protéagineux de l’amont à l’aval : une formation optimale pour débuter et acquérir les techniques fondamentales des cultures oléo-protéagineuses.
- Reconnaissance et analyse des accidents liés à des événements climatiques sur la culture du soja : pour apprendre à identifier et à diagnostiquer l'origine des dégâts liés aux événements climatiques en évitant les confusions avec d'autres accidents (maladies, ravageurs ...).
- Méthodes de désherbage durable des oléoprotéagineux : pour explorer des stratégies de désherbage adaptées aux contraintes actuelles de réduction des intrants chimiques en intégrant des leviers agronomiques et en introduisant des techniques complémentaires (désherbage mixte et mécanique).
- Comment gérer la fertilisation minérale du colza et du tournesol (N,P,K,S, Oligo-éléments) : optimiser la fertilisation minérale des cultures de colza et de tournesol grâce à cette formation qui guidera le participant vers la réduction d'impact de ces cultures sur l'environnement.
- Transformation des graines oléoprotéagineux et impact des procédés sur la qualité des produits (huiles et tourteaux) : une formation pour explorer la nature chimique des huiles, leurs caractéristiques nutritionnelles, et apprendre à minimiser leur dégradation.
Ces formations sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques des agriculteurs, techniciens, et professionnels du secteur, avec des sessions en présentiel, à distance, ou en mode hybride, pour une flexibilité maximale.
Il est possible de s'inscrire dès maintenant à ces formations (formation@terresinovia.fr) pour renforcer vos compétences et contribuer à une agriculture durable, compétitive et performante. Pour plus d’informations et pour consulter le catalogue complet, rendez-vous sur les sites de Terres Inovia (rubrique "nos formations") et Arvalis.
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