Favoriser les processus naturels

Les aléas climatiques et économiques, les impasses techniques et environnementales ainsi que les enjeux santé et biodiversité rendent de plus en plus évident l’urgence de transformer l’agriculture actuelle, gérée majoritairement par les intrants.
Pour contribuer à la transition agroécologique, Terres Inovia œuvre à favoriser l’appropriation, par les acteurs agricoles, des processus naturels des écosystèmes au service de l’agriculture durable, avec deux finalités complémentaires : respecter l’environnement dans le sens des attentes sociétales et bénéficier de processus biologiques pour la production agricole.

Il s’agit de mobiliser des services d’approvisionnement et des services de régulation apportant :

  • plus de biodiversité fonctionnelle, via des stratégies rotationnelles et territoriales (biodiversité cultivée et sauvage pour des synergies entre espèces cultivées, entre systèmes cultivés et paysages, entre acteurs socio-économiques d’un territoire)
  • plus d’azote symbiotique, et de co-bénéfices, via les légumineuses en culture
  • plus de fertilité des sols, en préservant la qualité des sols et en remobilisant leurs ressources et capacités de régulation
  • moins de polluants, via des systèmes de production à bas intrants plus respectueux de l’environnement.

Contact : Anne Schneider : a.schneider@terresinovia.fr

colza processus naturels

Nos objectifs

Faire valoir les services écosystémiques en les intégrant dans les chaînes de valeur des filières agricoles et dans les mesures politiques ;

S’appuyer sur des collectifs territoriaux, avec des acteurs agricoles volontaires pour favoriser des services clés pour les agrosystèmes ;

Faire progresser les connaissances sur certains des thèmes qui mobilisent des processus biologiques plutôt que les intrants : la biodiversité fonctionnelle par des stratégies rotationnelles et territoriales, l’azote symbiotique via les légumineuses, la fertilité des sols pour la résilience et la robustesse, et moins de polluants via des systèmes de production à bas intrants sans fuites vers l’environnement.

Nos actions phares

Remobiliser la régulation naturelle et réduire l’usage des produits phytosanitaires

Les insectes auxiliaires remplissent deux types de services au sein des agrosystèmes : la pollinisation pour les cultures peu auto-fertiles et la régulation naturelle de certains ravageurs.
Terres Inovia coordonne actuellement une initiative structurante sur les insectes auxiliaires avec le projet R2D2, lauréat de l’appel à projets Dephy Expé du plan Ecophyto II en 2017.
Il s’agit d’accompagner les agriculteurs des plateaux de Bourgogne (1 300 ha, 12 exploitations) pour retrouver des niveaux de production et de rentabilité élevés et stables, afin de sortir des impasses techniques auxquelles ils font face.
Mettre en œuvre des leviers agronomiques qui préservent des auxiliaires permettra de produire en dépendant moins des insecticides. Le projet est conduit pour une durée de 6 ans en partenariat avec Arvalis – Institut du végétal, l’Union de coopératives Seine-Yonne (110 Bourgogne), Dijon Céréales, Soufflet, la chambre d’agriculture de l’Yonne et l’Inra.

Valoriser l’environnement dans le cadre des attentes sociétales et exprimer les bénéfices agronomiques liés aux légumineuses

Si la fixation symbiotique est l’atout premier de la riche palette des légumineuses, il n’est pas le seul : il est aussi possible d’augmenter les performances des cultures de la rotation, réduire les gaz à effet de serre ou encore contribuer à la fertilité des sols.
Via le projet de l’Unité Mixte technologique Alter’N, en partenariat avec l’INRA, Terres Inovia alimente le conseil stratégique pour diagnostiquer, concevoir, évaluer et gérer des systèmes de culture productifs à faibles pertes azotées qui incluent les légumineuses et les produits résiduaires organiques comme sources complémentaires aux engrais minéraux. 
L’institut initie actuellement deux projets territoriaux sur la valorisation des services liés aux légumineuses annuelles au sein des systèmes et territoires de production de protéines végétales : vers un approvisionnement français stable de qualité du pois pour l’industrie du fractionnement, en collaboration avec le groupe Roquette ; et pour la filière des légumes secs en Occitanie avec notamment la coopérative Qualisol.    

Favoriser la fertilité et la gestion durable des sols

Le sol étant un acteur central de la production agricole, les pratiques doivent préserver sa qualité physique chimique et biologique afin qu’il apporte les nutriments et les régulations nécessaires au système de culture.

Le projet SOLéBIOM dont Terres Inovia était partenaire vient de se terminer. Ces travaux pilotés par AgroTransfert - Ressources & Territoires ont permis d’améliorer la modélisation des dynamiques du carbone et de l’azote dans les sols de systèmes de culture innovants et par suite d’améliorer les prédictions de l’évolution du bilan humique sur le moyen et long terme de l’Outil Simeos-AMG.

Actuellement Terres Inovia coordonne, avec Arvalis - Institut du végétal et l’ITB, les travaux pour caractériser et suivre les indicateurs de la fertilité chimique, physique, biologique et organique des sols des cinq plateformes expérimentales du réseau Syppre d’essais systèmes de culture de longue durée.

L’institut est aussi partenaire du projet Microbioterre, lauréat de l’appel à projet « Recherche technologique » du Casdar. Il vise à référencer des indicateurs microbiologiques des sols en lien avec les fonctions de stockage de carbone et de recyclage des nutriments, notamment de l’azote. L’objectif est d’intégrer ces indicateurs dans l’analyse de terre de routine et d’améliorer la gestion des restitutions organiques dans les systèmes de grandes cultures et polyculture-élevage.

Pour en savoir sur le statut organique des sols