Actualités

Filtres

En Poitou-Charentes /Vendée et Centre Val de Loire, les colzas ont été soumis à une forte pression méligèthes fin février début mars à des stades précoces. La chute des températures nocturnes et les gelées matinales ont localement accentué les dégâts sur les organes floraux : perte de boutons voire de fleurs. D’autres accidents de cultures ont été souvent déjà présents : infestation généralisée de larves de grosses altises, localement de larves de charançons du bourgeon terminal ; mauvais enracinement et/ou pivot dégradé par l’hydromorphie hivernale. C’est du jamais vu : ce contexte ultra précoce avec des débuts de floraison au 5-10 mars.  Avec des durées du jour beaucoup plus courtes qu’au mois d’avril, on peut supposer des impacts sur le fonctionnement des plantes avec une réduction de la quantité d’énergie lumineuse captée et une moindre mobilisation des assimilats. Il faut ajouter les conséquences du retard des apports d’engrais pour une culture en avance de développement (attente du ressuyage), parfois un délai conséquent entre l’apport et sa valorisation (attente du retour des pluies). Aussi les températures élevées ont accéléré le développement des colzas qui n’ont pas toujours pu s’alimenter correctement et au bon moment : la demande climatique a été exceptionnellement forte sur mars. L’explication des parcelles en difficulté est souvent multifactorielle. Ces colzas anormalement stressés pourraient refleurir au retour d’un contexte favorable.

Aujourd’hui la floraison est handicapée dans de nombreuses situations, le déclenchement de la protection fongicide nécessite une réflexion. Les conditions climatiques prévues sont sèches et froides donc plutôt défavorables au développement du mycosphaerella pour les parcelles touchées. Sans oublier le vent qui réduira les fenêtres de passages et limitera le nombre de pétales collés sur les feuilles (voie de contamination du sclérotinia).

Dans ce contexte, la détermination du stade G1 est compliquée et par conséquent le déclenchement du fongicide pivot aussi. Pour rappel, le stade G1 est régulièrement appelé « chute des premiers pétales » mais des pétales tombent dès le début de la floraison !  Une autre définition de ce stade clé est possible et plus simple à appréhender : c’est la formation des premières siliques sur la hampe principale.

Stade G1 = les 10 premières siliques de la hampe principale sont présentes et mesurent moins de 2 cm sur 50 % des plantes de la parcelle. 

Stade G1 atteint
Fongicide à programmer
 

Absence de silique
Stade G1 NON atteint
Il faut patienter
 

26 mars 2026, Angliers (17)

25 mars 2026

Cette chaire de partenariat et de mécénat, dont Terres Inovia est l'un des membres fondateurs, a organisé son troisième colloque annuel le 12 mars, à Rouen, dans les locaux d’UniLaSalle, rassemblant 97 participants.

Chercheurs, professionnels du secteur, partenaires et acteurs du monde agricole ont pu se rassembler autour d’une question centrale : comment concevoir efficacement les outils, accompagner leurs usages et mesurer leurs impacts ?

Au sein de l’Alliance H@rvest, l’institut technique contribue à l’orientation des questions de recherche, notamment par l’évaluation de la pertinence des OAD, leur efficacité et leurs conditions d’utilisation testées dans des conditions agronomiques. Il est notamment particulièrement impliqué sur les travaux concernant le pilotage de l’irrigation du soja ainsi que sur les modèles numériques en lien avec le changement climatique.