Améliorer la compétitivité des cultures de diversification (chanvre, lin oléagineux, lupin, lentille et pois chiche)

Les cultures de diversification ont une réelle valeur agronomique et économique, parfois sous-estimées. Terres Inovia œuvre auprès des différents acteurs de la filière pour faire connaître ces cultures prometteuses, adaptées au bio, et dont les débouchés sont rémunérateurs.
Pour leur permettre de gagner en compétitivité, l’institut mobilise un éventail d’expertises autour de différents programmes techniques. Ceux-ci débouchent sur des outils et conseils permettant d’accompagner le développement des cultures tout au long de la campagne : synthèse variétale, conseils techniques, guide de culture, bilan de campagne, manifestations locales et nationales (Culturales, Tech&Bio…)

Contact : Agathe Penant

a.penant@terresinovia.fr

Nos objectifs

Renforcer les partenariats locaux pour hiérarchiser les sujets techniques à développer, mutualiser l’acquisition de références et maîtriser l’itinéraire technique de chacune de ces cultures.

Maintenir une activité de veille sur les cultures oléo-protéagineuses mineures.

Nos actions phares

Acquérir des connaissances sur la bruche de la lentille

La filière lentille est confrontée à une forte augmentation de la pression de la bruche, compte-tenu de l’absence de moyens de lutte efficace au champ comme au stockage, et de l’évolution d’un climat probablement plus favorable à l’insecte. C’est pourquoi Terres Inovia, Terres Univia et l’ANILS collaborent depuis 2018 pour travailler sur la bruche de la lentille.

Dans ce cadre, l’institut a participé à une étude, débutée en 2018 et pilotée par l’Anils. Ses premiers résultats obtenus ont permis d’approfondir les connaissances, jusque-là restreintes, sur la biologie et l’écologie de l’espèce B. signaticornis qui s’attaque à la lentille. Les conditions qui influencent la colonisation des parcelles de lentilles par les bruches ont été précisées et des moyens de lutte chimique et alternative (biocontrôle) sont actuellement testées.

Mieux connaître les maladies du lupin

Terres Inovia a mené en 2016 et 2018 un observatoire des maladies du lupin pour mieux connaitre la répartition, la fréquence et la nuisibilité des différentes maladies connues, en système biologique comme en conventionnel, sur lupin d’hiver et de printemps.

Cette connaissance renforcée permettra à l’institut de mieux accompagner les producteurs dans leur gestion des pathogènes du lupin en adaptant son conseil et ses axes de recherche et développement.

Structurer les actions techniques et les filières locales des légumes secs

Terres Inovia contribue au développement des filières de légumes secs, lentille et pois chiche. Depuis janvier 2019, l’institut est chargé d’animer le réseau de l’Association Nationale Interprofessionnelle des Légumes Secs (ANILS). Il monte et coordonne les différents projets autour de la lentille, nécessitant une mobilisation importante des experts de Terres Inovia. Cette mission comprend aussi l’animation du Comité technique, qui fixe les lignes directrices du programme d’expérimentation commun avec l’institut, mais également la communication et les actions de transfert sur la lentille.

Ce rôle tout nouveau, permet, pour la première fois, d’avoir des échanges privilégiés avec les différents partenaires autour d’actions sur l’expérimentation. En 2019, trois réunions du Comité Technique ont eu lieu pour structurer le réseau, effectuer des visites d’essais et faire le bilan des actions de l’année.

En outre, un plan CVO, décrivant les orientations et les actions stratégiques à mettre en place sur les légumes secs, a été établit entre l’Anils, Terres Inovia et l’interprofession Terres Univia.

FILEG : un projet pour structurer une filière de légumineuses en Occitanie

Pour valoriser les légumineuses à graines, Terres Inovia, avec l’interprofession Terres Univia et de nombreux partenaires, porte le projet de la création d’une filière dédiée aux légumineuses à graines en Occitanie.

Ce projet régional et fédérateur, dont l’ambition est la création de valeurs (économique, sociale, sociétale, environnementale…) pour l’agriculture régionale, répond notamment aux grands enjeux des transitions alimentaire et agro-écologique mais aussi aux grands axes du volet agricole du plan « France Relance » .

La première phase de ce projet, qui s’est achevée en 2019, a consisté à étudier la faisabilité d’une telle filière. Elle a permis de confirmer l’intérêt des acteurs régionaux pour la structuration d’une filière légumineuses à graines régionale, définir les orientations et axes stratégiques, identifier les enjeux auxquels peut répondre la filière, mais aussi expérimenter des modes de travail collaboratifs pour favoriser la cohésion des acteurs portant cette filière. Un budget initial de 100 000 euros a été mobilisé avec le soutien financier des agences de l’eau Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée-Corse, ainsi que par Terres Univia pour accomplir cette première étape.

Le projet s’est d’ores et déjà engagé dans la phase 2, qui travaille à structurer la filière de légumineuses à graines en Occitanie et dispose d’un budget de 200 000 euros grâce au soutien financier de la Région Occitanie, de l’Agence de l’eau Adour-Garonne et de la DRAAF Occitanie. Ensemble, les 40 partenaires de FILEG ont commencé à réfléchir à la mise en place de trois services collectifs (relation offre-demande, contractualisation et acquisition de références) et du mode de gouvernance de la filière afin d’assurer la représentativité de l’ensemble des acteurs. D’ici 2021, la troisième étape- celle du déploiement- pourra être enclenchée.

En savoir plus sur www.fileg.fr