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01 avril 2026 . Il y a 3 jours

Un outil incontournable pour accompagner au quotidien les producteurs et les conseillers 

La campagne colza 2025-26 présente des difficultés de floraison largement observées depuis 10-15 jours, dans un contexte de plantes fragilisées, mais souvent encore capables de compenser. L’hiver doux et humide a entraîné une reprise et une montaison précoce et rapide, provoquant un décalage entre croissance et alimentation en azote et assimilats.

Les larves d’altises ont été nettement plus présentes que les 3-4 dernières années. 
Le charançon du bourgeon terminal s’est cantonné à ses zones historiques (Centre, Champagne, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne) avec des dégâts réguliers sur petits colzas en particulier. Les méligèthes ont été observés précocement sur l’ensemble du territoire, avec une pression plus modérée dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Les régions de l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) ont en revanche connu des pressions exceptionnelles, voire inédites.  

Tous ces bioagresseurs ont affaibli les plantes et accentué les pertes de boutons.

Les épisodes de gels et fortes amplitudes thermiques de mars sont assez classiques pour la saison. Leur impact reste difficile à quantifier, mais ils ont probablement joué un rôle aggravant dans certaines situations, notamment en Bourgogne, Centre, Île-de-France, Normandie et Pays de la Loire. La sensibilité est accrue en cas de biomasse faible ou hétérogène (Bourgogne, Champagne-Ardenne, Auvergne).

Les régions plus tardives (Lorraine, Alsace), où les colzas restent moins avancés qu’ailleurs (stade E majoritaire au 25 mars), apparaissent pour l’instant moins impactées. Toutefois, plusieurs éléments mettent déjà en évidence des faits et des scénarios convergents. À suivre.

Article à consulter : Colza : comprendre le phénomène de floraison lente, peu explosive, et ses facteurs aggravants 

Jean Lieven - (j.lieven@terresinovia.fr)

Dans le cadre de FiLoLég, qui valorise les légumineuses à graines dans les Hauts-de-France,un webinaire a été diffusé, le 24 mars dernier, pour explorer les leviers possibles afin d'optimiser l’usage des légumineuses, créer de nouvelles chaînes de valeur et renforcer l’autonomie protéique.
 

Un panorama des cultures protéiques émergentes, des exemples de valorisation déjà opérationnels et des innovations prometteuses, un focus sur les opportunités offertes par l’amidon de pois et ses usages industriels ainsi qu'un éclairage sur les pistes de valorisation des coques de la féverole ont été partagés. 

Pour visualiser le webinaire en replay