16,17,19,23,79,85,86,87

Watch out for rapeseed stem weevil

Les charançons de la tige du colza pénalisent les composantes de rendement. Les pontes en perturbant le flux de sève sensibilisent les plantes aux stress ultérieurs et limitent leurs capacités de compensation. Un stress hydrique ou une attaque d’un autre ravageur au printemps sur un colza affaibli préalablement par le charançon de la tige sont ainsi plus dommageables. Le positionnement de l’intervention insecticide est déterminant pour garantir l’efficacité de la protection. 
Le raisonnement tactique repose sur les relevés rapportés par les réseaux de cuvettes jaunes (BSV ou autres) et un bon examen du stade du colza. 

Lire article sur la cuvette jaune

 

Selon les conditions climatiques de l’année, le vol peut être précoce (février) ou tardif (courant mars). La mise en place d’un réseau de pièges et la bonne identification des insectes capturés restent les meilleurs indicateurs pour appréhender le risque encouru par la culture. A partir du stade C2 (entre-nœuds visibles et apparition de tige tendre) du colza, les œufs déposés par le charançon dans les tiges engendrent d’autant plus de dégâts apparents (tige éclatée ou déformée) que la ponte s’effectue dans une tige en croissance rapide. En tendance, les années avec des vols précoces et massifs sont celles où nous constatons le plus de dégâts dans les parcelles.

Pensez à nettoyer et à remettre votre cuvette sur la végétation pour détecter le début du vol.  Le réchauffement actuel pourrait déclencher l’arrivée des premiers charançons dans les colzas, même si les pluies associées ou non à des vents sont plutôt défavorables aux déplacements d’insectes.

En ce début février, les colzas les plus avancés du Centre-Val de Loire se situent au stade C2 (apparition de la tige) voire même D1 ponctuellement. En Poitou-Charentes ils sont au stade C1 (formation de nouvelles feuilles). En Normandie et Ouest Ile-de-France, les plantes atteignent fréquemment le stade C2, selon les variétés, les réserves en azote, les types de sol... Attention, les infestations en larves d’altises peuvent être élevées cette année. 

Dans ces cas, les éventuelles pertes de biomasse en janvier associées aux conditions hivernales renforcent la nécessité d’une vigilance accrue pour la suite de la campagne.

Quelques charançons de la tige du colza ont été capturés en région Centre-Val de Loire (BSV du 3 février 2026). 

OAD pour prédire les vols de Charançon de la tige

Pour accompagner la surveillance de vos colzas, Terres Inovia met à disposition un OAD de prédiction de vol du charançon de la tige. Sur la base des captures relevées sur le territoire depuis 2011 par les observateurs BSV et en se basant sur un réseau de stations météorologiques couvrant les différents bassins de production, le modèle fournit une courbe de probabilité de piégeage sur la commune renseignée, jusqu’à J+7.

Lorsque la courbe se rapproche du seuil d’alerte (ligne en pointillés), vous devez vérifier régulièrement les captures dans votre cuvette.

Une vue d’ensemble sur une carte de France est également consultable pour indiquer le risque journalier de la date sélectionnée et jusqu’à J+7.

Attention : Les informations prédites par les outils ne tiennent pas compte des spécificités de chaque parcelle et ne dispensent pas de la surveillance au champ (cuvettes jaunes placées à hauteur de végétation et observation de l'état du colza).


Pour les 7 prochains jours, le risque de capture de charançons de la tige du colza est nul à faible et reste globalement sous le seuil d’alerte

Découvrez l'outil : 

Intervenir au pic de vol

La sécurisation du potentiel conduit à intervenir idéalement lorsque le pic de vol régional est atteint et que les femelles sont aptes à pondre.

Il est recommandé d’intervenir lorsque les captures traduisent une présence significative d’insectes dans le réseau de parcelles, et avant l’entrée en phase de ponte. Un traitement réalisé dès les toutes premières captures peut conduire à une application prématurée.

Les solutions insecticides sont toujours efficaces

Le succès de la lutte chimique dépend du positionnement de l’intervention et de la persistance d’action. À ce jour, Terres Inovia n’observe pas de baisse d’efficacité au champ. Les résultats du monitoring ne montrent pas l’émergence de résistances inquiétantes.

DECIS PROTECH 0.33 l/ha et KARATE ZEON 0.075 l/ha sont efficaces pour réduire les dégâts du charançon de la tige du colza (réduction du nombre de tiges déformées et/ou éclatées). TREBON 30 EC est comparable à ces références et en cas d’infestation tardive et de présence de méligèthes, il présente l’intérêt d’être également efficace sur méligèthes...

SHERPA 100 EW et CYTHRINE MAX sont un peu en retrait. MAVRIK SMART est quant à lui inférieur aux références sur charançon de la tige et est à réserver pour la lutte éventuelle contre méligèthes entre les stades D1 et E-F1.

Attention : veiller à réserver les produits TREBON 30 EC ou MAVRIK SMART pour la lutte éventuelle contre méligèthes entre les stades D1 et E-F1.


 
Julien Charbonnaud - j.charbonnaud@terresinovia.fr - Centre-Val de Loire
Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr - Normandie, Ile-de-France Ouest
Thomas Mear – t.mear@terresinovia.fr - Bretagne, Pays de la Loire
Elodie Tourton - e.tourton@terresinovia.fr - Poitou-Charentes, Vendée, Limousin
 

Sortie hiver Montaison Normandy and Western Ile-de-France Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Bretagne, Pays de la Loire Centre-Val de Loire Ravageurs Rapeseed Non Equipe Zone Centre & Ouest

Spécial Tournesol 2026: Tertes Inovia renews its partnership with the Réussir group

Once again, the technical institute has contributed to the preparation of a publication dedicated to sunflower cultivation, published by the Réussir group.

Une nouvelle fois, l'institut technique a contribué à l'élaboration d'un support édité par le groupe Réussir et dédié à la culture du tournesol.

Dans ce nouveau numéro du Spécial Tournesol 2026, plusieurs articles ont été rédigés par les experts de Terres Inovia.

  • Une année 2025 chaude, sèche et... peu productive, par Elodie TOURTON.
  • Phosphore, potasse : les apports sont-ils bien valorisés ? par Emile LEREBOUR
  • Quel intérêt de la fertilisation azotée ? par Emile LEREBOUR
  • Évaluer le risque taupin et noctuelle terricole pour adapter la lutte, par Laurent RUCK
  • Un verticillium qui gagne du terrain dans l'ouest et le centre de la France, par Cécilia FONTYN
  • Dégâts d'oiseaux à la levée : comment diminuer les risques ? par Christophe SAUSSE
  • Caractéristiques des variétés de tournesol selon leur type et leur précocité, par Céline MOTARD

Consultez le Spécial Tournesol 2026 : ici.

tournesol à maturité
Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Fertilisation Récolte Ravageurs Maitrise des maladies Maladies Choix variétal Tournesol Non Elodie TOURTON - e.tourton@terresinovia.fr
Emile LEREBOUR - e.lerebour@terresinovia.fr
Laurent RUCK - l.ruck@terresinovia.fr
Cécilia FONTYN - c.fontyn@terresinovia.fr
Christophe SAUSSE - c.sausse@terresinovia.fr
Céline MOTARD - c.motard@terresinovia.fr

Planting lentils in good conditions

Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.

Photo : Zoé Le Bihan

Choisir sa parcelle

La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.

Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires. 

Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.

Limiter les risques liés aux maladies telluriques

Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle. 

Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces

Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices

La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.

Préparation du lit de semences et semis des lentilles

En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.

La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture. 

La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture). 

Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées

En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.

La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.

Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.

Fertilisation

Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.

La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Choisir sa variété

Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.

Implantation Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Implantation Lentille Oui Zoé Le Bihan