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Dans ce projet d’envergure, la diffusion des acquis sur les légumineuses à graines passe par la constitution de groupes d’agriculteurs, animés par des conseillers techniques. Terres Inovia intervient en qualité de coordinateur.
Cap Protéines+ s’inscrit dans la Stratégie nationale en faveur du développement des protéines végétales. L’enjeu est de renforcer la souveraineté protéique française grâce à l’acquisition de références technico-économiques et à l’accompagnement des acteurs des filières (des agriculteurs aux transformateurs).
Pour ce faire, Terres Inovia a constitué des groupes d’agriculteurs en partenariat avec des conseillers, principalement issus des chambres d’Agriculture, lesquels se chargent de l’encadrement. La réussite de leur animation repose sur un équilibre entre expertise technique de proximité et ouverture sur les enjeux de filière. 176 agriculteurs se sont pliés à cet exercice.
Crédit : Terres Inovia
De l’importance de communiquer sur le terrain
La souveraineté protéique française est fragilisée par la dépendance aux importations, l’instabilité géopolitique et la hausse des coûts de production. Dans ce contexte, le projet Cap Protéines+ (lancé en 2024 et qui fait suite à Cap Protéines) contribue à l’élaboration de références technico-économiques solides, puis à leur diffusion et appropriation par l’ensemble des acteurs des filières élevage et grandes cultures, des agriculteurs aux transformateurs.
Le transfert des résultats du projet vers les agriculteurs et apprenants passe par des groupes constitués de ces derniers et animés par des conseillers. Aujourd’hui, on dénombre 81 conseillers-animateurs sur le territoire hexagonal, dont 16 en grandes cultures, qui accompagnent la production de légumineuses à graines.
Fédérer autour des légumineuses à graines
Rien ne remplace le concret
Les visites de plateformes d’essais et les tours de plaine sont les formats qui mobilisent le plus les agriculteurs. Ces temps d’échanges permettent d’illustrer concrètement les problématiques techniques, comme le choix variétal, la gestion des ravageurs ou les modalités de récolte des légumineuses à graines.
L’idée à retenir : proposer des rendez-vous thématiques calés sur les stades clés de la culture pour renforcer l’intérêt du public.
Crédit : Olwen Thibaud, CA38
S’ancrer dans la filière locale
L'intérêt des agriculteurs s’accroît dès que le projet sort du cadre purement agronomique pour s’ancrer dans la filière locale. Les animations, qui incluent des collecteurs, des conserveries ou des acteurs de la restauration collective sont particulièrement attractives.
L’idée à retenir : organiser des réunions producteurs/transformateurs, notamment avec les légumeries du territoire, afin de planifier les surfaces et discuter des prix payés aux producteurs. Ces temps peuvent être complétés par des visites de laboratoires de transformation des légumineuses. Cette approche donne un sens économique et social immédiat aux efforts de production, en mettant en regard les besoins de l’aval et les pratiques de l’amont, essentiels pour construire une filière durable.
Crédit : Olwen Thibaud, conseillère grandes cultures bio à la CA38
La communication numérique comme facilitateur
Pour pallier les contraintes de calendrier et l’éloignement géographique, les groupes WhatsApp s’imposent comme un outil d’entraide quotidien apprécié. Ils permettent de partager des observations en temps réel, comme le suivi des vols d’héliothis en pois chiche, ce qui incite à surveiller sa culture de près.
L’idée à retenir : identifier les anciens membres du groupe ou les agriculteurs les plus expérimentés. Ils agissent comme des ambassadeurs auprès de leurs collègues, facilitent l’intégration des nouveaux et stabilisent la dynamique de groupe.
Relever les défis de l’animation
La mobilisation au fil de la campagne reste un défi. Elle passe par le maintien de l’engagement des agriculteurs déjà membres du groupe, dans un contexte marqué par des pics de travaux et une diversité de besoins. De plus, il est nécessaire de faire connaître les groupes auprès de nouveaux agriculteurs qui souhaitent se lancer dans la production de légumineuses à graines.
Pérenniser la dynamique avec les partenaires
Pour répondre aux divers défis, les partenaires suggèrent :
- la mutualisation : organiser des temps d’échanges avec d’autres groupes de producteurs pour partager des expérimentations et rompre l’isolement des petits collectifs ;
- le partage de ressources : faire circuler les résultats d’essais, les fiches techniques ou les retours d’autres régions pour maintenir un flux d’informations à haute valeur ajoutée ;
- la communication externe : diffuser l’existence des groupes WhatsApp via la presse locale et les réseaux sociaux.