Les conditions climatiques humides et chaudes sont toujours favorables à la progression du mycosphaerella - déjà bien présent cet automne-hiver sur les vieilles feuilles – il a localement flambé fin mars. Les fongicides pour protéger contre le sclérotinia et le mycosphaerella appliqués à cette période ont-ils besoin d’être relayés ?
Les fongicides disponibles ont majoritairement une action préventive. En présence de mycosphaerella et en considérant la météo favorable aux contaminations : appliquez au moins 80 % de la dose homologuée du fongicide 10 à 15 jours après le T1. Privilégiez les spécialités à base de triazole en variant les substances actives par souci d’alternance, par rapport au premier traitement.
Photo : Mycosphaerella jusqu’aux plus jeunes feuilles (variété très précoce), 5 avril 2024, Saint Hilaire des Loges (85)
En traitement relai, le prothioconazole reste la substance active la plus efficace sur mycosphaerella suivi par le metconazole et le difénoconazole, voire le tébuconazole. Les solutions à base de prothioconazole sont JOAO, SKEA, EUSKATEL. Les solutions à base de metconazole sont CARAMBA STAR, METCOSTAR90, de difénoconazole comme PASSERELLE, voire de tébuconazole BALMORAL, ULYSSES. Attention aux DAR des spécialités (56 à 63 jours) et au stade limite d’application plus restrictif pour certaines. En période de floraison, respectez les horaires d’application.
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En présence de tâches de mycosphaerella, afin de limiter sa progression sur les étages supérieurs et les siliques, 10 à 15 jours après le T1 (urgent en l’absence de T1) :
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Pour aller plus loin :
► Flambée de mycosphaerella dans les colzas de Poitou-Charentes/Vendée
► Protection des abeilles et autres insectes pollinisateurs durant la floraison
Elodie Tourton - Poitou-Charentes, Vendée, Limousin
Gwénola Riquet - Chargée mission Protection intégrée cultures Intrants&Biocontrôle