Published on 14 March 2024 | Updated on 16 December 2025

Etat des cultures – lupin d’hiver (13/03/2024)

Les lupins d’hiver, semés entre le 10 septembre et le début du mois d’octobre, sont au stade reprise de végétation. Magnus, variété la plus précoce à floraison, laisse déjà apparaitre ses boutons floraux.

Les lupins d’hiver, semés entre le 10 septembre et le début du mois d’octobre, sont au stade reprise de végétation. Magnus, variété la plus précoce à floraison, laisse déjà apparaitre ses boutons floraux.

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Premiers boutons floraux de lupin de l'année

Seules les parcelles présentant des zones d’hydromorphie sont réellement en souffrances, les importants cumuls d’eau reçus depuis la mi-octobre ayant asphyxié les plantes.

Cartographie 1 : Cumul de pluies 15 octobre 2023 au 01 mars 2024

Cartographie 2 : % de pluies par rapport à la normale sur 20 ans, du 15 octobre 2023 au 01 mars 2024

En sol drainant et sain, les lupins sont bien implantés, le pivot descend profondément. On note néanmoins une faible densité de chevelu racinaire, et une quantité de nodosités moins importante qu’habituellement, sans pour autant remettre en cause l’autonomie du lupin vis-à-vis de sa nutrition azotée.

Hormis les parcelles à zones hydromorphes, où les pertes peuvent être importantes, les pertes de pieds hivernales sont faibles.

Aucune perte due au gel n’est observée, les quelques pertes sont liées à la mouche des semis (racines nécrosées) ou aux limaces (morsures sur les racines), aux thrips (pieds nains) et au gibier (bouton terminal brouté) – en moyenne 12% des pieds disparaissent.

Dégâts de thrips sur lupin Dégâts de gibier sur lupin​​​​​​​

​​​​​Les peuplements sont bons et homogènes, compris entre 16 et 39 pieds/m² (24 en moyenne). Pour rappel, l’objectif est de 20 à 25 pieds/m² en sorte d’hiver.

L’enherbement a été correctement géré : les parcelles sont dans l’ensemble propres, même si certains KERB Flo (propyzamide) n’ont pas pu être réalisés.

Dans certaines parcelles, notamment les plus denses, des symptômes d’anthracnose peuvent être observés sur un faible nombre de plantes. Les attaques ayant été fortes l’an passé et l’humidité demeurant constante, l’inoculum est présent dans les parcelles et la maladie peut se développer.
L’évolution de cette maladie doit être surveillée de près, en particulier si le temps doux et humide persiste.

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Dégâts d'anthracnose sur lupin

►​​​​​​​ Protéagineux d’hiver : point sur la pression maladies en sortie d’hiver

Agathe Penant - a.penant@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest