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Avec l’apparition très précoce des boutons floraux cette année, certains agriculteurs s’interrogent sur l’impact d’un apport tardif d’azote sous forme de solution azotée.  

Les brûlures observées proviennent essentiellement d’un effet de contact : les gouttes d’engrais déposées sur les organes se concentrent lorsque l’eau s’évapore. L’augmentation de la concentration en sels peut alors provoquer une déshydratation et une nécrose des tissus. Les feuilles récentes et surtout les boutons floraux, dont les tissus sont jeunes et peu protégés par une cuticule, sont particulièrement sensibles. De plus, les microcavités présentes dans les boutons peuvent retenir les gouttes et prolonger le contact avec la solution.

Le risque augmente lorsque les boutons sont bien visibles et exposés sur les inflorescences (progressions du stade D1 vers E), et dès l’apparition des premières fleurs (stade F1). La sensibilité augmente avec la proportion de boutons exposés aux gouttes. Les conditions météorologiques jouent également un rôle important : temps chaud, ensoleillé, sec ou venteux favorise l’évaporation rapide et accentue la concentration de la solution.

Dans la majorité des situations, les conséquences sur le rendement restent limitées, sauf si la culture est déjà très fragilisée. Le colza possède en effet une forte capacité de compensation, grâce à la mise en place progressive de ses composantes de rendement (graines/m² et PMG).

En pratique, si aucune autre forme d’engrais n’est disponible, il est préférable de solder l’azote, même sous forme liquide à un stade proche de E-F1, plutôt que de faire l’impasse. L’application de solution azotée peut être réalisée de préférence sous la pluie, ce qui limitera les brûlures.

L'équipe Centre & Ouest

À la faveur des récents jours exceptionnellement chauds et ensoleillés, les méligèthes ont parfois fait une apparition soudaine dans les colzas. L’annonce de conditions météo a priori favorables (voire très favorables) aux arrivées d’insectes - méligèthes et charançons - incite à la prudence et au suivi régulier pour les 15 prochains jours, au moins. Les parcelles fragilisées (larves d’altises, sols humides en février, faibles biomasses...) sont les plus à risque.

Les colzas sont globalement tous dans la phase sensible aux méligèthes : stade D1, D2 majoritairement, stade E pour les plus précoces. Le stade F1 pourrait survenir avant le 20-25 mars dans les situations les plus précoces.

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Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr

Malgré le dépassement des 20°C ce mercredi 25 février, rien à signaler sur les secteurs de Saint-Jean-d'Angély, Matha et Rouillac.

Surprise ce jeudi 26 février sur les secteurs de Saintes, Pons, Gémozac et Cozes, colzas au stade D2, nombre de méligèthes par plante supérieur au seuil de nuisibilité sur la variété d'intérêt en présence d'une variété précoce au stade E (plus infestée).

Après ces 3 jours de grand beau, comptez le nombre de méligèthes sur vos colzas pour évaluer si une protection est nécessaire. Soyez encore plus vigilants pour les colzas handicapés par de fortes infestations de larves de grosses altises et/ou l'hydromorphie hivernale et qui peinent à redémarrer.