Implantation

Implanter la lentille dans de bonnes conditions

La lentille trouve pleinement sa place dans les rotations, à condition de soigner son implantation. Du choix de la parcelle à la fertilisation en passant par la préparation de sol, plusieurs leviers techniques permettent de sécuriser le potentiel de rendement et la qualité de la récolte.

La lentille trouve pleinement sa place dans les rotations, à condition de soigner son implantation. Du choix de la parcelle à la fertilisation en passant par la préparation de sol, plusieurs leviers techniques permettent de sécuriser le potentiel de rendement et la qualité de la récolte.

Choisir la parcelle adéquate

Pour garantir une bonne mise en place des nodosités qui sont essentielles à la nutrition azotée de la culture, il est recommandé d’implanter la lentille dans des sols drainants, bien aérés avec de faibles reliquats azotés. 
La lentille s’adapte donc particulièrement bien aux sols superficiels présentant une réserve utile faible à moyenne. Les sols argilo-calcaires superficiels à moyens, ainsi que certains sols volcaniques ou granitiques dans le Velay (premier bassin historique de production de lentille), offrent des conditions favorables à son développement. Les craies de Champagne sont également des types de sol propices à la lentille. 
Les sols hydromorphes, les limons battants ou, à l’inverse, les sols très séchants sont donc à éviter. Des sols fertiles et profonds favorisent un développement végétatif excessif, augmentant les risques de verse et la sensibilité aux maladies foliaires. 
 

Anticiper les maladies telluriques

La lentille est sensible à l’Aphanomyces euteiches, ainsi qu’à des complexes de Fusarium spp. et Pythium spp. La gestion est essentiellement préventive. Il est indispensable d’éviter les retours trop fréquents de la lentille ou d’autres cultures hôtes (pois, luzerne…) sur une même parcelle. L’allongement des rotations constitue le principal levier de maîtrise.

Miser sur des parcelles propres

Au début de son cycle, la lentille supporte mal la concurrence avec les adventices. Les parcelles à faible salissement sont à privilégier, notamment celles exemptes d’adventices problématiques comme le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines espèces, telles que les morelles, le xanthium ou l’ambroisie, peuvent entraîner un déclassement de la récolte vers l’alimentation animale, avec des conséquences économiques directes. 

Soigner le lit de semences et le semis

Dans l’Ouest et le Sud de la France, les semis peuvent débuter dès la mi-février. Dans les régions plus froides, il est préférable d’attendre le mois de mars et un réchauffement suffisant des sols.
Un travail du sol soigné sur les 15 premiers centimètres et un sol bien ressuyé sont indispensables. Une température supérieure à 6 °C au moment du semis favorisera une levée rapide et homogène.
La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm avec un semoir à céréales. En sols caillouteux, un roulage post-semis peut être envisagé pour niveler la surface, en veillant à intervenir avant le stade 7–8 feuilles.
L’objectif de peuplement est de 220 à 250 plantes levées/m². En agriculture biologique, une majoration de densité de 10 à 30 % est souvent pratiquée pour renforcer la compétitivité vis-à-vis des adventices. Attention cependant, une densité trop élevée favorise l’auto-compétition, réduit les ramifications et accroît les risques de verse et de maladies fongiques. 

Une fertilisation raisonnée

Grâce à sa symbiose avec Rhizobium leguminosarum, bactérie naturellement présente dans les sols, la lentille fixe l’azote atmosphérique et ne nécessite pas d’apport azoté. Pour les autres éléments fertilisants, ses besoins restent modérés. Les apports conseillés se situent autour de 30 à 50 unités de phosphore, 60 à 80 unités de potasse et 20 à 25 unités de magnésium.

Levée de lentille
Implantation France entière Implantation Lentille Compatible Mathieu DULOT (m.dulot@terresinovia.fr) - Solana VERA (s.vera@terresinovia.fr)

Le guide de culture 2026 dédié au tournesol est disponible

Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Terres Inovia a mis à jour son guide de culture consacré au tournesol. Ce support complet, actualisé avec la nouvelle identité visuelle de l’institut, accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers lors de la prochaine campagne. Comme chaque année, il est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.

Économe en intrants et bénéficiant d’un progrès génétique continu, le tournesol est une culture durable et compétitive, pourvoyeuse de bénéfices pour les systèmes de culture dans lesquels il est inclus. Tête de rotation à cycle court, doté d’une bonne capacité de tolérance au stress hydrique, il s’adapte à de nombreux contextes de production.

Le guide de culture tournesol de Terres Inovia permet de tout savoir sur l’itinéraire technique du tournesol : choix variétal, implantation, stratégie de lutte contre les bioagresseurs, conservation des graines, etc.

Dans cette édition 2026, Terres Inovia a actualisé l’ensemble de ses conseils et positions techniques, à l’instar des recommandations pour lutter contre le mildiou, les caractéristiques réglementaires des solutions préconisées, ou encore la liste des variétés évaluées dans le réseau Terres Inovia. Quant aux références économiques présentées, elles sont en phase avec les éléments de contexte actuel.

 

Le guide de culture tournesol 2026 peut être téléchargé gratuitement sur le site internet de l’institut.

 

Le guide en version imprimée est également gratuit, seule une participation aux frais de port est demandée. Le guide de culture tournesol 2026 sera livré à partir du 23 février 2026.

 

France entière Biodiversité OAD Accidents climatiques Couverts végétaux Implantation Désherbage Débouchés Fertilisation Culture en dérobé Orobanche Irrigation Ravageurs Récolte Stockage Maladies Tournesol Terres Inovia

Une pression maladies intense et précoces dès la sortie d'hiver

Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.

Les conditions humides et relativement douces du mois de janvier ont été favorables au développement précoce et rapide de maladies du feuillage pour les cultures de féveroles d'hiver du Sud-Ouest, essentiellement le Botrytis mais aussi l'Ascochytose (anciennement Anthracnose) dans une moindre mesure. Dans les cas les plus sévères, et pour les situations où la destruction n'était pas initialement prévue, peut se poser la question du maintien de la parcelle et du choix de la culture de remplacement.

Petits rappels sur la reconnaissance des maladies

Le Botrytis

Le botrytis est une maladie aérienne très fréquente sur féverole d’hiver, provoquée par un champignon : Botrytis fabae. Les symptômes sont répartis de façon homogène dans la parcelle et se présentent sous forme de très nombreuses petites tâches marron qui s’étendent et se rejoignent à mesure que la maladie se développe. A terme, elle occasionne une défoliation et des coulures de fleurs. Elle apparaît notamment sur les parcelles semées précocement et/ou densément. 

Les conditions météorologiques de ce début d’année ont été particulièrement favorables au développement de la maladie, notamment sur les parcelles semées précocement (mi-octobre) et/ou de fonds de vallée fortement exposées aux excès d’eau récents. De premiers symptômes sont également visibles sur les parcelles semées plus tardivement (courant novembre). Dans ces circonstances, la nuisibilité s’annonce déjà être très élevée.

(Secteur d’Auch (32) le 02/02/2026 - Crédit photo : Terres Inovia)
 

Ascochytose:

Bien moins fréquente que le Botrytis, l’Ascochytose, anciennement appelée Anthracnose, est provoquée par le champignon Ascochyta fabae. Lorsque les températures sont fraîches (10-15°C) et l’humidité est élevée, elle apparaît en foyers dans la parcelle, caractérisée par des taches brun cendré peu nombreuses avec des points noirs au centre (pycnides). Elles évoluent le plus souvent en « coulures » au pourtour brun-noir. Avec le temps, le centre des taches s’éclaircit et se nécrose allant parfois jusqu’à trouer les feuilles. Sur les tiges, des lésions du même type mais plus allongées peuvent se développer et provoquer des cassures.

Cette maladie est notamment transmise par la semence. Pour limiter au maximum l’inoculum primaire, l’utilisation de semences saines et le traitement des semences sont primordiaux. Le traitement de semences PREPPER (Fludioxonil) est disponible et donné efficace contre l’Ascochytose, mais il n’a pas été évalué contre ce pathogène par Terres Inovia à ce jour.

La majorité des variétés de féverole d’hiver présente un bon comportement vis-à-vis de cette maladie.

(Ascochytose sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)

 

La Cercosporiose


La Cercosporiose (Cercospora zonata) provoque des lésions sombres avec une zonation concentrique sans ponctuations noires. Elles apparaissent précocement à la base du couvert et évoluent généralement peu. Cette maladie est peu fréquente et peu nuisible. 
(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia)
 

La Rouille

La rouille (Uromyces fabae) est une maladie fréquente et très préjudiciable sur féverole. Elle se développe sur le feuillage sous la forme de pustules brun-rouge auréolées d’un anneau plus clair. Lorsque les conditions climatiques sont très favorables (temps chaud >20°C et humide) la rouille peut recouvrir, parfois de manière rapide et fulgurante, la totalité des feuilles voire des tiges, provoquant un dessèchement prématuré des plantes.

Elle peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement (25 à 40 q/ha) lorsque l’attaque est précoce et importante, et qu’aucun traitement n’est réalisé.

(Rouille sur féverole d’hiver - Crédit photo : Terres Inovia )

 

Comment agir si la maladie est déjà présente ?

Aller observer les parcelles pour estimer le risque de forte nuisibilité Botrytis

Dans ce contexte d’arrivée précoce des maladies sur féverole d’hiver, il convient d’aller observer très rapidement les parcelles assolées pour estimer le niveau d’infestation actuel, et par extension la nuisibilité potentielle. Pour ce faire, il sera nécessaire de réaliser les observations suivantes, sur 5 à 8 placettes de 5 pieds représentatives de la parcelle :

  1. La densité de peuplement (nombre de pieds/m²)
  2. L’état sanitaire des pieds sur chaque placette (% de surface foliaire avec symptômes de maladie pour ce qui est du Botrytis, présence de taches pour ce qui est de l’Ascochytose)

En fonction de la densité de peuplement et de la part de surface foliaire touchée par le Botrytis, il est possible d’estimer à priori le risque de nuisibilité significative (> 30%) pour le rendement final de la culture. Terres Inovia a élaboré un tableau d’aide à la décision pour savoir où votre parcelle se situe vis-à-vis du risque Botrytis. 

Cette estimation est à réaliser dès maintenant dans le Sud-Ouest. L’expérience nous montre qu’il y a une corrélation entre présence de la maladie en sortie d’hiver et nuisibilité pouvant atteindre jusqu’à 30% de potentiel de rendement à la récolte.

Intervenir lorsque les conditions seront propices ou retourner la parcelle ?

Pour ce qui est du Botrytis, les interventions fongicides n’ont pas d’effet curatif sur la maladie. Du fait de l’impossibilité d’intervenir immédiatement en parcelle, il conviendra de sérieusement penser à procéder au retournement des parcelles déjà fortement infestées (> 15% de surface foliaire avec symptômes dès à présent).

Pour les autres cas, notamment pour les semis tardifs (à partir de la mi-novembre, début décembre), il sera généralement possible de patienter et d’intervenir dès la fin-février ou début mars, lorsque les conditions météorologiques et la portance des sols seront plus favorables. Afin d’adapter au mieux la stratégie fongicide au contexte épidémiologique de l’année, Terres Inovia présente dans son Guide Culture divers exemple de programmes fongicides, qu’il est possible de retrouver ici.

En cas de retournement de la parcelle, le choix de la culture de remplacement dépendra, entre autres, des programmes de désherbage appliqués en entrée d’hiver. Voici un tableau récapitulatif des espèces implantables au printemps et des délais de semis à respecter en fonction des spécialités herbicides employées en début de campagne.

Vos contacts régionaux

  • Quentin LAMBERT (q.lambert@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Occitanie
  • Quentin LEVEL (q.level@terresinovia.fr) – Ingénieur régional de développement – Ex-Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées 
     
Levée Est Occitanie Ouest Occitanie Sud Aquitaine Accidents climatiques Maitrise des maladies Implantation Féverole d'hiver Compatible Quentin LEVEL - Terres Inovia - q.level@terresinovia.fr

Bilan de Campagne Soja 2025 - Sud Ouest

Terres Inovia, l’institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre, présente son bilan de campagne 2025 pour la culture de soja. Dans le Sud-Ouest (Départements d’ancienne Aquitaine et Midi-Pyrénées), le rendement régional est estimé à 29 q/ha, en baisse de 6% par rapports aux rendements estimés pour la campagne 2024 (source : Terres Inovia), pour des surfaces annoncées à 63 000 ha, soit une baisse de près de 30% par rapport à la moyenne quinquennale (source : Agreste – SAA 2020 à 2024).

Terres Inovia, l’institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre, présente son bilan de campagne 2025 pour la culture de soja. Dans le Sud-Ouest (Départements d’ancienne Aquitaine et Midi-Pyrénées), le rendement régional est estimé à 29 q/ha, en baisse de 6% par rapports aux rendements estimés pour la campagne 2024 (source : Terres Inovia), pour des surfaces annoncées à 63 000 ha, soit une baisse de près de 30% par rapport à la moyenne quinquennale (source : Agreste – SAA 2020 à 2024).

Focus : les rendements par région

La campagne 2025 a été marquée par de fortes disparités de rendements entre les parcelles cultivées en sec et celles qui ont été irriguées au cours de l’été, principalement en raison des conditions météorologiques estivales, chaudes et surtout sèches entre juillet et la mi-août. Les dates de semis ont également contribué à la variabilité des rendements, avec une plage de semis étalée de la mi-avril au début du mois de juin, conséquence d’un printemps pluvieux.

En ex-Aquitaine, les rendements moyens fluctuent de 26 à 34 q/ha selon les départements, pour une moyenne globale de 30 q/ha, avec de forts écarts entre conduites en sec (8 à 30 q/ha exceptionnellement dans les sols à forte réserve utile et implantation précoce, pour une moyenne estimée à 16 q/ha) et irriguées (25 à 48 q/ha, pour une moyenne estimée à 39 q/ha). 

En ex-Midi-Pyrénées, les rendements moyens sont légèrement inférieurs, estimés à 27 q/ha de moyenne, avec là aussi de grands écarts entre départements (20 à 33 q/ha) et conduites (7 à 15 q/ha en sec, contre 20 à 45 q/ha en irrigué, avec quelques rendements exceptionnels à 55 q/ha très localement).

Des semis perturbés par la pluie

Les semis 2025 se sont décalés à cause des cumuls de pluies et des retards engendrés pour la préparation des sols. Dans le Sud-Ouest, l’essentiel des semis ont été effectués entre la mi-avril et la fin du mois de mai. Une fois les graines en terre, hormis quelques situations de pertes de pieds liés à des dégâts de taupins ou de mouches du semis, la levée s’est déroulée sans encombre.

Un début d'été caniculaire & une floraison sous la chaleur et la sécheresse

La seconde moitié du mois de juin est marquée par une séquence météorologique anormalement chaude et sèche qui a fortement impacté le développement des sojas, arrivant alors à début floraison pour les parcelles les plus précoces. Cette séquence s’est achevée par des pluies d’orages inégalement réparties sur l’ensemble du territoire.

Tout au long du mois de juillet, jusqu’à la mi-août, l’absence de pluies significatives et les remontées de températures ont été défavorables à la ramification et à la bonne fertilité des sojas conduits en sec et/ou insuffisamment irrigués, limitant de fait leur potentiel, notamment dans les terres les plus superficielles. Les parcelles régulièrement irriguées ont été moins impactées, expliquant ainsi les forts écarts de rendements obtenus à la récolte.

Une pression ravageurs moindre que les campagnes précédentes

Les attaques d'héliothis (Helicoverpa armigera) et de pyrale du haricot (Etiella zinckenella) sont rares, à des niveaux bien en-deçà des campagnes précédentes, tandis que les attaques de punaises (Nezara viridula et Halyomorpha halys) sont hétérogènes, avec des dégâts importants à la marge, selon le stade du soja (R5-R6) au moment de l'arrivée de l'insecte, l'absence de protection insecticide et/ou d'irrigation.

Pour plus d’informations, consultez le BSV Bilan régional 2025 ici.
 

Des pluies non-limitantes en fin de cycle, favorables au remplissage des graines

Les pluies sont revenues au cours de la dernière décade d’août et ce sont poursuives jusqu’à la mi-septembre. Ces précipitations, associées aux baisses de températures de fin d’été, ont permis d’allonger la fin de cycle des sojas et d’accompagner le bon remplissage des gousses des parcelles tardives (semis tardifs, variétés du groupe I).

Cet allongement de cycle a néanmoins ralenti l’entrée en maturité des parcelles les plus tardives, retardant les récoltes et dégradant parfois la qualité des lots moissonnés (humidité trop élevée, reprise de végétation, impuretés, etc.).
 

Une récolte qui s'étale entre les gouttes

La récolte s’est déroulée entre la mi-septembre et début-novembre, en fonction de la vitesse d’arrivée à maturité et des fenêtres de récoltes disponibles. Hormis pour les récoltes les plus tardives, la qualité est au rendez-vous, avec des niveaux d’humidité inférieur à 14% et des taux de protéines dans la moyenne. 

Des surfaces en diminution constante depuis 2022

Les difficultés de production de ces dernières années, cumulées avec une conjoncture défavorable pour les productions biologiques, impactent directement les surfaces cultivées, avec une baisse de -5% en ex-Midi-Pyrénées et -8% en ex Aquitaine par rapport à 2024 (source : Agreste – SAA 2020 à 2024). Elle s’inscrit dans une dynamique de réduction constante des surfaces implantées en soja depuis 2022, avec une diminution des surfaces de -31% en Aquitaine et de -43% en Midi-Pyrénées en 3 ans (source : Agreste – SAA 2020 à 2024), principalement dans les territoires où la culture était conduite en pluvial et/ou en agriculture biologique.

Au niveau économique, si la rentabilité des parcelles conduites en pluvial est en moyenne très mauvaise, avec des marges nettes négatives, les parcelles irriguées affichent un niveau de marge nette (aides couplées et découplées comprises) positif (simulations de Terres Inovia à partir des données du CER France), ce qui est à souligner au vu des performances économiques récentes des exploitations en grandes cultures, hors cultures à forte valeur-ajoutée (source : données Agreste/RICA 2025, OTEX 15), dans un contexte de forte baisse des prix des céréales.
 

Vos Contacts Régionaux :

  • Quentin Level (q.level@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
  • Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Occitanie
Implantation Début de cycle / croissance Maturité/récolte Est Occitanie Ouest Occitanie Sud Aquitaine Légumineuses à graines Implantation Ravageurs Soja Compatible Quentin LEVEL - q.level@terresinovia.fr

Réussir l’implantation des pois et féveroles de printemps

Les semis des protéagineux de printemps débutent dès fin janvier en Poitou-Charentes/Vendée et s’étaleront jusqu’à mi-mars sur l’ensemble des bassins de production de la moitié nord. L’implantation est une étape clé pour assurer le bon développement de la culture et son futur potentiel de rendement. 

Choisir sa parcelle

Les protéagineux de printemps sont sensibles au stress hydrique de fin de cycle (floraison à remplissage), il faut éviter de les implanter en sols séchants et superficiels. En conduite pluviale, les sols profonds sont donc à privilégier avec une réserve utile idéalement de 150 mm et plus (>100 mm à minima). Attention également aux argiles lourdes et limons hydromorphes, pouvant compliquer leur implantation.

Les parcelles saines d’aphanomyces sont à privilégier pour implanter un pois de printemps. L’Aphanomyces étant la maladie tellurique la plus préjudiciable sur le pois (pertes de rendement importantes), le risque doit être évalué avant l’implantation (évaluer le risque avec l’outil EVA de Terres Inovia). La féverole n’est pas concernée par la maladie.

Préparer une structure favorable aux nodosités

L’objectif est d’obtenir une bonne structure de sol pour assurer l’enracinement du pois et développer les nodosités. Le lit de semences doit être meuble sur les 8-10 premiers centimètres du sol pour favoriser un bon contact sol/graine et une levée rapide. Une structure poreuse sur les 15-20 premiers centimètres permettra aux nodosités et radicelles de se développer correctement. Le pois est très sensible aux asphyxies racinaires, les zones compactes doivent être évitées afin de favoriser le ressuyage. 

En cas de mauvais nivellement ou de sol refermé durant l’hiver, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation. Pour les sols à risque de battance, ne pas hésiter à laisser quelques mottes en surface (2-3 cm). Un roulage est conseillé (hors sol battant) pour assurer le contact sol-graine et protéger de la phytotoxicité des herbicides.

Date de semis, profondeur et densité

Les dates de semis des protéagineux de printemps sont à adapter à la zone géographique.  En Poitou-Charentes et en Vendée, les semis peuvent démarrer dès fin janvier si le sol est bien ressuyé et si des températures gélives fortes ne sont pas attendues dans les 2 à 3 jours qui suivent le semis (gel possible des graines lors de l’imbibition). À noter qu’il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée. Si les conditions de portance le permettent, favoriser les semis précoces, qui permettent de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique). 

 

En termes de réglementation et d’usage des herbicides, les protéagineux semés avant le 01/02 sont considérés comme des protéagineux d’hiver, et à partir du 01/02 comme des protéagineux de printemps (peu importe le type variétal, « hiver » ou « printemps »). Certaines solutions disponibles en pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps et inversement. La date de semis est donc à prendre en compte dans la stratégie de désherbage.

Semer à 4-5 cm de profondeur les pois et 6-7cm pour les féveroles. Attention à ne pas semer trop dense, au risque de surinvestir le poste de semences et de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement.

Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de pois de printemps :

 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

Sol de craie

70 à 80 graines/m²

90 graines/m²

105 graines/m²

PMG 230 g

160 à 180 kk/ha

205 kg/ha

240 kg/ha

PMG 260 g

180 à 210 kg/ha

235 kg/ha

275 kg/ha

Conseils pour un taux de germination de 90%


Doses de semis selon le type de sol et le PMG des graines de féveroles de printemps :

 

Sol limoneux

Sol argileux ou caillouteux

40 à 45 graines/m²

45 à 50 graines/m²

PMG 400 g

160 à 180 kg/ha

180 à 200 kg/ha

PMG 450 g

180 à 200 kg/ha

200 à 225 kg/ha

Conseils pour un taux de germination de 90%

Le pois s’adapte à des écartements de 12 à 35 cm. La féverole peut se semer de 17 à plus de 45 cm d’écartement. Les semis au monograine permettent de diminuer la densité de 5 grains/m² et d’envisager des stratégies de binage.

Fertilisation

Aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire : les protéagineux sont autonomes pour leur nutrition azotée grâce à la fixation symbiotique de l’azote atmosphérique. 

Le pois et la féverole sont moyennement exigeants en phosphore et potasse. Cependant, ces éléments restent essentiels au bon développement de la plante et des nodosités. La dose est à raisonner en fonction des exportations, de la teneur du sol en P et K et du nombre d’années sans apport. 

Doses moyennes conseillées

Pois

Féverole

PhosphorePailles non exportées

55

60

Pailles exportées

65

60

PotassePailles non exportées

85

70

Pailles exportés

145

100*

Doses conseillées en kg/ha pour un rendement de 55q/ha en pois et 40 q/ha en féverole
* seulement si sol pauvre, autrement pas de compensation supplémentaire

Choisir sa variété

Consultez la synthèse variétale Pois de printemps (graines jaunes) 2025 et la synthèse féverole de printemps sur le site myvar de Terres Inovia.


Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest
Bastien Remurier - b.remurier@terresinovia.fr - Référent protéagineux zone Centre & Ouest

Implantation France entière Implantation Féverole de printemps Pois de printemps Non Bastien Rémurier et Solana Vera

Implanter la lentille dans de bonnes conditions

Les semis de lentille pourront débuter dès la mi-février en Poitou-Charentes/Vendée. Voici quelques recommandations pour réussir une bonne implantation.

Photo : Zoé Le Bihan

Choisir sa parcelle

La culture de la lentille est très adaptée pour valoriser les sols superficiels qui présentent une réserve utile faible à moyenne. Les sols à privilégier sont les sols argilo-calcaires superficiels, moyens ou des sols volcaniques et granitiques.

Afin de favoriser la bonne mise en place des nodosités, il est recommandé d’implanter les lentilles dans des sols drainants, aérés et appuyés, avec de faibles réserves azotées. La lentille étant sensible aux excès d’eau et au stress hydrique en fin de cycle, il faut éviter les sols hydromorphes, limons battants et les sols très séchants. De plus, une forte réserve utile favorisera une végétation exubérante, et augmentera le risque de verse en fin de cycle et les maladies foliaires. 

Enfin, la lentille étant une culture avec des premières gousses proches du sol, les sols très caillouteux peuvent compliquer le chantier de récolte.

Limiter les risques liés aux maladies telluriques

Les maladies telluriques affectant la lentille sont provoquées par des champignons tels que l’Aphanomycès euteiches, ou des complexes de Fusarium spp et Pythium spp. La présence d’agents pathogènes du sol est à prendre en compte lors du choix de la parcelle car la lutte est préventive : il faut éviter le retour trop fréquent de la lentille ou d’autres cultures hôtes sur la même parcelle. 

Pour évaluer le potentiel infectieux des parcelles, vous pouvez contacter le laboratoire de Terres Inovia pour obtenir un diagnostic : Le test aphanomyces

Privilégier les parcelles à faibles pressions adventices

La lentille est une culture peu concurrentielle durant le début de son cycle, qui peut être fortement pénalisée si la flore adventice est trop élevée. Les parcelles à faibles pressions adventices sont à privilégier, ainsi que les parcelles indemnes de flores difficiles telles que le datura, l’ambroisie, le bleuet ou l’ortie royale. Certaines adventices, comme les morelles, le xanthium, l’ambroisie ou le datura peuvent également entrainer le déclassement de la récolte vers l’alimentation animale.

Préparation du lit de semences et semis des lentilles

En pluriannuel sur le secteur Poitou-Charentes, les parcelles de lentilles sont généralement semées entre la mi-février et la mi-mars. Ces dates correspondent aux préconisations de Terres Inovia.

La lentille supporte très mal les sols compactés, qui sont défavorables à l’enracinement et à la formation des nodosités. Il est conseillé de la semer dans un sol bien travaillé et ressuyé sur les 15 premiers centimètres. Un sol bien réchauffé (supérieur à 6 °C) au moment du semis permettra un départ dynamique de la culture. 

La profondeur optimale de semis se situe entre 2 et 3 cm de profondeur avec un semoir à céréales. L’écartement recommandé est entre 12 et 17 cm pour éviter un trop grand salissement de la parcelle. En cas de sols très caillouteux, un roulage des parcelles peut être réalisé post-semis afin de niveler le sol (ne pas dépasser le stade 7-8 feuilles de la culture). 

Semer 270 grains/m² pour les semis précoces, et 300 grains/m² pour les semis tardifs. L’objectif de peuplement à la levée est d’obtenir entre 220 à 250 plantes/m² levées

En agriculture biologique, les densités de semis sont majorées afin de mieux gérer le salissement de la parcelle. Cette majoration varie entre +10 et +30% par rapport aux densités préconisées en conventionnel. Attention cependant à ne pas semer trop dense : des surdensités trop importantes peuvent entraîner de l’auto-compétition, moins de ramifications, et favoriser la verse et les maladies fongiques.

La lentille peut également être semée en association, en gardant la même dose de semis qu’en pur. En Poitou-Charentes, la lentille est principalement associée à de la cameline ou à du lin.

Enfin, la lentille étant peu couvrante durant le début de son cycle, la mise en place d’un programme de désherbage est recommandée pour limiter la croissance des adventices.

Fertilisation

Dans ses nodosités, la lentille réalise une symbiose avec la bactérie Rhizobium leguminosarum, naturellement présente dans les sols, pour fixer l’azote atmosphérique. Elle n’a donc pas besoin de nutrition azotée.

La lentille est une culture peu exigeante : pour un rendement de 15 à 25 q/ha, apporter 30 à 50 unités de P2O5, 60 à 80 unités de K2O et 20 à 25 unités de Mg.

Choisir sa variété

Consultez les résultats complets des essais variétés 2025 sur le site Myvar de Terres Inovia.


Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieure de développement zone Centre & Ouest

Implantation Poitou-Charentes, Vendée, Limousin Implantation Lentille Oui Solana Vera

Implantation du tournesol : viser une levée avant le 1er mai

Dans un contexte de changement climatique, saisir les premiers créneaux de semis et positionner la graine dans un sol parfaitement structuré sont devenus des conditions incontournables de réussite de la culture.

Dans un contexte de changement climatique, saisir les premiers créneaux de semis et positionner la graine dans un sol parfaitement structuré sont devenus des conditions incontournables de réussite de la culture.

implantation tournesol Terres Inovia

Un tournesol robuste doit valoriser au mieux les ressources hydriques estivales, et n’être limité ni par son peuplement, ni par sa surface foliaire. Or, les dernières campagnes ont été discriminantes selon la période à laquelle a été semée la culture. Ce fut particulièrement vrai en 2025 ; les tournesols semés en mai ont été exposés dès mi-juin à des fortes températures et à des déficits hydriques alors qu’ils étaient encore en début de phase végétative. Ces stress, s’ils sont marqués, limitent la surface foliaire déployée par la plante ; les tournesols restent chétifs et la perdent une part du potentiel de production.

Eviter cet écueil nécessite de saisir les premiers créneaux favorables au semis, dès que la température du sol dépasse 8°C à 5 cm de profondeur. L’enjeu est de positionner au mieux le cycle de la culture par rapport à l’offre climatique. Un tournesol semé début avril atteindra la floraison au tout début de l’été, statistiquement plus arrosé que le reste de cette saison. En outre, la probabilité de recevoir des cumuls importants de pluie augmente à partir de mi-avril et jusqu’à fin mai (figure 1). Ainsi, laisser passer un créneau favorable peut décaler le semis de plusieurs semaines.

Détruire les couverts à temps

Être prêt à semer début avril nécessite d’avoir bien géré la destruction des couverts végétaux, dont la réussite repose sur un compromis entre l’humidité du sol et l’état du couvert. Une destruction précoce est indispensable si le couvert est envahi d’adventices (notamment de graminées), s’il présente un risque de grenaison, s’il ne comporte pas de légumineuses (destruction au moins deux mois avant le semis du tournesol) ou s’il a atteint 3 à 4 tonnes de matière sèche. Au-delà de cette biomasse, il pourrait impacter la réserve hydrique des sols.

Lors de cette période clé, un suivi rigoureux de l’humidité des sols contribuera à déclencher la destruction au bon moment. Ne pas s’interdire de faire plusieurs tentatives en reportant l’intervention si le résultat n’est pas satisfaisant, et rester vigilant à la présence de résidus trop grossiers qui risquent de nuire au contact sol-graine, et de générer une activité plus importante des limaces au printemps.
 

Ne pas intervenir sur sols trop humides

Les interventions d’automne ont vocation à obtenir une structure ouverte sur les 20-30 premiers centimètres de sol, afin que les pivots du tournesol soient le moins possible coudés ou fourchus. Cet état structural doit absolument être préservé durant la préparation au semis. Autre enjeu de cette séquence, produire un lit de semences comportant au moins autant de terre fine que de mottes pour assurer un bon contact terre-graine.

ttention toutefois à un trop grand nombre de passages qui entrainerait un excès de terre fine, préjudiciable dans les sols sensibles à la battance ou à l’érosion. Intervenir sur sols à consistance friable sur tout le profil travaillé est essentiel. En fin d’hiver, le travail profond des sols argileux est donc à éviter. Pour les sols limoneux, un travail profond de fissuration ou un labour peuvent, s’ils sont nécessaires, être envisagés même tardivement. Enfin, les outils à dents non animés seront privilégiés pour préparer le lit de semences. Si deux passages sont envisagés, le 1er sera réalisé à 10-15 cm de profondeur, sans rouleau, pour favoriser le réchauffement du sol. Le 2nd passage à 6-8 cm aura pour objectif principal de niveler et d’affiner.

Ne décaler le semis que pour des raisons sanitaires

Les semis tardifs peuvent pénaliser les résultats du tournesol. Toutefois, le décalage de la date de semis peut se justifier dans les parcelles où une priorité sanitaire existe. Sur ambroisie à feuille d’armoise et ray-grass par exemple, dont les populations progressent dans les parcelles agricoles, le faux-semis constitue un levier de lutte efficace.

Autre motif pouvant justifier un report du semis, l’annonce d’un fort abat d’eau, condition propice aux contaminations par le mildiou. Dans les autres situations, l’objectif est de faire lever la culture avant le 1er mai. Un semis à une profondeur régulière (2-3 cm) à vitesse modérée favorisera une levée rapide. Celle-ci est essentielle à la prévention des dégâts de ravageurs de début de cycle, tels que les limaces, dont l’activité est forte depuis trois campagnes à l’échelle nationale et dont la surveillance doit débuter en amont du semis.

Qu’en est-il des dégâts d’oiseaux ?

Les oiseaux sont souvent cités comme un frein aux semis précoces. En tendance, les attaques ne sont pourtant pas plus fréquentes sur les premiers semis ; ceux-ci sont même, certaines années, les moins impactés. Rappelons que pour l’heure, l’effarouchement couplé à une surveillance régulière à la levée restent les solutions les plus efficaces face aux dégâts d’oiseaux. Si peu d’avancées récentes ont été notées sur le terrain, le constat est différent pour la R&D. Le projet Lido a permis d’objectiver les facteurs de risque (forêts, tournesol isolé, dates de semis décalées…) et de mieux décrire la fréquentation des parcelles selon les espèces, avec à la clé des perspectives nouvelles d’alerte ou de déclenchement de l’effarouchement. En outre, les effaroucheurs progressent sur les signaux (laser), la réactivité (reconnaissance optique) et la technologie (utilisation de drones). Il faudra néanmoins lever les questions réglementaires et résoudre l’équation économique.
 

Retrouvez tous les articles des éditions d'Arvalis & Terres Inovia infos ici : https://www.terresinovia.fr/fr/actualites/consultez-le-dernier-numero-darvalis-terres-inovia-infos-6

Découvrez toutes nos formations sur le tournesol : ici.

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Réussir ses semis de pois chiche : le point avant de démarrer

Pour le pois chiche comme pour les autres oléoprotéagineux, l’implantation est une étape cruciale.  Terres Inovia, fait le point sur les éléments clés à respecter pour réussir son implantation.

Bien choisir sa parcelle et pas plus d’un pois chiche tous les 5 ans

Le pois chiche valorise très bien les terres non hydromorphes, avec une réserve utile moyenne à superficielle, et un bon pouvoir de réchauffement au printemps. Culture de niche à valeur ajoutée, on privilégiera si possible au sein de l’exploitation, les terres de type argilo-calcaires qui sont particulièrement adaptées à cette culture. Pour assurer la mise en place des nodosités, le pH doit être compris entre 7 et 9. Il convient également de privilégier des parcelles sans flores adventices difficiles (datura, xanthium, morelle, ambroisie, repousses de tournesol). 

Pas plus d’un pois chiche tous les 5 ans ! Afin de limiter au maximum les risques de maladies (fusarioses et ascochytose) on n’implantera pas de pois chiche sur une même parcelle avant une période d’au moins cinq à six ans. 

La carte ci-contre indique la présence de mésorhizobium spécifique du pois chiche au sein du territoire à dire d’expert. Ce mésorhizbium est nécessaire à la mise en place des nodosités, qui fournissent l’essentiel des besoins azotées. Dans les départements grisés, les bactéries spécifiques ne sont pas présentes et cela limitera fortement le potentiel de la culture. D’autres légumineuses à graines sont certainement plus adaptées à ces secteurs.

Depuis juin 2024, l’inoculum LegumeFix (Legume Technology, distribué par Catelin Logi Fert) est disponible (via autorisation UE) comme inoculum sur pois chiche en France. L’inoculum est disponible sous forme de tourbe. 

Attention à la provenance des graines semées !

L’ascochytose (anciennement anthracnose), maladie la plus fréquente sur pois chiche, se conserve principalement sur les graines. Ainsi, la prise de risque est forte lorsqu’on réutilise des graines contaminées. En effet, on s’expose à une contamination primaire des plantes, dès la levée, avec des pertes associées estimées entre 25 et 75% du rendement. En plus des autres leviers agronomiques, l’utilisation de semences certifiées, est une première barrière à la maladie. 

 

Un seul traitement de semence efficace contre l’ascochytose est disponible à ce jour : Prepper (Fludioxonil 25 g/l). Le Prepper permet de diminuer le pourcentage d’attaque de près de 80% de plantes atteintes 40 jours après la levée en situation de fortes attaques (essai 2023).

 

Consultez les résultats des variétés commercialisées sur notre site Myvar

Reprise des sols : tenez compte du niveau de ressuyage avant d’intervenir

Avant d'intervenir, il est recommandé de vérifier (avec une bêche) la profondeur réellement ressuyée. Il faudra alors adapter la profondeur de travail à cette observation, en particulier limiter le travail à la zone ressuyée, aller au-delà provoquerait la création de mottes, ou au contraire un lissage, défavorables à la levée et à l’exploration racinaire. Optez pour un outil à dents léger type vibroculteur ou herse plate et éviter les outils à disques. Comme toutes les légumineuses à graines, le pois chiche nécessite un sol bien structuré avant l’implantation, ce qui permettra une exploration racinaire optimale tout en garantissant le bon fonctionnement des nodosités.

Sol réchauffé et bien ressuyé indispensable pour un semis dans de bonnes conditions

Tenez compte de la plage de semis idéale pour votre région:

Pour une grande partie du territoire, la période de semis optimale se situe de mi-février à mi-mars (voir carte ci-contre). Lorsque les conditions climatiques ne sont pas réunies, il est fortement conseillé de reporter le semis, afin d’implanter la culture lorsque la parcelle est ressuyée et suffisamment réchauffée. La température du sol, à la profondeur de semis, doit être supérieure à 7°C pour favoriser la germination. Dans les secteurs concernés, attention aux dégâts de corvidés, pigeons ramier et/ou de sangliers au moment des semis. 

Un semoir monograine de préférence

Aujourd’hui, Deux modes de semis sont possibles. Le semis à faible écartement (semoir à céréales), apprécié pour sa couverture rapide du sol, et le semis large écartement (semoir monograine), qui assurera une meilleure précision de la dose et de la profondeur de semis. Semer entre 4 et 5 cm de profondeur et viser 50 plantes/m² levées. 

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à consulter ces articles:

Implantation Levée France entière Implantation Inoculation Pois chiche Compatible Quentin Lambert - Terres Inovia

Consultez le dernier numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos

Les quatre éditions du numéro d'Arvalis & Terres Inovia infos de janvier 2026 sont disponibles et consultables en ligne.

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Tournesol et oléoprotéagineux

  • Tournesol : les variétés évaluées par Terres Inovia en 2025
  • Implantation du tournesol : viser une levée avant le 1er mai
  • Tournesol sauvage : faire front commun pour en venir à bout !
  • Légumineuses de printemps : surveiller les thrips, sitones et pucerons dès la levée
  • Pois et féveroles : les traitements de semences disponibles pour les protéger

Bonne lecture !

Les quatre éditions consultables en ligne

Edition Centre, Centre-Ouest, Vendée, Poitou-Charentes

Edition Nord, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire

Edition Nord-Est, Centre-Est, Sud-Est

Edition Sud-Ouest

Attention une erreur s'est malencontreusement glissée dans les éditions Centre, Centre-Ouest, Vendée, Poitou-Charentes et Sud-Ouest. Dans le tableau oléique précoce, la variété LID 1083H n'a pas été évaluée en 2024. La donnée indiquée est erronée.

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Cameline : transformer une culture de diversification en opportunité technique et économique.
Portée par des débouchés en plein développement, la cameline nécessite une maîtrise précise de son itinéraire cultural pour exprimer tout son potentiel. Cette formation vous propose une approche technique et économique complète pour réussir son intégration dans les systèmes de culture.

 

Au programme :

1.La cameline : bases et enjeux

  • Origine, cycle de développement et caractéristiques agronomiques
  • Atouts de la culture et positionnement dans les systèmes de culture

2.Débouchés et cadre de valorisation

  • Principaux débouchés : carburants durables, alimentation humaine et animale, cosmétique, usages industriels
  • Éléments de contexte réglementaire

3.Itinéraires techniques de la cameline

  • Conditions de réussite et choix de la parcelle
  • Implantation et choix variétal
  • Fertilisation et gestion de l'enherbement
  • Gestion des bioagresseurs
  • Adaptation de l'itinéraire selon le mode de conduite : culture principale, dérobé estival ou hivernal, culture en association

4.Récolte et sécurisation de la production

  • Principes et réglages clés de la récolte
  • Fauchage-andainage

5.Cameline en agriculture biologique

  • Intérêts agronomiques
  • Spécificités techniques et débouchés

6.Performances économiques

  • Comparaison de marges selon les itinéraires techniques
  • Analyse économique à l'échelle du système de culture

7.Diagnostic terrain

  • Observation de parcelles et/ou d'essais
  • Analyse collective des situations rencontrées

À l'issue de la formation, les participants seront capables de :

  • Comprendre les enjeux agronomiques, économiques et réglementaires liés à la culture de la cameline
  • Identifier les différents débouchés de la cameline et leurs exigences
  • Préconiser les techniques culturales clés pour réussir la cameline, quel que soit le mode de conduite (culture principale, dérobé, association, agriculture biologique)
  • Adapter l'itinéraire technique de la cameline aux contextes pédoclimatiques et aux objectifs de production

Format présentiel avec une partie terrain (selon conditions et période de la formation) :

  • Apports en salle théoriques : Présentation de la culture, de ses débouchés et des itinéraires techniques (culture principale, dérobé, association), illustrée par des résultats d'essais et des études de cas concrets.

  • Observation terrain  : Analyse de situations réelles en parcelle et observation d'essais afin de réaliser des diagnostics collectifs et d'illustrer les leviers techniques.

Méthodes actives : Exposés, études de cas, échanges de pratiques, questions-réponses, diagnostic appliqué.

Évaluation : Quiz de validation des acquis, questions-réponses tout au long de la formation, auto-positionnement des participants, enquête individuelle de satisfaction.

Supports théoriques : Présentations, exposés, textes réglementaires et documents de synthèse remis aux participants.

Études de cas : Situations réelles issues de résultats d'expérimentations et de retours d'expérience terrain, analysées collectivement.

Échanges de pratiques : Partage d'expériences entre participants et formateurs afin d'enrichir l'analyse technique et les diagnostics.

Techniciens, conseillers agricoles, agriculteurs, agents de structures travaillant avec la cameline en vue de production de biocarburant Questions-réponses, Quiz, enquête individuelle de satisfaction, auto-positionnement

Pour toute demande d'adaptation pour vous permettre la réussite de votre parcours, merci de contacter le référent handicap :

Christel CARO

Tél : 01 30 79 95 09

Mail : formation@terresinovia.fr 

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