Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil d’aide à la décision propose un nouveau module qui autorise la réalisation de simulations de dates prévisionnelles de récolte à partir de données météos de l’année, permettant ainsi une projection plus précise. Il sera disponible dès le mois de juin.
Ultime rendez-vous de la campagne, la récolte n’en demeure pas moins une intervention clé pour optimiser les résultats techniques et économiques du tournesol. Effectuée dans de mauvaises conditions, trop précocement ou trop tardivement, elle peut annihiler les efforts consentis durant tout le cycle.
Récolter à un stade optimal
Parce que la rentabilité de la culture de tournesol se joue dès l’implantation, l’OAD « Quand semer et récolter » permet d’estimer la date de récolte du tournesol en fonction du choix variétal, de la date de semis et de la localisation géographique. Il complète ainsi l’accompagnement technique et l’aide à la prise de décision réalisés par Terres Inovia auprès des producteurs.
Des simulations possibles avec les données météo de l’année en cours de campagne
Lancé par Terres Inovia en 2023, cet outil fait peau neuve cette année avec une évolution majeure : la prise en compte de la météo de l’année dans le calcul de la période de récolte.
La version 2026 de l’OAD comprend ainsi deux nouveaux modules. Le premier, disponible dès à présent sur le site Internet de Terres Inovia, s’appuie sur des données météorologiques fréquentielles des dix dernières années. Une interface épurée présente une probabilité de récolte à une date donnée, découlant du scénario renseigné par l’utilisateur.
Accessible en juin prochain, le deuxième module autorise la réalisation de simulations en cours de campagne. Les données météo de l’année en cours, du semis jusqu’à la date à laquelle est réalisé le calcul, sont intégrées par l’outil dans le calcul d’une plage prévisionnelle de récolte. La projection devient par conséquent plus précise, ajustée selon les conditions climatiques de l’année.
Il est crucial d’engager l’opération lorsque la plante atteint un stade optimal. Une récolte à sous-maturité rendra plus difficiles les conditions d’intervention, et tout particulièrement le réglage du matériel. Des frais de séchage très souvent élevés, car corrélés au coût de l’énergie, pourront être imposés aux producteurs. A l’inverse, un battage à sur-maturité peut générer des pertes liées à l’égrenage, à la déprédation, aux maladies et surtout un manque à gagner substantiel dès lors que l’humidité s’effondre par rapport à la norme de commercialisation (9%).