Soja : profitez de cette belle semaine pour récolter les parcelles mûres
Au regard des températures exceptionnellement élevées sur juin et début juillet, les sojas se sont rapidement développés. L’accélération de la maturation avec les fortes températures de mi-août a été moins brutale qu’attendue. Les parcelles ont commencé à changer de couleur début septembre. Quand les premières gousses virent au marron beige sur les plantes, les sojas arrivent au stade R7. A ce stade, il reste une vingtaine de jours avant la récolte. L’accalmie de pluie prévue cette semaine devrait permettre de battre les sojas précoces semés début mai.
TOP récolte : les graines « sonnent » dans les gousses
Il est important de bien repérer le stade optimum de récolte du soja qui se caractérise par le fait
L’humidité du grain est généralement comprise entre 14 % et 16 %. Les normes de commercialisation sont de 14 % d’humidité et 2 % d’impuretés. Une récolte avec une humidité supérieure entrainera de fait des frais de séchage qui viendront diminuer la marge de la culture.
De plus, il faut être vigilant et livrer rapidement la récolte car la graine ne se conserve pas au-dessus de 14 % d’humidité.
A contrario, récolter un soja trop mûr est contre-productif car cela augmente le risque d’égrenage et donc la perte de grains à la récolte. A trop attendre, les gousses finissent par vriller et s’ouvrent, laissant tomber les graines au sol. A sur-maturité, il y a aussi un risque de réhumectation et donc de baisse de qualité.
Soja de Varzay (17), le 8 septembre 2025
Récolter tranquillement
Lors de la récolte, il est important d’adopter une vitesse modérée, de l’ordre de 4-5 km/h et de descendre la barre de coupe au maximum. L’objectif est de récolter l’ensemble des gousses, même les plus proches du sol. Si ces conditions ne sont pas respectées, on peut perdre 3 à 4 q/ha en laissant les premières gousses dans le champ.
La coupe flexible : une solution pour récolter les gousses les plus basses
L’une des principales préoccupations au moment de la récolte est d’arriver à récolter l’ensemble des gousses, y compris les plus proches du sol. Les coupes flexibles peuvent répondre à ce problème. En effet, ce type de matériel est capable d’épouser la forme du sol et ainsi de récolter au plus près du sol (jusqu’à 5 cm environ) sur toute la largeur de coupe. Néanmoins, il faut noter qu’il y a encore peu d’équipements de ce type dans la région, le prix est un frein à son développement.
Pour plus d'informations, consulter l'actualité : Récolter du soja avec une coupe flexible
Elodie Tourton - e.tourton@terresinovia.fr - Poitou-Charentes, Vendée, Limousin
Point tournesol en Normandie et Ouest Ile-de-France
Les premières récoltes ont déjà été réalisées par endroit, depuis une dizaine de jours. Un scenario bien à l’opposé de 2024 sur ce point ! Retour sur quelques faits marquants de cette campagne 2025 qui se termine bientôt.
Un départ relativement bon en 2025
Les conditions pédoclimatiques en avril / mai ont contribué à un bon démarrage du tournesol. L’ampleur des dégâts de limaces ou oiseaux à la levée était remarquablement inférieure aux années récentes. Peu de semis tardifs ou re-semis de mi-mai cette année. De quoi démarrer la campagne plus sereinement.
Avant la floraison, le tournesol a profité d’un temps doux et assez humide jusqu’à ce que le sec et la vague de chaleur de la deuxième quinzaine de juin accélèrent le rythme.
Dans les sols superficiels en particulier, des effets sur la biomasse et hauteur de plantes ont été pointés. Les pucerons ont été signalés dans tous les secteurs en 2025 avec des phénomènes de crispations régulièrement, mais sans grande inquiétude.
Les premiers fleurons ont été visibles vers le 10 juillet (voire un peu avant pour les plus précoces), ou vers le 20 juillet pour les situations les plus tardives. La floraison s’est déroulée dans des températures à peu près « normales » et en présence de pluies excédentaires dès la mi-juillet.
On peut supposer que le taux de nouaison était correct en 2025 dans la région.
Situation au 05 septembre 2025
Pour le mois d’août, sur le critère « somme des températures depuis la fin floraison », 2025 se place dans le top 5 des années les plus chaudes depuis 20 ans. Les quantités pluviométriques sont souvent déficitaires, et localement excédentaires. La répartition des pluies en août est cependant très inégale.
Dans le sud de l’Orne et le sud de l’Essonne, une pluie significative est survenue le 20 août. Les autres secteurs ont dû attendre fin août pour bénéficier d’eau. Selon l’humidité des sols, la profondeur des sols, les dates de levée et les variétés, on observe donc des écarts de stades de développement et de durée de maintien de feuilles vertes.
Le fait que certaines parcelles aient déjà été récoltées fin août entre 7.5 et 9 % d’humidité (rendements de 27 à 35 q/ha) illustre que la campagne est précoce pour la région. Nous la situons globalement entre 2022 (très précoce et sèche) et 2023.
Les stades rencontrés à ce jour vont de M4 à M1.3 - M2 (voir tableau ci-dessous)
Les parcelles aujourd’hui prêtes à être récoltées répondent généralement à l’une ou l’autre des conditions suivantes :
- Sols plutôt superficiels ;
- variétés très précoces (Ex : SY ARCO, LG 50268HOV, LG50276, RGT CAPITOLL, LG50450) voire précoces (ES IDILLIC, SUNBIRD 5, SAVANA, MAS 815 OL);
- bonne levée après semis du 10-20 avril dans les secteurs précoces du Calvados, de l’Orne, du Sud et Est de l’Eure, des Yvelines, de l’Essonne..
- peuplements > 6.5 - 7 plantes/m².
Les parcelles au stade proche de M1.3 / M2 devraient être récoltables à compter du 20-25 septembre.
Les tournesols « striés » (type SUN BIRD 2) ou tournesol linoléiques (AXELL M, ES AGORA, SY CHRONOS, RGT VUELTA…) semés dans la région vers le 20-25 avril ne devraient pas arriver à maturité avant le 20-25 septembre.
A noter que certaines variétés voient une maturation se faire plus rapidement au niveau des capitules qu’au niveau des tiges et feuilles (ex : SUNBIRD 5). Il s’agira de bien examiner l’évolution des capitules dans ces cas. Une appréciation « vue de la route » peut être fortement faussée. Quelques feuilles vertes résiduelles sur des plantes aux graines mûres ne doivent pas dissuader de prendre la décision de récolter.
Récolter à l’humidité optimale permet de maximiser la marge économique
Une récolte en surmaturité, avec un taux d’humidité des graines réduit à 5 %, peut entraîner une baisse de marge de 55 €/ha — car souvent en dehors des seuils de sans remise aux normes d’humidité. Ces pertes sont à comparer à une récolte effectuée au stade optimal, soit à 9 % d’humidité.
Une récolte avec une teneur en eau élevée des graines entraîne également une baisse de marge. Par rapport à une récolte au stade optimal (9 % d’humidité), la marge diminue de 105 €/ha à 13 % d’humidité.
Lire aussi :
- Tournesol : récolter au bon moment
- Récolter le tournesol en limitant les pertes
- Accéder aux graphiques « offre climatique printemps 2025 » pour les stations de Damblainville (14), Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (61), Evreux (27) et Boigneville (91)
Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr - Normandie, Ile-de-France Ouest
Enquête kilométrique tournesol : bilan de la 2ème visite Poitou-Charentes/Vendée
Les semis se sont échelonnés de début avril jusqu’à la mi-mai pour les plus tardifs. La campagne 2025 est marquée par un stress hydrique et thermique, avec deux grosses vagues de chaleur : du 20 juin au 7 juillet puis du 8 au 18 août. Les tournesols ont souffert de ces deux périodes de canicules, survenues durant le début / pleine floraison puis lors du remplissage.
Quelles sont les conséquences sur l’état sanitaire des tournesols ?
Pour répondre à cette question, les parcelles enquêtées pour le premier bilan sont à nouveau visitées.
Cette année, l’enquête recense 213 parcelles (en 2024, 195 parcelles) observées en région. Le réseau BSV Poitou-Charentes contribue pour 43 % et Terres Inovia pour 57 % (en 2024, respectivement 38 % et 62 %).
Merci aux partenaires Soufflet Agriculture, Océalia, Terre Atlantique, et la Chambre d’Agriculture de Charente pour leur participation à cette enquête terrain, ainsi que les techniciens Terres Inovia de la station expérimentale du Magneraud.
Carte : Répartition des enquêtes tournesol 2025
Caractéristiques des parcelles
Les observations de la deuxième visite sont réalisées entre juin et août, avec une majorité en juillet sur la troisième décade : 75 % des parcelles. Lors de cette deuxième visite, 32 % des parcelles étaient encore au stade floraison (42 % en 2024, lié au retard des semis), 67 % en remplissage, et 2 parcelles avaient atteint le stade récolte. La période d’observation des parcelles enquêtées est habituelle avec des stades classiques.
Sur l’ensemble des parcelles enquêtées, 4 % sont irriguées (7 % sans information). Ce taux est relativement constant entre 3 et 6 % depuis 2021.
Consulter l'intégralité de l'enquete► Enquête kilométrique TOURNESOL : bilan de la 2ème visite |
Solana Vera - s.vera@terresinovia.fr - Ingénieur DRT zone Centre & Ouest
Tournesol : récolter au bon moment
Sur l'ensemble du secteur Sud et de la région AURA, des premières récoltes ont pu être réalisées avant le passage pluvieux de la fin de la semaine dernière, sur les toutes premières dates de semis, mais le vrai Top départ se dessine une fois que l'entrée dans les parcelles sera possible
Comment reconnaitre le bon stade de récolte ?
Récolter au stade optimal demande une observation attentive du champ. Ce moment clé intervient lorsque la majorité de la parcelle présente les signes suivants :
- Le dos des capitules vire du jaune au brun,
- Toutes les feuilles sont sénescentes,
- La tige se dessèche et passe du vert au beige clair,
- Les graines affichent un taux d’humidité compris entre 9 et 11 %.
Un bon réglage de la moissonneuse-batteuse est essentiel pour réduire les pertes et garantir la qualité des graines
Récolter à l’humidité optimale permet de maximiser la marge économique
Une récolte en surmaturité, avec un taux d’humidité des graines réduit à 5 %, peut entraîner une baisse de marge de 55 €/ha — car souvent en dehors des seuils de sans remise aux normes d’humidité. Ces pertes sont à comparer à une récolte effectuée au stade optimal, soit à 9 % d’humidité.
Une récolte avec une teneur en eau élevée des graines entraîne également une baisse de marge. Par rapport à une récolte au stade optimal (9 % d’humidité), la marge diminue de 105 €/ha à 13 % d’humidité.
Lire aussi :
Tournesol : récolter au bon moment
Les récoltes de tournesol s’annoncent particulièrement précoces pour la campagne 2025. Les premières parcelles sont même récoltées en Charente depuis une dizaine de jours ! Dans le Berry certaines parcelles sont aussi à maturité et attendent la récolte. Cette avance s’explique par des semis réalisés dès le début du mois d’avril, associés à des températures supérieures aux normales saisonnières. Dans ce contexte, quelques recommandations pour récolter au bon stade s’imposent.
Comment reconnaitre le bon stade de récolte ?
Récolter au stade optimal demande une observation attentive du champ. Ce moment clé intervient lorsque la majorité de la parcelle présente les signes suivants :
- Le dos des capitules vire du jaune au brun,
- Toutes les feuilles sont sénescentes,
- La tige se dessèche et passe du vert au beige clair,
- Les graines affichent un taux d’humidité compris entre 9 et 11 %.
Un bon réglage de la moissonneuse-batteuse est essentiel pour réduire les pertes et garantir la qualité des graines
Récolter à l’humidité optimale permet de maximiser la marge économique
Une récolte en surmaturité, avec un taux d’humidité des graines réduit à 5 %, peut entraîner une baisse de marge de 55 €/ha — car souvent en dehors des seuils de sans remise aux normes d’humidité. Ces pertes sont à comparer à une récolte effectuée au stade optimal, soit à 9 % d’humidité.
Une récolte avec une teneur en eau élevée des graines entraîne également une baisse de marge. Par rapport à une récolte au stade optimal (9 % d’humidité), la marge diminue de 105 €/ha à 13 % d’humidité.
Lire aussi :
Récolter le soja au bon stade : recommandations techniques
Les premiers sojas seront mûrs dès fin août. Reste à relever le défi d’une récolte technique : préserver le rendement sans perdre en qualité.
Projections des dates de récolte pour les variétés de soja 000 et 00 (Actualisation du 26/08/2025)
Les premières parcelles de soja bientôt prêtes à être récoltées
Après un été caractérisé par des températures supérieures aux normales et des pluies le plus souvent orageuses et hétérogènes, les premières récoltes de soja dans les régions Nord et Est pourraient débuter dès la fin août pour les sojas de groupe de précocité 000, et se poursuivre sur la première quinzaine de septembre pour ceux du groupe 00.
Prévision de la date de maturité du soja pour un semis au 1er mai 2025. Le modèle inclus les données réelles jusqu’au 23/08/2025 puis des données fréquentielles (médiane 2015 -2024) jusqu’à la récolte
Identifier le bon stade de récolte
La maturité visuelle du soja se reconnaît lorsque les plantes ont perdu leurs feuilles et que les graines « sonnent » dans les gousses. Le soja se récolte idéalement avec un taux d’humidité compris entre 14 et 16 %.
Soja prêt à être récolté - Crédit photo : Terres Inovia
A ce stade, il est important de ne pas attendre trop longtemps :
- Une récolte tardive augmente le risque d’égrenage et de casse des graines,
- En période de conditions sèches, le taux d’humidité peut chuter rapidement, passant de 30 % à 15 % en quelques jours.
Pour rappel, les normes de commercialisation sont fixées à 14 % d’humidité et 2 % d’impuretés.
Récolter ni trop haut, ni trop vite pour récupérer toutes les graines
La technicité de la récolte réside dans la capacité à bien récolter le premier étage de gousses, souvent le plus rempli et donc fortement contributeur au rendement.
Rater cet étage fructifère peut engendrer une perte moyenne de 4,4 q/ha. Pour l’éviter :
- Ajuster précisément la hauteur de coupe
- Utiliser si possible une coupe flexible, particulièrement efficace pour ramasser les gousses les plus basses
La vitesse d’avancement de la moissonneuse-batteuse doit également être modérée pour optimiser la performance du chantier de récolte (4-5 km/h).
Gousses non récoltées suite à un mauvais réglage - Crédit photo : Terres Inovia
Récolter des parcelles hétérogènes en maturité
Certaines parcelles peuvent présenter des zones avec des maturités différentes. Dans ce cas, il convient de récolter lorsque la majorité de la parcelle atteint le bon stade, et surtout ne pas attendre une homogénéisation complète. En retardant la récolte on s’expose à un risque accru d’égrenage et de casse des grains pour les sojas les plus avancés ayant des taux d’humidité trop bas.
La récolte peut être engagée avec des parties de la parcelle encore à 20 % d’humidité. Dans les cas de forte disparité, l’andainage reste une solution (voir encadré).
Gérer les situations de salissement
En cas de salissement important, des interventions complémentaires peuvent être nécessaires :
- Écimage des adventices hautes en grenaison (chénopodes, par exemple), afin de limiter leur impact sur la récolte et sur la culture suivante,
- Recours là encore à l’andainage si le salissement est très important et compromet la récolte directe.
L’andainage du soja : une option délicatePour gérer les problèmes d’enherbement ou d’hétérogénéité de maturité, il est possible d’andainer le soja. Il s’effectue idéalement en soirée, lorsque l’humidité des graines est comprise entre 25 et 30 %, stade correspondant au changement de couleur des gousses et des graines (du vert au beige). Il est important de limiter autant que possible la présence de graines vertes pour la commercialisation. |
Colza : Bilan de campagne 2024-2025 - Bretagne / Pays de la Loire
Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. Après deux années de récoltes très décevantes, et des surfaces en bernes pour les régions Bretagne et Pays de la Loire, les attentes étaient fortes pour la campagne 2024-2025.
Les biomasses, bien que moins importantes que les deux années précédentes, sont satisfaisantes.
En entrée d’hiver, les colzas sont sains, avec une pression des ravageurs faible à modérée selon le secteur.
L’hiver a été pluvieux, et les colzas sont malheureusement restés les pieds dans l’eau pendant plusieurs semaines sur certaines parcelles, impactant fortement leur potentiel.
Fort heureusement, la floraison est efficace, et la phase de remplissage des grains a bénéficié d’un fort rayonnement.
Le manque de précipitation sur la fin de cycle a limité fortement le développement de maladie. Les enracinements plutôt bons ont permis de limiter le stress hydrique des colzas, pour finalement, déboucher sur des rendements bons à très bons ! Malgré des parcelles hydromorphes dépassant rarement les 30 quintaux et les dégâts de grêles, les rendements approchent des 38-39 quintaux en moyenne, c’est 1 tonne de mieux que la campagne précédente !
► Bilan de campagne colza 2024-2025 - Régions Bretagne / Pays de la Loire (hors Vendée)
Thomas Mear - t.mear@terresinovia.fr - Bretagne, Pays de la Loire
Colza : Bilan de campagne 2024-2025 - Poitou-Charentes / Vendée / Limousin
Une fois n’est pas coutume, le début de campagne est suffisamment arrosé. Les semis restent en tendance davantage précoces en août. Les pluies de la 1ère décade de septembre assurent une levée généralisée, excepté en Deux-Sèvres. Fin septembre, la majorité des colzas est correctement installée avec des peuplements et des stades réguliers.
Le piégeage et la gestion du charançon de la tige du colza sont réalisés la 2ème quinzaine de février. Le vol de méligèthes est précoce fin février, le colza n’a pas encore de fleurs. Finalement, les populations restent contenues et les dégâts sont anecdotiques.
La floraison est classique début avril. La nouaison est exceptionnelle avec un rayonnement satisfaisant. Les hampes sont bien régulières. Le stress hydrique en terres superficielles débute dès la floraison et limite le remplissage dans plusieurs situations ; parfois couplé aux nécroses de mycosphaerella sur siliques. Les pucerons cendrés sont rares et les charançons des siliques/cécidomyies arrivent tôt. L’orobanche rameuse est bien présente, mais ses émergences sont tardives ; elle touche de nouvelles parcelles.
La fin de cycle est accélérée par les fortes températures de juin, les récoltes sont précoces et se déroulent en bonnes conditions. Le résultat est cohérent avec les conditions climatiques sans à-coup : l’année 2025 est une campagne tranquille. La moyenne en régions est estimée à 35 q/ha avec des rendements assez groupés.
► Bilan de campagne 2024-2025 - Régions Poitou-Charentes/Vendée/Limousin
Elodie Tourton - e.tourton@terresinovia.fr - Poitou-Charentes, Vendée, Limousin
Colza : Bilan de campagne 2024-2025 - Normandie / Ouest Ile-de-France
2025 a offert un très bon voire un excellent bilan technico-économique aux producteurs de colza en Normandie et dans l’Ouest de l’Ile-de-France. Les résultats égalent ou dépassent les scores élevés de 2017 et 2022.
Les rendements en parcelle vont de 30 à 60 q/ha -38 à 48 q/ha si on resserre davantage.
Les moyennes départementales vont de 40 à 46 q/ha. C’est 7 à 10 q/ha de plus par rapport à la moyenne quinquennale. De plus, les teneurs en huile sont en tendance bien plus élevées qu’en 2024.
Ce bilan résulte d’un excellent nombre de graines/m² et d’aucune difficulté majeure à surmonter pendant 10 mois, ce qui est assez rare pour le souligner. Le printemps sec et les températures élevées en fin de cycle ont sans doute soustrait quelques quintaux dans divers terroirs, mais le bilan reste positif.
Couplés à un bon prix de marché, les résultats ont de quoi réjouir, mais n’effaceront pas de la mémoire collective l’ampleur des dégâts provoqués à divers endroits par les orages de grêle les 13 et 25 juin.
► Bilan de campagne Colza 2024-2025 Normandie / Ouest Ile-de-France
Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr - Normandie, Ile-de-France Ouest
Colza : Bilan de campagne 2024-2025 - Centre-Val de Loire
Après la campagne dernière que l’on peut classer parmi les années compliquées, marquées par de nombreux défis, la campagne qui s’achève avec un rendement régional qui pourrait approcher les 35 q/ha, se place parmi les années positives. Cette moyenne convenable cache comme tous les ans, une certaine hétérogénéité avec des déceptions comme des parcelles à potentiel ayant du mal à atteindre les 30 q/ha et à contrario des parcelles à potentiel limité fleurtant les 50 q/ha.
Quelques pistes peuvent être évoquées en préambule comme, les deux dernières campagnes très humides impactant les préparations de sols de l’été 2024 et donc la qualité de l’enracinement, la variabilité des pluies au cours de la campagne à la fois en quantité et selon la période.
Les autres éléments abiotiques étant relativement similaires à l’échelle régionale. Coté facteur biotique, sauf cas particulier, l’année peut être classée parmi les années à faible pression ravageurs et maladies. Certains secteurs ont été malheureusement concernés par des averses de grêle avec des dégâts pouvant atteindre les 100 %.
► Bilan de campagne Colza 2024-2025 Centre-Val de Loire
Pour ce bilan de campagne 2025, une sélection de stations météorologiques et d’illustrations a été réalisée. Vous pouvez retrouver plus d’éléments dans les diaporamas Bilan Colza et Bilan BSV accessibles avec les liens ci-joints :
- Bilan de campagne colza 2024-2025 Centre-Val de Loire en illustrations
- Bilan BSV campagne colza 2024-2025 Centre-Val de Loire
Julien Charbonnaud - j.charbonnaud@terresinovia.fr - Région Centre-Val de Loire