Lutte contre le charançon de la tige du colza : surveillez son arrivée pour un positionnement insecticide optimal
Premiers ravageurs du colza au printemps, les charançons de la tige du colza peuvent occasionner des éclatements de tige qui pénalisent les composantes de rendement, particulièrement lors des années sèches. Les moyens de lutte sont toujours efficaces. Mais le positionnement de l’intervention est déterminant pour garantir l’efficacité de la protection.
Premiers ravageurs du colza au printemps, les charançons de la tige du colza peuvent occasionner des éclatements de tige qui pénalisent les composantes de rendement, particulièrement lors des années sèches. Les moyens de lutte sont toujours efficaces. Mais le positionnement de l’intervention est déterminant pour garantir l’efficacité de la protection.
Vigilance lorsque les vols sont précoces et massifs
Les charançons de la tige sont les premiers insectes à coloniser les parcelles de colzas à la sortie de l’hiver. Un redoux au-dessus de 9°C déclenche les premiers vols, qui peuvent s’intensifier lorsque les températures dépassent 12°C. Ainsi, selon les conditions climatiques de l’année, le vol est précoce (mi-février) ou tardif (courant mars). L’installation d’une cuvette jaune sur la végétation est un bon moyen pour repérer l’arrivée de l’insecte. Nous considérons qu’il y a un risque de dégât pour la culture dès lors que les insectes sont présents et que le colza est en cours de montaison (du stade C2 à E). Les expériences passées montrent que les années avec des vols précoces et massifs sont les années où nous constatons le plus de dégâts (fréquence et intensité) dans les parcelles à l’échelle d’un territoire.
Intervenir au pic de vol
Les agriculteurs qui souhaitent sécuriser leur production doivent intervenir 8 – 10 jours après les premières captures « significatives » ou idéalement au pic de vol régional (consulter le BSV pour connaitre la date du pic de vol à l’échelle du territoire). L’objectif est d’intervenir lorsqu’un maximum d’insectes est dans la parcelle et avant le début des pontes. Intervenir dès les premières captures conduit le plus souvent à traiter trop tôt. Il vaut mieux patienter quelques jours, même s’il est vrai que l’organisation des chantiers (semis, azote…) et les conditions météorologiques peuvent compliquer la mise en œuvre à cette période de l’année. A contrario, il ne faut pas négliger les infestations ou ré-infestations tardives, qui peuvent survenir jusqu’à fin montaison (stade E). Généralement, une seule intervention bien positionnée suffit à maitriser la majeure partie du risque. Toutefois, si un second pic de vol survient 2-3 semaines après l’application, une réintervention peut s’envisager.
Ne pas confondre le charançon de la tige du colza avec le charançon de la tige du chou, considéré comme peu ou pas nuisible pour le colza
Le charançon de la tige du colza (à gauche) a le bout des pattes noir. Le charançon de la tige du chou (à droite), plus petit, a le bout des pattes roux et une tache blanchâtre dorsale entre le thorax et l’abdomen.
1. Charançon de la tige du colza 2. Charançon de la tige du chou
Les solutions insecticides sont toujours efficaces
L’efficacité de la lutte chimique dépend avant tout du positionnement de la protection et de sa persistance d’action. A ce jour, Terres Inovia n’a pas constaté de perte d’efficacité au champ. Et le monitoring réalisé par l’Institut ne montre pas de phénomène de résistance émergent inquiétant.
Les références DECIS PROTECH 0.33 l/ha et KARATE ZEON 0.075 l/ha sont efficaces pour réduire les dégâts du charançon de la tige du colza (réduction du nombre de tiges déformées et/ou éclatées). TREBON 30 EC est comparable aux références. En cas d’infestation tardive, il présente l’intérêt d’être également efficace sur méligèthes. SHERPA 100 EW et CYTHRINE MAX sont un peu en retrait. MAVRIK SMART est inférieur aux références (synthèse des essais Terres Inovia).
OAD Prédiction du vol de charançon de la tige du colza
Pour prédire la dynamique des vols de ce ravageur, Terres Inovia met à disposition l’Outil d’Aide à la Décision « Prédiction des vols de ravageurs ». L’outil informe sur la probabilité de capture en cuvette jusqu’à J+7, sous forme graphique et sous forme de carte. Il s’agit d’un outil de mise en alerte complémentaire aux réseaux d’observation sur le terrain.
En savoir plus
Surveillez l’arrivée du charançon de la tige du colza
Les charançons de la tige du colza pénalisent les composantes de rendement. Les pontes en perturbant le flux de sève sensibilisent les plantes aux stress ultérieurs et limitent leurs capacités de compensation. Un stress hydrique ou une attaque d’un autre ravageur au printemps sur un colza affaibli préalablement par le charançon de la tige sont ainsi plus dommageables. Le positionnement de l’intervention insecticide est déterminant pour garantir l’efficacité de la protection.
Le raisonnement tactique repose sur les relevés rapportés par les réseaux de cuvettes jaunes (BSV ou autres) et un bon examen du stade du colza.
Lire article sur la cuvette jaune
Pensez à nettoyer et à remettre votre cuvette sur la végétation pour détecter le début du vol. Le réchauffement actuel pourrait déclencher l’arrivée des premiers charançons dans les colzas, même si les pluies associées ou non à des vents sont plutôt défavorables aux déplacements d’insectes.
En ce début février, les colzas les plus avancés du Centre-Val de Loire se situent au stade C2 (apparition de la tige) voire même D1 ponctuellement. En Poitou-Charentes ils sont au stade C1 (formation de nouvelles feuilles). En Normandie et Ouest Ile-de-France, les plantes atteignent fréquemment le stade C2, selon les variétés, les réserves en azote, les types de sol... Attention, les infestations en larves d’altises peuvent être élevées cette année.
Dans ces cas, les éventuelles pertes de biomasse en janvier associées aux conditions hivernales renforcent la nécessité d’une vigilance accrue pour la suite de la campagne.
Quelques charançons de la tige du colza ont été capturés en région Centre-Val de Loire (BSV du 3 février 2026).
OAD pour prédire les vols de Charançon de la tige
Pour accompagner la surveillance de vos colzas, Terres Inovia met à disposition un OAD de prédiction de vol du charançon de la tige. Sur la base des captures relevées sur le territoire depuis 2011 par les observateurs BSV et en se basant sur un réseau de stations météorologiques couvrant les différents bassins de production, le modèle fournit une courbe de probabilité de piégeage sur la commune renseignée, jusqu’à J+7.
Lorsque la courbe se rapproche du seuil d’alerte (ligne en pointillés), vous devez vérifier régulièrement les captures dans votre cuvette.
Une vue d’ensemble sur une carte de France est également consultable pour indiquer le risque journalier de la date sélectionnée et jusqu’à J+7.
| Attention : Les informations prédites par les outils ne tiennent pas compte des spécificités de chaque parcelle et ne dispensent pas de la surveillance au champ (cuvettes jaunes placées à hauteur de végétation et observation de l'état du colza). |
Pour les 7 prochains jours, le risque de capture de charançons de la tige du colza est nul à faible et reste globalement sous le seuil d’alerte
Découvrez l'outil :
Intervenir au pic de vol
La sécurisation du potentiel conduit à intervenir idéalement lorsque le pic de vol régional est atteint et que les femelles sont aptes à pondre.
Il est recommandé d’intervenir lorsque les captures traduisent une présence significative d’insectes dans le réseau de parcelles, et avant l’entrée en phase de ponte. Un traitement réalisé dès les toutes premières captures peut conduire à une application prématurée.
Les solutions insecticides sont toujours efficaces
Le succès de la lutte chimique dépend du positionnement de l’intervention et de la persistance d’action. À ce jour, Terres Inovia n’observe pas de baisse d’efficacité au champ. Les résultats du monitoring ne montrent pas l’émergence de résistances inquiétantes.
DECIS PROTECH 0.33 l/ha et KARATE ZEON 0.075 l/ha sont efficaces pour réduire les dégâts du charançon de la tige du colza (réduction du nombre de tiges déformées et/ou éclatées). TREBON 30 EC est comparable à ces références et en cas d’infestation tardive et de présence de méligèthes, il présente l’intérêt d’être également efficace sur méligèthes...
SHERPA 100 EW et CYTHRINE MAX sont un peu en retrait. MAVRIK SMART est quant à lui inférieur aux références sur charançon de la tige et est à réserver pour la lutte éventuelle contre méligèthes entre les stades D1 et E-F1.
Attention : veiller à réserver les produits TREBON 30 EC ou MAVRIK SMART pour la lutte éventuelle contre méligèthes entre les stades D1 et E-F1.
Julien Charbonnaud - j.charbonnaud@terresinovia.fr - Centre-Val de Loire
Jean Lieven - j.lieven@terresinovia.fr - Normandie, Ile-de-France Ouest
Thomas Mear – t.mear@terresinovia.fr - Bretagne, Pays de la Loire
Elodie Tourton - e.tourton@terresinovia.fr - Poitou-Charentes, Vendée, Limousin
Ouverture Occitanie
l’Agence de l’Eau Adour Garonne, l’Union européenne, la région Occitanie dans le cadre d’un Partenariat Européen pour l’Innovation (PEI)
525 000 €
48 mois Non NationalLes enjeux
Les producteurs de grandes cultures d’Occitanie doivent relever des défis techniques et environnementaux de taille, rendant indispensable la transition agroécologique de leurs systèmes de culture. Réussir une telle évolution requiert la mise en œuvre de projets agronomiques personnalisés, construits en collaboration avec leurs conseillers agricoles, visant à améliorer les performances de leurs systèmes de culture. Pour y parvenir, il est nécessaire que le conseil agricole s’appuie sur une démarche d’accompagnement spécifique.
Les objectifs
Le projet ambitionne de déployer la démarche d’accompagnement « Cap Agronomie », et de montrer aux conseillers et agriculteurs les bénéfices techniques, économiques et environnementaux qu’elle pourra générer pour les exploitations agricoles de grandes cultures, ainsi que pour le territoire d’Occitanie. C’est pourquoi le projet organise la formation de 6 conseillers de Chambres d’agriculture partenaires (Ariège, Aude, Haute-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne), qui mettront en œuvre la démarche auprès de 30 agriculteurs suivis de façon spécifique sur la durée du projet.
L’accompagnement consiste à prévenir l’apparition de facteurs limitant la production par une démarche d’anticipation fondée sur l’implantation des cultures, la fertilité des sols et l’évolution progressive des systèmes de culture.
Les résultats attendus
- Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles spécialisées en grandes cultures, localisées dans la Région Occitanie. Contribuer à la réussite de cette transition
- Réaliser la preuve de concept de la démarche « Cap agronomie » dans le contexte de production d’Occitanie : évaluer l’intérêt de la démarche pour les producteurs, et vis-à-vis des enjeux territoriaux
- Favoriser le déploiement à large échelle d’une démarche d’accompagnement innovante à la transition agroécologique des exploitations agricoles, visant à maintenir ou améliorer leurs performances techniques, économiques environnementales et sociales.
Le rôle de Terres Inovia
Coordinateur
- Pilotage du projet
- Transfert de la méthode d’accompagnement « Cap agronomie » aux conseillers de Chambres d’agriculture dans la cadre d’une formation action
- Accompagnement des conseillers à la mise en œuvre de la démarche auprès de 30 agriculteurs de la région Occitanie
- Valorisation et communication des résultats du projet
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Ravageurs
Fertilité et gestion durable des sols
CONCERTO
Gestion agroécologique concertée des insectes ravageurs en grandes cultures
Myco-Risk
Création d’une grille de risque pour le Mycosphaerella du colza
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Vers des ingrédients protéiques multifonctionnels obtenus par transformation modérée de co-produits végétaux riches en lipides bénéfiques pour la santé
Matthieu Abella - m.abella@terresinovia.fr
15/10/2024 Agir pour la transition agroécologique Terres Inovia En cours NonCONCERTO
OFB
592 000 €
72 mois Oui NationalLes enjeux
CONCERTO est un projet ancré dans le territoire des plateaux de Bourgogne, qui est en difficulté vis-à-vis de la gestion des insectes phytophages et est particulièrement sensible aux accidents climatiques en raison du faible potentiel des sols qui le composent.
L’approche territoriale proposée par le projet CONCERTO vise à atténuer les dégâts d’insectes phytophages sur l’ensemble des cultures en se passant d’insecticides.
L’action collective d’un groupe d’agriculteurs permet de mobiliser des leviers agroécologiques comme la lutte biologique par conservation ou des techniques de plantes pièges (intercultures pièges pilotée®).
Les approches collectives et paysagères sont particulièrement pertinentes dès lors que l’on souhaite influer sur l’abondance et la diversité des populations d’insectes, qu’ils soient ravageurs ou auxiliaires.
De plus, le projet CONCERTO dans lequel des fermes entières sont engagées, réaffirme la nécessité d’obtenir des systèmes rentables et multi-performants.
Il souhaite répondre à quatre enjeux majeurs pour les agriculteurs du territoire :
- La limitation des dégâts associés aux coléoptères ravageurs d’automne du colza
- La gestion des pucerons d’automne vecteurs de viroses sur les céréales à pailles
- La réduction des dégâts de bruches du pois et de la lentille
- L’amélioration de la fertilité des sols
Les objectifs
CONCERTO, qui s’inscrit dans la continuité des travaux du projet R2D2, visera à accompagner un groupe de producteurs dans la re-conception de leurs systèmes pour supprimer progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble du territoire. Il contribuera à l’atteinte des objectifs du plan ECOPHYTO.
La cible à long terme du projet, définie conjointement avec les agriculteurs est :
- Améliorer les performances des systèmes de culture incluant le colza
- Réduire progressivement les applications d’insecticides sur l’ensemble des cultures
- Réduire des applications d’herbicides
En plus de ces trois objectifs, le projet va travailler à :
- L’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets en renforçant la résilience des systèmes agricoles, notamment via le travail autour de l’implantation de haies et d’arbres isolés qui jouent un rôle clé dans le cycle de l’eau et permettent de créer des microclimats plus favorables à proximités des parcelles cultivées.
- La préservation de la biodiversité, en travaillant pour la création d’un maillage d’infrastructures écologiques fonctionnelles autour des parcelles et en renforçant la ressource florale à l’échelle du territoire.
Les résultats attendus
- Suivre le niveau de pression des ravageurs du colza et de la bruche du pois.
- Suivre les régulations biologiques des principaux coléoptères ravageurs du colza.
- Développer l’action collective territoriale pour gérer les insectes phytophages.
- Modifier les structures paysagères afin de favoriser les régulations biologiques selon les principes de la lutte biologique par conservation.
Le rôle de Terres Inovia
Coordinateur
- Animation du projet
- Co-conception et suivi du projet de territoire
- Acquisition et traitement des données issus des suivis scientifiques
- Accompagnement individuel et collectif des agriculteurs
- Expertise agronomique
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Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Nicolas Cerrutti - n.cerrutti@terresinovia.fr
01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours NonMyco-Risk
DGAL à hauteur de 268 559€ et le reste sur fonds propres
377 721 €
36 mois Non NationalLes enjeux
L’organisation des dispositifs d’épidemio-surveillance permet de diffuser les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) à l’ensemble des agriculteurs et prescripteurs. Pour analyser des risques liés aux bioagresseurs, les rédacteurs des BSV requièrent des références sur les périodes et seuils de risque vis-à-vis des bioagresseurs à enjeu majeur. Or, le mycosphaerella est une maladie qui prend une ampleur de plus en plus importante dans la culture du colza en France. Le manque de connaissances sur la biologie, la nuisibilité, les facteurs à risques et les moyens prophylactiques limite les capacités des techniciens et conseillers à analyser les risques et à proposer des recommandations raisonnées.
Les objectifs
Le projet Myco-Risk se propose d’apporter des éléments pour aider à analyser les risques et proposer des recommandations de lutte intégrée vis-à-vis du Mycosphaerella du colza. Résolument destiné à un usage opérationnel, ce projet s’articule autour de 3 objectifs :
- Acquérir des données permettant de mieux cerner l’influence des facteurs climatiques, agronomiques et environnementaux sur le Mycosphaerella.
- Evaluer la nuisibilité de Mycosphaerella sur colza, en particulier au regard des dates d’arrivée et de l’intensité des symptômes visibles en définissant une période de surveillance, de sensibilité et si possible des seuils indicatifs de risque. Des perspectives concernant de nouvelles stratégies de lutte contre le Mycosphaerella devraient découler des enseignements de cet axe de travail.
- Elaborer et diffuser une grille d’estimation a priori du risque, établie à partir des connaissances précédemment acquises.
Les résultats attendus
- Proposer des évolutions, si possible, du protocole harmonisé national de suivi BSV du colza.
- Répondre aux besoins des rédacteurs de BSV et conseillers agricoles : documents support de méthodes de reconnaissance, de suivi de la maladie, de prise en compte des paramètres importants pour l’analyse de risque…
- Fournir des éléments de recommandations propres à la protection intégrée : mesures prophylactiques, raisonnement de la lutte directe selon le contexte, etc.
Le rôle de Terres Inovia
Porteur de projet
Terres Inovia est le seul porteur de ce projet. Il a donc la charge de la totalité du projet et est responsable de son bon déroulement. Les expériences portant sur la nuisibilité sont réalisées à l’aide de prestataires mais aussi en interne avec l’expertise de la DRT. Concernant la partie sur la compréhension de la biologie de la maladie, celle-ci est mise en place dans les essais portant sur la nuisibilité avec notamment le suivis de l’expression des symptômes en lien avec la dissémination des spores et les conditions climatiques. La partie portant sur l’évaluation variétales vis-à-vis du Mycosphaerella est réalisée au sein des essais variétés de Terres Inovia chaque qui sont mis en place chaque année, en conditions de contamination naturelle.
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Produire avec l’agroécologie
TwinFarms
Déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique
Cécilia Fontyn - c.fontyn@terresinovia.fr
01/01/2025 Eclairer les décisions stratégiques Terres Inovia En cours NonM2ProLIV
ANR
non communiqué
59 mois Non NationalLes enjeux
L’enjeu de M2ProLIV est de faciliter la transition vers des systèmes alimentaires plus durables, plus sains et économiquement viables, tout en renforçant les capacités technologiques et scientifiques de la France dans ce domaine. Plus particulièrement, il répond à plusieurs enjeux :
- Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments en proposant des alternatives aux protéines animales
- Réduire l’impact environnemental de la production alimentaire en se tournant vers les protéines végétales
- Valoriser les co-produits des industries de pressage d’oléagineux et de production de lipides de microalgues
- Développer des procédés pour obtenir des ingrédients protéiques fonctionnels et nutritionnellement intéressants
- Créer un tissu de collaborations interdisciplinaires entre instituts de recherche et partenaires industriels
Les objectifs
Les objectifs du projet M2ProLIV sont axés sur l'amélioration de la durabilité, de la qualité nutritionnelle et de la fonctionnalité des aliments protéiques à partir de ressources végétales :
- Étudier les procédés de fractionnement humide ou sec pour produire des fractions protéiques moins pures mais potentiellement plus fonctionnelles.
- Utiliser la fermentation solide ou la protéolyse enzymatique pour développer des extraits protéiques multifonctionnels, tels que des antioxydants et des émulsifiants.
- Produire des hydrolysats protéiques ayant des propriétés de chélation de métaux pour répondre aux carences en micronutriments, particulièrement en fer et en zinc.
- Comprendre comment les ingrédients naturels s'organisent et évoluent dans des systèmes alimentaires.
- Développer un itinéraire technologique applicable aux graines de chanvre décortiquées permettant de réduire la teneur en lipides à froid pour conserver les propriétés fonctionnelles des protéines.
Les résultats attendus
En développant des ingrédients protéiques multifonctionnels à partir de co-produits végétaux et en utilisant des procédés de transformation douce, M2ProLIV devrait contribuer à une alimentation plus durable et plus saine, mais aussi ouvrir de nouvelles opportunités pour l'industrie agroalimentaire en France.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Acquisition de références sur les conditions de récolte et de séchage de la graine de chanvre :
- Taux de graines vertes
- Acidité de l’huile
- Teneurs en huile et en protéines
- Amélioration de l’extraction mécanique des graines de chanvre décortiquées.
- Caractérisation rhéologique de la graine de chanvre
- Travaux sur l’optimisation des profils de vis pour limiter l’échauffement tout en réduisant la teneur en huile.
- Production de co-produits : fourniture d’une gamme de tourteaux obtenus dans des conditions bien caractérisées pour définir les conditions optimales de production.
- Synthèse et diffusion des résultats
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Patrick Carré - p.carre@terresinovia.fr
01/01/2024 Eclairer les décisions stratégiques CIRAD En cours NonTwinFarms
ANR
4 991 289 €
48 mois Non NationalLes enjeux
Issus de l’ingénierie, les jumeaux numériques – répliques virtuelles de systèmes physiques – ont permis des avancées dans de nombreux secteurs, portées notamment par la multiplication des capteurs. L’agriculture n’échappe pas à cette dynamique : à l’échelle d’une exploitation, la combinaison des données issues des capteurs et des connaissances agronomiques existantes ouvre des perspectives prometteuses pour accompagner la transition agroécologique, dans un contexte de changement climatique de plus en plus contraignant.
Dans une approche tactique, une ferme jumelle numérique pourrait aider les agriculteurs à ajuster leurs décisions au fil de la campagne, en fonction de l’état des cultures et/ou des animaux, en s’appuyant sur des capteurs in situ ainsi que sur des données externes comme les images satellites. Cela serait particulièrement utile pour réagir face à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles.
Dans une perspective stratégique, le jumeau numérique permettrait aux agriculteurs de simuler l’évolution de leur système à moyen ou long terme, afin d’anticiper les effets de différents scénarios de changement.
TwinFarms ambitionne de rendre ces usages concrets et accessibles sur le terrain.
Les objectifs
Twinfarms souhaite déployer des jumeaux numériques à l’échelle de l’exploitation agricole pour favoriser l’innovation agroécologique. Il s'appuiera sur neuf démonstrateurs où les jumeaux numériques devraient apporter une valeur ajoutée pour faciliter les choix tactiques ou stratégiques.
Les résultats attendus
Créer une plateforme de données qui collecte, nettoie, organise et stocke des données précises provenant de capteurs et autres bases de données.
Établir les spécifications des jumeaux numériques, évaluer la qualité des jumeaux produits, et anticiper les futurs services à fournir pour améliorer la transition agroécologique
- Concevoir des modèles physiques, biologiques et mathématiques. Apprendre à partir de données temporelles, hétérogènes, incomplètes et échantillonnées de manière irrégulière, et généraliser ces modèles pour diverses applications.
- Développer des interfaces utilisateur intuitives et efficaces pour permettre aux agriculteurs de tirer parti des jumeaux numériques. Cela inclut la spécification des besoins, la mise en œuvre de prototypes et la rédaction de guides d'utilisation.
Le rôle de Terres Inovia
Partenaire
- Spécification des besoins et attentes des agriculteurs vis-à-vis des jumeaux numériques
- Indentification de sources de données et des modèles existants
- Participation à un cas d’usage : SYSTERRE
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Accompagner la transition agroécologique de 30 exploitations agricoles en Occitanie
Herbi1&NoPhy
Expérimentations de systèmes agroécologiques pour un usage des pesticides en ultime recours
Julie Auque - j.auque@terresinovia.fr
Celia Pontet - c.pontet@terresinovia.fr
Gestion des graminées adventices : quels sont les leviers mobilisés par les producteurs ?
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI, une enquête vient d’être réalisée pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Dans le cadre du projet GRAMICOMBI une enquête vient d’être réalisée auprès de 32 agriculteurs pour mieux comprendre les freins d’appropriation des leviers de gestion des graminées adventices par les agriculteurs.
Le projet GRAMICOMBI a été lancé dans le cadre du PARSADA. Piloté par Terres Inovia, il vise à construire des combinaisons de leviers de gestion intégrée des graminées dans les systèmes et à les déployer largement à l’échelle nationale.
Pour connaître les freins à l’adoption de leviers agronomiques pour mieux gérer les graminées adventices, une enquête a été menée auprès d’exploitants. « Elle a été réalisée dans le cadre du réseau Objectif Cultures Propres (OCP) en Bourgogne Franche Comté qui vise à évaluer l’efficacité et la faisabilité de la combinaison de leviers de gestion des graminées à l’échelle du système de culture en suivant et mettant en place un plan d’action pendant cinq ans sur 32 parcelles d’agriculteurs », explique Victor Fleury, ingénieur de développement de Terres Inovia. Ce réseau est animé par neuf partenaires : Terres Inovia, Arvalis, Alliance BFC, les Chambres d’Agriculture départementales de la région BFC et la Ferme expérimentale de Tart-le-Bas.
Une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers
Lors de cette enquête, chaque agriculteur a classé différents leviers de gestion des graminées, selon leur faisabilité, dans l’une des quatre catégories suivantes : réalisé, possible, contraignant et impossible.
Les résultats montrent une forte hétérogénéité dans l’adoption des leviers. « Certaines pratiques sont aujourd’hui déjà bien intégrées dans les systèmes de culture, par exemple l’application de glyphosate avant semis, la diversification du désherbage chimique et l’entretien des bordures ». En revanche, des leviers présentent un taux de mobilisation plus faible malgré un intérêt agronomique reconnu : la combinaison du décalage de la date de semis, de la diversification avec du désherbage mécanique et du nettoyage des outils de récolte offre une marge de progression importante. Enfin, d’autres sont majoritairement perçus comme difficiles à intégrer dans les systèmes actuels comme l’introduction d’une Culture Intermédiaire à Vocation Energétique (CIVE), l’écimage et la récupération de menues pailles.
Des freins économiques et techniques
Les principaux freins sont économiques : accès à du matériel spécifique, manque de débouchés, coût d’investissement et rentabilité incertaine. L’adoption de nouveaux leviers de gestion des graminées adventices se confronte aussi à des arbitrages techniques : le labour, par exemple, est souvent envisagé comme un levier de dernier recours en cas d’impasse technique. De même le choix variétal est fréquemment priorisé pour la résistance aux maladies ou pour le potentiel de rendement au détriment du pouvoir couvrant des variétés. « Le manque de références techniques, de consensus sur l’efficacité de certains leviers et de retours d’expérience freinent également leur adoption. L’exemple des variétés couvrantes illustre très bien cette difficulté, avec une efficacité perçue comme très variable selon les contextes ». Enfin, certains freins sont très ciblés : le temps de travail et l’organisation de chantier pour le désherbage mécanique, le recours à la prestation de service, le type de sol, la répartition du parcellaire, etc.
Les résultats de l’enquête montrent que de nombreux leviers de gestion des graminées adventices sont encore trop peu mobilisés par les agriculteurs. Si certains se heurtent à des freins structurels ou économiques importants, d’autres nécessitent avant tout un accompagnement technique de l’agriculteur, un renforcement des références et une adaptation au contexte de chaque exploitation. C’est précisément l’objectif du PARSADA GRAMICOMBI, porté par Terres Inovia, dans lequel s’inscrit le réseau OCP : lever les freins à l’adoption pour favoriser la combinaison cohérente des leviers de gestion des graminées adventices à l’échelle du système de culture.
Colza : Evaluer la biomasse du colza pour optimiser la fertilisation azotée au printemps
Raisonner la fertilisation azotée des colzas est indispensable pour assurer la productivité de la parcelle et maîtriser le poste de charge opérationnel le plus important de la culture. L’estimation de la biomasse du colza à la sortie de l’hiver et sa prise en compte dans le calcul de dose d’azote est un moyen simple et efficace pour optimiser sa marge brute.
L’estimation de la biomasse en sortie hiver est indispensable pour ajuster la quantité d’azote à apporter au printemps car la biomasse aérienne (pois vert en kg/m²) est un bon indicateur de l’azote déjà absorbé par la plante. Plus la quantité d’azote absorbé par la culture à l’ouverture du bilan est importante, plus la dose d’azote à apporter sous forme d’engrais au printemps est faible, sans compromis sur le rendement.
L’estimation de la biomasse est à faire lors de la reprise de végétation (stade C1 – C2) et dans tous les cas avant le premier apport d’azote.
Méthode d’estimation de la biomasse par pesée
La pesée s’effectue sur 2 à 4 parcelles d’1 m² en sectionnant les colzas au ras le sol pour une bonne estimation de sa biomasse aérienne. La méthode de prélèvement varie selon l’écartement du colza (voir tableau ci-contre).
Ecartement | Méthode de prélèvement |
Inférieur à 30 cm | Prélever dans un carré de 1 mètre de côté |
45 cm | Prélever 2 rangs contigus de 1,10 mètre linéaire |
50 cm | Prélever 2 rangs contigus de 1 mètre linéaire |
Dans les parcelles avec des colzas hétérogènes, il est recommandé de réaliser 4 prélèvements, à différents endroits représentatifs de la parcelle, tout en évitant les bordures. La valeur moyenne sera alors retenue pour effectuer les calculs de dose d’azote.
Pour éviter tout biais de mesure, notamment en cas de prélèvement par temps pluvieux ou en cas de forte rosée, il convient de bien secouer les plantes pour les débarrasser des gouttes d’eau, de retirer les feuilles blanches en décomposition gorgées d’eau et d’enlever les éventuelles mottes de terre et autres débris.
D'autres outils pour estimer la biomasse des colzas
Il existe aujourd’hui une grande diversité d’opérateurs proposant des services de conseils azoté spécialisés sur le colza à partir d’un traitement d’image. Ils permettent aux agriculteurs qui le souhaitent de moduler les apports au sein de la parcelle, soit avec un système piloté sur l'épandeur d'engrais, soit en modulant manuellement par grandes zones dans les parcelles présentant des états de croissance différents. Parmi eux, 4 produits font l’objet d’un accord de partenariat avec Terres Inovia :
- Farmstar (Airbus, Arvalis)
- Agro-rendement (Wanaka/Agroptimize - Geosys)
- PRECIFert Azote (Precifield)
- Bilan Colza by Abelio (Abelio)
Pour faciliter les estimations au champ, 2 applications smartphone, ImageIT inclus aujourd’hui dans Atfarm (Yara France) et Crop-Analyser (Visio-Crop), font l’objet de partenariat avec Terres Inovia. La biomasse est estimée à partir de photographies classiques, dont l'exploitation et l’interprétation sont ajustées par la hauteur de végétation, à renseigner en amont du traitement d’image.
Pour aller plus loin : Evaluer la biomasse du colza pour optimiser les apports d'azote au printemps
Calcul de la dose prévisionnelle : attention à la surestimation des besoins !
La Réglette azote colza® - outil simple, facile d’utilisation et mis en ligne gratuitement par Terres Inovia - détermine la dose totale à apporter à partir de plusieurs informations : la biomasse du colza, l’objectif de rendement de la parcelle, le type de sol, l’apport de produits organiques, la nature du précédent et éventuellement l’association de légumineuses gélives.
Afin de ne pas surestimer les besoins de la culture, et ainsi éviter une sur-fertilisation inutile et coûteuse dans un contexte de prix élevé des engrais azotés, il convient de fixer un objectif de rendement raisonnable : calculer la moyenne des rendements des 5 derniers colzas sur la parcelle ou des parcelles comparables, en enlevant la valeur la plus faible et la valeur la plus élevée (moyenne olympique).
Fractionner pour synchroniser les apports aux besoins de la culture
Pour les colzas à faible croissance, un premier apport précoce dès la reprise de végétation, en petite quantité, est recommandé. Il est en effet nécessaire d’accompagner la reprise car les petites plantes ont peu de réserves et une capacité d’absorption limitée.
Pour les colzas à forte croissance, la remobilisation des réserves accumulées dans les organes suffira à assurer une bonne reprise de végétation. Il est conseillé d’attendre la montaison pour l’apport éventuel d’azote.
Dans tous les cas, ne pas apporter plus de 100 kg/ha d’azote en une fois.
Dose à apporter (kg/ha) | Reprise de végétation (stades C1-C2) | Début montaison (stades C2-D1) | Boutons accolés (D1-D2) | Boutons séparés (stade E) |
<100 |
|
| <100 |
|
100 à 170 |
| 60 à 80 | 40 à 90 | |
>170 | 40 à 60 | 50 et + | 40 à 60 | |
Aurore BAILLET (a.baillet@terresinovia.fr)
Mesurer vos biomasses en sortie d'hiver pour optimiser vos apports azotés au printemps
Sur le Sud-ouest, les conditions de ce début de campagne ont permis, dans l’ensemble, un bon développement des colzas, lorsque ces derniers n’ont pas pâti de mauvaises conditions d’implantation.
Côté Auvergne, Rhône-Alpes et PACA, les conditions ont été très contrastées avec des implantations de colza particulièrement hétérogènes selon les dates de semis et les contextes pédoclimatiques. Dans ce contexte, les niveaux de développement des colzas à l’entrée de l’hiver sont très variables.
Plus que jamais, la mesure des biomasses à l’entrée et à la sortie de l’hiver constitue un levier indispensable pour affiner la dose d’azote à apporter au printemps et l’adapter au potentiel réel de chaque parcelle.
Sur le Sud-ouest, les conditions de ce début de campagne ont permis, dans l’ensemble, un bon développement des colzas, lorsque ces derniers n’ont pas pâti de mauvaises conditions d’implantation.
Côté Auvergne, Rhône-Alpes et PACA, les conditions ont été très contrastées avec des implantations de colza particulièrement hétérogènes selon les dates de semis et les contextes pédoclimatiques. Dans ce contexte, les niveaux de développement des colzas à l’entrée de l’hiver sont très variables.
Plus que jamais, la mesure des biomasses à l’entrée et à la sortie de l’hiver constitue un levier indispensable pour affiner la dose d’azote à apporter au printemps et l’adapter au potentiel réel de chaque parcelle.
Top départ pour les pesées sortie d'hiver
La remontée des températures au cours de la semaine dernière permettra d’initier le redémarrage des colzas, après un repos végétatif et une fonte des biomasses en entrée d’hiver, à la suite des baisses de températures successives entre fin-novembre et début-janvier. Il est donc temps de procéder à la pesée des colzas, afin de déterminer les quantités d’azote à apporter en amont et/ou en cours de montaison selon les situations.
Méthode d’estimation de la biomasse
La pesée s’effectue sur 2 à 4 placettes d’1m² en sectionnant les colzas au ras le sol pour une bonne estimation de sa biomasse aérienne. La méthode de prélèvement varie selon l’écartement du colza (voir tableau ci-contre).
Dans les parcelles avec des colzas hétérogènes, il est recommandé de réaliser 4 prélèvements, à différents endroits représentatifs de la parcelle, tout en évitant les bordures. La valeur moyenne sera lors retenue pour effectuer les calculs de dose prévisionnelle.
Pour éviter tout biais de mesure, notamment en cas de prélèvement par temps pluvieux ou en cas de forte rosée, il conviendra bien secouer les plantes pour les débarrasser des gouttes d’eau sur les feuilles et enlever les éventuelles petites mottes de terre à la base de la tige.
Pour vous aider
Vous pouvez aller voir ce tutoriel
D'autres outils pour calculer directement les doses d'azote à apporter
Il existe aujourd’hui une grande diversité d’opérateurs proposant des services de conseils azoté spatialisés sur colza à partir d’un traitement d’image. Ils permettent aux agriculteurs qui le souhaitent de moduler les apports au sein de la parcelle, soit avec un système piloté sur l'épandeur d'engrais, soit en modulant manuellement par grandes zones dans les parcelles présentant des états de croissance différents. Parmi eux, 4 produits font l’objet d’un accord de partenariat avec Terres Inovia :
- Farmstar (Airbus, Arvalis)
- Agro-rendement (Wanaka/Agroptimize - Geosys)
- PRECIFert Azote (Precifield)
- Bilan Colza by Abelio (Abelio)
Pour faciliter les estimations au champ, 2 applications smartphone, ImageIT (Yara France) et Crop-Analyser (Visio-Crop), font l’objet de partenariat avec Terres Inovia. La biomasse est estimée à partir de photographies classiques, dont l'exploitation et l’interprétation sont ajustées par la hauteur de végétation, à renseigner en amont du traitement d’image.
Vous trouverez davantage d’informations concernant les méthodes alternatives d’estimation des biomasses et doses prévisionnelles en azote des colzas sur ce lien.
Calcul de la dose prévisionnelle : Attention à la surestimation des besoins !
La Réglette azote colza® permettra de déterminer la dose totale à apporter à partir de plusieurs informations : la biomasse du colza, l’objectif de rendement de la parcelle, le type de sol, l’apport de produits organiques, la nature du précédent et éventuellement l’association de légumineuses gélives.
Afin de ne pas surestimer les besoins de la culture, et ainsi éviter toute sur-fertilisation inutile et coûteuse, notamment dans un contexte de prix élevé des engrais azotés vis-à-vis des prix de vente du colza, il conviendra de fixer dans un premier temps un objectif de rendement raisonnable. Pour ce faire, il faudra calculer la moyenne des rendements des 5 derniers colzas sur la parcelle ou des parcelles comparables, en enlevant la valeur la plus faible et la valeur la plus élevée : c’est la moyenne olympique.
Au vu des conditions de température en ce début d’hiver, 2 situations.
Les colzas du Sud-Ouest ont davantage perdu de biomasse que les campagnes précédentes où, certaines années, ils ne se sont jamais vraiment arrêtés de croître et de se développer. Il convient donc, en plus de bien estimer son objectif de rendement, de prendre en compte l’azote absorbé à l’automne, par une estimation à postériori des biomasses en entrée d’hiver (entre 800g et 1.2 kg/m² en moyenne selon les parcelles) ou par le traitement d’images satellites prises entre la mi-novembre et début-décembre. Le risque de la non-prise en compte de l’azote absorbé à l’automne, lorsque les colzas ont « fondu » au cours de l’hiver, est là-aussi une surestimation des doses à apporter au printemps, en sous-estimant les quantités absorbées précédemment (voir exemples ci-contre).
En Auvergne et Rhône-Alpes, marquées par des températures inférieures aux normales de mi-novembre puis de fin décembre à début janvier, les colzas ont connu un ralentissement marqué de leur croissance, voire une perte de biomasse dans certaines situations. Dans ce contexte, il est indispensable, en complément d’une estimation réaliste de l’objectif de rendement, de bien prendre en compte l’azote absorbé à l’automne. Les références issues des réseaux BSV montrent des situations très contrastées (biomasses en entrée d'hiver à 2,7 kg/m² de moyenne en Rhône-Alpes, avec des valeurs comprises entre 0,4 et 5,8 kg/m², et 1,5 kg/m² en Auvergne, avec des extrêmes allant de 0,3 à 2,8 kg/m²).
L’estimation a posteriori des biomasses à l’entrée de l’hiver, par des mesures terrain ou via l’exploitation d’images satellites acquises entre la mi-novembre et début décembre, est donc essentielle. Ne pas intégrer l’azote absorbé à l’automne, notamment lorsque les colzas ont “fondu” au cours de l’hiver, conduit à une surestimation des doses d’azote à apporter au printemps, en sous-estimant les quantités déjà prélevées par la culture.
Fractionner vos apports en fonction de la dose totale à apporter
Le fractionnement permet d’ajuster au mieux les apports aux besoins des plantes.
Pour les colzas à faible croissance, un premier apport précoce dès la reprise de végétation est recommandé ; il est en effet nécessaire d’accompagner la reprise car les petites plantes ont peu de réserves et elles n'accèdent pas facilement à l’azote du sol car, leur système racinaire est faible.
Au contraire pour les colzas à forte croissance, il est conseillé d’attendre la montaison pour l’apport éventuel d’azote ; la remobilisation des réserves accumulées dans les organes suffira à assurer une bonne reprise de végétation.
Dans tous les cas, ne pas apporter plus de 100 kg/ha d’azote en une fois.
Vos contacts en région :
- Alexandra Denoyelle (a.denoyelle@terresinovia.fr) - Auvergne-Rhône-Alpes & Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Quentin Level (q.level@terresinovia.fr) - Sud Nouvelle Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées
- Quentin Lambert (q.lambert@terresinovia.fr)- Occitanie
Alexandra DENOYELLE - a.denoyelle@terresinovia.fr