Terres Inovia publie son premier guide de culture colza bio
Fruit d’un travail collaboratif mené dans le cadre du projet Secolbio*, Terres Inovia publie le tout premier guide de culture colza bio. Ce nouvel outil complet accompagnera pas-à-pas les producteurs et les conseillers dans la réussite de cette culture exigeante en leur proposant une vision complète des avancées techniques et des leviers de réussite identifiés par les experts. Le guide de culture colza bio 2024 est téléchargeable gratuitement sur le site internet de Terres Inovia et peut également être commandé en version imprimée.
Avec un peu plus de 13 600 hectares en 2023, la culture du colza en agriculture biologique est réputée difficile. Si le colza bio est exigeant en azote et confronté à de nombreux ravageurs tout au long de son cycle, cette culture possède également de nombreux atouts agronomiques, en premier lieu desquels la diversification.
La première édition du guide de culture colza bio est disponible à la commande.
Un guide complet pour accompagner les producteurs
Structuré en 10 chapitres, le guide colza bio 2024 délivre des conseils pratiques opérationnels à chaque étape de la culture : du choix de la parcelle à la récolte et à la conservation, en passant par l’implantation, la fertilisation, la gestion des adventices, des ravageurs, des auxiliaires et des maladies. Un chapitre est également consacré au colza bio associé.
Cette édition sensibilise les producteurs à la nécessité de bien gérer le risque économique et partage les références de rendements obtenues dans le cadre du projet Secolbio (2021-2023) dans six grandes régions de production.
Commander le guide
Le guide de culture colza bio 2024 est téléchargeable gratuitement en version digitale par toute personne disposant d’un compte personnel sur le site internet de Terres Inovia. Une version imprimée du guide peut également être commandée en ligne gratuitement ; seule une participation aux frais de port est demandée.
Pour en savoir plus : visionner le replay du webinaire Jeudi de TI consacré aux leviers pour réussir le colza bio.
*Le projet Secolbio
Coordonné par Terres Inovia et financé par le CASDAR, le projet « Sécuriser la conduite du colza biologique au sein des territoires » (Secolbio) avait pour objectif d’identifier les facteurs limitants du colza biologique et de proposer aux producteurs un itinéraire technique adapté régionalement. Il a associé 13 partenaires entre 2020 et 2023 : les chambres régionales d’agriculture de Bretagne, des Hauts-de-France, des Pays de la Loire, les chambres départementales d'agriculture de Dordogne, de Meurthe et Moselle, de la Drôme, des Landes, du Gers, du Lot et Garonne, du Rhône, le GAB 56, l’Union française d'agriculture biologique et l’union de coopératives agricoles AgriBioUnion.
Pour en savoir plus : visionner le replay du webinaire Jeudi de TI sur les enseignements du projet Secolbio
Projet TEauBio : aval de la filière du tournesol bio en Champagne-Ardenne
Terres Inovia et ses partenaires présentent un état des lieux de l'aval de la filière tournesol bio à la lumière des acquis du projet TEauBio, dont l'ambition est de soutenir et développer la filière de cette culture en agriculture biologique en Champagne-Ardenne.
TEauBio est un projet multipartenarial, qui a pour ambition de soutenir et développer la filière tournesol bio en Champagne-Ardenne dans un contexte de réduction des pollutions diffuses d’origine agricole.
La trituration du tournesol bio était autrefois principalement assurée par des huiliers, qui se concentraient sur la valorisation de l’huile en bouteille. Cependant, ces dernières années, des unités de trituration associées à des fabricants d’aliments pour le bétail (FAB), spécialisées dans la trituration de plusieurs graines, ont émergé. L’objectif premier de ces installations est de fournir les FAB en tourteaux pour permettre la valorisation à la fois de l’huile et du tourteau.
Des tourteaux à haute teneur en protéines
Parallèlement, plusieurs projets visent à décortiquer le tournesol afin d’obtenir des tourteaux à plus haute teneur en protéines. Ce développement est en lien avec la nouvelle réglementation sur l’alimentation animale en élevage biologique, qui impose l’utilisation exclusive de matières premières biologiques.
Les tourteaux ainsi obtenus sont destinés à l’alimentation animale, tandis que les huiles sont généralement orientées vers l’alimentation humaine.
Pour en savoir plus, consultez la nouvelle fiche dédiée.
Une précédente fiche technico-économique avait été présentée au printemps.
Contact : Benjamin Delhaye, b.delhaye@terresinovia.fr
Un observatoire sur le tournesol bio en Champagne-Ardenne
Projet multipartenarial coordonné par Terres Inovia, le projet TEauBio vise à soutenir et à développer la filière tournesol en Champagne-Ardenne dans un contexte de réduction des pollutions diffuses d’origine agricole.
Soutenu financièrement par l’agence de l’Eau Seine-Normandie et la région Grand Est, il comporte plusieurs axes de travail, dont l’acquisition de références technico-économiques.
Pour la deuxième année consécutive, un observatoire tournesol conduit en agriculture biologique a été suivi par Terres Inovia et ses partenaires (Bio en Grand Est, Cérèsia et les Chambres d’agriculture de la Marne, de la Haute-Marne, des Ardennes et de l’Aube) de manière à caractériser la diversité des pratiques des agriculteurs, mais aussi identifier et hiérarchiser les facteurs limitants de la production pour ensuite proposer des pistes d’amélioration aux exploitants.
Cet observatoire a couvert un vaste territoire, englobant vingt-trois parcelles réparties en Champagne-Ardenne. Un protocole commun a permis de faire des observations et des notations aux stades clés du développement du tournesol tout au long du cycle du tournesol.
Documents à télécharger
L'association céréales-légumineuses, une alternative pour produire des protéagineux en AB
L’atout majeur de l’association céréales-légumineuses est la sécurisation de la production. La diversité d’espèces semées permet d’avoir des cycles phénologiques différents, qui limitent l’impact des stress abiotiques.
Principe et intérêt de l’association pour la sécurisation des protéagineux
Dans un contexte où les rendements des cultures de protéagineux, essentielles en agriculture biologique pour leur apport en azote, sont en baisse et irréguliers, l’association céréales-légumineuses émerge comme une alternative. Cette pratique agricole consiste à cultiver simultanément une céréale et une légumineuse sur le même espace, pendant une période significative de leur cycle de vie. L’agriculteur est ainsi assuré de récolter un mélange, dont la proportion de chaque espèce varie annuellement mais dont le volume total reste globalement stable.
Choisir les bons « partenaires » en se basant sur des critères agronomiques
Quels critères de choix et densité de semis ?
La première étape pour conduire ce type d’association est de choisir les bons « partenaires » en se basant sur des critères agronomiques : le premier est la compatibilité des cycles de culture, afin que la récolte puisse se faire à maturité pour les deux espèces. Le deuxième élément clé est le choix variétal des espèces, où la précocité et la hauteur jouent un rôle crucial en tant que facteurs déterminants pour la réussite de l’association. La prochaine étape cruciale, une fois les partenaires identifiés, est d’ajuster la densité et la profondeur des semis en fonction de l’objectif initial, qu’il s’agisse de favoriser les protéagineux, d’augmenter la teneur en protéines des céréales, ou d’obtenir un mélange équilibré pour l’autoconsommation. A noter que pour une même densité de semis, les résultats obtenus à la récolte sont très différents en fonction des conditions pédoclimatiques. La production de références locales est donc indispensable pour adapter l’itinéraire technique au contexte de production.
Construction de son association en fonction de son objectif de départ.
Une alternative face aux rendements irréguliers des protéagineux
Les résultats expérimentaux indiquent une amélioration de la productivité des légumineuses et des céréales, et offrant une marge brute moyenne supérieure. Toutefois, dans des conditions idéales pour les légumineuses, les cultures pures peuvent s’avérer plus rentables, tandis que dans des conditions défavorables, les associations limitent les pertes grâce aux revenus des céréales. Le succès de l’association repose aussi sur ses nombreux avantages agronomiques, notamment en matière de gestion des adventices. Les espèces plantées présentent des architectures et des cycles de croissance complémentaires, ce qui permet une occupation optimale de l’espace et une maximisation de l’utilisation de la lumière et des nutriments par les cultures.
Un frein majeur : la commercialisation
Si l’association est vendue à un collecteur, l’agriculteur doit s’assurer de la disponibilité du débouché au risque de ne pas être collecté. Dans ce cadre, les mélanges binaires sont à privilégier car plus simples à trier. Certains organismes stockeurs acceptent de collecter le mélange, mais ils imposent souvent une liste restreinte de mélanges, afin de pouvoir gérer la logistique du stockage et du triage. Par ailleurs, certaines espèces présentent un débouché plus porteur, qui justifie de les privilégier. Enfin, certains mélanges sont plus difficiles à trier, ce qui peut pénaliser la valorisation de l’une des deux espèces pour des débouchés vers l’alimentation humaine. D’autres collecteurs, non équipés, demanderont que le mélange soit trié en amont à la ferme. Le montage de filières à base d’associations doit donc toujours être le fruit d’une entente entre l’ensemble des maillons de la filière, du producteur jusqu’au transformateur, afin de trouver les meilleurs compromis.
Proléobio Centre et Ouest: expansion et défis des oléoprotéagineux biologiques
Dans la zone Centre-Ouest, les surfaces d'oléoprotéagineux biologiques ont connu une expansion remarquable jusqu'en 2022, avec une multiplication par trois des surfaces de tournesol et par quatre et demi de celles de soja. En 2023, bien que la croissance ait marqué une pause, les surfaces de légumes secs, comme les lentilles et pois chiches, ont continué de croître. Le marché bio, malgré les défis rencontrés depuis 2020, a montré une résilience notable, avec une demande stable pour le soja et les protéagineux en raison du fort besoin en protéines végétales bio. Des initiatives d'investissement prometteuses sont en cours pour renforcer et dynamiser davantage la filière, comme le montre le projet ROTALEG, les enseignements du projet CAPABLE pour la gestion du chardon et du rumex, ainsi que le renouvellement variétal de la lentille en agriculture biologique.
Point marché sur la filière des oléoprotéagineux biologiques - Claire Ortega - Terres Univia
En France, les surfaces d'oléoprotéagineux bio ont considérablement augmenté pour les oléagineux (tournesol, soja, colza) jusqu’en 2022 mais ont stagné en 2023. En parallèle, les surfaces de protéagineux et de légumes secs, qui avaient progressé jusqu’en 2020, ont légèrement diminué depuis (les difficultés liées aux stress biotiques et abiotiques expliquent en partie cette baisse).
Plus particulièrement, dans la zone Centre-Ouest, le développement de la surface d’oléagineux bio a été assez dynamique, avec notamment une multiplication de celle de tournesol par 3 et de celle de soja par 4.5 entre 2018 et 2022. Sur la même période, la sole de légumes secs a progressé (+ 68% pour la lentille et + 91% pour le pois chiche), tandis que celle de protéagineux a légèrement diminué (- 15% pour le pois et – 5% pour la féverole).
Les oléagineux produits en France sont majoritairement triturés dans une vingtaine d’usines maillant le territoire. Les huiles de tournesol et de colza issues de la trituration sont majoritairement valorisées en alimentation humaine. Les tourteaux (et l’huile de soja), ainsi que les protéagineux, sont utilisés par les fabricants d’aliments du bétail (FAB).
Le marché bio connaît actuellement des difficultés en raison du recul de la consommation constaté depuis 2020. Les produits de la filière des oléoprotéagineux, tels que les huiles, les soyfood et les légumes secs, ont été concernés par cette baisse en 2022. Des conséquences de la baisse de consommation de bio sont constatées à différents maillons de la filière, notamment sur la campagne 2023/24. En particulier, une partie des triturateurs, orientés sur la production d’huiles en bouteille, ont ralenti leur production. Les FAB ont également ralenti la production d’aliments bio depuis 2021, ce qui a impacté la filière des grandes cultures dans son ensemble, dont ils représentent le débouché principal. Cependant, le soja et les protéagineux ont été relativement épargnés par les difficultés en raison du fort besoin de protéines végétales bio.
Des projets d'investissement dans des outils de décorticage du tournesol sont en cours, visant à produire des tourteaux plus riches en protéines pour répondre aux contraintes imposées par la nouvelle réglementation sur l'alimentation animale (100% de matières premières utilisées biologiques).
ROTALEG : résultats de l’essai longue durée en AB sans apports organiques extérieurs au système - Aloïs Artaux - Chambre d'Agriculture des Pays de la Loire
L’essai système Rotaleg a été mis en place en 2011 sur la ferme expérimentale de Thorigné d’Anjou. Il compare 5 rotations, incluant des légumineuses en proportion variable et pour l’une d’entre elles, des apports de fertilisants organiques en complément. Les résultats montrent une bonne capture de l'azote atmosphérique par les légumineuses, mais leur restitutions ne sont pas pleinement valorisées par les cultures. Les rendements du pois et de la féverole peuvent être aléatoires, avec des situations de non-récolte enregistrées sur plusieurs années (maladies, trop forte pression adventices). La pression en adventices sest simialire sur els différentes rotations sauf sur celle à base de luzerne (où elle est réduite). Il n'y a pas d'effet de rotation significatif sur les maladies, mais l'accumulation de cultures partageant des pathogènes pourrait nécessiter une attention particulière. Globalement, la fertilisation organique lorsqu’elle est pratiquée maintient un bilan phosphaté équilibré et améliore le phosphore assimilable du sol. Cependant, la matière organique et le rapport carbone/azote ne présentent pas de tendances claires.
Enseignements du projet CAPABLE pour la gestion du chardon et du rumex en AB - Enguerrand Burel – ITAB
La gestion du salissement, et en particulier vis-à-vis des vivaces (chardon et rumex notamment), est un point noir dans les rotations de grandes cultures bio. Les enquêtes menées auprès des agriculteurs bio dans le cadre du projet fait ressortir la gestion des vivaces comme une problématique majeure, notamment en raison de leur capacité à se reproduire et à régénérer, compliquant leur gestion. . Les principaux leviers de gestion identifiés dans ces enquêtes sont, pour le rumex, l’utilisation d’outils à dents en interculture et la mise en place de couverts étouffants, et pour le chardon, l’utilisation de couverts étouffants, l’intégration d’une luzerne dans la rotation ou l’utilisation d’outils à dents (ou à disques) en interculture. Des essais ont permis d'identifier ou d’approfondir des stratégies de contrôle efficaces, telles que l'alternance rapide de cultures d'été et de printemps pour le rumex, et des déchaumages répétés en interculture pour le chardon. Le travail du sol avec des outils à bon recouvrement pour le chardon et la pratique de faux semis sur cultures dérobées pour le rumex sont également recommandés. Ces stratégies doivent être adaptées aux conditions spécifiques de chaque parcelle, telles que la texture du sol, la disponibilité des fenêtres d'intervention et les objectifs économiques.
Renouvellement variétal de la lentille en AB - Zoé Le Bihan & Arnaud Van Boxsom - Terres Inovia
La production de lentilles biologiques représente une part croissante de la filière lentille en France. Les surfaces cultivées sont stables, avec une dominance de la lentille verte (environ 80 %). L'association reste la principale pratique culturale en lentille bio, principalement avec de la cameline ou des céréales. Le Sud de la France représente 59% des surfaces mais on note des surfaces en progression en Vendée-Poitou Charentes, en Pays de la Loire et en Bretagne.
Le réseau d'évaluation variétale des lentilles a débuté en 2021, avec 15 essais en 2023. Trois essais bios ont été menés jusqu’à al récolte sur la période 2021-2023. Les variétés Marble, GreenStar et RedMoon ont montré des rendements légèrement supérieurs aux témoins en essais bios, tandis que les différences étaient plus faibles en essais conventionnels.
Les principales variables étudiées (rendement, teneur en protéines, PMG, précocité, hauteur, sensibilité à la verse) présentent peu de différences entre les essais conventionnels et bios. Marble et GreenStar sont des variétés à gros PMG et hauteur importante, mais peu sensibles à la verse.
Pour l'avenir, le réseau d'évaluation variétale bio prévoit d'étudier la capacité d'association des variétés, la couverture du sol, la concurrence adventice, la sensibilité aux maladies et au changement climatique.
Projet TEauBio : résultats techniques et économiques pour le tournesol biologique en Champagne-Ardenne
Terres Inovia et ses partenaires présentent les résultats technico-économiques issus du projet TEauBio, dont l'ambition est de soutenir et développer la filière tournesol en agriculture biologique en Champagne-Ardenne.
Surfaces de tournesol bio en 2022 en Champagne-Ardenne.
TEauBio est un projet multipartenarial, qui a pour ambition de soutenir et développer la filière tournesol bio en Champagne-Ardenne dans un contexte de réduction des pollutions diffuses d’origine agricole.
Soutenu par l’Agence de l’eau Seine-Normandie et la région Grand Est, ce projet comporte plusieurs axes de travail, dont :
- la recherche et le développement du tournesol en agriculture biologique ;
- l'animation et l'accompagnement des producteurs ;
- l'identification des différents débouchés locaux et nationaux des graines de tournesol.
Une fiche de synthèse est désormais consultable dans la rubrique Projets du site : cliquez ici.
Contact : Benjamin Delhaye, b.delhaye@terresinovia.fr
Terres Inovia and its partners are presenting the technical and economic results of the TEauBio project, which aims to support and develop the organic sunflower sector in Champagne-Ardenne.
Organic sunflower acreage in 2022 in Champagne-Ardenne.
TEauBio is a multi-partner project aimed at supporting and developing the organic sunflower sector in Champagne-Ardenne, in a context of reducing diffuse pollution of agricultural origin.
Supported by the Agence de l'eau Seine-Normandie and the Grand Est region, the project has a number of focuses, including:
- research and development of organic sunflowers ;
- coordinating and supporting producers
- identifying the various local and national outlets for sunflower seeds.
A summary sheet can now be consulted in the Projects section of the website: click here.
Contact: Benjamin Delhaye, b.delhaye@terresinovia.fr
W-SoLent : les résultats du projet d'accompagnement des producteurs de soja et de lentille
La synthèse des essais AB de Bourgogne-Franche-Comté pour la campagne 2022-2023 est accessible en téléchargement
3e rencontres grandes cultures bio: l’avenir de la filière bio se joue inter-instituts
Bio : un projet dans l’Yonne pour sécuriser la production